RICHEPIN Jean

 
 
Jean RICHEPIN est né le 4 février 1849 à Médéa en Algérie.    
 
 Poète, romancier, parfois auteur dramatique et acteur de théâtre, son oeuvre est prolifique, mais reste peu connue. 
 
 Il décède le  12 décembre 1926 à Paris, mais il est enterré à Pléneuf-Val-André, auprès de son vieil ami Raoul. 
 
Son enfance :
 
Petit-fils de paysans, Jean Richepin est fils d'un médecin militaire Breton.
 
 
Ses études :

Il débute des études de médecine qu'il abandonne assez rapidement. Après un passage à l'Ecole normale supérieure située rue d'Ulm (Paris) en 1868, il aurait obtenu sa licence en Lettres en 1870. 

Sa famille :

Jean Richepin a eu au moins un fils : Tiarko RICHEPIN (1884-1973). Il s'illustra dans la composition d'opérettes, et est inhumé à Saint-Ouen-sur-Loire (58).

 

Ses expériences :

Il participe à la guerre de 1870 comme franc-tireur, avant de commencer une vie de bohême. C'est ainsi que, destiné à débuter une carrière d'enseignant, il change pourtant complètement d'orientation pour vivre à proximité des ports, décharger les bateaux et devenir marin. Il exerce les métiers de journaliste, matelot, professeur... et se complaît dans une vie marginale.

Il profite de son succès pour voyager, et se rendre à Londres, en Italie, en Espagne, en Afrique du Nord, en Scandinavie... et cette hyperactivité semble alimenter son aspiration.

Il habite le Château des trois fontaines, à Montchauvet, dans les Yvelines, commune où il est élu maire en 1912.

 

Ses fréquentations : 

Lors d'un voyage, il rencontre Sarah Bernhardt et se lie d'amitié avec l'artiste.

 
 

En 1870, il fait la connaissance de Jules Vallès, et de Pétrus Borel. En 1875, il s'installe quelques temps à Montmartre et fréquente le Quartier Latin. Inspiré, il écrit "La Chanson des gueux" qui lui vaudra une condamnation (outrage aux bonnes moeurs) d'un montant de 500 francs et d'un mois de prison. C'était le début de la notoriété. 

Il fait la connaissance de Raoul Planchon, les deux amis devenant rapidement inséparables. Cette toile représente Raoul Ponchon et Jean Richepin au café rue des Pêcheurs au Val-André (22), que fréquentaient régulièrement les deux amis. 

 

Jean Richepin trouve alors son style : opposé aux conventions, il n'a pas peur de provoquer la bourgeoisie de l'époque en se laissant guider par son instinct artistique.

 

 

 

Elu le 5 mars 1908 à l'Académie française, il fût reçu en 1909.

L'arrivée de Jean Richepin à l'Académie a souvent surpris. Certes, il avait du talent, mais ses frasques passées, son goût pour la provocation, le vitriol qu'il mettait dans son encrier n'auraient jamais laissé supposer quelques années plus tôt qu'il entrerait à l'Académie.

Jean Richepin et la Bretagne :

D'origine Bretonne par son père, Jean Richepin s'est très rapidement attaché à la Bretagne, notamment à Pléneuf-Val-André, en compagnie de son ami Raoul Planchon. Mais il était également attaché à Saint-Lunaire, Douarnenez, Tréboul, Belle-Ile, Saint-Jacut, Le Croisic ...

La famille Richepin était propriétaire depuis 1911 de l'Ile Tristan, toute proche de Douarnenez (29). Cette île est à présent la propriété du Conservatoire du Littoral.

C'est en 1872 qu'il effectue un premier séjour à Saint-Jacut, où il prépare l'ébauche de son roman "Le Flibustier". Appréciant le site, Jean Richepin achète dans cette ville. Dans son roman "Braves Gens" paru en 1886, il décrit d'ailleurs la vie de Saint-Jacut.

En 1878, il passe des vacances au Croisic (44) avec un ami, Paul Bourget : ce passage l'inspirera pour son roman "La Glu".
 
C'est pour saluer son amie Sarah Bernhardt (il avait joué au théâtre avec l'actrice), qu'il la rejoint dans sa résidence de Belle-Ile-en-mer.
 
Une notoriété timide après sa mort :
 
Critiqué de son vivant, considéré comme trop "bruyant", rares sont ceux qui ont essayé de remettre au goût du jour cet académicien.
Georges Brassens a pourtant composé deux musiques et interprété deux poèmes de Jean Richepin : "Les oiseaux de passage" et "les Philistins". De son côté, Tino Rossi chante un poème de Jean Richepin "Le paradis du rêve" en 1937.
 
Quelques oeuvres de Jean Richepin ont fait l'objet d'une adaptation cinématographique : "La Glu", "Le Chemineau" et "Miarka la fille à l'ourse".
 
 
 Bibliographie : 
 
TITRE
 ANNEE
 EDITION

 La Chanson des gueux (poèmes)

 1876

 

 Caresses (poèmes)

 1877

 

 Les Morts bizarres (contes et nouvelles)

 1877

 

 Madame André (roman)

 1878

 

 La glu (roman)

 1881

 

 Quatre petits romans

 1822

 

 Nana Sahib

 1883

 

 Miarka, la fille à l'ourse (roman)

 1883

 

 Le Pavé, croquis parisiens (contes et nouvelles)    

 1883

 

 Les Blasphèmes (poèmes)

 1884

 

 La Mer (poèmes)

 1886

 

 Braves gens (roman)

 1886

 

 Césarine (roman)    

 1888

 

 Le Cadet (roman)

 1890

 

 Truandailles (contes et nouvelles)

 1890

 

 Cauchemars (contes fantastiques)

 1892

 

 L'Aimé (roman)

 1893

 

 La Miseloque (contes et nouvelles)

 1893

 

 Mes paradis

 1895

 

 Flamboche (roman)

 1895

 

 Les Grandes Anoureuses

 1896

 

 Le Chemineau

 1897

 

 Contes de la décadence romaine

 1898

 

 La Bombarde (poèmes)

 1899

 

 Lagibasse (roman)

 1900

 

 Paysages et coins de rue (contes et nouvelles)

 1900

 

 Contes espagnols

 1901

 

 L'aile (roman)

 1911

 

 Prose de guerre (contes et nouvelles)

 1915

 

 Poèmes durant la guerre (14-18)

 1919

 

 La Clique (contes et nouvelles)

 1917

 

 Le coin des fous, histoires horribles (contes fantastiques)

 1921

 

 Les glas (poèmes)

 1922

 

 Contes sans morale

 1922

 

 Interludes (poèmes)

 1923

 

 Les petits gagne-pain parisiens (poèmes)

 1927

 

 

 

 

     
 Contacts : 
  
 Un excellent site, en musique s'il vous plaît, construit par Eric MIE :
 
Sur le chat noir, Eric MIE nous fait partager ses connaissances très étendues sur Jean Richepin :
 
 Autre site, avec cinq extraits de ses poèmes mis en musique et interprétés par quelques artistes :
 
 
 
 
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