DEPUIS 2014 LES EDITIONS GAUSSEN N'ÉDITE PLUS LA REVUE ÉCRIRE L'HISTOIRE. ELLE EST DÉSORMAIS PUBLIÉ PAR LES ÉDITIONS DU CNRS:


Écrire l’histoire, la raconter, la peindre, la filmer, la jouer, la chanter, ou encore la figurer, défigurer, configurer, reconfigurer – et ainsi toujours la penser, la repenser dans la manière dont elle s’écrit. S’écrivant, elle réengage à chaque fois la question de son sens, mais aussi de ses domaines. Soit ce qui est avéré, ce qui est « effectivement arrivé », comme disent avec Ranke les historiens positivistes, mais encore ce que les représentations du passé intègrent, reconnaissent comme des objets possibles, légitimes, découpant ainsi dans le champ infini de la réalité les frontières, à chaque moment réinterrogées, de ce qu’on nomme l’histoire. 

La revue Écrire l’histoire entend être ainsi un espace de confluences des histoires de l’histoire, des historiographies, mais aussi de toutes les pratiques symboliques qui, se reconnaissant le droit de le faire, prennent l’histoire pour matériau. Elle a pour ambition de faire se rencontrer des manières de représenter l’histoire d’ici ou d’ailleurs, d’aujourd’hui ou d’autrefois ; des manières aussi de se servir de l’histoire, des fonctions et des usages, à un moment où, plus que jamais peut-être, dans la société obsédée de patrimoine et de mémoire qui est la nôtre, ces fonctions et ces usages demandent à être réfléchis. Et puis aussi, elle veut être le lieu de rencontre, et d’interrogations réciproques, de ces autres domaines que sont les disciplines – Histoire, Littérature, Esthétique – trop souvent encore enfermées en elles-mêmes, et sachant peu travailler ensemble. Bref, un espace de dialogues, de passages, et de traductions, pour se saisir de l’histoire dans son « incurable diversité » (K.Pomian), et dans son devenir. 
La revue fera paraître deux numéros par an, centrés sur un dossier principal commun. Ces deux numéros n’en formeront plus qu’un seul lors de leur diffusion sur internet,  l’année suivant leur publication aux éditions Gaussen. Chaque numéro comportera, outre ce dossier principal, un entretien, une traduction, des lectures, un dossier secondaire ou des varia, ainsi qu’une bibliographie de l’actualité historiographique.


Dernier numéro

N°12 – Automne 2013  

Entretien Frédéric Boyer (avec Étienne Anheim, Dominique Dupart et Nathalie Koble))

Présent (2)
Avant propos par Sylvie Aprile
Sylvain Venayre Le présent du passé. Modes et temps de l'écriture historique
Malika Rahal Le temps arrêté. Un pays sans histoire. Algérie, 2011-2013
François Dosse Le présent est davantage que l'instant
Judith Lyon-Caen Écriture et expérience de l'effacement. Le présent vide de Jules Barbey d'Aurevilly
Florence de Chalonge Actualité, événement et historicité dans l'Été 80, de Marguerite Duras
Marc Vernet Vite, mettre en scène un génocide. The Despoiler, de Reginald Barker (1915)
Vincent Casanova Écouter l'histoire ou la clé des luttes passées. Sur le générique du Fond de l'air est rouge, de Chris Marker (1977)
J.H Prynne To pollen. La langue en état de guerre. Extrait traduit et présenté par Abigail Lang

Lectures 
Hervé Mazurel Accords et désaccords du temps. François Hartog, Régimes d'historicité. Présentisme et éxpériences du temps (2003)
Christophe Hanna Pourquoi nous avons rédigé Les Berthier de cette façon. La Rédaction, Les Berthier. Portraits statistiques (2012)
Carole Furmanek Le présent au contemporrain. Gianfranco Rubino, Dominique Viart, Écrire au présent (2013)

Uchronie (2)
Paule Petitier Présentation
Pierre Singaravélou et Quentin Deluermoz Écrire ensemble l'histoire. Retour d'expérimentation contrefactuelle.
Simon Bréan L'uchronie comme histoire culturelle conjecturale. Rêves de Gloire, de Roland C. Wagner
Sylvie Kandé Uchronies africaines. Relire « Le Voltaïque » et La Quête infinie de l'autre rive