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6.NEWS::::

22/10/15

30/8/15
Fibromyalgie : Pourquoi ? Pourquoi ? Pourquoi ?


21. juillet 2015 

Si les médecins dans les années 1990 considéraient la fibromyalgie largement due à des facteurs psychologiques, de plus en plus d’études découvrent maintenant des corrélations corporelles. Mais la cause de cette maladie controversée est encore peu claire.

Corrélations physiologiques
Le syndrome de fibromyalgie se compose de douleurs dans les muscles, les ligaments, les os et les tendons, dans les quatre quadrants du corps et le long de la colonne vertébrale. Bien que les tests sanguins soient normaux, des changements peuvent être observés [Paywall], par exemple une concentration accrue de la substance P dans les terminaisons nerveuses libres des muscles, une diminution des concentrations de carnitine dans les muscles ainsi qu’une altération du métabolisme de la sérotonine. Les scientifiques dirigés par Nurcan Üçeyler, Université de Würzburg (Allemagne), ont rapporté en 2013 dans une étude que, dans la fibromyalgie, les petites fibres nerveuses sont endommagées.

Critères de l’ACR
La fibromyalgie est diagnostiquée entre autres en utilisant les critères de l’American College of Rheumatology (ACR). Les critères de l’ACR de 1990 indiquaient que 11 des 18 « points sensibles » sur le corps devaient être douloureux à la pression afin de poser le diagnostic de « fibromyalgie ». Selon les critères de l’ACR de 2010, cet aspect est omis. Aujourd’hui est appliqué ce qui suit: si l’indice douleur généralisée (Widespread Pain Index,WPI) est ≥ 7 et le score de sévérité des symptômes (Symptom Severity Score, SS) est ≥ 5 ou le WPI est de 3-6 et le SS ≥ 9, le critère diagnostique pour la fibromyalgie est rempli. La douleur doit également exister depuis au moins trois mois et être inexplicable par une autre cause médicale. La fibromyalgie se caractérise non seulement par la douleur, mais aussi par divers symptômes végétatifs, dont la corrélation est jusqu’à maintenant difficilement expliquée.

Syndrome de sensibilité centrale et fibromyalgie
La fatigue chronique, le syndrome du côlon irritable, les maux de tête chroniques, des démangeaisons et les douleurs pelviennes et de la vessie sont quelques-uns des nombreux symptômes qui sont étroitement liés à la fibromyalgie. Dans le département de fibromyalgie et de fatigue chronique de la Clinique Mayo à Rochester, Minnesota (Etats-Unis), les scientifiques analysent le « syndrome de la sensibilisation centrale », dont souffrent apparemment également de nombreuses personnes atteintes de fibromyalgie.
Sous ce terme se regroupe une série de symptômes vagues mais désagréables qui se produisent en même temps, comme la bouche sèche, des douleurs à la mâchoire, des troubles du sommeil, la maladie de Ménière ou le Sick Building Syndrome (syndrome du bâtiment malsain). Les scientifiques supposent qu’en cas de syndrome de sensibilité centrale, le système nerveux central et le système viscéral réagissent de manière hypersensible, de sorte que les petits stimuli entraînent déjà des sensations importantes.

Kevin C. Fleming et Mary M. Volchek décrivent dans un article en Avril 2015 que le médecin doit prêter attention au syndrome de sensibilité centrale et éviter les analyses inutiles et les odyssées de diagnostic. Après tout, ce sont surtout les nombreuses analyses qui rendent la fibromyalgie si chère : selon la gravité de la maladie, un patient coûte par an de 5000 à 9000 dollars US, écrivent Fleming et Volchek.

Douleur chronique généralisée (Chronic Widespread Pain, CWP) et fibromyalgie
Savoir si le syndrome de CWP et la fibromyalgie sont vraiment différentes a aussi été discuté. Arzu Yagiz Sur et ses collègues de l’université d’Ege, Izmir (Turquie), considèrent comme inutile la distinction entre le syndrome de la fibromyalgie (FMS) et la CWP. Dans leur étude actuelle [Paywall] sur 284 patients, ils ont utilisé les critères de diagnostic de l’ACR de 1990 et 2010. 65% des patients correspondent aux critères des années 1990 et 94% aux critères de 2010. Selon les résultats, le FMS se situe sur un faisceau de continuité avec la CWP. Les auteurs estiment que le FMS ne construit pas une entité distincte de diagnostic. La délimitation avec la CWP n’est pas utile parce que le traitement multimodal du FMS et de la CWP est largement identique.

Les patients atteints de CWP comme ceux avec FMS souffrent d’insomnie et de somnolence diurne, laissant voir souvent un lien entre le syndrome de fatigue chronique et le FMS. John McBeth et ses collègues (Jan 2015) [Paywall] de l’Université de Keele, Staffordshire (Royaume-Uni), souhaitent savoir si le manque de sommeil conduit à la mise en place d’une CWP ou si le patient est réveillé par la douleur. Ils ont obtenu un résultat qui parle de lui-même : un mauvais sommeil peut favoriser l’émergence de la CWP et la CWP interrompt le sommeil.

IMC plus élevé et anxiété augmentée chez les patients FMS
Edgar Adams et ses collègues (Covance Market Access Services Inc., Gaithersburg, Maryland, USA) ont constaté dans leur étude [paywall] que le FMS pourrait être une version extrême de la CWP. Ils purent analyser les données provenant de 125 patients sans CWP, 176 patients atteints de CWP et 171 patients atteints de FMS. Il a été constaté que l’indice de masse corporelle (IMC) augmente progressivement allant des participants CWP-négatifs avec un IMC de 28,8 aux participants CWP-positifs (IMC de 30,7) aux patients FMS qui ont un IMC de 32,1.

L’échelle de continuité, des CWP-négatifs jusqu’aux FMS, se retrouve dans l’intensité des migraines et autres maux de tête, les douleurs articulaires et le syndrome du côlon irritable (p <0,003 pour toutes les comparaisons). Même les troubles psychologiques tels que les troubles anxieux et la dépression sont allés en augmentant (p <0,0001). De même, les patients atteints de FMS souffrent beaucoup plus de douleur et de limitations fonctionnelles que les patients atteints de CWP. Alors que seulement 32,8% des patients CWP-négatifs prennent des médicaments, 52,8% des patients CWP-positifs utilisent des médicaments. Chez les patients atteints de fibromyalgie, ce taux était de 62,6% (p<0,0001 à chaque fois). Les opioïdes ont été les plus souvent cités.

Une chose est claire : en ce qui concerne les symptômes de la fibromyalgie, il y a encore beaucoup à explorer. La complexité même de la douleur, les symptômes psychologiques et végétatifs sont un défi. Cette complexité comprend, entre autres, les hormones, le système immunitaire, les tissus musculaires et nerveux, le sommeil et la psyché. Les personnes touchées attendent avec impatience, mais peut être en vain, des réponses simples, des liens clairs ou l’étude qui pourrait tout expliquer.
Article de
Dunja Voos


2/12/13
SEVRAGE TABAGIQUE D'AVENIR?????

Cigarette électronique connectée : les premiers essais concluants

Des cigarettes électroniques connectées mêleront prochainement quantified self, sevrage tabagique et santé connecté en aidant à prévenir les maladies du tabac.


En quelques mois, la cigarette électronique s’est imposée en France comme alternative crédible à la cigarette classique, consommée par 16 millions de fumeurs en 2013 (73.000 décès imputés au tabac en 1 an, source : INPES). La cigarette électronique est considérée comme un substitut nicotinique efficace par certains spécialistes, mais ils sont encore plus nombreux à reconnaitre sa moindre nocivité en matière de tabagisme passif. En clair, la cigarette électronique est surtout beaucoup moins dangereuse pour les autres, les non-fumeurs. L’office français de prévention du tabagisme estime que la France compte entre 500.000 et 1 million de « vapoteurs » comme on les appelle, c’est à dire des utilisateurs réguliers de cigarettes électroniques.

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La cigarette électronique : juste une mode?

Dans l’opinion publique et les médias les avis divergent quant à la prétendue nocivité du e-liquide contenu dans les cigarettes électronique, leur concentration en nicotine ou les effets réels sur le sevrage tabagique. Le corps médical estime qu’il est encore tôt pour tirer des conclusions à grande échelle permettant d’évaluer la quantité de nicotine absorbée via ces cigarettes électroniques et cela explique en partie le flou juridique actuel (qui tend cependant à se clarifier). De nombreux industriels se sont lancé dans « le meilleur des deux mondes » : la cigarette électronique connectée.

ciggy Cigarette électronique connectée : les premiers essais concluants


La cigarette électronique connectée :

Imaginez que votre cigarette électronique connectée comptabilise vos bouffées, la quantifié de nicotine absorbée ou qu’un indicateur vos signifie un équivalent en nombre de cigarettes. Ces « smart-cigarettes » deviendraient alors de véritables objets de Quantified Self, elles seraient associées à une application mobile pour smartphones, qui pourrait même tenir votre médecin traitant informé de l’évolution de votre consommation de tabac. Ainsi, la cigarette électronique connectée va devenir une solution de sevrage tabagique fiable dès lors qu’elle permettra de diminuer la quantité de nicotine de manière autonome et imperceptible pour l’utilisateur. Le médecin pourrait même avoir le contrôle de cette quantité de nicotine via Internet.


11/11/13
petite réflexion sur les médicaments...

Le médicament dangereux, c'est d'abord celui qu'on ne prend pas

Le Monde.fr | 11.11.2013 à 10h42 • Mis à jour le 11.11.2013 à 10h43 | Par Jacques Marceau (membre de la commission santé de la Fondation Concorde)


Les affaires Médiator, Vioxx, et autres désastres sanitaires sont venus nous rappeler que le médicament n'était pas sans risque et que leur utilisation devait être strictement encadrée par des professionnels de santé. Les affaires Médiator, Vioxx, et autres désastres sanitaires sont venus nous rappeler que le médicament n'était pas sans risque et que leur utilisation devait être strictement encadrée par des professionnels de santé. | AFP/PHILIPPE HUGUEN

Jusqu'il n'y a pas très longtemps, le médicament était, dans l'esprit du public, l'un des symboles les plus patents du progrès et de la modernité. Chaque maladie devait trouver sa réponse thérapeutique. Simple, facile et si possible, bon marché.

Ce rapport que les Français ont entretenu pendant plusieurs décennies avec les médicaments a sans doute contribué à faire de la France le champion du monde de la consommation de ces derniers.

Comme souvent quand la passion est immodérée, le rejet ou la défiance qui la suivent le sont tout autant. Les affaires Médiator, Vioxx, et autres désastres sanitaires sont venus nous rappeler que le médicament n'était pas sans risque et que leur utilisation devait être strictement encadrée par des professionnels de santé éthiques, compétents et respectueux des protocoles thérapeutiques.

Les affaires en questions ont également permis aux théoriciens du complot mondial et autres médecins ou politiques en mal de visibilité de publier des articles et ouvrages à sensation sur le caractère à la fois inefficace et dangereux de la plupart des médicaments existants sur le marché.

L'INOBSERVANCE, FORME LA PLUS RÉPANDUE ET LA PLUS ANCIENNE DU MÉSUSAGE

Le drame humain occasionné par ces affaires en cache aujourd'hui un autre et qui trouve peut-être, un peu, l'origine de son explosion dans le premier. Un sorte d'effet rebond lui aussi porteur de mauvaises nouvelles.

Cet effet porte le nom d'inobservance, un mot qui qualifie un comportement qui consiste à suivre mal, ou à ne pas suivre du tout, son traitement. Comportement qui n'est cependant pas récent puisque Hippocrate avait déjà mentionné que "les malades mentent souvent lorsqu'ils disent qu'ils prennent leurs médicaments"(Bienséances, Hippocrate, chapitre 14).

Selon la définition de l'OMS, l'observance est le degré de concordance entre le comportement d'une personne et les recommandations d'un professionnel de santé. Elle ne se réduit pas à la prise d'un médicament respectueuse de la prescription du médecin mais intègre aussi le respect des règles hygiéno-diététiques comme par exemple l'alimentation, l'arrêt du tabac et l'activité physique.

Toujours selon l'OMS, et preuve que l'organisation prend la question très au sérieux, " l'amélioration de l'observance aurait plus d'impact que n'importe quelle amélioration des traitements médicaux ".

En France, l'inobservance concernerait près de la moitié des patients atteints de maladies chroniques dont le nombre ne cesse d'augmenter, et l'on estime son coût à 2 milliards d'euros par an, les journées d'hospitalisation induites à un million et les décès à 8 000 !

L'inobservance apparaît ainsi comme la forme de mésusage la plus dangereuse et la plus répandue : des personnes âgées qui se trompent de posologie, des patients greffés qui ne prennent pas leurs anti-rejets, des diabétiques qui oublient leurs traitements… sans compter le refus du traitement pour des raisons culturelles ou de croyances.

En effet, dans 70% des cas, l'inobservance ne serait pas due à des oublis mais bien à une décision volontaire du patient, y compris pour les pathologies les plus graves pour lesquelles le non-respect du traitement prescrit engendre un danger de mort.

Au-delà de ses dramatiques répercussions à l'échelon individuel dans de nombreuses situations, l'inobservance en engendre d'autres et, comme le rappelait le professeur Gérard Reach à l'occasion du Carrefour de l'Observance 2013 (Carrefour de l'Observance, Gérard Reach, 2013) : " à l'échelon de la population, comme par exemple en pathologie infectieuse où la mauvaise observance peut conduire à la sélection de souches résistantes ".

Préoccupant, non ?

LE DÉFI DU PASSAGE DE L'ACTE À L'ACCOMPAGNEMENT

Les progrès de la médecine ont transformé de nombreuses maladies engendrant rapidement la mort, en maladies chroniques. Cette transformation induit un nombre toujours plus grand de " patient chroniques " qui, pour rester en bonne santé, doivent adhérer à un nouveau style de vie le plus souvent assorti d'un traitement médical au long cours.

Cette nouvelle donne invite le patient à modifier son rapport à la maladie et le positionne différemment dans la chaîne du soin en lui conférant un rôle d'acteur de sa propre santé.

Et c'est précisément là que tout change ! Le patient, celui qui " souffre " et " endure " comme l'exprime l'étymologie latine du mot, doit se muer en " actient ", acteur de sa guérison et de sa santé.

La publication en octobre 2013 par Syntec Numérique – BVA du baromètre sur les services d'e-santé atteste de ces changements de comportement en indiquant que 83 % des Français souhaitent pouvoir être en contact via leurs smartphones avec l'équipe soignante chargée du suivi d'une maladie chronique et 82 % d'entre eux lorsqu'il s'agit d'un suivi post-opératoire.

Dans ce nouveau contexte, le médecin, celui qui accompagne et prend soin, doit se substituer au docteur, celui qui sait et qui ordonne. Une différence qui semble subtile mais qui souligne toute la difficulté de la migration d'une médecine basée sur l'acte, à celle que l'on pourrait qualifier de " collaborative " basée sur l'accompagnement et le dialogue.

Une migration qui n'est aussi pas sans conséquence sur le modèle économique de l'industrie pharmaceutique qui jusqu'à présent était lui aussi basé sur le paradigme de l'acte avec la prescription d'un médicament, absorbé et métabolisé par le patient.

DE L'INDUSTRIE DU MÉDICAMENT AU SERVICE DE SANTÉ

Grâce à son " smartphone " ou autre " companion device ", le patient peut être connecté en permanence avec son équipe soignante et recevoir tout type d'informations, n'importe quand et n'importe où. Ces nouveaux outils de communication autorisent également un monitoring des données biomédicales du patient, suivies et analysées en temps réel et à distance.

Elles permettent également une relation à distance, mais intime, avec son médecin traitant ou un " coach thérapeutique ", dont la mission sera l'accompagnement du patient tout au long de son traitement. Une approche née au Etats Unis, promue et dispensée par des assureurs qui ont, et depuis longtemps, fait le constat du coût exorbitant de l'inobservance.

L'efficacité de ce suivi à distance vient également d'être soulignée par une étude publiée en septembre 2013 par le cabinet Price Waterhouse Cooper (PWC), et qui estime à 11,5 milliards d'euros le montant des économies qui pourraient être réalisées d'ici à 2017 dans les dépenses de santé françaises et 99 milliards dans l'Union européenne !

Une manne inespérée et qui ne devrait pas laisser indifférent le gouvernement français qui, à l'occasion de la discussion du projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS) pour 2014, a exprimé son souhait de réduire de 3,4 milliards d'euros le déficit de la sécurité sociale d'ici la fin de l'année prochaine. Sans trop savoir où les trouver…

Acteurs majeurs du soin, les industriels du médicament ne manquent pas d'être impactés par ces phénomènes et auront un rôle majeur à jouer dans ces évolutions. En effet, et peu à peu, le médicament tend à perdre son statut de composante dominante, voire unique, des soins, pour devenir une réponse ciblée à une pathologie, dans un contexte et pour un patient donné. Réponse qui sera, le plus souvent, intégrée dans une "solution thérapeutique" adaptée à chaque individu, à son terrain et à son environnement.

Au plan industriel, la valeur de l'offre de soins sera en conséquence davantage associée à la solution qu'à ses composantes, comme cela est par exemple déjà le cas dans l'informatique. Ainsi, et dans le domaine de l'offre de soins, la valeur se déplacera vers la mise en relation, ou en réseau, des différentes composantes d'une solution thérapeutique, et ne résidera plus uniquement dans la propriété inaliénable de l'une d'entre elles : la molécule.

Cette nouvelle approche (" Laboratoires pharmaceutiques : innovez, cherchez ailleurs ", par Jacques Marceau, Les Echos, 3 janvier 2008), que l'on pourrait qualifier de systémique, a aujourd'hui des conséquences lourdes sur la stratégie des laboratoires qui sont d'ores-et-déjà amenés à chercher des partenariats et des alliances avec d'autres producteurs de biens ou de services, notamment numériques.

Ils devront, en particulier, investir dans des programmes d'éducation des patients et d'observance. Un défi qu'il sera difficile de relever dans un cadre réglementaire trop contraignant, aggravé par le climat de défiance qui semble persister et qui se révèlera vite être un obstacle à l'équilibre des comptes de l'assurance maladie et à la modernisation de notre système de santé.

Jacques Marceau (membre de la commission santé de la Fondation Concorde)


8/9/13
vous envisagez de faire un petit régime après les vacances:
pour vous encourager, regardez ceci:    Super Size Me = film docu Français 


le 26/8/13

Les cigarettes électroniques cancérogènes ?

26 août 2013 à 07:52
(Photo Christian Hartmann. Reuters)

Le magazine «60 millions de consommateurs» révèle que certains composants pourraient être dangereux pour la santé. Après avoir testé une dizaine de modèles, le titre de presse a alerté les autorités.

Par AFP
Libération

Les cigarettes électroniques «ne sont pas aussi inoffensives» que le disent leurs fabricants et «peuvent émettre des composés potentiellement cancérogènes», assure la revue 60 millions de consommateurs de septembre qui a testé une dizaine de modèles, jetables ou rechargeables. «Les cigarettes électroniques sont loin d’être les gadgets inoffensifs qu’on nous présente. Ce n’est pas une raison pour les interdire. C’est une raison pour mieux les contrôler», écrit Thomas Laurenceau, rédacteur en chef du magazine de l’Institut national de la consommation (INC). Constatant un étiquetage non conforme au contenu de certains produits, l’INC a alerté les autorités.

Il dénonce aussi l’absence de bouchon de sécurité sur certaines recharges alors que la nicotine est particulièrement toxique pour les petits. Ingérées, les doses élevées de certains produits de l’étude peuvent tuer un enfant, souligne Laurenceau.

La revue affirme avoir décelé, grâce à une méthode inédite, des «molécules cancérogènes en quantité significative» dans les vapeurs d’e-cigarettes qui, selon elle, n’avaient jamais été mis en évidence jusque là. «Ainsi dans 3 cas sur dix, pour des produits avec ou sans nicotine, les teneurs en formaldéhyde (couramment dénommé formol) relevées flirtent avec celles observées dans certaines cigarettes conventionnelles.»

Également décelée, l’acroléine, une molécule très toxique, émise en quantité très significatives par l’E-Roll, et «à des teneurs qui dépassent même parfois celles que l’on peut mesurer dans la fumée de certaines cigarettes». Ceci vraisemblablement en raison d’un dispositif qui chauffe trop vite.

Quant à l’acétaldéhyde, classé cancérogène possible, les teneurs parfois loin d’être négligeables relevées restent très inférieures à celles observées avec les cigarettes de tabac. Des traces de métaux «potentiellement toxiques» ont été détectées dans Cigartex qui libère autant de nickel et de chrome qu’une vraie cigarette et dans la Cigway jetable qui libère plus d’antimoine. Le magazine relève aussi que la dose de nicotine des recharges liquides ne correspond pas toujours à ce qui est mentionné, avec des teneurs inférieures dans tous les cas.

Autre défaut d’étiquetage : des produits annoncés «sans» propylène glycol qui en contienne ou des fabricants qui «oublient» de mentionner sa présence. «Le code de la consommation pourrait encadrer la véracité de l’étiquetage et imposer un bouchon de sécurité», relève Laurenceau.

Mais pour le magazine, qui appellent les autorités de santé à réagir, «désormais, il faudra prendre en compte les risques» liés à l’utilisation de l’e-cigarette, qui aurait plus d’un million d’adeptes en France, soucieux de fumer moins voire de s’arrêter.

Le tabac est responsable de 73 000 morts par an en France.


BOUTONS DE FIEVRE:  LE 12/5/13

Herpès : en premier lieu, lubrifier

7. mai 2013

Neuf personnes sur dix sont touchées par lui : le virus de l’herpès simplex (HSV). Si l’hôte est infecté une fois, le virus demeure à l’état latent pour la vie dans les cellules nerveuses. Quelles mesures thérapeutiques peuvent donc être prises ?

Actuellement, il y a huit souches connues des virus de l’herpès humain, qui sont divisées en trois sous-familles. Celle de type 1 (HSV-1) est généralement responsable de l’herpès labial, rare mais de plus en plus commun est le HSV-2, longtemps considéré uniquement comme agent de l’herpès génital. En Allemagne, environ 88 pour cent des adultes sont porteurs d’anticorps contre le HSV-1. Chez 20 à 40 pour cent des concernés, on observe la réactivation du virus suite à des infections récurrentes par l’herpès. Le virus de l’herpès est très attaché à nous : une fois l’hôte infecté, le virus reste pour la vie à l’état latent dans les cellules nerveuses, en dépit des anticorps formés. Il y a une consolation : une fois la 35ème année passée, les récurrences sont généralement rares.

Et encore une phase

Lorsque nous remarquons une démangeaison, une brûlure ou une douleur, il est généralement trop tard. L’infection s’étend en sept phases :

  1. phase prodromique : douleurs, démangeaisons, brûlures, sensation de picotement sur la peau intacte. Ne se produit pas chez tous les patients.
  2. phase érythémateuse : la peau rougit.
  3. phase papillaire : papules douloureuses apparaissent.
  4. phase vésiculaire : les papules se gonflent en cloques remplies de liquide (vésicules). La sécrétion contient des millions de virus et elle est très contagieuse par contact.
  5. phase d’ulcération : rupture et fusion des vésicules, forme douloureuse, plaies suintantes.
  6. phase d’encroûtement : formation très irritante des croûtes,
  7. phase de guérison : guérison de la rougeur et de l’enflure résiduelles sans laisser de cicatrices

Selon les sources de la littérature, ces étapes peuvent être partiellement résumées en cinq phases. Cela peut être grave, si, lors de l’infection initiale, l’agent pathogène migre et déclenche une méningo-encéphalite herpétique.

Le stress fait fleurir les cloques

La nausée, le rhume, la fièvre, les rayons UV, les menstruations… les déclencheurs de l’herpès labial sont variés. Cependant, les déclencheurs particulièrement importants sont le stress et la fatigue, des études récentes le démontrent également de manière impressionnante. Dans une étude française il a été constaté que, chez près de 60 pour cent des 2056 patients, ces deux facteurs sont des déclencheurs des récidives herpétiques. Les gens stressés ont deux fois plus de risque d’avoir des boutons de fièvre labiaux que les personnes détendues. Les hormones de stress adrénaline et noradrénaline ainsi que le cortisol augmentent le taux de réplication virale. En outre, les transmetteurs du stress inhibent l’activation des macrophages par l’interféron et la migration des cellules tueuses naturelles. De plus, la reconnaissance spécifique et la destruction des cellules infectées par le virus par cytotoxine et apoptose sont réduites.
Dans une étude pilote, les psychologues Pfitzer et Clark de l’Université de Tübingen étudièrent l’efficacité de la thérapie par l’hypnose contre les infections récurrentes d’herpès labial. Après cinq séances de thérapie, l’herpès était significativement moins fréquent et moins intense que dans le groupe témoin. Vraisemblablement, la raison de cette réussite se trouve dans la réduction du stress par l’hypnose.

Feuilles, huiles, racines comme tueuses de virus

Dans la presse non-spécialiste circulent des dizaines de remèdes-maison. Même une pâte d’ail faite maison est recommandée. Mais savoir si les composés soufrés des désinfectants ou l’absence de baiser, conséquence de l’infection, conduit au succès, n’est pas mentionné. Le dentifrice est également discutable. Même s’il dessèche et peut agir comme désinfectant doux, un effet virustatique n’est certainement pas détectable. Les croûtes peuvent en effet disparaître avant, mais cela peut aussi favoriser la colonisation par d’autres bactéries.

Extrait de feuilles de mélisse

Grâce au dépistage antiviral avec des extraits de plantes, plus d’un millier de plantes ont été identifiées comme ayant des propriétés anti-virales. Les composés phénoliques tels que les saponines, les anthranoïdes comme l’aloémodine et l’hypericine, les flavonoïdes comme la quercétine, les acides phénoliques tels que l’acide rosmarinique et les tanins en sont juste une petite sélection. Dans une autre étude randomisée de Koytchev, Alken et Dundarov, 66 patients avec au moins quatre épisodes d’herpès par an furent traités avec un baume aux extraits de feuille de mélisse (Lomaherpan ®). Les sujets devaient utiliser la crème pendant cinq jours, quatre fois par jour. Les auteurs reconnaissent la préparation d’une efficacité significative. D’autres études de Wölbling et al. montrèrent que la crème de mélisse raccourcit le temps de guérison de l’épisode herpétique et prolonge l’intervalle sans récidive de façon significative.

L’huile d’arbre à thé

Dans une étude randomisée, contrôlée par placebo, sur20 patients souffrant de poussées d’herpès, l’effet de l’huile d’arbre à thé fut étudié. Dans le groupe verum, un gel d’arbre à thé à 6% fut utilisé, et le reste reçut une préparation placebo. Jusqu’à l’apparition de la ré-épithélisation, il se passa neuf jours dans le groupe ayant utilisé l’huile contre 12,5 dans le groupe placebo. En raison du petit nombre de patients, on ne peut certainement pas parler de test significatif. On peut également se demander si l’étude peut utiliser le terme de « contrôlée par placebo ». L’huile de théier a une odeur si forte que le gel placebo peut certainement être identifié immédiatement. De plus, le risque relativement élevé d’allergie à l’huile de théier n’en fait réellement pas une tête de liste pour le soin de l’herpès.

Rhubarbe et sauge contre aciclovir

Dans une étude comparative de substances randomisée, Büechi testa l’effet de l’aciclovir, de l’extrait de sauge ou de l’extrait de sauge et rhubarbe (Phytovir ®) sur 145 patients atteints d’herpès labial. Une autre étude avec extrait de rhubarbe contre antiviral fut annulée en raison de l’effet insuffisant des produits phytopharmaceutiques. L’étude débuta par un dépistage à l’institut de virologie à l’Université de Zurich. Les feuilles de sauge et la racine de rhubarbe montrèrent ainsi un effet antiviral contre le HSV-1. La rhubarbe avec des anthranoïdes et des tanins était plus puissante que les feuilles de sauge avec des huiles essentielles et des tanins. La combinaison de la rhubarbe et de la sauge (chacun 23 mg d’extrait / g), dans l’étude, fut aussi efficace que la crème aciclovir.
Le temps moyen de formation de la croûte et le temps de guérison ne sont pas significativement différents dans les trois groupes. Le temps de guérison était de 7,6 jours pour la crème à la sauge, 6,7 jours pour la crème rhubarbe-sauge et 6,5 jours pour la crème aciclovir. Les patients dans le groupe aciclovir étaient moins enflés, et lors de la deuxième visite de suivi, les sujets rhubarbe-sauge et les sujets utilisant la sauge seul de manière équivalente avaient moins de douleurs. Lorsque l’on compare l’aciclovir contre la rhubarbe-sage, aucune différence significative ne fut trouvée. De par le traitement des patients atteints du SIDA, il est connu que la combinaison de différents composés est plus forte que la monothérapie.

Antiviraux

Les standards thérapeutiques recommandés dans les lignes directrices de l’ABDA pour l’automédication sont les analogues nucléotidiques aciclovir et penciclovir, tous deux disponibles sans ordonnance. Ils inhibent l’ADN polymérase et la réplication virale du virus de l’herpès. Les deux médicaments agissent même lorsque le virus a déjà pénétré dans la cellule. La durée de la maladie est réduite d’environ un à deux jours et la formation de croûtes est accélérée. Les pommades sont appliquées toutes les deux à quatre heures avec un coton-tige. Le patient doit être informé de se laver attentivement les mains après traitement pour éviter la propagation du virus.

Après 10 ans de stagnation sur le marché des anti-viraux tueurs d’herpès, le Docosanol, alcool saturés à chaîne longue, fut approuvé en 2008. Il est autorisé pour le traitement de l’herpès labial en phases 1 et 2. Comme mécanisme d’action, il est estimé que le Docosanol inhibe la fusion entre les virus à enveloppe lipidique et la membrane plasmique, empêchant ainsi leur absorption intracellulaire et leur réplication. Lors d’une analyse conjointe de deux essais, le délai médian de guérison sous Docosanol fut de 4,1 jours contre 4,8 jours pour le placebo (différence 17,5 heures). La même chose s’applique pour les symptômes d’accompagnement tels que les douleurs, les fourmillements, les brûlures, qui se calment une demi-journée plus tôt, selon une étude de SACKS, SL et coll. : Le Arzneitelegramm (a-t 2008; 39: 58-9) remarqua des défauts majeurs dans la conception de l’étude et donna une note négative : statistiquement, une différence par rapport au placebo ne peut être observée que dans une seule des deux études individuelles. Trois études négatives non publiées supplémentaires jettent un doute tel que même les maigres avantages documentés pourraient être une coïncidence. Nous ne recommandons pas le Docosanol. Il peut également être utilisé sans ordonnance une pommade à l’analogue du depyrophosphate foscarnet-sodium. Dans le cadre d’une utilisation hors AMM, elle est aussi parfois utilisée pour les boutons de fièvre. Dans une ancienne comparaison contrôlée par placebo de Lawe et al. avec 143 patients, une préparation de 3% n’eut pas d’effet détectable sur le temps de guérison.

Zinc par voie orale pour la prophylaxie

Les sels de zinc tels que le sulfate de zinc ou l’histidine de zinc inhibent aussi la pénétration du virus dans les cellules hôtes à travers le zinc dissocié. Ils favorisent également la cicatrisation des plaies en faisant sécher les ampoules. Cet effet ne doit pas être confondu avec celui de la crème ou du baume de zinc. Dans ces compositions pharmaceutiques, le sel de zinc est présent à une concentration plus élevée, cependant, que l’oxyde inorganique. Cela affecte la déshydratation physique, mais il ne se dissocie pas, et n’a donc aucune propriété virustatique. Dans une étude de Femiano et al., l’influence de l’administration de 2 x 22,5 mg de sulfate de zinc par jour sur l’incidence de la maladie fut analysée. Des patients ayant plus de 6 attaques herpétiques par an étaient inclus. Les sujets reçurent deux fois par an pendant deux mois une cure de zinc. Après un an, il y eu une réduction des attaques à un nombre de 3, la durée de la maladie par épisode fut réduite, D’autres études révélèrent également que le gluconate de zinc et le lactate de zinc sont efficaces contre HSV 1 et 2.
Une approche orthomoléculaire est faite par une thérapie orale avec de la lysine. L’acide aminé se comporte comme un antagoniste de l’arginine, qui favorise la croissance du virus de l’herpès. La lysine remplace l’arginine dans le système de transport commun à travers la paroi intestinale. Le virus inclut par erreur la lysine dans ses structures d’ADN, ce qui arrête sa croissance. Dans une étude réalisée par Griffith, Norins et Kagan, l’effet prophylactique de 312 à 1200 mg de lysine sur l’herpès labial fut étudié. La fréquence et la durée des épisodes furent raccourcies.

Dégénérescence sous bulle

Comme produit médical approuvé, il existe aussi des pansements contre l’herpès. Ils couvrent les cloques et agissent selon le principe de la cicatrisation humide par occlusion. Les boutons de fièvre stressent aussi le patient sur le plan psychique, ce qui favorise une nouvelle infection. Un effet cosmétique le dissimulant pourrait ainsi théoriquement contrer un nouvel épisode.

14 note(s) (3.79 ø)
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14/4/13
Coca-Cola a modifié sa formule: voir le reportage édifiant:  après avoir vu ce reportage, on ne voit plus le Coca de la même façon!!!!!!!!


nouveau site internet  à l'honneur :  site   du CHU Saint Pierre de Bruxelles     explications pour le patient  par des vidéos sur Youtube
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
15/7/12::  un nouvel espoir pour les obèses
Public release date: 8-Jul-2012
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Contact: Hilary Glover
hilary.glover@biomedcentral.com
44-203-192-2370
BioMed Central

Overweight? There's a vaccine for that

New vaccines promote weight loss. A new study, published in BioMed Central's open access journal, Journal of Animal Science and Biotechnology, assesses the effectiveness of two somatostatin vaccinations, JH17 and JH18, in reducing weight gain and increasing weight loss in mice.

Obesity and obesity-related disease is a growing health issue worldwide. Somatostatin, a peptide hormone, inhibits the action of growth hormone (GH) and insulin-like growth factor (IGF-1), both of which increase metabolism and result in weight loss. Vaccination with modified somatostatin causes the body to generate antibodies to somatostatin, effectively removing this inhibition without directly interfering with the growth hormones and subsequently increasing energy expenditure and weight loss.

Keith Haffer from Braasch Biotech LLC, tested the vaccinations in two groups of ten diet-induced obese male mice compared with a control group of ten mice which received saline injections. Mice in all groups had been fed a high fat diet for eight weeks prior to the study and continued to eat the same food for the duration of the six-week study. The vaccinations were administered twice - at the start of the study followed by a booster vaccination on day 22.

Four days after the first injection of modified somatostatin, the vaccinated mice had a 10% drop in body weight (not seen in the control mice). At the end of the study, results showed that both vaccines induced antibodies to somatostatin and significantly reduced body weight, sustaining a 10% lower body weight, without affecting normal levels of the growth hormone IGF-1, or insulin levels.

"This study demonstrates the possibility of treating obesity with vaccination", Keith explained. He continued, "Although further studies are necessary to discover the long term implications of these vaccines, treatment of human obesity with vaccination would provide physicians with a drug- and surgical- free option against the weight epidemic."

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Notes to editors

1. Effects of Novel Vaccines on Weight Loss in Diet-Induced-Obese (DIO) Mice
Keith N Haffer
Journal of Animal Science and Biotechnology (in press)

Please name the journal in any story you write. If you are writing for the web, please link to the article. All articles are available free of charge, according to BioMed Central's open access policy.

Article citation and URL available on request on the day of publication.

2. Journal of Animal Science and Biotechnology is an open access, peer-reviewed journal that encompasses all aspects of animal science and biotechnology. That includes domestic animal production, animal genetics and breeding, animal reproduction and physiology, animal nutrition and biochemistry, feed processing technology and bioevaluation, animal biotechnology, and meat science.

3. BioMed Central is an STM (Science, Technology and Medicine) publisher which has pioneered the open access publishing model. All peer-reviewed research articles published by BioMed Central are made immediately and freely accessible online, and are licensed to allow redistribution and reuse. BioMed Central is part of Springer Science+Business Media, a leading global publisher in the STM sector.



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News  du site MEDILUX : Cercle de médecine générale de la province du Luxembourg- cela nous concerne !
 
Alertes grand-ducales:
 
 
 
24/11/11:  textoattitude....
 
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Les ados menacés de " textonite aigüe "

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Des psys nous avaient déjà expliqué, sans rire, que si les ados privilégient la position vautrée, sur la moquette de préférence, c'est pour optimiser leurs dépenses énergétiques, à un âge où le corps, en pleine transformation, est perpétuellement fatigué. On apprend désormais que s'ils ne réussissent plus à tenir un stylo en classe et à lever la tête quand un prof ou un parent leur parle, c'est la faute aux textos.

A raison de plusieurs centaines de SMS quotidiens, l'" Homo adolescentus " met en effet son corps à rude épreuve. L'articulation du pouce d'abord, malmenée par l'appui répété sur les touches du clavier téléphonique. La nuque ensuite, endolorie à force d'être courbée en avant pour lire les messages sur l'écran.

Souvent contraint de cacher son mobile sous le bureau en classe ou sous la table familiale à l'heure du dîner, l'ado soumet sa carcasse à de véritables contorsions pour dialoguer par textos à l'insu du regard des adultes. Avec la concurrence acharnée à laquelle se livrent les opérateurs pour leur offrir à prix attractif des forfaits illimités, les jeunes passent plusieurs heures par jour - et parfois même une partie de leur nuit - à pianoter sur leur téléphone.

Pas étonnant que les ostéopathes, à l'instar de Yannick Huard, directeur académique de l'Ecole supérieure d'ostéopathie de Paris, soient confrontés à des cas de plus en plus nombreux de tendinites du canal carpien, liées à un usage intempestif du pouce, et de douleurs cervicales suscitées par un mauvais positionnement de la tête.

En août déjà, l'Association canadienne de physiothérapie s'était inquiétée de l'afflux de patients venus consulter pour des douleurs au pouce dues à des envois excessifs de SMS. En Grande-Bretagne, le quotidien The Telegraph pointe cette maladie du XXIe siècle numérique, sorte de textonite aiguë, qui frappe indifféremment mordus du portable et accros de la tablette.

Apaiser les pouces

En France, le nombre de victimes devrait se multiplier, les sondages menés auprès des possesseurs de mobiles montrant que seul un sur dix utilise son téléphone seulement pour la communication orale. Chez les 14-25 ans, catégorie de la population la mieux équipée - la moitié possède un smartphone -, à peine 2 % se contentent de la fonction traditionnelle de leur téléphone, selon un récent sondage réalisé par Médiamétrie.

A l'affût de l'évolution des moeurs, des designers avaient imaginé, il y a quelques années, des coussinets repose-poignet pour soulager les internautes maniant trop fréquemment la souris. Pour le moment, rien n'a encore été inventé pour apaiser les pouces trop sollicités par le pianotage.

Pour les nuques douloureuses, les spécialistes conseillent le contact avec de la glace, technique qui marcherait aussi avec le pouce. Afin d'éviter de courber le haut de la colonne vertébrale, des spécialistes du dos avancent une solution qui, si elle fait des adeptes, risque de créer dans les rues de curieux spectacles : elle consiste à tenir son téléphone droit devant soi, bras à l'horizontale. La bonne " texto attitude ", au risque du ridicule.

Sylvie Kerviel

© Le Monde

 
 
20/11/11: HALTE AU POUCE ET à LA TETINE  à partir de 3 ans   pour éviter les déformations dentaires

Il faut songer à y mettre terme dès 3 ans pour éviter les déformations dentaires, rappelle la Fédération française d'orthodontie qui accueillera le grand public lundi lors de son congrès.
«On s'est aperçu que les enfants ont de plus en plus le pouce ou la tétine à des âges un peu surprenants, jusqu'à 5, 6, voire 8 ans, explique l'un des organisateurs, le stomatologue Jean-Baptiste Kerbrat. Or les enfants qui tètent tardivement ont un palais beaucoup plus étroit, plus creux, une mâchoire qui n'est pas assez large, donc forcément une mauvaise position des dents et des incisives beaucoup plus en avant.

» Un quart des patients traités par les orthodontistes sont d'ailleurs d'anciens suceurs tardifs. Ancienne présidente de la FFO et habituée à conseiller des parents sur cette question, le Dr Gisèle Delhaye-Thépaut estime que le meilleur âge pour tenter de faire perdre cette habitude à un enfant se situe autour de deux-trois ans. Aux yeux des orthodontistes, la tétine est plus nocive encore que le pouce.
 
 29/10/11: info pour les jeunes parents utilisant des biberons - bien se renseigner en les achetant : voir ci-dessous:

La santé publique au risque de l'agnotologie

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Depuis Rabelais, chacun le sait, ou devrait le savoir : " Science sans conscience n'est que ruine de l'âme. " Après d'autres scandales sanitaires qui ont défrayé la chronique de ces dernières années, l'affaire du bisphénol A (BPA) le démontre, une nouvelle fois.

Depuis un demi-siècle, ce composé chimique est omniprésent dans les conserves et les plastiques alimentaires, dans les biberons en particulier. Or, tout atteste, aujourd'hui, qu'il représente un danger pour la santé humaine. Pis, la dose journalière admissible définie aujourd'hui par la réglementation européenne ne protège pas les populations sensibles, comme les tout jeunes enfants et les femmes enceintes.

Ces deux idées-forces du rapport rendu fin septembre par l'Agence nationale de sécurité sanitaire, de l'alimentation, de l'environnement et du travail (Anses) ont consolidé un projet de loi socialiste qui entend bannir ce perturbateur endocrinien - déjà retiré des biberons depuis le 1er janvier 2011 - de tous les contenants alimentaires dès 2014 et dès 2013 pour les enfants de moins de 3 ans.

La position française est pour l'heure isolée. Mais il ne fait guère de doute qu'elle sera rapidement suivie. Il était temps. Car la première publication scientifique suggérant des effets délétères de ce composé chimique sur les rongeurs, même à très faible dose, remonte à 1997. Il aura donc fallu attendre une quinzaine d'années pour que des mesures appropriées soient mises en oeuvre pour réduire l'exposition de la population à ce perturbateur endocrinien. On n'a pas fini d'explorer les dégâts qu'il provoque : effets neurotoxiques ou reprotoxiques, incidence sur la survenue de certains cancers, de maladies cardiovasculaires ou encore de troubles du comportement chez les enfants (hyperactivité, troubles de l'attention).

Or, dès le milieu des années 2000, la communauté des spécialistes a alerté les autorités sanitaires des risques présentés par le bisphénol. Bien que cette substance se retrouve à des doses mesurables dans 95 % de la population occidentale, ces mises en garde ont été systématiquement ignorées.

De manière assez désespérante, l'affaire du BPA rappelle celles de l'amiante, du chlordécone ou, tout récemment encore, du Mediator. Toutes illustrent un enchaînement logique aussi déplorable que condamnable : grave faillite des autorités sanitaires, inquiétante perméabilité aux arguments des industriels et incapacité à se saisir rapidement des connaissances acquises par la démarche scientifique pour protéger les populations des dangers que comportent des produits inventés par d'autres scientifiques.

De telles affaires deviennent si banales et prévisibles qu'elles ont suscité la naissance, outre-Atlantique, d'une nouvelle discipline : l'agnotologie. Sorte d'anti-épistémologie, elle consiste à étudier la manière dont la société met en oeuvre de puissants mécanismes d'oblitération du savoir. Cette intéressante avancée conceptuelle est tout sauf rassurante. Science sans conscience...

© Le Monde

22/10/11:

Selon le British Medical Journal, téléphoner
au portable est sans danger pour le cerveau. En revanche, ce qui reste déconseillé pour
le cerveau, c'est de téléphoner à des imbéciles.

 
12/6/11:

Des globules rouges à la demande

Médecine La production industrielle de cellules sanguines humaines à partir de cellules souches pourrait être opérationnelle d'ici quelques années. Un consortium français est dans la course

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C'est un rêve de médecin : pouvoir produire du sang humain à l'échelle industrielle, ou du moins son élément essentiel, les globules rouges, afin d'en disposer à la demande pour les transfusions sanguines. Un rêve qui pourrait bientôt devenir réalité. Aboutissement des recherches pionnières menées depuis dix ans dans le laboratoire d'hématologie de l'hôpital Saint-Antoine (Paris), l'Etablissement français du sang (EFS) et la société Cellectis, spécialisée dans l'ingénierie des génomes, ont annoncé, le 1er mars, le démarrage opérationnel de StemRed, un ambitieux programme collaboratif visant à produire des globules rouges à partir de cellules souches pluripotentes induites (iPS).

" Chaque année, dans le monde, environ 80 millions de poches de globules rouges sont consommées. Le volume de chaque poche est de 400 ml, ce qui représente deux mille milliards de globules rouges ", calcule Luc Douay, professeur d'hématologie à l'université Pierre-et-Marie-Curie (Paris) et chef du laboratoire d'hématologie de l'hôpital Saint-Antoine. A ce compte-là, on conçoit l'intérêt d'une source illimitée de ces cellules, qui permettrait, du moins partiellement, de s'affranchir des dons de sang.

La molécule-clé des globules rouges est l'hémoglobine, qui assure le transport de l'oxygène dans l'organisme. En bonne logique, on a donc cherché pendant plusieurs décennies à s'affranchir de la cellule, et à produire seulement de l'hémoglobine humaine. Mais cette protéine étant petite, elle traverse le filtre rénal, modifie le métabolisme de l'oxyde nitrique contenu dans le sang et provoque des désordres vasculaires.

En 2008, une importante étude coordonnée par les instituts américains de la santé (NIH) signait l'arrêt de mort de cette voie de recherche, en montrant que les patients ayant reçu un substitut d'hémoglobine présentaient un risque accru de 30 % de faire un infarctus du myocarde. Pour avancer dans la quête du sang artificiel, il ne restait donc qu'une piste : produire des globules rouges aussi vrais que les vrais. Autrement dit générer des globules rouges in vitro, à partir de cellules souches.

" Il y a dix ans, les cellules les plus intéressantes pour atteindre ce but étaient les cellules souches hématopoïétiques, celles qui donnent naissance au sang ", précise le professeur Douay. Ces cellules se trouvent dans la moelle osseuse (leur lieu normal de production), mais aussi dans le cordon ombilical : une source facilement disponible, contenant des cellules jeunes et ayant donc une capacité de prolifération très importante.

Fin 2004, l'équipe du professeur Douay annonçait ainsi dans la revue Nature Biotechnology une première mondiale : à partir des cellules souches hématopoïétiques de cordon ombilical humain, elle était parvenue à fabriquer in vitro des globules rouges humains à la fois matures (c'est-à-dire énucléés) et fonctionnels, avec une durée de vie identique à celle des globules rouges natifs (120 jours). Quelques années plus tard, la même équipe parvenait à augmenter considérablement la quantité de globules produits. Au point d'être aujourd'hui capable, en laboratoire, à partir d'une seule cellule souche, de produire jusqu'à 50 millions de globules rouges - soit cinquante poches transfusionnelles.

" L'inconvénient de cette méthode, c'est qu'elle implique la collecte de cordons ombilicaux et impose une production par lots ", poursuit le professeur Douay. Or, ces dernières années, une avancée considérable a été faite dans le domaine des cellules souches. On a découvert que l'on pouvait disposer en laboratoire de quantités illimitées de cellules souches pluripotentes, c'est-à-dire capables de se différencier en n'importe quel type cellulaire. Ces cellules peuvent être obtenues de deux manières. Soit à partir d'embryons humains : ce sont des cellules souches embryonnaires. Soit à partir de n'importe quelle cellule adulte différenciée, que l'on oblige à redevenir pluripotente en activant certains gènes dans son noyau : ce sont des cellules souches pluripotentes induites.

" Que ce soit avec des cellules souchesembryonnaires ou avec des cellules iPS, on sait désormais induire leur différenciation vers des cellules hématopoïétiques, puis vers des globules rouges ", précise le professeur Douay. Par rapport aux cellules embryonnaires, les iPS présentent toutefois plusieurs avantages. Elles constituent une source moins rare, et qui ne pose pas de problèmes éthiques. Et, surtout, elles peuvent être constituées à partir de n'importe quel donneur de cellules adulte, ce qui permet de créer des lignées de globules rouges ayant des caractéristiques génétiques bien précises.

A supposer que cette production puisse être transposée à l'échelle industrielle, à quoi servira-t-elle ? S'il n'est pas question dans un avenir proche de se passer des dons de sang - au contraire plus indispensables que jamais -, la capacité de produire des globules rouges à la demande serait particulièrement précieuse pour les patients polytransfusés. Au-delà des systèmes ABO et Rhésus, il existe en effet une trentaine de familles de groupes sanguins présents à la surface des globules rouges, et 1 % des patients polytransfusés finissent par s'immuniser contre certains d'entre eux.

En France, c'est notamment le cas des patients atteints de drépanocytose. Cette maladie génétique de l'hémoglobine, qui nécessite dès le plus jeune âge des transfusions fréquentes, touche des populations d'origine afro-antillaise ayant des groupes sanguins qui ne sont pas communs au sein de la population française. Au fil des ans, ces patients développent des anticorps qui rendent de plus en plus difficile un traitement efficace. Pouvoir fabriquer à la carte des globules rouges tolérés par leur organisme sera donc, peut-être, une des premières indications thérapeutiques du sang artificiel.

C'est sur la base de ces avancées et de ces perspectives que s'inscrit le consortium créé en mars. Associant également l'université Pierre-et-Marie-Curie, le Centre d'études des cellules souches (CECS) et la société Bertin Technologies, spécialisée dans la conception de bioréacteurs, le programme StemRed est doté sur sept ans d'un budget de 22 millions d'euros. Dont 9,3 émanant d'Oséo, entreprise publique qui aide au financement de projets à risque mais à fort potentiel de développement.

L'objectif ? Développer d'ici à trois ans, à partir de cellules iPS, un outil industriel de production de globules rouges de grade clinique (c'est-à-dire compatible avec une utilisation humaine), qui soit assez performante pour entamer les premières études chez l'homme. Trois ans, c'est très court. Mais la concurrence est rude : en 2008, l'armée américaine a lancé, elle aussi, un appel d'offres pour fabriquer une machine à produire des globules rouges, à partir, cette fois, de sang de cordon ombilical. Et un consortium britannique a été constitué, depuis lors, pour atteindre le même objectif avec des cellules embryonnaires. La course est lancée.

Catherine Vincent

© Le Monde

 
5/6/11:   à l'avenir , une nouvelle arme de surveillance pour les athmatiques : http://vimeo.com/12175855
 
18/3/11/ http://www.risquenucleaire.be/
 
26/1/11: un nouveau site à l'usage du patient:
 
 
 
 
18/09/10:un espoir dans la lutte contre un grave fléau : le Paludisme

Paludisme : la prise d’armes des mutants

Beaucoup de résistance, des vaccins moyennement efficaces : le combat contre le paludisme fait du surplace. Des chercheurs américains veulent maintenant s’attaquer au problème avec une toute autre approche : ils créèrent un moustique Anophèles mutant qui est indifférent aux plasmodies du paludisme.

Pour en savoir plus

Michael Riehle
PLoS Pathogens
On sait que les agents pathogènes de la maladie, qui dépendent de l’homme en tant que porteur, peuvent être anéantis grâce à des programmes de vaccination conséquents. Dans le cas du paludisme, ce n’est malheureusement pas si simple : les plasmodies qui sont responsables du paludisme ont, avec le moustique Anophèles, un hôte reconnaissant qu’elles infectent volontiers et en grand nombre. Le danger d’une infection de paludisme existe tant que ce moustique reste un fléau.

La bible du moustique. Le livre de la Genèse.

Là où le paludisme a bien été éradiqué, comme par exemple dans le sud de l’Europe, on sait qu’il a fallu passer par des mesures de lutte contre les moustiques et notamment par l’assèchement des marais. Dans les tropiques, cette approche a cependant des limites évidentes si bien que là-bas, mises à part les moustiquaires très efficaces, ce sont avant tout des vaccins contre le paludisme qui sont discutés et testés dans des études cliniques. De la même manière que pour le virus du SIDA, le plasmodium du paludisme n’est cependant pas vraiment prédestiné à être tout simplement éradiqué par la vaccination. Le vaccin sur lequel beaucoup d’espoirs reposent en ce moment est efficace seulement en partie. Le biologiste Michael Riehle, Professeur d’entomologie au "College of Agriculture" de l’université d’Arizona, n’est pas persuadé que l’on maitrisera ainsi la problématique du paludisme : "Si la propagation des parasites du paludisme doit être stoppée efficacement, on a besoin de moustiques qui y sont résistants à 100 %". C’est pourquoi lui et son équipe ont choisi une autre approche. Ils construisirent un morceau d’information héréditaire qu’ils injectèrent dans les œufs de moustiques et notamment dans les œufs d’Anopheles stephensi, un vecteur du paludisme important dans le sous-continent indien. La construction génétique fut aussi effectivement incorporée dans le génome du moustique après l’injection puis alors transmise aux générations suivantes. En d’autres mots : les chercheurs américains créèrent un mutant de l’Anophèles qui peut aussi transmettre sa mutation.

Le moustique mutant n’a pas envie des parasites

 
 
 
 
De quelle sorte de mutation s’agit-il exactement ? Les scientifiques visent l’une des différentes voies de signal dans le moustique Anophèles. Le gène employé fonctionne comme une sorte d’interrupteur qui active en permanence une certaine protéine signal appelée "Akt". "Akt" est un neurotransmetteur qui a entre autres une influence sur la croissance des larves, sur les réactions immunitaires et aussi sur la durée de vie du moustique Anophèles. Les scientifiques donnèrent à boire du sang manipulé génétiquement et infecté de plasmodies du paludisme aux "mutants Akt" pour voir ce que les moustiques Anophèles feraient avec. Ils ne s’attendaient pas au résultat : "Nous avons espéré voir un certain effet sur le taux de croissance des moustiques, également sur leur durée de vie ou leur sensibilité vis-à-vis des parasites. Mais ce que nous avons alors vu était que notre construction bloquait complètement l’infection", nous dit Riele qui raconte ce travail dans le magazine PLOS Pathogens.

Recherché : l’avantage dans le combat autour de l’existence des moustiques

La question est bien entendue de savoir à qui un moustique résistant au paludisme apporte de l’aide quand on sait que des moustiques Anophèles existent partout dans le monde et sont plus que près à ingérer des plasmodies du paludisme provenant de sang humain et à les retransmettre à la prochaine piqûre. L’idée de Rieles consiste à employer des mutants comme ses mutants Stephensi pour supplanter les moustiques Anophèles vivants naturellement dans un écosystème. Ce serait donc une approche darwiniste pour laquelle une niche écologique, qui est occupée jusqu’à présent par d’autres moustiques problématiques, serait colonisée par une espèce de moustiques certes voisine mais non problématique en matière de paludisme. On couperait ainsi idéalement l’herbe sous le pied aux moustiques transmettant les plasmodies de cette manière.
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Ce ne sera cependant pas simple. On peut d’un côté difficilement estimer au cas par cas ce que fait un mutant quand il est lâché dans la nature. D’un autre côté, on a aussi encore besoin d’un mécanisme qui procure aux moustiques modifiés et dans la nature un réel avantage pour survivre vis-à-vis de leurs congénères établis. Alors et seulement alors, les espèces d’Anophèles infectieuses pourraient être refoulées avec le temps. Le scientifique ne s’est cependant pas occupé de cette question. Il serait possible que le moustique actuel ait même "dehors" un désavantage dans le combat pour survivre car il vit moins longtemps que d’autres moustiques Anophèles suite à la "mutation Akt". Mais cela ne doit pas nécessairement perdurer. On pourrait peut-être corriger ce défaut de durée de vie avec quelques autres mutations… 
 14/8/10: un espoir dans la lutte contre le cancer de la prostate:
Inhiber le cancer de la prostate sans perturber les processus physiologiques habituels
Des chercheurs découvrent comment une enzyme facultative gouverne la croissance tumorale.

Une kinase est une sorte d’enzyme que le corps utilise pour réguler les fonctions des protéines nécessaires à la croissance et à la maintenance cellulaires. Des chercheurs viennent de découvrir qu’une certaine kinase en particulier joue un rôle clé dans la progression du cancer de la prostate. "On la nomme ‘Mnk’ et, bien qu’elle ne semble pas essentielle au maintien des cellules normales, elle est importante pour la croissance du cancer", a déclaré le professeur Luc Furic, chercheur postdoctoral au sein de l’équipe du professeur Nahum Sonenberg au Centre de recherche (La recherche scientifique désigne en premier lieu l’ensemble des actions entreprises en vue de produire et de...) sur le cancer Goodman et au Département de biochimie de l’Université McGill de Montréal (Montréal est à la fois région administrative et métropole du Québec[2]. Cette grande agglomération canadienne constitue...).

Il s’agit d’une découverte importante parce que les processus chimiques corporels sont hautement complexes et interconnectés. Par conséquent, le fait de cibler une cause du cancer touche les fonctions corporelles normales. Une part importante de la recherche sur le cancer consiste donc à découvrir les processus qu’il est possible d’inhiber ou de stopper sans causer de dommages aux tissus sains.

On appelle phosphorylation le processus chimique utilisé par la Mnk, et ce processus active ou désactive les protéines corporelles, contrôlant ainsi les mécanismes qui peuvent causer la maladie. Dans ce cas-ci, la Mnk travaille avec une protéine appelée elF4E pour synthétiser les protéines cellulaires.

Des chercheurs du Centre de recherche du Centre hospitalier de l’Université de Montréal (CRCHUM), de l’Université de Montréal et de l’Université McGill ont modifié génétiquement des souris en leur retirant un gène – le gène PTEN – afin qu’elles puissent bloquer le processus de phosphorylation de cette protéine. L’équipe a découvert que ces souris devenaient ainsi résistantes à la croissance du cancer de la prostate. "Le gène PTEN et sa protéine agissent comme un suppresseur tumoral", a expliqué le docteur Fred Saad, chercheur au CRCHUM et au Département de chirurgie de l’Université de Montréal. "En retirant ce gène de la prostate de la souris, nous pouvons étudier l’effet de la protéine elF4E sur la croissance cellulaire."

Cette recherche aura un impact sur l’humain puisque, dans les cas de cancer de la prostate humaine, la PTEN est fréquemment modifiée. Des études sur des patients cancéreux ont confirmé le rôle de l’elF4E. Il reste à découvrir un inhibiteur pharmacologique spécifique et sélectif des Mnk, car même si des inhibiteurs sont utilisés à des fins de recherche, ils ne sont pas hautement spécifiques à cette kinase.

Publiée dans Proceedings of the National Academy of Science, ce projet (Un projet est - dans un contexte professionnel - une aventure temporaire entreprise dans le but de créer un produit ou...) de recherche a été financé par l’Institut de recherche de la Société canadienne du cancer, les Instituts de recherche en santé du Canada, la Fondation Knut et Alice Wallenberg et le Fonds de la recherche en santé du Québec.

Source: Université McGill (William Raillant-Clark, Service des relations avec les médias - Tél.: 514-398-2189 begin_of_the_skype_highlighting              514-398-2189   
 30/6/10 : à propos du mal de voyage

Le mal de mer : une blague de la médecine

 
 
 flickr/Domenico / Kiuz
 
 

Les marins le connaissent depuis une éternité : le mal de mer. Les cinéastes y sont aujourd’hui confrontés avec le 3D. Les médicaments courants permettant de lutter contre le mal de mer soulagent mais ne sont pas sans effet secondaire. Selon un professeur de Vienne, il existe un remède simple : l’acide ascorbique.

Pour en savoir plus

Étude mal de mer
La nouvelle technique a fait son entrée dans les cinémas de manière frénétique. Des films qui transportent les spectateurs dans le ciel ou au fond de la mer avec un réalisme encore jamais atteint. Le réalisme des films 3D comme par exemple "Avatar" est tel que certains spectateurs sont obligés de quitter la salle de cinéma avant la fin du film avec des crampes d’estomac, des sueurs froides et un visage livide.

Les porcs n’ont pas le mal de mer

Dans le cas du mal de mer, les maux ne sont rien d’autre qu’un "vertige dû au mouvement" et vont d’un léger malaise au vidage d’estomac complet. Le sens de la vue joue là un rôle important mais n’est pas le seul. Ainsi, les aveugles ont aussi le mal de mer mais pas les sourds-muets ayant une déficience de l’organe d’équilibre. Les femmes sont plus sensibles que les hommes. Les rats et les souris, même les poissons (quand on tourne l’aquarium) souffrent du trouble des sens mais pas les porcs. Pourquoi ? Jarisch est persuadé qu’il existe là un lien avec le métabolisme de l’histamine.
En tant qu’omnivores, les porcs produisent de grandes quantités d’histaminase avec laquelle il leur est aussi plus facile d’ingérer par exemple de la viande pourrie avec de fortes concentrations d’histamine. Les études et les expérimentations animales indiquent clairement que l’histamine excédentaire conduit aux symptômes du mal de mer. Si on bloque la conversion de l’acide aminé histidine en histamine chez des rats, ils ne montrent aucun symptôme. C’est la même chose chez les animaux dont le récepteur de l’histamine a été inactivé.

Des informations contradictoires entre l’œil et l'oreille interne

Le spectateur est averti par ses yeux derrière les lunettes qu’il vole à travers la pièce alors que son corps l’informe par proprioception et des canaux semi-circulaires qu’il est assis confortablement dans le siège de la salle de cinéma. Cela joue des tours au contrôle central. C’est exactement le contraire de ce qui se passe pour les touristes mais aussi de nombreux loups de mer quand le bateau s’éloigne du port. Si l’œil s’accroche aux contours apparemment calmes du bateau, les capteurs de leur corps les informent eux en permanence des mouvements irréguliers du bateau. La plupart d’entre nous ont alors le mal de mer. Le terme pour décrire ce phénomène dans le jargon professionnel est la cinétose.
Bretzel salé, coca-cola chaud, acupressure ou gingembre, voire même des lunettes spéciales avec des barres horizontales pourraient soulager les hauts-le-coeur. Des personnes sensibles racontent avoir même eu le souhait de mourir. On raconte qu’il y aurait même eu des passagers qu’on aurait attaché pour les empêcher de sauter par dessus bord. Un médecin venant d’Autriche, un pays pourtant éloigné de la mer, dit avoir trouvé une simple cure pour lutter contre le mal. Il suffirait de prendre de l’acide ascorbique - vitamine C pour faire partir les maux. Pour réaliser le premier test de sa thèse, Reinhart Jarisch, Directeur du centre d’allergies de Wien-Floridsdorf, utilisa le bassin à vagues de la base marine de Neustadt. 50 hommes et 20 femmes mirent à l’épreuve leur résistance à la mer dans un radeau de sauvetage en caoutchouc en haute mer. 23 candidats durent effectivement quitter le radeau avant la fin des 20 minutes de tourmente. Le taux d’histamine augmenta sérieusement dans le sang des personnes ayant le mal de mer. C’est la raison pour laquelle on s’étonne peu que la plupart des médicaments courants contre les nausées sur un bateau concernent des antihistaminiques. La cinnarizine et le diménhydrinate ont fait là leur preuve. L’hyoscine est un antagoniste des récepteurs de l’acétylcholine, des stations d’amarrage pour les neurotransmetteurs dans le cerveau. Les 2 groupes de principes actifs ont cependant des effets secondaires : notamment la fatigue et des troubles de la vue.

Baisse de l’histamine par la vitamine C ?

La formule de Reinhart Jarisch serait presque sans effet secondaire. La vitamine C est inoffensive, même à forte dose. Les experts pensent qu’elle pourrait participer directement ou indirectement à la dégradation de l’histamine. Jarisch affirme qu’elle soulage non seulement les envies de vomir mais aide également en cas de mastocytose. Là aussi le corps contient plus d’histamine qu’il n’en a besoin.

Concernant l’effet de la vitamine C, il existe une quantité de rapports mais pas encore de preuve solide provenant d’une étude. Le test à Neustadt n’a également apporté aucun changement. Seulement chez les femmes et les participants de moins de 28 ans, l’effet de la prise de vitamine C était bien meilleur que celui d’un placebo. Rapportée à tous les participants, la vitamine C aida seulement de manière tendancielle contre les nausées.
L’institut médical de la navigation de la marine réfléchit cependant à mener une étude de longue durée avec la vitamine C. Les loups de mer et les médecins conseillaient jusqu’à présent d’éviter tout ce qui libère beaucoup d’histamine : le vin rouge, les fromages à pâte dure, le salami ou le chocolat. Celui qui peut se le permettre a encore à sa disposition une autre option pour faire baisser son taux d’histamine : l’histamine est dégradée plus rapidement pendant le sommeil. Mais cette option ne devrait pas être d’une grande aide pour lutter contre trop de réalité sur l’écran des cinémas 3D.

 

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La reprise des cultures transgéniques en Europe ne devrait pas se dérouler aisément. L'autorisation d'une pomme de terre transgénique, mardi 2 mars, par la Commisson européenne, a suscité de vives réactions.La firme allemande BASF, qui a mis au point cette variété, s'est réjouie de la décision, tandis que l'organisation des industriels des biotechnologies agricoles, Europabio, s'est déclarée "encouragée par cette approche fondée sur la réglementation". Europabio souligne que dix-sept OGM (organismes génétiquement modifiés) sont actuellement en cours de procédure d'autorisation.

 
6 JANVIER 2010 :   un information très étonnante sur les origines de la grippe sur  la TSR :
 
 
5 novembre 2009:à propos de la vaccination des femmes enceintes avec le vaccin de la grippe A H1N1:
Le risque que les femmes enceintes courent quand elles se font vacciner contre la grippe AH1N1 demeure à l'agenda politique. A la Chambre, le professeur Yves Van Laethem explique le point de vue du gouvernement fédéral.
 
 
5 novembre 2009: Avis de la chef de service de Gynéco de l' Ucl ainsi que de l'association francophone des Gynécologues  prof Schaaps:
 
Conclusion:
"Le rapport risque de vacciner avec adjuvant chez la femme enceinte versus risque de la maladie chez cette femme enceinte fait qu’il n’y a pas l’ombre d’une hésitation à avoir : ne pas vacciner les femmes enceintes est radicalement irresponsable."
 
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Christophe Sepulchre,
15 nov. 2009 à 06:59
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