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7.DIVERS

cela avance.... 01/05/2018bientôt au bout des travaux  ;-)




La chirurgie de l’obésité en 5 chiffres

La chirurgie bariatrique est pratiquée par 50 000 personnes chaque année. Etat des lieux d’une opération de plus en plus répandue.

LE MONDE | 13.04.2018 à 07h13 • Mis à jour le 13.04.2018 à 09h59 | Par Anne-Sophie Faivre Le Cadre

Chirurgie bariatrique reste méconnue du grand public.

La chirurgie bariatrique se décline en trois types d’opérations, toutes destinées à limiter l’absorption calorique.

  • La technique dite du « bypass » est la plus fréquemment pratiquée : elle permet de réduire la taille de l’estomac et de court-circuiter une partie de l’intestin, en réduisant la taille de l’estomac à 30 ml.
  • La technique de la Sleeve, irréversible, consiste à retirer une grande partie de l’estomac afin qu’il ne forme plus qu’un tube.
  • L’anneau gastrique, enfin, est une prothèse amoindrissant le diamètre de l’estomac.
45 474 PATIENTS OPÉRÉS EN 2014

Selon une étude menée par le CHU de Clermont-Ferrand, et publiée en 2018, 45 747 patients ont subi une opération de chirurgie bariatrique pour la seule année 2014 en France. Le taux de recours à cette méthode a été multiplié par 2,6 entre 2008 et 2014. Dans le monde, 468 609 interventions de chirurgie bariatrique ont été pratiquées en 2013, dont 154 276 aux Etats-Unis et au Canada.

« Les médecins ne prescrivent plus de régimes, se rendant compte qu’ils ne fonctionnent pas. La chirurgie devient donc le dernier recours », analyse Daria Marx, cofondatrice du collectif Gras politique, qui lutte pour les droits des personnes obèses.

Selon la militante, l’augmentation des opérations en France est également liée à leur médiatisation. « Les émissions de télévision qui présentent ces opérations en dressent un portrait très satisfaisant. Dans la réalité, on sait qu’il y a des risques de fistules [communication anormale entre deux viscères], infections, mais également de décès. » Le service de chirurgie de l’obésité du CHRU de Lille estime le risque de décès après opération entre 0,1 et 2 % — et le taux global de complications postopératoires entre 4,2 et 22 %. Interrogé par Le Monde, le spécialiste du diabète François Pattou rappelait qu’en 2015, 30 personnes étaient mortes des suites de ces opérations.

82 % DE FEMMES



Si une étude Santé publique France démontre que 16,8 % des Français et 17,6 % des Françaises sont en situation d’obésité, les femmes sont surreprésentées dans les opérations de chirurgie bariatrique — qui ne concernent que 18 % d’hommes. « Cette disparité s’explique par la pression permanente que les femmes subissent sur leur apparence, mais aussi par les violences médicales liées à la gynécologie, à la maternité. Il est, en France, quasiment impossible aux femmes ayant un IMC supérieur à 30 d’accéder à la PMA. Beaucoup se font opérer dans cette optique », souligne Daria Marx.

50 % DE RISQUES DE SUICIDE SUPPLÉMENTAIRES APRÈS L’INTERVENTION

Une étude parue en 2016 dans la revue américaine Jama Surgery met en évidence l’augmentation des comportements autodestructeurs à la suite d’une chirurgie bariatrique. Parmi eux, 50% de risques de suicide supplémentaires après l’intervention, une consommation excessive d’alcool, de stupéfiants, de médicaments ou des blessures auto infligées — incluant des pendaisons. « Le suicide est en lien avec le déséquilibre produit par un amaigrissement rapide et spectaculaire sans suivi psychologique qui aurait pu déterminer à quoi servait ce poids dans l’économie psychique du sujet (une protection après abus sexuel, un système de réconfort puissant et facteur d’équilibre après une histoire lourde non résolue, une angoisse de morcellement, un passage à l’acte montrant la fragilité du sujet qui décompense après une transformation aussi drastique) », analyse Sylvie Benkemoun, psychologue psychothérapeute et présidente du Groupe de réflexion sur l’obésité et le surpoids.

De même, des problèmes d’addiction à l’alcool sont fréquemment observés chez les patients ayant suivi une opération bariatrique.




Une étude menée en 2017 par la Société américaine pour la chirurgie bariatrique a relevé que 20 % des patients souffraient de troubles alcooliques. Ce fait peut s’expliquer par les modifications de la tolérance à l’alcool induites par le bypass, qui fait grimper l’éthylémie plus haut qu’avant l’intervention chirurgicale, mais également par des raisons psychologiques.« On assiste effectivement à des déplacements d’une addiction alimentaire à une addiction à l’alcool quand les troubles du comportement alimentaire n’ont pas été résolus avant l’intervention -mais ce n’est pas systématique», rappelle Sylvie Benkemoun. « C’est pour cela qu’il ne faut accéder à la demande d’intervention qu’après un an de suivi et suivre la patiente ou le patient après l’intervention. »

SEULEMET 6 PATIENTS SUR 10 BÉNÉFICIENT D’UN BILAN PRÉOPÉRATOIRE ADÉQUAT















En octobre 2016, la Haute Autorité de santé alertait sur l’insuffisance de la prise en charge préopératoire, essentielle à la réussite des opérations bariatriques. Dans un rapport, l’institution soulignait que « seules les opérations de 6 patients sur 10 ont bénéficié à la fois d’un bilan de leurs comorbidités (troubles associés à l’obésité), d’un bilan endoscopique et d’une évaluation psychologique », et que seules les opérations de 4 patients sur 10 avaient été décidées dans le cadre d’une concertation entre plusieurs professionnels.

La militante Daria Marx souligne également le manque d’équipement adapté au sein des hôpitaux, peu équipés en matériel de santé conçu pour la morphologie des personnes obèses. « Dans certains hôpitaux, il n’y a qu’un lit adapté aux personnes obèses. Certains patients ne peuvent même pas faire mesurer leur tension, faute d’un tensiomètre à la bonne taille. Un brassard tensiomètre pour personne obèse ne coûte pas plus cher, il s’agit juste de l’acheter. Sachant que nous représentons 17 % de la population, il serait temps. »


En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2018/04/13/la-chirurgie-de-l-obesite-en-5-chiffres_5284856_4355770.html#JDloEdxcZyhICqR3.99


projet du futur  cabinet médical --prévu fin fevrier 2018
projet  futur cabinet médical




12/11/17:  quelle grande chance chez nous !!!  cela dure beaucoup plus de temps  et  c'est en fonction des problèmes à traiter 

Les consultations de médecine générale durent moins de 5 minutes pour la moitié des habitants de la planète


Afrique-C1

Une vaste étude internationale, publiée dans BMJ Open, montre que la moitié des habitants de la planète doivent se contenter de consultations de médecine générale de 5 minutes.
L’étude a couvert 67 pays et plus de 28,5 millions de consultations.
On constate par ailleurs d’énormes variations dans la durée moyenne de la consultation, selon les pays, allant de 48 secondes (!) au Bengladesh à 22,5 minutes.
On déplorera dans ce même ordre d’idées que dans un nombre croissant d’hôpitaux et de cliniques belges, les médecins ont pour instruction de ne pas dépasser le quart d’heure par consultation.

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16/1/15
Clin d’œil de la doyenne de l'humanité 

PHOTO DE LA DOYENNE DE l,humanité  

le 20/3/14

Alzheimer : les cartels de l’oubli

20. mars 2014

La Colombie est devenue un terrain de recherche pour les neurologues. Dans les villages de montagne de la région, ils rencontrent un nombre anormalement élevé de patients avec des formes précoces de la maladie d’Alzheimer. Les neurologues y testent des pharmacothérapies innovantes.

Antioquia, en Colombie. Le grand oubli commence pour de nombreuses personnes dès la fin de leur quatrième décennie de vie ou même plus tôt. Le stade avancé est atteint en moyenne à 47 ans – et peu de familles n’ont pas de patients en phase critique dont il faut s’occuper. Ils souffrent tous de formes précoces de la maladie d’Alzheimer, connues comme « Early Onset Alzheimer´s disease ». Chez de nombreuses personnes, les généticiens humains trouvèrent des mutations dans un gène codant pour une protéine transmembranaire appartenant à la famille des présénilines. PSEN1 E280A, son abréviation, est historiquement et géographiquement en liaison avec les conquérants espagnols. D’autres mutations, par exemple dans le gène PSEN2, sont également retrouvées. Chez les souris transgéniques avec un tel défaut, des peptides bêta-amyloïdes s’accumulent dans le cerveau – un fait bien connu. En Colombie, la tare héréditaire, localisée sur le chromosome 14, se propage depuis plus de 300 ans dans de vastes clans. De nos jours, elle attire des scientifiques dans la région pour en savoir plus. Les familles particulièrement vulnérables ont depuis longtemps été identifiées par les dossiers médicaux et les arbres généalogiques.

Maladie d'Alzheimer
Uploaded By Dr. Frank Gaillard

Amyloïdes – Entre impasse et espoir

Le problème de base : depuis longtemps, les biologistes moléculaires essaient d’agir thérapeutiquement contre les peptides bêta-amyloïdes. Mais Francesco Panza, Italie, publia récemment un résumé pessimiste. Avec ses collègues, il analysa la littérature sur les études cliniques qui traitent des immunothérapies contre les dépôts nuisibles dans le cerveau. AN1792, un vaccin contre les bêta- amyloïdes, eut pour effet que six pour cent de tous les patients furent atteints de méningo-encéphalite et fut donc retiré. D’autres essais de phase III auprès de patients souffrant de formes légères à modérées furent menés, et le bapineuzumab, un anticorps monoclonal humanisé, fut aussi « décevant », commentèrent les auteurs. Et le solanezumab, le candidat suivant, échoua également lamentablement au cours de deux essais de phase III. Cependant, d’autres études fournirent, en particulier chez les patients avec une évolution légère, des résultats encourageants. Des vaccins de deuxième génération actifs tels que ACC- 001 ou CAD106 Affitope AD02 seront testés chez les patients à haut risque qui ne sont pas encore malades.

« Centre de recherche de la maladie d’Alzheimer préclinique »

Actuellement, une étude de prévention avec le Crenezumab attire l’attention mondiale. « The Lancet Neurology » commenta que la Colombie était devenue le « centre de recherche de l’Alzheimer préclinique ». Pas étonnant, depuis plus de 25 ans, le neurologue colombien Francisco Lopera recueille des données. Actuellement, l’information génétique de 5000 personnes vivantes peut être analysée. En ce moment, 300 volontaires âgés entre 30 et 60 ans, qui n’ont toujours pas de symptômes apparents, reçoivent soit un placebo soit du Crenezumab. Leur profil de risque a déjà été déterminé par un test génétique. Pour de tels travaux Banner Alzheimer’s Institute, Genentech et le National Institutes of Health américain ont investi environ 100 millions de dollars. Si le traitement actif, administré en phase prodromique, prévient efficacement les plaques, les chercheurs auront fait une percée, sans attendre les résultats durant des décennies comme c’est le cas pour les personnes atteintes de la forme normale de la maladie. À Antioquia, les neurologues doivent attendre patiemment deux à cinq ans pour obtenir des résultats et, le cas échéant, montrer une amélioration aux sceptiques de l’hypothèse amyloïde. Mais personne n’aime parler des aspects éthiques.

Pire que prévu

Derrière les programmes fortement dotés, se cache la préoccupation de nombreux pays industrialisés de ne plus tomber entre les griffes de la maladie d’Alzheimer. Récemment, des chercheurs du Londoner Alzheimer’s Disease International calculèrent que le nombre de malades pourrait tripler d’ici à 2050 – des 35 millions actuels à 115 millions. Tous les scientifiques ne partagent pas ces prévisions pessimistes. Carol Brayne, qui travaille au Cambridge Institut of Public Health, rapporte ainsi que la prévalence de la démence a généralement diminué au cours des 20 dernières années. Mais Kaare Christensen du danois Odense met en doute que ce soit le cas pour la maladie d’Alzheimer. Les médecins contrôlent toujours mieux l’hypertension et l’hypercholestérolémie – et les gens vont bénéficier de meilleures capacités cognitives jusqu’à la fin de leur vie. Les patients atteints d’Alzheimer en bénéficieront peu. Cela est suffisant pour que les ministres de la santé des principaux pays industrialisés et de la Russie investissent plus d’argent dans la recherche. L’Union européenne, selon la commissaire à la santé Tonio Borg, va investir 1,2 milliard d’euros dans les deux prochaines années pour des projets de recherche en santé, incluant la maladie d’Alzheimer. De manière générale, les politiciens espèrent obtenir, au plus tard en 2025, une grande percée – peut-être provenant de la Colombie.



le 9/2/14
le ventre, notre deuxième cerveau ....  voir  émission sur Arte  à noter que diverses émissions intéressantes sur Arte son retransmises sur le site internet d' Arte




 
site  du célèbre Dr O sacks il a écrit un célèbre livre parlant de la musique et de ses effets sur le cerveau- ce livre est traduit en français Musicophilia: Tales of Music and the Brain (2007)  –  Revised & Expanded (2008)
Paperback, Vintage Books, ISBN 1400033535
Hardcover, Alfred A. Knopf, ISBN 1400040817

In his newest book — now revised and expanded for the paperback edition — Dr. Sacks investigates the power of music to move us, to heal and to haunt us.

Musicophilia, a New York Times bestseller, has been named one of the Best Books of 2007 by the Washington Post and the editors of Amazon.com

Listen to an audio excerpt from Musicophilia:

 
 
14/07/10: bon site météo
 
 
petit entracte
 
 
30/5/10: lettre de notre confrère Martial ledecq - chirurgien en mission pour MSF - en Afganistan :

 

Chers vous tous,

Ce soir, un vent de sable s’est levé avec une telle force que l’on voyait à peine les arbres se tordre en face de la maison. Jusqu’aujourd’hui, le ciel était pourtant resté limpide et le soleil généreux prodiguait une chaleur sèche, intense mais supportable. Plusieurs pièces de la maison restent fraîches et, grâce à Dieu, le bloc opératoire est équipé d’un conditionnement d’air qui fonctionne.

De ma chambre, j’entends le ronronnement régulier de la circulation, ponctué de nombreux coups de klaxon. Très régulièrement, des hélicoptères survolent la ville, parfois quelques avions rapides et furtifs tard dans la nuit.

Cette semaine, furent les premiers coups de feu en ville et l’arrivée des premiers blessés à l’hôpital. Nous avons pris immédiatement en charge les plus sévères d’entre-eux au bloc opératoire. Sitôt quitté le calme et le silence du bloc, ce sont les mêmes scènes de désolation, d’anxiété et de souffrance offertes par les familles qui errent dans les couloirs, les mêmes larmes, les mêmes cris de colère ou de désespoir. Et si l’on est un tant soit peu sensible aux visages, ceux-ci imprègnent durablement votre cerveau.

Comment répondre à ceux qui m’ont envoyé leurs réflexions souvent désabusées sur la guerre ?

On peut discuter à l’infini des bonnes raisons de faire la guerre. On peut affiner des théories explicatives élégantes sur la genèse de l’un ou l’autre conflit et même de tous les conflits, il reste que nous, vulgum pecus ou érudits, moralisateurs mystiques ou homme de la rue, nous sommes intimement persuadés que la guerre est non  seulement une immense régression de notre dignité d’Homme, mais encore une réponse inappropriée et provisoire à une problématique donnée.

Concernant la guerre en Afghanistan et la présence massive et pesante d’une force internationale sur son sol, il est bien difficile de trouver une raison valable à cet impressionnant déploiement militaire. Sommes-nous là pour venger les innocents qui sont morts dans les deux tours du WTC ? Quelle riposte asymétrique et vaine! Sommes-nous là pour tenter de mettre la main sur Ben Laden et ses comparses ? Quel fiasco après neuf années d’effort ! Sommes-nous là pour apporter la démocratie et défendre les droits de l’homme (et de la femme) ? Quel cynisme ! Sommes-nous là pour contrôler le pétrole qui du Caucase ou d’ailleurs coulera à flot dans un pipe-line qui traverserait l’Afghanistan pour aboutir à Karachi ? Ne serait-il pas moins onéreux et plus facile de l’acheter tout simplement ?

L’absurdité de la guerre, de toutes les guerres, est un sentiment bien partagé, et, espérons-le, de mieux en mieux partagé, comme sont partagées toutes les misères qui découlent des conflits. Que ce soit une dépouille déposée dans une caisse drapée d’un drapeau étoilé ou enveloppée d’un simple linceul blanc, ceux qui suivent la dépouille ne vivent-ils pas la même souffrance ?

« Est-il indécent, là où tu es, de te parler de nos problèmes communautaires belges ? », me demande l’un d’entre-vous ? Je ne crois pas. J’ai le sentiment qu’il s’agit toujours du même mécanisme. Dès l’instant où l’on s’accroche à l’illusion du moi, il y a moi et les autres, division et fragmentation du monde selon des croyances, des coutumes, des civilisations, des langues qui ne sont que pures constructions de la pensée. Et là où existe la division, le conflit est inévitable.

Il reste alors une question : « Pourquoi ne changeons-nous pas ? »

Ce n’est pas une question intellectuelle ou frivole. Il faudrait y répondre sérieusement, profondément. Il faudrait épuiser complètement cette question, avec un esprit neuf, débarrassé de toutes les idéologies, de tous les a priori religieux, culturels, patriotiques, ethniques ou autres, et dissoudre totalement cette question. On pourrait déjà se demander ce que signifie réellement le changement !

Comme nous sommes tous partie intégrante de l’humanité, tous responsables des meurtres légalisés que représentent les guerres, se poser la question à titre individuel , « Pourquoi nous ne changeons pas ? », ce n’est pas une goutte d’eau dans l’océan.

Les bruits de la ville ont fait place au silence. On n’entend plus que l’aboiement des chiens qui se répondent au loin. Il est tard et je crains d’avoir été une fois de plus un peu trop grave et ennuyeux.

Demain commence une nouvelle semaine, et pour vous un week-end que je souhaite fleuri et ensoleillé. Merci de votre amitié,

Martial

 

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Christophe Sepulchre,
5 avr. 2010 à 09:33
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Christophe Sepulchre,
5 avr. 2010 à 09:34
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