Carlos Pereira - Les structures élémentaires de la communication interspécifique Humains/Non-Humains

Colloque Interdisciplinaire Et International 2017 - Les Etudes Animales Sont-Elles Bonnes A Penser ? 8-10 nov 2017


Carlos Pereira, maître de conférences à Paris III Sorbonne Nouvelle

Titre: Les structures élémentaires de la communication interspécifique Humains/Non-Humains : Le cas particulier d’une interaction homme/cheval – le travail en « liberté » circassien

Résumé: Notre méthodologie s’appuie sur les outils de la linguistique et plus généralement de la sémiotique. Le dispositif consiste à faire évoluer un cheval en liberté, autrement dit sans longe ni harnais, autour d’un « écuyer-dresseur ». Cette pratique équestre est issue de la tradition circassienne du XVIIIème siècle fondée par l’écuyer Philip Ashley. Le « travail en liberté » implique un répertoire de mouvements tels que les déplacements aux trois allures à main droite et à main gauche, les « valses », les « cabrés », les « pirouettes »…Cette expérience permet d’appréhender 5 systèmes de communication : communication proxémique ou posturale, communication, gestuelle, haptique, vocale et faciale. Le couple Homme-cheval semble entrer ainsi dans un dialogue explorant une « polyphonie » combinant des signes et des codes variés. Le cheval semble apprendre la musicalité harmonique de cette chorégraphie  à partir de structures « sémiotiques » élémentaires pouvant être représentées dans un espace circulaire orienté Nord/Sud et Est/Ouest avec un point central. La cognition humaine et animale semble réceptive à ces structure pour développer des modes de communication interspécifique complexes. Les différentes expériences montrent l’existence de structures « modiques, dyadiques, triadiques et tétraédriques ». Ces unités « sémiotiques » seraient-elles les socles des « cultures » humaines et animales ? Expliqueraient-elles les origines du langage humain en particulier, des communications animales de manière générale ?
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