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Tuberculose / Tuberculosis

Tuberculose

Tuberculose
Classification et ressources externes
CIM-10A15-A19
CIM-9010-018

La tuberculose est une maladie infectieuse transmissible et non immunisante, avec des signes cliniques variables. Elle est provoquée par une mycobactérie du complexe tuberculosis correspondant à différents germes et principalement Mycobacterium tuberculosis (ou Bacille de Koch ; BK).

Radiographie d'un patient ayant une tuberculose pulmonaire bilatérale à un stade avancé

Autrefois soignée dans les sanatoriums, par des cures de soleil et plein air, elle a été réduite par les antibiotiques dans les années 1950, mais elle connaît un regain expliqué par l'apparition de souches multi-résistantes, ce qui explique que la maladie tue encore près de deux millions de personnes chaque année dans le monde (plus de 1,7 million de victimes en 2004 selon l'OMS, l'organisation mondiale de la santé). En 2007, 9,27 millions de nouveaux cas ont été recensés par l'OMS.

La tuberculose pulmonaire (phtisie) est de loin la plus fréquente et la plus répandue, mais il existe des atteintes osseuses (mal de Potttumeur blanche du genou...), rénales, intestinales, génitales, méningées, cutanées (tuberculomes).

Sommaire

Historique

La tuberculose a été isolée d'autres maladies pulmonaires par Laennec en 1819. En 1839, le médecin allemand Schönlein a réuni en une description unifiée ses manifestations cliniques disparates, et lui a donné son nom définitif.

En 1865, le médecin Jean-Antoine Villemin après avoir prouvé par la méthode expérimentale la transmission de la tuberculose a pu affirmer que cette maladie, de nature jusqu'alors inconnue, était due à un microbe invisible avec les moyens techniques de l'époque. Il a conclu qu'on pouvait donc s'en protéger par des mesures visant à éviter la contagion.

Enfin, à la suite des travaux de Pasteur, c'est un médecin allemand, Robert Koch, qui découvre le bacille, en 1882 : à ce moment, la tuberculose était en Europe la cause d'un décès sur sept.

L'écrivain François Abgrall (1906-1930), décédé très jeune à 23 ans de cette maladie à une époque où elle était très mal soignée a décrit dans son livre "Et moi aussi, j'ai eu vingt ans!" 1 qui est un témoignage précieux sur le statut du malade tuberculeux vers 1925, les symptômes de cette maladie et la manière dont elle était soignée en France dans les années 1920. A l'époque, la seule thérapeutique proposée est la collapsothérapie. La technique consiste à mettre le poumon "au repos" en lassant entrer l'air ou en injectant un produit huileux entre les feuillets de la plèvre, détachant ainsi le poumon des côtes. Cette manoeuvre barbare soulage provisoirement le patient mais s'accompagne de complications multiples parmi lesquelles la perte du poumon n'est pas exclue.


Les bacilles de la tuberculose existaient il y a trois millions d'années, alors que les précédentes estimations tablaient sur une apparition datant seulement de 35 000 ans. La souche originelle serait apparue en Afrique de l'Est, considérée comme le berceau de l'humanité. La maladie serait donc aussi vieille que l'humanité et son expansion à travers le monde serait intimement liée à celle de l'homme. Ce serait l'homme qui aurait transmis la maladie à ses animaux domestiques ou commensaux et non l'inverse.

Le complexe tuberculosis serait constitué de deux lignées évolutives différentes2,3, la première n'infectant que l'Homo sapiens, la seconde qui serait d'origine animale pouvant aussi infecter l'être humain, mais affectant surtout d'autres mammifères (bovinscaprinsrongeurs…).

Des modèles statistiques bayésiens appuyés sur l'étude de marqueurs génétiques hypervariables (MIRU) laissent penser que le complexe tuberculosis actuel aurait 40 000 ans, c'est-à-dire qu'il serait apparu lors des migrations humaines hors d'Afrique, mais ce n'est qu'il y a environ 10 000 ans, probablement en Mésopotamie lors du processus de domestication animale qu'il se serait diversifié.

Épidémiologie

La tuberculose dans le monde en 2006
Légende :
Taux pour 100 000 habitants
  •  Plus de 300 cas
  •  100 à 300 cas
  •  50 à 99 cas
  •  25 à 49 cas
  •  10 à 24 cas
  •  0 à 9 cas

Le nombre annuel de nouveaux cas dans le monde, incluant les cas de rechute, est d'environ 5,4 millions (2006), occasionnant environ un million de décès4. Selon l'Organisation mondiale de la santé :

  • de 5 à 10 % des sujets infectés développent la maladie ou deviennent contagieux au cours de leur existence.

La plupart des nouveaux cas (49%) se situent dans les zones peuplées d'Asie : BangladeshPakistanIndeChine et Indonésie. Il existe une augmentation dans les pays de l'Europe de l'Est (incluant laRussie)5. La croissance reste très forte en Afrique, avec près de 13 % contre moins de 1 % dans les pays asiatiques.

Elle est fréquente chez les utilisateurs de drogues par voie intraveineuse et porteurs du virus de l'immunodéficience humaine (VIH), son incidence pouvant atteindre alors près de 10 %6.

Il s'agit essentiellement d'une infection touchant l'adulte jeune, et les hommes sont près de deux fois plus atteints que les femmes.

La malnutrition et les intoxications médicamenteuses sont des causes reconnues de l'augmentation du nombre de cas.

La résistance aux médicaments anti-tuberculeux classiques reste rare (environ 4 % des nouveaux cas) mais atteint 10 % dans certains pays de l'Europe de l'Est7. Ce taux augmente très sensiblement en cas d'antécédent de tuberculose précédemment traité. La résistance aux médicaments anti-tuberculeux de seconde ligne reste rare mais a une très forte mortalité dans un délai court8. Le nombre de cette dernière forme tend cependant à augmenter (notamment assez fortement en Russie) et à s'étendre géographiquement. Il tend, au contraire, à se stabiliser dans les pays baltiques et à diminuer aux États-Unis9.

La tuberculose mérite triplement son qualificatif de « maladie sociale » :

  • sa fréquence dans une communauté est un bon indice du degré d'évolution sociale de celle-ci. Les facteurs principaux de diminution de la tuberculose sont les conditions de nutrition, d'habitat, d'hygiène et d'éducation sanitaire ;
  • la prévention de la tuberculose nécessite, pour être efficace, un équipement médical et une organisation sociale bien développés ;
  • les principales victimes sont des adultes jeunes subissant une longue invalidité, vu l'évolution lente et la nécessité d'un traitement efficace.

En 2003, le nombre de malades de la tuberculose a diminué de 30 % en Chine (la Chine est encore le deuxième pays le plus touché au monde après l'Inde) grâce au traitement de brève durée sous surveillance directe (DOTS) de l'Organisation mondiale de la santé, le seul réellement efficace à ce jour, mais qui avait peine à s'imposer dans le monde. À la fin de 2006, le nombre de cas dans tout le Congo était estimé à 80 000, contre 60 000 en 2002. Malgré le soutien des organisations internationales, la situation s'aggrave de par la pauvreté, mais aussi de l'insécurité et des combats, qui poussent les gens à se déplacer, d'où plus de contamination. Le traitement repose sur des mesures de prévention individuelle et collective, ainsi que sur un traitement rigoureux et complet des sujets malades :

  • engagement des pouvoirs publics à prévenir la tuberculose en améliorant la disponibilité des commodités de base : eau, nourriture, hygiène, habitat ;
  • dépistage de la tuberculose par examen microscopique des frottis chez les sujets qui présentent des symptômes ;
  • approvisionnement régulier en médicaments antituberculeux ;
  • traitement antibiotique sous surveillance pendant une durée suffisante (plusieurs mois) ;
  • systèmes de notification pour vérifier l'action du traitement et les résultats du programme.

Tuberculose en prison

Les maladies infectieuses, notamment le VIH/sida et la tuberculose, frappent plus particulièrement les détenus, surtout dans les pays les plus pauvres. Les prisons offrent le terrain idéal pour que la tuberculose se développe et se propage en raison de la surpopulation, d’une mauvaise alimentation et de services de santé inappropriés. La prévalence de la tuberculose en prison est beaucoup plus élevée que dans la population générale, jusqu'à 40 fois plus dans certains pays.

La plupart des pays où la tuberculose représente un problème de santé publique sont des pays pauvres où les ressources et les infrastructures sont insuffisantes pour lutter efficacement contre cette maladie. Dans les prisons, les moyens sont encore plus restreints.

La maladie ne peut être enrayée en dehors des prisons que si l'on s'y attaque également de l'intérieur. Dans une douzaine de pays, dont l'Azerbaïdjan et la Géorgie, le Comité international de la Croix-Rouge travaille avec les autorités carcérales pour lutter contre la tuberculose en prison. L’expérience a montré que l’amélioration des conditions de vie, un accès accru à l’air libre et à un régime alimentaire plus sain et le fait que les patients soient davantage conscients des lourds effets secondaires liés au traitement, peuvent avoir des effets réellement positifs. Le CICR recommande aussi que les autorités appliquent la stratégie mise en place par l'Organisation mondiale de la santé pour combattre la tuberculose (DOTS), qui suppose un approvisionnement régulier en médicaments et une surveillance directe du traitement. 10.

Manifestations cliniques

Tuberculose pulmonaire

Découverte fortuite

La réalisation d'une intradermoréaction permet de dépister les personnes dont l'organisme héberge le bacille de Koch avant les manifestations cliniques de la maladie en l'absence de vaccination par le BCG. En effet ce dernier positivise le test, le rendant non interprétable en ce sens.

L'interprétation d'une intradermoréaction est purement fondée sur la taille de l'induration et non pas sur la présence d'un érythème.

L'intradermoréaction pour la tuberculose porte aussi le nom de test Mantoux.

Une radiographie des poumons recherchera des signes radiologiques.

Une recherche de contamination dans l'entourage familial et professionnel est indispensable.

Signes cliniques

Les symptômes sont un fébricule (38–38,5 °C) au long cours, une toux quelquefois accompagnée d'hémoptysie, un amaigrissement de 5 à 10 kg survenant en quelques mois et des sueurs nocturnes. Une intradermoréaction (IDR) positive à la tuberculine. Les facteurs de risquesont la malnutrition, l'immunodépression, la toxicomanie intraveineuse, l'absence de domicile fixe, le contact direct avec des personnes infectées et certaines professions de santé.

Signes radiologiques

  • Radio du thorax : classiquement, atteinte des apex (extrémité supérieure des poumons) avec, dans une tuberculose évoluée, des cavernes (cavités dans le tissu pulmonaire, contenant de l'air et de nombreux bacilles de Koch, cette bactérie étant en effet aérobie). Ces cavernes ne disparaissent pas à la guérison ; elles se calcifient et produisent des séquelles radiologiques autrefois appelées « taches au poumon ».

Tuberculose extra pulmonaire

Le plus souvent par dissémination hématogène

Tuberculose rénale

Dans les pays occidentaux, la tuberculose urinaire est la quatrième forme de tuberculose extra pulmonaire. Le diagnostic est habituellement tardif. Une cystite rebelle associée à une hématurie microscopique et à une leucocyturie aseptique peuvent évoquer le diagnostic.

Péricardite tuberculeuse

D’installation subaiguë, l’épanchement péricardique sérohématique peut évoluer vers la constriction. Cultures et biopsie confirment le diagnostic.

Tuberculose génitale

Formes génitales :

Épidydimite chez l’homme, salpingite subaiguë ou péritonite chez la femme sont parfois les manifestations révélatrices d’une tuberculose extra pulmonaire.

Tuberculose osseuse

La tuberculose osseuse est la troisième manifestation de tuberculose extra pulmonaire. Elle touche préférentiellement la colonne vertébrale (50 %), les hanches et les genoux (15 %). En France, le mal de Pott et les sacro-iliites se révèlent avant tout chez les sujets âgés originaires d’Afrique ou d’Asie. Les signes cliniques d’un mal de Pott, douleurs rachidiennes plus ou moins fébriles, ne sont pas spécifiques et ce sont les clichés de la colonne vertébrale qui, en révélant des images destructrices des corps vertébraux avec tassement cunéiforme associé éventuellement à un processus condensant, orientent le diagnostic. Un abcès du psoas peut être le révélateur d’une sacro-iliite. Scanner ou imagerie par résonance magnétique permettent actuellement un diagnostic plus précoce. Face à une localisation ostéoarticulaire inhabituelle (poignet, cheville, coude ...), la notion de traumatisme ou d’injection intra-articulaire de corticoïdes peut orienter le diagnostic vers une infection à mycobactéries.

Tuberculose ganglionnaire

  • Ganglion lymphatique Organe ovalaire entouré par une capsule fibreuse sous laquelle on identifie le sinus lymphatique sous capsulaire. Deux zones distinctes sont présentes :
    • la corticale où se différencient les follicules lymphoïdes,
    • la médullaire, peu visible ici, renfermant le réseau vasculaire.
  • Lésion Sur le plan de coupe, ce ganglion renferme de multiples lésions nodulaires correspondant aux follicules tuberculeux. Au sein d'un même ganglion, plusieurs lésions tuberculeuses peuvent s'observer :
    • Lésion folliculaire : foyer arrondi formé de cellules géantes et de cellules épithélioïdes, entouré d'une couronne de lymphocytes. Les cellules géantes sont des cellules plurinucléées, au cytoplasme abondant faiblement éosinophile. Les cellules épithélioïdes sont des cellules allongées, aux limites cytoplasmiques mal visibles et au noyau allongé en semelle de chaussure.
    • Lésion caséofibreuse : nécrose centrale éosinophile anhiste : nécrose caséeuse cernée par une coque fibreuse.
    • Lésion caséofolliculaire : foyer centré par une plage de nécrose caséeuse, entourée par des cellules épithélioïdes, des cellules géantes et une couronne de lymphocytes. La présence de bacilles de Koch peut être révélée sur la coloration de Ziehl Neelsen.
  • Diagnostic Tuberculose ganglionnaire.

Méningite tuberculeuse

Elle survient surtout chez les patients immigrés, les immunodéprimés, et peut se rencontrer aussi chez les patients éthyliques chroniques et les personnes âgées. Le début est plus progressif qu'une méningite bactérienne. La ponction lombaire retrouve un Liquide céphalo-rachidien(LCR) lymphocytaire hypoglycorachique. Une recherche du génome bactérien par une réaction en chaîne par polymérase (PCR) sur le liquide céphalo-rachidien peut parfois rapidement confirmer le diagnostic, sinon la culture (au minimum 3 semaines) peut retrouver le bacille de Koch11.

La quantité des cas de meningite tuberculeuse apparus dans les enfants de moins de 5 ans d'une population sert à connaitre la couverture par le vaccin BCG.

Diagnostic

Il repose sur l'identification du germe, soit à l'examen direct d'un échantillon (expectoration) au microscope, soit après mise en culture de ce même échantillon. Cette dernière procédure est cependant longue (plusieurs semaines), ce qui retarde d'autant le diagnostic. Elle permet d'effectuer un antibiogramme (test de la sensibilité du germe à différents antibiotiques).

La détection de certains gènes de la mycobactérie après une réaction en chaîne par polymérase semble être prometteuse avec cependant un coût plus important12.

La tuberculose peut être causée par différents germes :

Le test à la tuberculine (intra-dermo réaction) consiste à injecter sous la peau une dose de ce dernier et de visualiser la présence ou l'absence de réaction allergique (taille de la papule) après 48 à 72 h. Ce test est cependant peu sensible, surtout chez le patient immunodéprimé, et peu spécifique (patient vacciné ou ayant été au contact d'autres mycobactéries).

La détermination des souches résistantes aux anti-tuberculeux habituels est importante pour adapter le traitement. La mise en culture du germe identifié dans différents milieux enrichis en antibiotiques (antibiogramme) reste la méthode de référence mais peut demander plusieurs semaines pour avoir une réponse. Des sondes génétiques permettant d'identifier directement les souches résistantes dans un délai très bref ont été mises au point avec une bonne sensibilité et spécificité13.

Traitement antituberculeux

Le traitement est d'une durée de six mois pour une tuberculose pulmonaire à bacille de Koch sensible chez un patient immunocompétent, comprenant 2 mois de quadrithérapie antibiotique (isoniazide + rifampicine + pirilène + ethambutol) puis 4 mois de bithérapie (isoniazide etrifampicine).

Le traitement prolongé est indispensable afin de guérir la maladie et éviter l'émergence de souches résistantes dont l'évolution est souvent beaucoup plus grave.

Rifadine

Ce traitement peut être utilisé pour traiter la tuberculose osseuse.

Isoniazide

L'isoniazide est utilisé généralement à la dose de 5 mg, en association avec trois autres antibiotiques. Isoniazide inhibe la multiplication des bactéries responsables de la tuberculose. Ce médicament doit être administré à jeûn.

Rifampicine

La rifampicine est utilisée habituellement à la dose de 10 mg/kg/jour, pendant une durée de 6 mois, pour le traitement de la tuberculose. Cet antibiotique est un fort inducteur enzymatique : il accélère la dégradation des autres médicaments, notamment les contraceptifs oraux. Les femmes sous contraceptifs sont donc invitées à revoir leur traitement à la hausse (après consultation du gynécologue), voire à passer à une contraception mécanique (préservatif, ...) pendant la durée du traitement. La rifampicine provoque une coloration orangée des urines. C'est un bon moyen d'objectiver l'observance du traitement.

Streptomycine

La streptomycine (découverte par Waksman vers 1946) fut le premier antibiotique actif contre le bacille de Koch. Il est contre-indiqué chez la femme enceinte et doit impérativement être associé à d'autres antituberculeux (INH et PAS).

  • Posologie :
    • Par voie intramusculaire chez l'adulte : 15 à 25 mg par kg et par jour.
    • Par voie intrarachidienne : Pour l'adulte, vingt cinq à cent milligrammes par jour, pour un enfant, vingt à quarante milligrammes par kilogramme et par jour en 2 ou 4 injections.
  • Surveillance du traitement : Les fonctions auditives et rénales devront être surveillées régulièrement.

Éthambutol

L'éthambutol est utilisable chez la femme enceinte.

  • Posologie pour adulte : Le matin à jeun en une seule prise, quinze à vingt milligrammes par kilogramme. Ne pas dépasser vingt cinq milligrammes par kilogramme par 24 h sans dépasser 60 jours, puis réduire à quinze milligrammes par kilogramme et par jour.
  • Surveillance

Diarylquinolines

Le R207910, une molécule de la famille des diarylquinolines, pourrait se révéler prometteuse contre Mycobacterium tuberculosis. Elle fait naître trois espoirs :

  • raccourcir la durée du traitement ;
  • envisager des prises une seule fois par semaine en association avec un autre antituberculeux ;
  • être active sur des souches multi résistantes, avec une efficacité bactéricide bien supérieure à celle de l'isoniazide et de la rifampicine.

Ce médicament est actuellement en phase très précoce de son développement. Seules des études approfondies chez l'homme permettront de vérifier que ces espoirs sont fondés.

Résistance aux traitements anti-tuberculeux

Elle est due à des traitements insuffisants en doses ou en durée14. Elle pose des problèmes importants car la tuberculose est beaucoup plus délicate à soigner, surtout en cas de résistances à plusieurs anti-tuberculeux (multi résistance). Dans le pire des cas, elle est dite étenduelorsque qu'elle concerne des antibiotiques de première intention (isionazide, rifampicine) et un ou plusieurs antibiotiques de seconde intention. Son incidence est d'environ 10 % des nouveaux cas (pour un seul antibiotique) et de 1 % (pour plusieurs antibiotiques). Dans certains pays, ces chiffres peuvent atteindre plus de 50 % des cas (notamment en Russie)15.

Le dépistage de ces formes est difficile, la mise en culture du germe en présence des différents antibiotiques (antibiogramme) requérant plusieurs semaines pour avoir un résultat du fait de la lenteur de multiplication du mycobactérium. La recherche directe de mutations responsable de la résistance est faisable et donne de bons résultats16. Du fait de son coût, ces techniques sont difficilement applicables dans les pays pauvres. Une autre méthode consiste à observer la croissance de la souche de mycobacterium au microscope, en présence de différents antibiotiques. Elle donne des résultats fiables et assez rapide (une semaine)17.

Le traitement des formes résistantes consiste en l'utilisation d'antituberculeux testés comme efficace sur la souche en question, complété par une fluoroquinolone et par des antibiotiques, dits de seconde ligne. La prise en charge a fait l'objet d'un document de recommandationspublié par l'OMS en 200618.

Pneumothorax (historique)

Avant la découverte d'antibiotiques efficaces, on pratiquait la collapsothérapie. La collapsothérapie est un affaissement de la partie atteinte du poumon et d'une partie du thorax par insufflation d'air, le pneumothorax, ou par chirurgie mutilante.

Ces méthodes ont disparu des pays occidentaux dans les années 1950.

Prévention

Dépistage des vaches porteuses du bacille

Afin de prévenir la transmission du bacille à l'homme, soit par voie aérienne directement par contact, soit par voie digestive après ingestion de viande ou de lait insuffisamment cuit ou pasteurisé, la plupart des pays développés ont entrepris d'assainir leur cheptel bovin.

La détection des animaux porteurs se fait par voie clinique, allergique et par recherche des lésions évocatrices sur les carcasses à l'abattoir. En France, cette prophylaxie est obligatoire depuis 1963 sur tout le territoire national pour tous les bovins âgés de plus de 6 semaines. Pour que les animaux puissent se déplacer sans contrainte, le cheptel doit obtenir le statut « officiellement indemne de tuberculose ». Pour cela, tous les animaux sont testés régulièrement par intradermotuberculination. La fréquence est annuelle mais peut être allégée quand la prévalence de la maladie dans le département est faible.

Les animaux réagissant peuvent être soit testés comparativement par une tuberculine aviaire (pour détecter les faux positifs), soit envoyés à l'abattoir (l'abattage est alors subventionné) où les lésions évocatrices seront recherchées par un vétérinaire inspecteur, et éventuellement confirmées par diagnostic de laboratoire. Les troupeaux où l'infection est confirmée peuvent faire l'objet d'un abattage total, également subventionné.

Parallèlement, en France, un réseau de 5 000 vétérinaires sanitaires surveille l'apparition de signes cliniques évocateurs. Des visites sanitaires biennales de tous les troupeaux de bovins sont obligatoires.

La vaccination au BCG positivant le test intradermique, elle est interdite sur le territoire français.

Cette politique a permis de faire considérablement baisser la prévalence de la tuberculose bovine. En 2000, la commission européenne a reconnu à la France le statut de pays officiellement indemne. En 2006 le taux d'incidence était de 0,032 % de cheptels infectés alors qu'il était de près de 25 % en 1955.

Vaccination par le BCG

Un premier vaccin fut expérimenté en 1886 par Vittorio Cavagnis19 tandis qu'à cette même époque Robert Koch tenta vainement de développer un sérum curatif basé sur la tuberculine20. En 1902, à partir d'un bacille d'origine humaine atténué, Behring essaya un vaccin contre la tuberculose bovine : le bovovaccin. Toujours dans le domaine vétérinaire, Koch essaya le tauruman. Pour mémoire, il faut citer les tentatives peu honnêtes de Friedmann21et de Spahlinger22. C'est en 1921, qu'Albert Calmette et Camille Guérin essayent avec succès le premier vaccin contre la tuberculose sur lequel ils travaillaient depuis 1908 - qui était conçu pour être un vaccin vétérinaire -. Baptisé BCG (pour Bacille de Calmette et Guérin ou Bilié de Calmette et Guérin) ce vaccin issu d'une souche vivante atténuée de Mycobacterium bovisdeviendra obligatoire en France en 1950.

L’efficacité de la vaccination par BCG se limite à la protection contre l’évolution mortelle de la tuberculose, particulièrement la méningite tuberculeuse et la maladie disséminée (miliaire). Le vaccin est plus efficace chez le nouveau-né et l'enfant que chez l'adulte.

Il ne permet donc pas d'empêcher la transmission de la maladie et d'enrayer l'épidémie mondiale. L'avenir est dans la recherche des gènes de virulence du bacille.

Signalons au passage que si on regarde attentivement l'évolution de la régression de la tuberculose depuis le xixe siècle (fait constaté dans de nombreux pays), on constate objectivement qu'elle a régressé avant la découverte des antituberculeux, ou de la vaccination. Les épidémiologistes l'interprètent essentiellement par l'amélioration des conditions d'hygiène, des conditions nutritionnelles, etc.23,24,25

Sur base d'études faites à grande échelle et organisées par l'Organisation mondiale de la santé (OMS), certains pensent que l'efficacité du BCG est faible : dans une étude faite sur 260.000 personnes dans un pays d'endémie tuberculeuse (en Inde), les auteurs n'ont pas trouvé de différence significative entre le groupe qui avait reçu le BCG et celui qui ne l'avait pas reçu26. Une autre étude faite également en Inde sur 366.625 personnes a montré que le BCG n'avait aucune action préventive sur les formes de tuberculoses pulmonaires adultes27.

En juillet 2007, le ministre français de la santé, Roselyne Bachelot, a annoncé la suspension de l'obligation de vacciner tous les enfants et les adolescents contre la tuberculose par le BCG, à l'occasion de la présentation du nouveau programme de lutte contre cette maladie.

Après plus de deux ans de débats, et conformément aux recommandations du Conseil supérieur d'hygiène publique français et du Comité technique des vaccinations, la France, à l'image d'autres pays européens, veut optimiser sa stratégie de vaccination en la ciblant vers les enfants dits « à risque » et en renforçant le dépistage.

Déclaration obligatoire

En France, en Belgique et en Suisse, cette maladie est sur la liste des Maladies infectieuses à déclaration obligatoire.

En France, en particulier, c'est la mise sous traitement antituberculeux qui fait partie de la déclaration. Cela permet d'inclure les cas confirmés bactériologiquement et les cas probables reposant sur un faisceau d'arguments épidémiologiques, cliniques et d'imagerie en l'absence de preuve bactériologique formelle. En effet ces cas probables nécessitant les mêmes investigations d'enquête épidémiologique pour rechercher d'éventuels cas contact ou contaminant autour d'eux...

Recherche et Développement

Selon une étude d'Olivier Neyrolles de l'Institut Pasteur, le bacille de Koch se cacherait dans les cellules adipeuses28. C'est ainsi qu'il résisterait aux antibiotiques les plus puissants et qu'il serait capable de réapparaître après de nombreuses années chez des personnes guéries.

Voir aussi

Articles connexes

Liens externes

http://fr.wikipedia.org/wiki/Tuberculose

Tuberculosis

Tuberculosis
Classification and external resources

Chest X-ray of a patient with far-advanced tuberculosis
ICD-10A15.A19.
ICD-9010018
OMIM607948
DiseasesDB8515
MedlinePlus000077000624
eMedicinemed/2324emerg/618radio/411
MeSHD014376

Tuberculosis or TB (short for Tubercles Bacillus) is a common and often deadly infectious disease caused by mycobacteria, usually Mycobacterium tuberculosis in humans.[1] Tuberculosis usually attacks the lungs but can also affect other parts of the body. It is spread through the air, when people who have the disease cough, sneeze, or spit[2]. Most infections in humans result in anasymptomatic, latent infection, and about one in ten latent infections eventually progresses to active disease, which, if left untreated, kills more than 50% of its victims.

The classic symptoms are a chronic cough with blood-tinged sputumfevernight sweats, and weight loss. Infection of other organs causes a wide range of symptoms. Diagnosis relies on radiology(commonly chest X-rays), a tuberculin skin test, blood tests, as well as microscopic examination and microbiological culture of bodily fluids. Treatment is difficult and requires long courses of multiple antibiotics. Contacts are also screened and treated if necessary. Antibiotic resistance is a growing problem in (extensivelymulti-drug-resistant tuberculosis. Prevention relies on screening programs and vaccination, usually with Bacillus Calmette-Guérin vaccine.

A third of the world's population are thought to be infected with M. tuberculosis,[3] and new infections occur at a rate of about one per second.[4] The proportion of people who become sick with tuberculosis each year is stable or falling worldwide but, because of population growth, the absolute number of new cases is still increasing.[4] In 2007 there were an estimated 13.7 million chronic active cases, 9.3 million new cases, and 1.8 million deaths, mostly in developing countries.[5] In addition, more people in the developed world are contracting tuberculosis because their immune systems are compromised by immunosuppressive drugssubstance abuse, or AIDS. The distribution of tuberculosis is not uniform across the globe; about 80% of the population in many Asian and African countries test positive in tuberculin tests, while only 5-10% of the US population test positive.[1]

Contents

Classification

The current clinical classification system for tuberculosis (TB) is based on the pathogenesis of the disease.[citation needed]

Classification System for TB
ClassTypeDescription
0No TB exposure
Not infected
No history of exposure
Negative reaction to tuberculin skin test
1TB exposure
No evidence of infection
History of exposure
Negative reaction to tuberculin skin test
2TB infection
No disease
Positive reaction to tuberculin skin test
Negative bacteriologic studies (if done)
No clinical, bacteriologic, or radiographic evidence of TB
3TB, clinically activeM. tuberculosis cultured (if done)
Clinical, bacteriologic, or radiographic evidence of current disease
4TB
Not clinically active
History of episode(s) of TB
or
Abnormal but stable radiographic findings
Positive reaction to the tuberculin skin test
Negative bacteriologic studies (if done)
and
No clinical or radiographic evidence of current disease
5TB suspectDiagnosis pending
TB disease should be ruled in or out within 3 months

Signs and symptoms

Main symptoms of variants and stages of tuberculosis,[6][7] with many symptoms overlapping with other variants, while others are more (but not entirely) specifc for certain variants. Multiple variants may be present simultaneously.
Scanning electron micrograph ofMycobacterium tuberculosis

When the disease becomes active, 75% of the cases are pulmonary TB, that is, TB in the lungs. Symptoms include chest paincoughing up blood, and a productive, prolonged cough for more than three weeks. Systemic symptoms include feverchillsnight sweatsappetite lossweight losspallor, and often a tendency to fatigue very easily.[4]

In the other 25% of active cases, the infection moves from the lungs, causing other kinds of TB, collectively denoted extrapulmonary tuberculosis.[8] This occurs more commonly in immunosuppressed persons and young children. Extrapulmonary infection sites include the pleura in tuberculosis pleurisy, the central nervous system in meningitis, the lymphatic system in scrofula of the neck, the genitourinary system in urogenital tuberculosis, and bones and joints inPott's disease of the spine. An especially serious form is disseminated TB, more commonly known as miliary tuberculosis. Extrapulmonary TB may co-exist with pulmonary TB as well.[9]

Causes

The primary cause of TB, Mycobacterium tuberculosis, is a small aerobic non-motile bacillus. High lipid content of this pathogen accounts for many of its unique clinical characteristics.[10] It divides every 16 to 20 hours, an extremely slow rate compared with other bacteria, which usually divide in less than an hour.[11] (For example, one of the fastest-growing bacteria is a strain of E. coli that can divide roughly every 20 minutes.) Since MTB has a cell wall but lacks aphospholipid outer membrane, it is classified as a Gram-positive bacterium. However, if a Gram stain is performed, MTB either stains very weakly Gram-positive or does not retain dye due to the high lipid & mycolic acid content of its cell wall.[12] MTB can withstand weak disinfectants and survive in a dry state for weeks. In nature, the bacterium can grow only within the cells of a host organism, but M. tuberculosis can be cultured in vitro.[13]

Using histological stains on expectorate samples from phlegm (also called sputum), scientists can identify MTB under a regular microscope. Since MTB retains certain stains after being treated with acidic solution, it is classified as anacid-fast bacillus (AFB).[1][12] The most common acid-fast staining technique, the Ziehl-Neelsen stain, dyes AFBs a bright red that stands out clearly against a blue background. Other ways to visualize AFBs include an auramine-rhodamine stain and fluorescent microscopy.

The M. tuberculosis complex includes four other TB-causingmycobacteriaM. bovisM. africanumM. canetti and M. microti.[14] M. africanum is not widespread, but in parts of Africa it is a significant cause of tuberculosis.[15][16]M. bovis was once a common cause of tuberculosis, but the introduction of pasteurized milk has largely eliminated this as a public health problem in developed countries.[1][17] M. canetti is rare and seems to be limited to Africa, although a few cases have been seen in African emigrants.[18] M. microti is mostly seen in immunodeficient people, although it is possible that the prevalence of this pathogen has been underestimated.[19]

Other known pathogenic mycobacteria include Mycobacterium lepraeMycobacterium avium and M. kansasii. The last two are part of the nontuberculous mycobacteria (NTM) group. Nontuberculous mycobacteria cause neither TB nor leprosy, but they do cause pulmonary diseases resembling TB.[20]

Risk factors

Persons with silicosis have an approximately 30-fold greater risk for developing TB [21]. Silica particles irritate the respiratory system, causing immunogenic responses such as phagocytosis which consequently results in high lymphatic vessel deposits[22]. It is this interference and blockage of macrophage function which increases the risk of tuberculosis[23]. Persons with chronic renal failure who are on hemodialysis also have an increased risk: 10—25 times greater than the general population. Persons with diabetes mellitus have a risk for developing active TB that is two to four times greater than persons without diabetes mellitus, and this risk is likely greater in persons with insulin-dependent or poorly controlled diabetes. Other clinical conditions that have been associated with active TB include gastrectomy with attendant weight loss and malabsorption, jejunoileal bypass, renal and cardiac transplantation, carcinoma of the head or neck, and other neoplasms (e.g., lung cancer, lymphoma, and leukemia) [2].

Given that silicosis greatly increases the risk of tuberculosis, more research about the effect of various (indoor) air pollutants on the disease would be necessary. Some possible indoor source of silica includes paintconcrete and Portland cement. Crystalline silica is found in concrete, masonry, sandstone, rock, paint, and other abrasives. The cutting, breaking, crushing, drilling, grinding, or abrasive blasting of these materials may produce fine silica dust. It can also be in soil, mortar, plaster, and shingles. When you wear dusty clothing at home or in your car, you may be carrying silica dust that your family will breathe. [3]

Low body weight is associated with risk of tuberculosis as well. A body mass index (BMI) below 18.5 increases the risk by 2—3 times. On the other hand, an increase in body weight lowers the risk [4][5]. Patients with diabetes mellitus are at increased risk of contracting tuberculosis,[24] and they have a poorer response to treatment, possibly due to poorer drug absorption[25]

Other conditions that increase risk include IV drug abuse; recent TB infection or a history of inadequately treated TB; chest X-ray suggestive of previous TB, showing fibrotic lesions and nodules; prolonged corticosteroid therapy and other immunosuppressive therapy; Immunocompromised patients (30-40% of AIDS patients in the world also have TB) hematologic and reticuloendothelial diseases, such as leukemia and Hodgkin's disease; end-stage kidney disease; intestinal bypass; chronic malabsorption syndromes; vitamin D deficiency;[26] and low body weight.[1][9]

Twin studies in the 1940s showed that susceptibility to TB was heritable. If one of a pair of twins got TB, then the other was more likely to get TB if he was identical than if he was not.[27] These findings were more recently confirmed by a series of studies in South Africa.[28][29][30] Specific gene polymorphisms in IL12B have been linked to tuberculosis susceptibility.[31]

Some drugs, including rheumatoid arthritis drugs that work by blocking tumor necrosis factor-alpha (an inflammation-causing cytokine), raise the risk of activating a latent infection due to the importance of this cytokine in the immune defense against TB.[32]

Mechanism

Transmission

Further information: Transmission (medicine)

When people suffering from active pulmonary TB cough, sneeze, speak, or spit, they expel infectious aerosol droplets 0.5 to 5 µm in diameter. A single sneeze can release up to 40,000 droplets.[33] Each one of these droplets may transmit the disease, since the infectious dose of tuberculosis is very low and inhaling less than ten bacteria may cause an infection.[34][35]

People with prolonged, frequent, or intense contact are at particularly high risk of becoming infected, with an estimated 22% infection rate. A person with active but untreated tuberculosis can infect 10–15 other people per year.[4] Others at risk include people in areas where TB is common, people who inject drugs using unsanitary needles, residents and employees of high-risk congregate settings, medically under-served and low-income populations, high-risk racial or ethnic minority populations, children exposed to adults in high-risk categories, patientsimmunocompromised by conditions such as HIV/AIDS, people who take immunosuppressant drugs, and health care workers serving these high-risk clients.[36]

Transmission can only occur from people with active — not latent — TB [1]. The probability of transmission from one person to another depends upon the number of infectious droplets expelled by a carrier, the effectiveness of ventilation, the duration of exposure, and thevirulence of the M. tuberculosis strain.[9] The chain of transmission can, therefore, be broken by isolating patients with active disease and starting effective anti-tuberculous therapy. After two weeks of such treatment, people with non-resistant active TB generally cease to be contagious. If someone does become infected, then it will take at least 21 days, or three to four weeks, before the newly infected person can transmit the disease to others.[37] TB can also be transmitted by eating meat infected with TB. Mycobacterium bovis causes TB in cattle. (See details below.)

Pathogenesis

About 90% of those infected with Mycobacterium tuberculosis have asymptomatic, latent TB infection (sometimes called LTBI), with only a 10% lifetime chance that a latent infection will progress to TB disease.[1] However, if untreated, the death rate for these active TB cases is more than 50%.[38]

TB infection begins when the mycobacteria reach the pulmonary alveoli, where they invade and replicate within the endosomes of alveolar macrophages.[1][39] The primary site of infection in the lungs is called the Ghon focus, and is generally located in either the upper part of the lower lobe, or the lower part of the upper lobe[1]. Bacteria are picked up by dendritic cells, which do not allow replication, although these cells can transport the bacilli to local (mediastinallymph nodes. Further spread is through the bloodstream to other tissues and organs where secondary TB lesions can develop in other parts of the lung (particularly the apex of the upper lobes), peripheral lymph nodes, kidneys, brain, and bone.[1][40] All parts of the body can be affected by the disease, though it rarely affects the heartskeletal musclespancreasand thyroid.[41]

Tuberculosis is classified as one of the granulomatous inflammatory conditions. MacrophagesT lymphocytesB lymphocytes and fibroblasts are among the cells that aggregate to form a granuloma, with lymphocytes surrounding the infected macrophages. The granuloma functions not only to prevent dissemination of the mycobacteria, but also provides a local environment for communication of cells of the immune system. Within the granuloma, T lymphocytes secrete cytokines such as interferon gamma, which activates macrophages to destroy the bacteria with which they are infected.[42] Cytotoxic T cells can also directly kill infected cells, by secreting perforin and granulysin.[39]

Importantly, bacteria are not always eliminated within the granuloma, but can become dormant, resulting in a latent infection.[1] Another feature of the granulomas of human tuberculosis is the development of abnormal cell death, also called necrosis, in the center of tubercles. To the naked eye this has the texture of soft white cheese and was termed caseous necrosis.[43]

If TB bacteria gain entry to the bloodstream from an area of damaged tissue they spread through the body and set up many foci of infection, all appearing as tiny white tubercles in the tissues. This severe form of TB disease is most common in infants and the elderly and is calledmiliary tuberculosis. Patients with this disseminated TB have a fatality rate near 100% if untreated. However, If treated early, the fatality rate is reduced to near 10%.[44]

In many patients the infection waxes and wanes. Tissue destruction and necrosis are balanced by healing and fibrosis.[43] Affected tissue is replaced by scarring and cavities filled with cheese-like white necrotic material. During active disease, some of these cavities are joined to the air passages bronchi and this material can be coughed up. It contains living bacteria and can therefore pass on infection. Treatment with appropriate antibiotics kills bacteria and allows healing to take place. Upon cure, affected areas are eventually replaced by scar tissue.[43]

If untreated, infection with Mycobacterium tuberculosis can become lobar pneumonia.[45]

Diagnosis

For more details on this topic, see Tuberculosis diagnosis.
Mycobacterium tuberculosis (stained red) in sputum

Tuberculosis is diagnosed definitively by identifying the causative organism (Mycobacterium tuberculosis) in a clinical sample (for example, sputum or pus). When this is not possible, a probable - although sometimes inconclusive[2] - diagnosis may be made using imaging (X-rays or scans) and/or a tuberculin skin test (Mantoux test).

The main problem with tuberculosis diagnosis is the difficulty in culturing this slow-growing organism in the laboratory (it may take 4 to 12 weeks for blood or sputum culture). A complete medical evaluation for TB must include a medical history, a physical examination, a chest X-ray, microbiological smears, and cultures. It may also include a tuberculin skin test, a serological test. The interpretation of the tuberculin skin test depends upon the person's risk factors for infection and progression to TB disease, such as exposure to other cases of TB or immunosuppression.[9]

Currently, latent infection is diagnosed in a non-immunized person by a tuberculin skin test, which yields a delayed hypersensitivity type response to an extract made from M. tuberculosis.[1] Those immunized for TB or with past-cleared infection will respond with delayed hypersensitivity parallel to those currently in a state of infection, so the test must be used with caution, particularly with regard to persons from countries where TB immunization is common.[46]Tuberculin tests have the disadvantage of producing false negatives, especially when the patient is co-morbid with sarcoidosis, Hodgkins lymphoma, malnutrition, or most notably active tuberculosis disease.[1] The newer interferon release assays (IGRAs) overcome many of these problems. IGRAs are in vitro blood tests that are more specific than the skin test. IGRAs detect the release of interferon gamma in response to mycobacterial proteins such as ESAT-6.[47] These are not affected by immunization or environmental mycobacteria, so generate fewer false positive results.[48]There is also evidence that the T-SPOT.TB IGRA is more sensitive than the skin test[49]

New TB tests are being developed that offer the hope of cheap, fast and more accurate TB testing. These include polymerase chain reaction assays for the detection of bacterial DNA. The development of a rapid and inexpensive diagnostic test would be particularly valuable in the developing world.[50]

Prevention

TB prevention and control takes two parallel approaches. In the first, people with TB and their contacts are identified and then treated. Identification of infections often involves testing high-risk groups for TB. In the second approach, children are vaccinated to protect them from TB. No vaccine is available that provides reliable protection for adults. However, in tropical areas where the levels of other species of mycobacteria are high, exposure to nontuberculous mycobacteria gives some protection against TB.[51]

The World Health Organization (W.H.O.) declared TB a global health emergency in 1993, and the Stop TB Partnership developed a Global Plan to Stop Tuberculosis that aims to save 14 million lives between 2006 and 2015.[52] Since humans are the only host ofMycobacterium tuberculosis, eradication would be possible. This goal would be helped greatly by an effective vaccine.[53]

Vaccines

Many countries use Bacillus Calmette-Guérin (BCG) vaccine as part of their TB control programmes, especially for infants. According to the W.H.O., this is the most often used vaccine worldwide, with 85% of infants in 172 countries immunized in 1993.[54] This was the first vaccine for TB and developed at the Pasteur Institute in France between 1905 and 1921.[55] However, mass vaccination with BCG did not start until after World War II.[56] The protective efficacy of BCG for preventing serious forms of TB (e.g. meningitis) in children is greater than 80%; its protective efficacy for preventing pulmonary TB in adolescents and adults is variable, ranging from 0 to 80%.[57]

In South Africa, the country with the highest prevalence of TB, BCG is given to all children under age three.[58] However, BCG is less effective in areas where mycobacteria are less prevalent; therefore BCG is not given to the entire population in these countries. In the USA, for example, BCG vaccine is not recommended except for people who meet specific criteria:[9]

  • Infants or children with negative skin test results who are continually exposed to untreated or ineffectively treated patients or will be continually exposed to multidrug-resistant TB.
  • Healthcare workers considered on an individual basis in settings in which a high percentage of MDR-TB patients has been found, transmission of MDR-TB is likely, and TB control precautions have been implemented and were not successful.

BCG provides some protection against severe forms of pediatric TB, but has been shown to be unreliable against adult pulmonary TB, which accounts for most of the disease burden worldwide. Currently, there are more cases of TB on the planet than at any other time in history and most agree there is an urgent need for a newer, more effective vaccine that would prevent all forms of TB—including drug resistant strains—in all age groups and among people with HIV.[59]

Several new vaccines to prevent TB infection are being developed. The first recombinant tuberculosis vaccine rBCG30, entered clinical trials in the United States in 2004, sponsored by the National Institute of Allergy and Infectious Diseases (NIAID).[60] A 2005 study showed that a DNA TB vaccine given with conventional chemotherapy can accelerate the disappearance of bacteria as well as protect against re-infection in mice; it may take four to five years to be available in humans.[61] A very promising TB vaccine, MVA85A, is currently in phase II trials in South Africa by a group led by Oxford University,[62] and is based on a genetically modified vaccinia virus. Many other strategies are also being used to develop novel vaccines,[63] including both subunit vaccines (fusion molecules composed of two recombinantproteins delivered in an adjuvant) such as Hybrid-1, HyVac4 or M72, and recombinant adenoviruses such as Ad35.[64][65][66][67] Some of these vaccines can be effectively administered without needles, making them preferable for areas where HIV is very common.[68] All of these vaccines have been successfully tested in humans and are now in extended testing in TB-endemic regions. To encourage further discovery, researchers and policymakers are promoting new economic models of vaccine development including prizes, tax incentives andadvance market commitments.[69][70]

Screening

Mantoux tuberculin skin tests are often used for routine screening of high risk individuals.[71]

Interferon-γ release assays are blood tests used in the diagnosis of some infectious diseases. There are currently two interferon-γ release assays available for the diagnosis of tuberculosis:

Chest photofluorography has been used in the past for mass screening for tuberculosis.

Treatment

Main article: Tuberculosis treatment

Treatment for TB uses antibiotics to kill the bacteria. Effective TB treatment is difficult, due to the unusual structure and chemical composition of the mycobacterial cell wall, which makes many antibiotics ineffective and hinders the entry of drugs.[72][73][74][75] The two antibiotics most commonly used are rifampicin and isoniazid. However, instead of the short course of antibiotics typically used to cure other bacterial infections, TB requires much longer periods of treatment (around 6 to 24 months) to entirely eliminate mycobacteria from the body.[9]Latent TB treatment usually uses a single antibiotic, while active TB disease is best treated with combinations of several antibiotics, to reduce the risk of the bacteria developing antibiotic resistance.[76] People with latent infections are treated to prevent them from progressing to active TB disease later in life.

Drug resistant tuberculosis is transmitted in the same way as regular TB. Primary resistance occurs in persons who are infected with a resistant strain of TB. A patient with fully susceptible TB develops secondary resistance (acquired resistance) during TB therapy because of inadequate treatment, not taking the prescribed regimen appropriately, or using low quality medication.[76] Drug-resistant TB is a public health issue in many developing countries, as treatment is longer and requires more expensive drugs. Multi-drug-resistant tuberculosis (MDR-TB) is defined as resistance to the two most effective first-line TB drugs: rifampicin and isoniazidExtensively drug-resistant TB (XDR-TB) is also resistant to three or more of the six classes of second-line drugs.[77] The DOTS (Directly Observed Treatment Short-course) strategy of tuberculosis treatment recommended by WHO was based on clinical trials done in the 1970s by Tuberculosis Research Centre, Chennai, India. The country in which a person with TB lives can determine what treatment they receive. This is because multidrug-resistant tuberculosis is resistant to most first-line medications, the use of alternative treatments, often referred to as "second-line" antituberculosis medications, is necessary to cure the patient. However, the price of these medications is high; thus poor people in the developing world have no or limited access to these treatments.[78]

Recurrence

Studies utilizing DNA fingerprinting of M. tuberculosis strains have shown that reinfection contributes more substantially to recurrent TB than previously thought,[79] with between 12% and 77% of cases attributable to reinfection (instead of reactivation).[80]

Prognosis

Progression from TB infection to TB disease occurs when the TB bacilli overcome the immune system defenses and begin to multiply. In primary TB disease—1–5% of cases—this occurs soon after infection.[1] However, in the majority of cases, a latent infection occurs that has no obvious symptoms[1]. These dormant bacilli can produce tuberculosis in 2–23% of these latent cases, often many years after infection.[81] The risk of reactivation increases with immunosuppression, such as that caused by infection with HIV. In patients co-infected with M. tuberculosis and HIV, the risk of reactivation increases to 10% per year.[1][38]

Epidemiology

Age-standardized death from tuberculosis per 100,000 inhabitants in 2004.[82]
     no data     ≤ 10     10-25     25-50     50-75     75-100     100-250     250-500     500-750     750-1000     1000-2000     2000-3000     ≥ 3000
World map with sub-Saharan Africa in various shades of yellow, marking prevalences above 300 per 100,000, and with the U.S., Canada, Australia, and northern Europe in shades of deep blue, marking prevalences around 10 per 100,000. Asia is yellow but not quite so bright, marking prevalences around 200 per 100,000 range. South America is a darker yellow.
In 2007, the prevalence of TB per 100,000 people was highest in sub-Saharan Africa, and was also relatively high in Asia.[83]
Annual number of new reported TB cases. Data from WHO.[84]

Roughly a third of the world's population has been infected with M. tuberculosis, and new infections occur at a rate of one per second.[4] However, not all infections with M. tuberculosis cause TB disease and many infections are asymptomatic.[85] In 2007, an estimated 13.7 million people had active TB disease, with 9.3 million new cases and 1.8 million deaths; the annual incidence rate varied from 363 per 100,000 in Africa to 32 per 100,000 in theAmericas.[5] Tuberculosis is the world's greatest infectious killer of women of reproductive age and the leading cause of death among people with HIV/AIDS.[86]

The rise in HIV infections and the neglect of TB control programs have enabled a resurgence of tuberculosis.[87] The emergence of drug-resistant strains has also contributed to this new epidemic with, from 2000 to 2004, 20% of TB cases being resistant to standard treatments and 2% resistant to second-line drugs.[77] The rate at which new TB cases occur varies widely, even in neighboring countries, apparently because of differences in health care systems.[88]

In 2007, the country with the highest estimated incidence rate of TB was Swaziland, with 1200 cases per 100,000 people. India had the largest total incidence, with an estimated 2.0 million new cases.[5] The Philippines ranks fourth in the world for the number of cases of tuberculosis and has the highest number of cases per head in Southeast Asia. Almost two thirds of Filipinos have tuberculosis, and up to an additional five million people are infected yearly [89]. In developed countries, tuberculosis is less common and is mainly an urban disease. In the United Kingdom, the national average was 15 per 100,000 in 2007, and the highest incidence rates in Western Europe were 30 per 100,000 in Portugal and Spain. These rates compared with 98 per 100,000 in China and 48 per 100,000 in Brazil. In the United States, the overall tuberculosis case rate was 4 per 100,000 persons in 2007.[83] In Canada tuberculosis is still endemic in some rural areas.[90]

The incidence of TB varies with age. In Africa, TB primarily affects adolescents and young adults.[91] However, in countries where TB has gone from high to low incidence, such as the United States, TB is mainly a disease of older people, or of the immunocompromised [1][92].

There are a number of known factors that make people more susceptible to TB infection: worldwide the most important of these is HIV. Co-infection with HIV is a particular problem in Sub-Saharan Africa, due to the high incidence of HIV in these countries.[93][94] Smoking more than 20 cigarettes a day also increases the risk of TB by two to four times.[95][96] Diabetes mellitus is also an important risk factor that is growing in importance in developing countries.[97]Other disease states that increase the risk of developing tuberculosis are Hodgkin lymphomaend-stage renal disease, chronic lung disease, malnutrition, and alcoholism.[1]

Diet may also modulate risk. For example, among immigrants in London from the Indian subcontinent, vegetarian Hindu Asians were found to have an 8.5 fold increased risk of tuberculosis, compared to Muslims who ate meat and fish daily.[98] Although a causal link is not proved by this data,[99] this increased risk could be caused by micronutrient deficiencies: possibly iron, vitamin B12 or vitamin D.[98] Further studies have provided more evidence of a link between vitamin D deficiency and an increased risk of contracting tuberculosis.[100][101] Globally, the severe malnutrition common in parts of the developing world causes a large increase in the risk of developing active tuberculosis, due to its damaging effects on the immune system.[102][103] Along with overcrowding, poor nutrition may contribute to the strong link observed between tuberculosis and poverty.[104][105]

Prisoners, especially in poor countries, are particularly vulnerable to infectious diseases such as HIV/AIDS and TB. Prisons provide a conditions that allow TB to spread rapidly, due to overcrowding, poor nutrition and a lack of health services. Since the early 1990s, TB outbreaks have been reported in prisons in many countries in Eastern Europe. The prevalence of TB in prisons is much higher than among the general population – in some countries as much as 40 times higher.[106][107]

History

Tuberculosis has been present in humans since antiquity. The earliest unambiguous detection of Mycobacterium tuberculosis is in the remains of bison dated 18,000 years before the present.[108] Whether tuberculosis originated in cattle and then transferred to humans, or diverged from a common ancestor infecting a different species, is currently unclear.[109] However, it is clear that M. tuberculosis is not directly descended from M. bovis, which seems to have evolved relatively recently.[110]

Tubercular decay has been found in the spines of Egyptian mummies. Pictured: Egyptian mummy in theBritish Museum

Skeletal remains from a Neolithic Settlement in the Eastern Mediterranean show prehistoric humans (7000 BC) had TB,[111] and tubercular decay has been found in the spines of mummies from 3000–2400 BC.[112] Phthisis is a Greek term for tuberculosis; around 460 BC, Hippocrates identified phthisis as the most widespread disease of the times involving coughing up blood and fever, which was almost always fatal.[113] In South America, the earliest evidence of tuberculosis is associated with the Paracas-Caverna culture (circa 750 BC to circa 100 AD).[114][115]

Other names

In the past, tuberculosis has been called consumption, because it seemed to consume people from within, with a bloody cough, fever, pallor, and long relentless wasting. Other names included phthisis (Greek for consumption) andphthisis pulmonalisscrofula (in adults), affecting the lymphatic system and resulting in swollen neck glands; tabes mesenterica, TB of the abdomen and lupus vulgaris, TB of the skin; wasting disease; white plague, because sufferers appear markedly pale; king's evil, because it was believed that a king's touch would heal scrofula; and Pott's disease, or gibbus of the spine and joints.[116][117]

Dr. Robert Koch discovered the tuberculosis bacillus.

Miliary tuberculosis—now commonly known as disseminated TB—occurs when the infection invades the circulatory system, resulting in millet-like seeding of TB bacilli in the lungs as seen on an X-ray.[116][118] TB is also called Koch's disease, after the scientist Robert Koch.[119]

Folklore

Before the Industrial Revolution, tuberculosis may sometimes have been regarded as vampirism. When one member of a family died from it, the other members that were infected would lose their health slowly. People believed that this was caused by the original victim draining the life from the other family members. Furthermore, people who had TB exhibited symptoms similar to what people considered to be vampire traits. People with TB often have symptoms such as red, swollen eyes (which also creates a sensitivity to bright light), pale skin, extremely low body heat, a weak heart and coughing blood, suggesting the idea that the only way for the afflicted to replenish this loss of blood was by sucking blood.[120] Another folk belief told that the affected individual was being forced, nightly, to attend fairy revels, so that the victim wasted away owing to lack of rest; this belief was most common when a strong connection was seen between the fairies and the dead.[121] Similarly, but less commonly, it was attributed to the victims being "hagridden"—being transformed into horses by witches (hags) to travel to their nightly meetings, again resulting in a lack of rest.[121]

TB was romanticized in the nineteenth century. Many people believed TB produced feelings of euphoria referred to as Spes phthisica ("hope of the consumptive"). It was believed that TB sufferers who were artists had bursts of creativity as the disease progressed. It was also believed that TB sufferers acquired a final burst of energy just before they died that made women more beautiful and men more creative.[122] In the early 20th century, some believed TB to be caused by masturbation.[123]

Study and treatment

The study of tuberculosis, sometimes known as phthisiatry, dates back to The Canon of Medicine written by Ibn Sina (Avicenna) in the 1020s. He was the first physician to identify pulmonary tuberculosis as a contagious disease, the first to recognise the association with diabetes, and the first to suggest that it could spread through contact with soil and water.[124][125] He developed the method of quarantine in order to limit the spread of tuberculosis.[126] In ancient times, treatments focused on sufferers' diets. Pliny the Elder described several methods in his Natural History: "wolf's liver taken in thin wine, the lard of a sow that has been fed upon grass, or the flesh of a she-ass taken in broth".[127]

Although it was established that the pulmonary form was associated with "tubercles" by Dr Richard Morton in 1689,[128][129] due to the variety of its symptoms, TB was not identified as a single disease until the 1820s and was not named "tuberculosis" until 1839 by J. L. Schönlein.[130] During the years 1838 – 1845, Dr. John Croghan, the owner of Mammoth Cave, brought a number of tuberculosis sufferers into the cave in the hope of curing the disease with the constant temperature and purity of the cave air; they died within a year.[131] The first TB sanatorium opened in 1854 in Görbersdorf, Germany (today Sokołowsko, Poland) by Hermann Brehmer.[132]

The bacillus causing tuberculosis, Mycobacterium tuberculosis, was identified and described on 24 March 1882 by Robert Koch. He received the Nobel Prize in physiology or medicine in 1905 for this discovery.[133] Koch did not believe that bovine (cattle) and human tuberculosis were similar, which delayed the recognition of infected milk as a source of infection. Later, this source was eliminated by the pasteurization process. Koch announced a glycerine extract of the tubercle bacilli as a remedy for tuberculosis in 1890, calling it "tuberculin". It was not effective, but was later adapted as a test for pre-symptomatic tuberculosis.[134]

The first genuine success in immunizing against tuberculosis was developed from attenuated bovine-strain tuberculosis by Albert Calmette and Camille Guérin in 1906. It was called "BCG" (Bacillus of Calmette and Guérin). The BCG vaccine was first used on humans in 1921 in France,[55] but it was not until after World War II that BCG received widespread acceptance in the USA, Great Britain, and Germany.[56]

Tuberculosis, or "consumption" as it was commonly known, caused the most widespread public concern in the 19th and early 20th centuries as an endemic disease of the urban poor.[135] In 1815, one in four deaths in England was of consumption; by 1918 one in six deaths in France were still caused by TB. In the 20th century, tuberculosis killed an estimated 100 million people.[136] After the establishment in the 1880s that the disease was contagious, TB was made a notifiable disease in Britain; there were campaigns to stop spitting in public places, and the infected poor were pressured to enter sanatoria that resembled prisons; the sanatoria for the middle and upper classes offered excellent care and constant medical attention.[132] Whatever the purported benefits of the fresh air and labor in the sanatoria, even under the best conditions, 50% of those who entered were dead within five years (1916).[132]

Public health campaigns tried to halt the spread of TB

The promotion of Christmas Seals began in Denmark during 1904 as a way to raise money for tuberculosis programs. It expanded to the United States and Canada in 1907 – 1908 to help the National Tuberculosis Association (later called the American Lung Association).

In the United States, concern about the spread of tuberculosis played a role in the movement to prohibit public spitting except into spittoons.

In Europe, deaths from TB fell from 500 out of 100,000 in 1850 to 50 out of 100,000 by 1950. Improvements in public health were reducing tuberculosis even before the arrival of antibiotics. The disease remained such a significant threat to public health, that when the Medical Research Council was formed in Britain in 1913, its initial focus was tuberculosis research.[137]

It was not until 1946 with the development of the antibiotic streptomycin that effective treatment and cure became possible. Prior to the introduction of this drug, the only treatment besides sanatoria were surgical interventions, including the pneumothorax or plombage technique — collapsing an infected lung to "rest" it and allow lesions to heal — a technique that was of little benefit and was mostly discontinued by the 1950s.[138] The emergence of multidrug-resistant TB has again introduced surgery as part of the treatment for these infections. Here, surgical removal of chest cavities will reduce the number of bacteria in the lungs, as well as increasing the exposure of the remaining bacteria to drugs in the bloodstream. It is therefore thought to increase the effectiveness of the chemotherapy.[139]

Hopes that the disease could be completely eliminated have been dashed since the rise of drug-resistant strains in the 1980s. For example, tuberculosis cases in Britain, numbering around 117,000 in 1913, had fallen to around 5,000 in 1987, but cases rose again, reaching 6,300 in 2000 and 7,600 cases in 2005.[140] Due to the elimination of public health facilities in New York and the emergence of HIV, there was a resurgence of TB in the late 1980s.[141] The number of patients failing to complete their course of drugs is high. New York had to cope with more than 20,000 TB patients with multidrug-resistant strains (resistant to, at least, both Rifampin and Isoniazid).

The resurgence of tuberculosis resulted in the declaration of a global health emergency by the World Health Organization (WHO) in 1993.[142] Every year, nearly half a million new cases of multidrug-resistant tuberculosis (MDR-TB) are estimated to occur worldwide.[143]

Evolution

Tuberculosis has co-evolved with humans for many thousands of years, and perhaps for several million years.[144] The oldest known human remains showing signs of tuberculosis infection are 9,000 years old.[145] During this evolutionM. tuberculosis has lost numerous coding and non-coding regions in its genome, losses that can be used to distinguish between strains of the bacteria. The implication is that M. tuberculosis strains differ geographically, so their genetic differences can be used to track the origins and movement of each strain.[146]

Society and culture

Through its affecting important historical figures, tuberculosis has influenced particularly European history, and become a theme in art – mostly literature, music, and film.

Public health

Tuberculosis is one of the three primary diseases of poverty along with AIDS and malaria.[147] The Global Fund to Fight AIDS, Tuberculosis and Malaria was started in 2002 to raise finances to address these infectious diseases. Globalization has led to increased opportunities for disease spread. A tuberculosis scare occurred in 2007 when Andrew Speaker flew on a transatlantic flight infected with multi-drug-resistant tuberculosis.[148]

In the United States, the National Center for HIV, STD, and TB Prevention, as part of the Center for Disease Control and Prevention (CDC), is responsible for public health surveillance and prevention research.

Notable victims

Research

The Mycobacterium Tuberculosis Structural Genomics Consortium is a global consortium of scientists conducting research regarding the diagnosis and treatment of tuberculosis. They are attempting to determine the 3-dimensional structures of proteins from M. Tuberculosis.[citation needed]

In other animals

Main article: Mycobacterium bovis

Tuberculosis can be carried by mammals; domesticated species, such as cats and dogs, are generally free of tuberculosis, but wild animals may be carriers.

Mycobacterium bovis causes TB in cattle. An effort to eradicate bovine tuberculosis from the cattle and deer herds of New Zealand is underway. It has been found that herd infection is more likely in areas where infected natural reservoir such as Australian brush-tailed possums come into contact with domestic livestock at farm/bush borders.[149] Controlling the vectors through possum eradication and monitoring the level of disease in livestock herds through regular surveillance are seen as a "two-pronged" approach to ridding New Zealand of the disease.

In the Republic of Ireland and the United Kingdom, badgers have been identified as one vector species for the transmission of bovine tuberculosis. As a result, governments have come under pressure from some quarters, primarily dairy farmers, to mount an active campaign of eradication of badgers in certain areas with the purpose of reducing the incidence of bovine TB. The effectiveness of culling on the incidence of TB in cattle is a contentious issue, with proponents and opponents citing their own studies to support their position.[150][151][152] For instance, a study by an Independent Study Group on badger culling reported on 18 June 2007 that it was unlikely to be effective and would only make a “modest difference” to the spread of TB and that "badger culling cannot meaningfully contribute to the future control of cattle TB"; in contrast, another report concluded that this policy would have a significant impact.[153] On 4 July 2008, the UK government decided against a proposed random culling policy.[154]

External links

http://en.wikipedia.org/wiki/Tuberculosis
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