Sources
Figure de l'eau
Peinture sur bois, 200 × 60 cm, 2024 (Photo : Philippe Rocher)
Démarche artistique
« Depuis trente ans, je peins des personnages. Des figures qui s'imposent, qui regardent, qui ne vous laissent pas indifférent. Je suis le premier spectateur de mon travail — et c'est peut-être là l'essentiel : découvrir sur le moment ce qui se met en place, ce que la peinture révèle. Ce qui me guide ? Le besoin de produire, de remettre sans cesse en question, de chercher de nouvelles pistes. Et la joie d'inventer encore et encore. »
Le travail de Didier JACQUES naît d'une liberté fondamentale : celle d'un autodidacte qui avance sans contrainte, au rythme de ses découvertes et de ses envies. Depuis une trentaine d'années, il construit patiemment un univers centré sur la figure humaine — debout, frontale, à l'échelle du corps.
Peintes sur bois découpé, ses figures s'affranchissent du mur et du cadre traditionnel. La planche debout, posée sur un socle, prend espace, prend corps. Des présences qui peuvent d'abord déranger — avant d'apprivoiser le regardeur. Les yeux dans les yeux.
Le noir est au cœur de l'œuvre. Il relie, structure, et crée un contraste puissant avec la couleur. Bien plus qu'un contour, c'est un langage en soi — points, traits, rythmes, touches de lumière — qui donne à chaque figure sa force et sa singularité. C'est lui qui tient tout ensemble.
Hors des circuits académiques et des modes, ce travail suit sa propre trajectoire — celle d'une nécessité intérieure qui devait se faire de toute façon. Un parcours singulier, construit dans la durée, loin des regards, et qui s'inscrit aujourd'hui dans le champ de l'art singulier — non par étiquette, mais par sentiment d'appartenance.
Souffle
Figure du vent
Peinture sur bois, 200 × 60 cm, 2025
(Photo : Philippe Rocher)
Sources
Figure de l'eau
Peinture sur bois, 200 × 60 cm, 2024
(Photo : Philippe Rocher)
Passage
Figure de lien
Peinture sur bois, 200 × 60 cm, 2025
(Photo : Philippe Rocher)
Lumière
Figure d'énergie
Peinture sur bois, 200 × 60 cm, 2024
Enluminure
Figure d'écriture
Peinture sur bois, 160 × 50 cm, 2025 (Photo : Didier JACQUES)
Nouveau : mai 2026
Écumes et déferlantes
Figure de mer
Peinture sur bois, 200 x 60 cm, 2026
Matrice
Figure de l'origine
Peinture sur bois, 200 × 60 cm, 2026
BIO
Didier JACQUES, né en 1962 à Fontenay-le-Comte, est peintre. Autodidacte, il développe depuis une trentaine d'années un travail centré sur la figure humaine, principalement sur bois découpé. Parallèlement à sa pratique artistique, il a consacré de nombreuses années à l'accompagnement de projets artistiques en musique, peinture et sculpture, auprès d'établissements scolaires et dans le secteur médico-social, notamment en IME. Aujourd'hui retraité, il se consacre pleinement à sa peinture.
En 2006, la galerie Franck Le Feuvre, rue Miromesnil, Paris 8ème, le contacte spontanément. Une rencontre sans suite commerciale, mais qui lui apporte une reconnaissance décisive : la confirmation que son travail mérite d'être regardé.
En 2017, il participe à une résidence artistique à La-Châtaigneraie, où il crée des personnages à partir de mobilier ancien, travaillant en plein air au cœur du village. Une expérience de création ouverte sur le public et les établissements scolaires, où les rencontres et les histoires des habitants nourrissent le travail.
En 2018, il investit la Chapelle Saint-Cyprien de Bressuire avec une exposition d'une cinquantaine d'œuvres, grands formats sur papier suspendus depuis la charpente en forme de carène renversée, figures sur bois debout au sol. Un dialogue entre l'œuvre et l'architecture, soutenu par la municipalité de Bressuire.
En 2020, pendant le confinement, il réalise des interventions urbaines à Rezé, des collages in situ qui dialoguent avec l'espace public, le contexte de l'isolement, et la nécessité de continuer à produire malgré tout.
En 2026, il expose à la bibliothèque de Xanton-Chassenon.
Il vit et travaille à l'Orbrie, en Vendée.
A propos
Trente ans que je peins. Trente ans que les personnages s'accumulent, prennent l'espace, s'imposent — comme ils le font face au regardeur.
J'ai jeté. J'ai gardé. J'ai recommencé. La question de savoir quoi faire de tout ça reste entière : arrêter de produire ? Jeter ? Montrer ? Est-ce que ça sert à quelque chose ?
Je n'ai pas de réponse définitive. Ce que je sais, c'est que je n'ai jamais pu m'arrêter. Aujourd'hui sans atelier, je peins dans ma petite maison — en liberté. La peinture me construit autant que je la construis. C'est ma liberté, mon questionnement, ma joie.
Ce site est peut-être une fenêtre — un lien possible avec ceux qui voudraient regarder.
Carnet de travail
Travail en cours, Mai 2026.
Planche découpée, mise en relief. La peinture viendra ensuite..
Affleurements
Nouvelle série — 2026
Variations de niveaux sur bois découpé. Ce qui est enfoui remonte, affleure, se révèle de l'intérieur — partiellement. Le regard cherche ce qui est plat, ce qui est en relief. Les plans se dérobent, l'œil hésite. Le relief complète et amplifie la présence de l'objet dans l'espace.
La couleur et ce qu'elle porte
Couleurs fortes et demi-teintes se répondent, ni l'une ni l'autre ne pourrait exister seule. Un équilibre construit dans la durée, entre force et douceur, joie et mélancolie.
Exposition 2026
Exposition "Art singulier"
Bibliothèque de Xanton-Chassenon
20 janvier - 8 avril 2026
INTERVENTIONS URBAINES
2020 Collages in situ réalisés à Rezé (44) sur des panneaux d'affichage libre, pendant le confinement.
LA PIEUVRE
Collage sur panneau d’affichage libre, Port de Trentemoult (Rezé), 2020
Décalage
en recouvrement
Collage sur panneau d'affichage libre, place du pays de Retz (Rezé), 2020
Expositions précédentes
2019, Moulin du Liveau, Clisson
2018, Chapelle Saint-Cyprien de Bressuire avec une exposition d'une cinquantaine d'œuvres, grands formats sur papier suspendus depuis la charpente en forme de carène renversée, figures sur bois debout au sol. Un dialogue entre l'œuvre et l'architecture, soutenu par la municipalité de Bressuire
Installation des dix grands formats sur papier suspendus depuis la charpente, technique mixte sur papier, 200 × 300 cm.
Chapelle Saint-Cyprien, Bressuire, 2018.
2017 Histoires de meubles, Résidence à la Châtaigneraie