Les besoins du cheval


Avoir un cheval c'est en être responsable :
on a retiré le cheval de son milieu naturel pour le faire notre,
 il est donc de notre devoir de veiller à ce qu'il ait tout ce dont il a besoin.


William Thorpe (Learning and instinct in Animal, 1958) dit que "L'animal doit impérativement avoir la possibilité de reproduire les comportements propres à son espèce."
Cette idée a eu du mal à être acceptée à l'époque et encore aujourd'hui, les habitudes de soins aux chevaux restent loin de ces besoins. Il perdure encore des habitudes, qui maintiennent le cheval loin de son éthogramme naturel (ensemble des comportements propres à l'espèce).

Ethogramme du cheval, répartition des comportements du cheval :

Le cycle du cheval est dit circadien c'est à dire que, comme le notre, il est réparti sur 24 heures.
Manger représente la plus grande part du budjet temps du cheval au moins 14 heures (en grande abondance et jusqu'à 18 heure !)
Debout, inactif représente moins de 5 heures.
Coucher 2 heures et demi seulement.
Autre : intéractions sociales, vigilence, déplacement ... 2 heures et demi
(D'après DUNCAN)

 Budjet temps, selon l'installation des chevaux
 chevaux camargue en semi liberté, observés sur 24 mois
(Duncan)
 8 chevaux en stabullation libre, foin et paille à volonté
 3 chevaux en box,pouvant se toucher, paille et foin à volonté
 chevaux (1m60/1m70) en box, sans contact visuel ou physique, rationnés en fourrages (3kg/jours)
 manger  60% 14,5heures
 57%  47% 11 heures 30
 15% 3 heures 30
 debout inactif
 20% moins de 5 heures
 23%  40% 10 heures
 65% plus de 15heures 30
 coucher  10% 2 heures 30
 10%  10%
 15%
 autre  10%  10%  3%   5% 1heure 15

On constate que la vie en stabulation libre, avec fourrages à volonté permet d'être au plus proche de la vie "au naturel". On constate surtout que la vie du cheval au box est complètement bouleversée et qu'une grand partie de son budjet/temps ne consiste qu'à se tenir immobile, sans rien faire ! On remarque aussi une augmentation du temps couché.
On peut alors facilement en déduire l'ennui que ressent le cheval !

Le but de ce premier tableau est de mettre en évidence, l'augmentation de l'inactivité lorsque les chevaux sont en box en particulier avec une alimentation insuffisante en fourrage.
Une autre manière de décrire les comportements journaliers du cheval est le suivant :
Se nourrir (en déplacement ou non) : 55 à 60% (entre 13 et 15 heures)
Au repos (debout ou coucher) : 20 à 25% (entre 5 et 6 heures)
Se déplacer (à toutes les allures) : 7%
En alerte (surveillance des environs) : 6% (un peu plus de deux heures)
Comportements sociaux : 2%  (3/4 d'heure)
(Duncan)

Les trois grands besoins du cheval : 

On sait que le cheval est un herbivore des plaines, vivant en troupeau. Son alimentation principale est donc le fourrage, il a besoin d'espace et de compagnie.

L'alimentation

De nombreux sites, des ouvrages etc traitent de l'alimentation équine, des besoins des chevaux en UF, MAD, MS et autres informations plus ou moins complexes, je n'entrerai donc pas dans les détails.
UF signifie Unitées Fourragères, c'est la valeur nutritive de l'aliment, ce qu'il va apporter en carburant au cheval, plus ou moins ce qui correspond à nos calories, approximativement ce qui lui permet de prendre du poids. Les unités fourragères n'ont pas d'unité et sont exprimées par kg d'aliments.
MAD Matière Azotée Digestive. L'azote est ce qui constitue les protéines, autrement dit ce qui favorise la prise musculaire. Chez le cheval, cela lui donne généralement de l'énergie, de l'entrain : les chevaux trop vif le sont assez souvent par excès d'azote dans la ration (l'herbe peut parfois être riche en azote), mais une alimentation surprotéinée peut au contraire rendre le cheval lourd et raide, manquant d'entrain en effet l'élimination des protéines peut surcharger les reins et ainsi provoquer des raideurs lombaires. Exprimé en g par Kg
MS ou matière sèche c'est l'aliment débarrasé de son eau... (en Kg par 100 Kg d'aliment, en général) En particulier la cellulose, qui constitue le lest digestif et qui en excès peut provoquer des obstructions intestinales (coliques) et qui en insuffisance peut provoquer des troubles digestifs (coliques gazeuses) et des fourbures.
*On trouve parfois la lettre C à la fin de ces sigles, elle veut dire "Cheval"

Ca est le calcium, P le phosphore, Zn le zinc et Cu le cuivre ... Bien sûr, on peut se préoccuper de bien d'autre éléments de l'alimentation. Les sites et les ouvrages nous permettent de calculer les besoins de nos chevaux, on trouve aussi des calculateurs et au moins un tableur (cherchez "boufinte" dans votre navigateur) à remplir pour calucler les rations ...
Il est important de couvrir les besoins du cheval sans les excéder ; les rapports entre les différents éléments est aussi très important.
De manière très simple, il suffit de considérer qu'il ne s'agit que de chiffres à respecter et dont il faut respecter l'équilibre...

On l'a vu, le cheval doit pouvoir passer la plus grande partie de la journée à manger. Il a essentiellement besoin d'herbe, il peut en manger 60 kg par jour. A défaut, on lui donnera du fourrage, en particulier du foin, qui n'est autre que de l'herbe séchée. Selon les sources, on donnera environ 10 kg de foin par jour, parfois moins, parfois plus, en complémentant éventuellement avec des aliments riches. En effet, l'herbe contient 80 % d'eau, le foin représente donc 20% du poids de l'herbe (60*20%=12)
La solution la plus simple est de laisser le foin en libre service, en ajoutant une pierre à sel et une pierre minérale de bonne qualité, cela permet généralement de couvrir très correctement, voire parfaitement, les besoins équin, on pourra aussi donner des compléments minéraux et vitaminés si on le souhaite, depréférence selon l'avis d'un vétérinaire. Si les fourrages ne peuvent être donné à volonté, on multiplira le plus possible le nombre de repas, le plus important sera distribué le soir.
On n'oubliera pas que le cheval boit beaucoup, environ 40 l d'eau par jour. L'eau doit être propre et claire.

L'instinct grégaire

Le cheval est un animal de troupeau. A l'état sauvage, les chevaux se répartissent en groupe familiaux constitués d'un étalon (parfois plusieurs), de quelques juments et des jeunes jusqu'à environs deux ans. On trouve aussi des groupes des célibataires mâles.

Cette grégarité a une raison d'être : d'elle dépend la survie de l'individu et de l'espèce. En effet, si les sabots et les dents des chevaux peuvent être très dangereux, le cheval n'est pas un combattant, sa survie réside dans la fuite. Le plus tôt le danger est perçu, le plus tôt le troupeau peut fuir.






Quelques individus surveillent les environs (lèvent la tête pendant quelques instant) pendant que les autres mangent ou se reposent, à tour de rôle. Si l'attention que porte un individu à quelque chose, dure ou est trop forte une majorité du troupeau ou le troupeau entier entre en vigilence. De même, si l'un d'eux s'agite, ou commence à fuir, le troupeau l'imite.
Si le cheval est seul il doit se charger seul de la surveillance des environs, se fier à lui même pour se savoir en sécurité. C'est pourquoi le cheval que l'on sépare de son troupeau peut manifester de l'inquiétude, voire du stress... Le cheval a donc le besoin quasi permanent de pouvoir voir et sentir ses compagnons.










Il ne faut pas négliger qu'il a aussi besoin de contact physique (toilettage mutuel*) et d'intéragir avec les autres. Le budjet temps consacré aux rappports sociaux semble court, mais d'une part, il est indispensable à l'équilibre psychique, et d'autre part ces rapports ne cessent jamais vraiment : les chevaux se voient, se surveillent en permanence, pour savoir comment se positionner les uns aux autres, pour maintenir l'intégrité du troupeau.
Enfin, il ne faut pas nier ni négliger l'attachement du cheval envers certains de ses compagnons : l'amitié chez les chevaux est réelle et importante.
Enfin, si les chevaux ne se disposent pas en hiérarchies pyramidales et si les hiérarchies entre chevaux peuvent être discrêtes, elles sont importantes et constructrices, formatrices, pour le mental du cheval : comme nous, il a besoin de se confronter ses semblables.
*Le toilettage mutuel permet outre de calmer les démangeaisons des équidés (autres espèces aussi d'ailleurs) de masser (il a par exemple été prouvé que le grattage du garrot abaisse le rythme cardiaque) mais aussi de tisser, renforcer les liens sociaux.





Besoin d'espace

Le cheval est un animal des plaines, il a besoin de pouvoir voir au loin de manière à pouvoir fuire dès que le danger est perceptible. En milieu à visibilité réduite, le danger peut surgir de n'importe où, prenant la proie par surprise. Les chevaux, nos chevaux domestiques en particulier, peuvent s'abituer à un milieu plus restrain et s'y sentir néanmoins en sécurite. Cependant, le cheval a besoin de mouvement : le cheval sauvage se déplace presque en permanence durant le pâturage, à la recherche de la meilleure nourriture. Il est fait pour se déplacer. Aussi il est préférable de restreindre ses mouvements le moins possible. Le cheval ne suporte pas la solitude, la surpopulation n'est pas bonne non plus ! Elle développe en particulier l'agressivité, les chevaux ne pouvant plus se placer à distance respectueuse les uns des autres*.
En laissant le cheval dehors on lui maintient généralement plus facilement un meilleur moral, mais aussi on évite des problèmes articulaires dus à l'immobilisation, les engorgements, le creusement éventuel du dos en fonction de la porte, on évite aussi les troubles respiratoires.
* Néanmoins, des chevaux qui s'entendent particulièrement bien, des amis, peuvent cohabiter dans un espace restreint un certain temps, par exemple, du temps où j'étais contrainte de rentrer ma jument et ma ponette la nuit, elle partageaient le même box.


La vie idéale

La vie idéale permettrait au cheval de pouvoir réaliser tout son éthogramme, l'ensemble des comportements pour lesquels il est génétiquement programmé, sans qu'il ait à subir les rigueurs de la vie sauvage. C'est somme tout assez simple : une vie en troupeau dans un espace suffisant (puisque nous parlons d'idéal, 1 hectare par cheval), de l'eau propre et des fourrages à volonté, des abris naturels et artificiels, orientés vers le sud, suffisamment profond et haut (2,8m min), donnant 9 m2 par cheval et abondament paillés.
Des liens se créent entre les chevaux, les rapports entre eux (on parle de hiérarchie, mot à prendre avec précaution chez le cheval !) prennent du temps à s'établir c'est pourquoi on évitera de modifier la structure des troupeaux.
Toujours dans la recherche de l'idéal, on choisiera un terrain varié. Plutôt de la plaine, avec quelques arbres et haies pour se proteger du soleil et du vent, une zone sableuse pour que les chevaux puissent se rouler ; une zone humide, même une marre ou un cour d'eau pour que les chevaux puissent se rafraichir en se roulant dans la boue et se réhumidifier les pieds ; une zone dure et sèche en hivers et une zone assez caillouteuse pour favoriser un bon pied (référence au chevaux pieds nus et au "parage naturel")
Attention cependant : Il ne faut pas changer brutalement les habitudes de vie du cheval, par exemple si votre cheval vit en box depuis longtemps et ne sort que deux heures au paddok, il pourra souffrir d'être lâché soudainement dehors 24 /24 heures. Toute modification importante doit être progressive, étudiée et sous surveillance...


Compenser, faire au mieux

Bien sûr, il n'est pas toujours facile de donner la vie "idéale" au cheval, la perfection n'est pas de ce monde dit-on et ce qui convient à un cheval, n'est pas forcément ce qui convient à un autre

Si le cheval ne peut avoir accès au pré
en permanence, il faut tout de même le laisser s'ébattre au maximum en liberté : au pré toute la journée si possible, une ou deux sorties un peu plus courte etc ... Le lâcher et /ou le longer avant ou à la place de le monter peut compenser un peu le manque d'activité liée à des sorties au pré ou au paddock insuffisantes, pour couper la journée on peut aussi le promener en main, faire des sorties broutages...
Le box doit être spacieux pourvu d'une litière abondante pour que le cheval se couche et se roule confortablement, de préférence de la paille afin que le cheval puisse manger à volonté. Le box doit permettre au cheval de regarder autour de lui (à l'extérieur si possible mais au moins dans le couloir) et de toucher ses voisins.
On pourrait m'objecter que les chevaux vont se mordre entre eux. Il faut savoir que l'agressivité n'est pas un comportement normal du cheval. Il apparait généralement en cas d'accès insuffisant aux ressources, si le foin est distribué à volonté, une grande part des comportements agressifs vont disparaîtres... La surpopulation, ici boxes trop étroits, peut aussi provoquer des comportements agressifs ainsi que l'excédent d'énergie, lié au manque de sorties. Si les chevaux tissent de liens amicaux, certains peuvent ne pas s'entendre, on ne les mettra donc pas côte-à-côte.
L'écurie doit être bien ventilée pour éviter les troubles respiratoires.


Pour l'alimentation, il est assez simple de fournir suffisament de foin et / ou de paille. Pour éviter le gaspillage, on pourra utiliser des rateliers, bas si possible car le cheval est fait pour manger par terre et car l'ingestion de fourrage par le haut peut causer divers troubles (respiratoire : les poussières s'infiltrant dans les naseaux, risque de bouchon et d'obstruction oesophagiennes, lésions articulaires à cause de la position tête haute). Rateliers que l'on choisira de manière à ce que le cheval ne puisse pas se blesser en se coinçant un membre dedans. Le filet à foin peut être pratique mais pas sans danger : si il n'est pas attaché correctement, le cheval peut se prendre dedans, surtout si le filet est à grande maille. On peut fermer le filet avec un mousqueton et le laisser sur le sol, si le cheval n'est pas ferré et si les mailles se sont pas trop grandes. Il existe maintenant des filets à petites mailles qui présentent les deux avantages d'empêcher le cheval de manger trop vite et qu'il ne puisse pas passer son pied à travers. Plusieurs petits points d'alimentation, espacés permettent au cheval de se déplacer d'un point d'alimentation à un autre, comme si il broutait. Et surtout de permettre à tous les chevaux de pouvoir accéder aux ressources.
Bien sûr, il faut savoir prévoir. Dans le doute, mieux vaut prendre plus de foin et le finir l'année suivante, il sera encore bon si il est bien stocké bien qu'un peu moins riche et par exemple parfait pour complémenter l'herbe d'automne, ou en mélange avec le foin de l'année plus riche etc... Par exemple, 3t5 permettra de donner 10 kg de foin par jour et par cheval, cela peut-être beaucoup ou insuffisant selon les pâtures...

Si le cheval manque d'état ou que le foin manque de qualité (attention, un trop mauvais foin peut provoquer des troubles digestifs et/ou respiratoires) on pourra complémenter en aliments riches (grain etc...) de manière à augmenter l'apport en UF et éventuellement en MAD.
On peut aussi améliorer l'énergie du cheval, son rendement au travail en particulier, en augmentant le rapport MAD/UF, dans les limites conseillées, par l'ajout d'éléments riches en ce nutriment (luzerne (attention alors à l'apport en calcium qui peut devenir trop élevé) par exemple, soit en fourrage soit en granulés ...)
Si le cheval est trop gras, on ne lui donnera que du fourrage. Si le foin le nourrit encore trop, on pourra alors le mélanger à la paille, de manière maintenir un apport en fibre suffisant tout en diminuant les UF. Il faudra faire alors attention à ne pas trop diminuer le foin tout de même, car la paille, fibre grossière (cellulose) peut provoquer des obstructions.
Dans le cas du cheval à l'herbe c'est plus difficile car il faut rationner l'herbe. Une solution consiste à partitionner la pâture et à laisser les chevaux "râper" l'emplacement. Il est alors recommander d'enlever régulièrement les crottins. Le problème de cette solution est que le cheval passe d'une période d'abondance (agrandissement ou ouverture de la nouvelle pâture) à une période de disette. Si cela correspond au rythme naturel du cheval (circadien, 24 heures) cela n'est pas un problème mais ça en devient un si l'on s'en éloigne trop. De plus, il faut savoir que l'herbe chauffée par le soleil voit sa concentraton en sucre augmentée.
Retirer les chevaux de la pâture l'aprés midi ou à partir de la fin de la matinée, pour les remettre le soir me parait une bonne solution, à condition que le cheval puisse manger des aliments peut nutritif (paille) entre temps. On doit laisser le cheval manger pour deux raisons : il est préférable que le cheval puisse avoir accès à la nourriture à volonté de manière à respecter son biorythme (manger au moins 14 heures par jour), et d'autre part parce que, le ventre vide, il va se précipiter et se gaver d'herbe.
Un travail régulier est un des meilleurs moyens de maintenir le cheval en bonne forme.


L'absence de compagnon est ce qu'il y a de plus complexe à résoudre pour le particulier qui a son cheval chez lui. En effet, prendre un autre cheval c'est augmenter considérablement tous les frais qui en incombent ! Pourtant c'est ce que choisirait votre compagnon : un cheval peut s'entrendre avec un poney, un âne, une chèvre ... mais si on lui laisse le choix, il choisira un cheval et un petit poney choisira un poney de taille correspondante. Une solution pourrait être de s'associer entre propriétaire dans les environs ... Dans les structures équestres les chevaux sont facilement en contact olfactif, les boxes devraient systématiquement être conçus de manière à ce qu'ils puissent se voir et se toucher, l'idéal étant qu'ils puissent passer l'encolure dans le box de l'autre afin d'effectuer un peu de nettoyage mutuel (voir plus haut) au paddock, les chevaux peuvent entrer en contact visuel, et parfois établir un contact naseau-nasal, éventuellement jouer ensemble chacun de son côté de la clôture, mais ils ne peuvent effectuer de toilettage mutuel. Il est donc fortement recommandé de mettre plusieurs chevaux ensembles, d'au moins les mettre par deux.

Les chevaux entiers ont bien sûr, eux aussi besoin de compagnons. Le mieux est les laisser avec leurs juments si ils sont reproducteurs. Si ce n'est pas possible, ils peuvent parfois cohabiter avec des hongres ou avec d'autres entiers. Une hiérarchie s'établira de la même manière, peut-être de manière plus violente. Pour limiter l'agressivité des entiers, on les placera généralement loin des juments. On notera qu'un entier qui a sailli, qu'on ne laisse pas avec le jument, peut devenir plus agressif, probablement à cause de la frustration due à la séparation d'avec sa compagne. Ainsi, les chevaux qui ne saillissent qu'en main ou pire, par insémination, ont bien souvent un comportement déviant, agressif dû très probablement aux conditions d'hébergement et à la perception faussée des contacts équins à cause de l'intervention humaine empêchant les cours et autres relations normales entre étalons et juments. De ce fait, il est difficile de mettre ces chevaux dans des prés commun. Il cependant veiller au maintien de contacts olfactifs et visuel.
En ce qui concerne le jeune cheval, il est indispensable qu'il ne soit pas seul. Il a besoin d'être avec ses pairs pour apprendre à se comporter en cheval. Un poulain élevé seul sera très fréquement difficile à manipuler, et sera presque toujours délicat à mettre en compagnie d'autre chevaux, parfois se conduira en sociopathe. On peut croire que cela facilite les choses pour ensuite avoir un cheval seul, en se disant que l'on résoud ainsi les problèmes d'instinct grégaire, il faut surtout penser aux manques et frustrations engendrées et accumulées.


Les besoins intellectuels

Le cheval a un cerveau ! C'est un animal curieux, capable d'apprendre, de s'adapter. Un environnement morne l'ennui, affaibli son moral. Dans la nature, les rapports avec ses compagnons, la recherche des meilleurs aliments, la surveillance et éventuellement la fuite des prédateurs, mobilisent ses capacités intellectuelles et le protège de l'ennui. Dans le milieu protégé, voire surprotégé que nous lui donnons, les stimulations mentales manquent souvent.
Avec un ou mieux, plusieurs compagnons, une vie à l'extérieur, on comble une grande partie de ses besoins. Mais dans le travail, il ne faut pas oublier de s'adresser au cerveau du cheval : chercher à s'en faire comprendre, à le comprendre.

le bouchon



Les soins

Le cheval, selon sa nature, selon ses habitudes, à besoin de plus ou moins de soins. Les propriétaires ressentent aussi le besoins de choyer leur cheval. On notera que plus on éloigne le cheval d'une vie naturelle, plus on l'empêche de prendre soin de lui-même, plus nous devons le faire à sa place. Par exemple, un cheval au pré qui peut se rouler et disposer de ses compagnons pour se toiletter aura moins besoins de l'aide de l'homme pour se débarasser des poils morts et parasites. Voir l'article

Bien sur, le cheval a aussi besoin de coucher et de dormir !