Diagnostic immobilier Mazamet 81200

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Population et logements :


La population de Mazamet était de 10 539 au recensement de 1999, 
10 158 en 2006, 10 055 en 2007 et 9 975 en 2009. La densité de 
population de la ville est de 138.39 habitants par km².
Le nombre de logements sur la commune a été estimé à 5 837 en 2007
 Ces logements se composent de 4 766 résidences principales, 
310 résidences secondaires ou occasionnels ainsi que 761 logements vacants. 

La ville de Mazamet appartient à l'arrondissement de Castres. Le code 
postal de la ville de Mazamet est le 81200 et son code Insee est le 
81163.


La crue du 12 au 13 novembre 1999:


Le paroxysme pluvieux s'est produit sur le haut bassin du Thoré ; c'est
l'ensemble de ce bassin qui a connu de très fortes inondations avec un 
cumul pluviométrique de 420 mm au pluviomètre de Rouairoux 
(soit en 2 jours près des 25 % de la hauteur des précipitations 
moyennes annuelles). De nombreux repères (plaques gravées avec le 
niveau atteint par l'eau et la date) ont été placés tout le long de la 
vallée pour garder la mémoire de cette crue. Les différentes 
indications données ci-après précisent certaines caractéristiques de la 
crue dans les différents sous bassins du Thoré (débit, durée de retour, 
comparaison avec la crue de 1930). 

La crue du Thoré amont 

  • A Labastide-Rouairoux, la CACG estime une durée de retour 
inférieure à 100 ans (de l'ordre de 80 ans) pour le débit de la 
crue fixée à 200 m3 /s, le débit centennal est évalué à 220 m3 /s.
  • A Saint-Amans-Soult, la SOGREAH estime le débit centennal 
compris entre 500 et 570 m3 /s . Le débit de la crue de 1999 
étant fixé à 500 m3 /s, la durée de retour retenue est proche de
 100 ans.
 Il est écrit en conclusion (rapport du PPRI) 
"La durée de retour de la crue de 1999 serait légèrement inférieure à 
l'événement centennal vers le haut bassin du Thoré. Vers l'aval, une 
durée de retour centennale peut être admise".

La crue de l'Arn 

Les bassins versants du Thoré et de ses affluents étant voisins, ils 
sont soumis aux mêmes conditions météorologiques, les crues de l'Arn
 ont toujours eu lieu aux mêmes dates que celles du Thoré. En 1999, 
au moment de la crue, le réservoir du barrage des Saints-Peyres, 
d'une capacité de 34 millions de m3 , était pratiquement vide, il a ainsi
 bloqué l'intégralité des débits de la crue. Le barrage contrôlant 129 
km2 des 166 km2 du bassin versant de l'Arn, l'Arn n'a pas été en crue 
et de ce fait il n'a pas augmenté la crue du Thoré en aval de la 
confluence ; son débit de pointe à la confluence a été estimé à 
0 m3 /s pour un bassin versant de 37 km² (à partir de l'estimation EDF
 au niveau de la retenue de Bäous aval). Il est écrit en conclusion 
rapport du PPRI):

"La crue du 13 novembre serait donc inférieure à l'événement 
centennal au niveau de la station des Taillades (EDF). La durée de 
retour est de l'ordre de 60 ans. Sur la partie amont du bassin, on peut 
faire l'hypothèse que la durée de retour est supérieure et rentre dans 
l'ordre de grandeur de la crue centennale. […] A l'aval du barrage des 
Saints-Peyres, l'événement de 1999 est évidemment banal. Sur ce 
tronçon et en particulier dans son extrémité aval, la crue de mars 
1930 constitue de ce fait la référence PHEC indiscutable". "On peut 
donc estimer que la retenue des Saints-Peyres a soustrait à la crue 
du Thoré aval un débit compris entre 110 et 180 m3 /s soit, au plus, un 
débit analogue au débit de pointe de l'Arnette."

La crue de l'Arnette 

L'Arnette qui draine un bassin versant de 83 km² présente, tout comme ses affluents, un caractère torrentiel (pente d'écoulement proche de 2%, lit enserré par des versants à forte pente et absence de lit majeur). Les 12 et 13 novembre 1999, la forte pluviométrie sur son bassin versant a entraîné en plusieurs endroits des glissements de terrains superficiels et des coulées boueuses qui ont directement alimenté le transport solide de la crue. Le débit de la crue de 1999 est estimé pour le bassin total à 200 m3 /s. 

Il est écrit en conclusion (rapport du PPRI) "Après recalage des débits de crue, on peut affecter à l'événement de novembre 1999 une durée de retour centennale à l'exutoire (Molière Basse), largement supérieure à 100 ans vers l'amont du bassin." 
"Cette analyse des crues historiques met en évidence l'importance, relative, de la crue du 13 novembre 1999 qui surpasse nettement la crue de 1930. Ainsi, pour l'établissement du Plan de Prévention des Risques Inondation, la crue de 1999 constitue donc indiscutablement la référence PHEC." 

La crue du Thoré aval 

  • Après les confluences de l'Arn et de l'Arnette, la somme des différents débits de pointe donne un débit maximum de 790 m3 /s [540 m3 /s (Thoré amont) + 50 m3 /s (Arn) + 200 m3 /s (Arnette)]. Un synchronisme parfait des 3 crues étant peu probable, le débit d'un ordre de grandeur de 700–750 m3 /s a été retenu.
  • Au niveau du Pont de Caucalières (RD 65), le débit global de la crue est estimé à 690 m3 /s. La plaine alluviale de Rigautou – Payrin joue un rôle majeur et détermine, par son ampleur, un laminage non négligeable du débit des crues inondantes à l'aval immédiat des confluences de l'Arn et de l'Arnette. 
  • […] "en amont de Labruguière, plus exactement en amont du pont Guillemet, la crue de 1999 est sans aucun doute la référence PHEC. 
  • […] La crue de 1999 a dépassé de 15 cm la cote de 1930. Cette valeur est en fait minimisée car le pédoncule du méandre de la Condomine a fait l'objet au cours de la décennie 1980 d'une extraction d'alluvions qui a abaissé d'environ 2 mètres son niveau initial. Ceci a sans doute abaissé la ligne d'eau de la crue de 1999." 
  • […] En aval du pont Guillemet, si globalement la crue de 1930 apparaît supérieure à 1999, […] plusieurs repères de crue doivent être précisés en raison de la formation d'embâcles, de l'influence de l'Agout, etc (Usine de la Bourdasse, quartier de Lamothe, Moulin de la Fournesié, Pont SNCF). 

Les particularités du domaine torrentiel

L'événement des 12-13 novembre 1999 a révélé que le bassin du Thoré, et plus précisément les bassins versants des ruisseaux de la Montagne Noire, peuvent connaître de fortes crues torrentielles. Il est à observer que les délais d'alerte aux crues dans ces bassins torrentiels sont généralement trop brefs pour permettre l'évacuation des sites vulnérables. 
Du fait de leur pente forte, les torrents transportent en crue une forte charge de sédiments qui peut devenir plus importante que le volume en eau (cas des laves torrentielles). 
Les glissements sur certains versants ont injecté dans les torrents des quantités importantes de sédiments minéraux et de ligneux (secteurs boisés) (Candesoubre). 
L'incorporation de troncs d'arbres favorise la formation d'embâcles qui localement peuvent contenir un volume non négligeable de matériaux. La rupture de ces barrages peut générer des pics de crues sans commune mesure avec le débit "normal" et provoquer un emballement de la dynamique de la crue. Ce type de phénomène s'est produit en novembre 1999 ; le ruisseau du Bousquet en est un exemple


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