DEVELOPPEMENT  DU  CONGO


LISTING D’ARTICLES RELATIFS AU LIEN ENTRE LE COMMISSAIRE AU DEVELOPPEMENT  LOUIS MICHEL ET LE CONGO (RDC)

 Un collectif  :  le collectif européen 'du bon usage des impôts des citoyens européens au Congo'

 

                                                                                                                                                                          

mai-juin 2008 --Crise belgo-congolaise

31.05.2008 --Commissaire Louis Michel - Affaire CDI-CDE : 300 millions €

24.05.2008 --Arrestation de Jean-Pierre Bemba à la demande du TPI

22.04.2008 - De Gucht s'attaque aux privilèges

22.04.2008 - Trois ministres belges autour de Kabila

17.01.2008 - Louis Michel se dit déçu du Congo! Que peut Charles Michel? 

02.01.2008 - "Coincé, Louis Michel est désarmé"

16.07.2007 - Les étranges relations du Commissaire Européen Michel avec Forrest 

29.08.2006 - Louis Michel cuisiné par les députés : Congo et Liban 

22.08.2006 - Déclaration de presse 2006/43 - Tobias Pflüger (MdEP) 

22.08.2006 - Presseerklärung 2006/43 - Tobias Pflüger (MdEP) 

18.06.2006 - Louis Michel : "Kabila représente l'espoir pour le peuple congolais" 

14.01.2002 - Louis Michel se dit fasciné par Kabila, l'opposition met en cause sa neutralité

 

 

 

 

Crise belgo-congolaise : mai-juin 2008

 

Karel De Gucht à propos des relations entre la Belgique et le Congo

(blog de Colette Braeckman - 25 juin 2008)

“ Joseph Kabila incontrôlable ”

(Digitalcongo - 21 juin 2008)

L’UE soutient la Monuc dans l'affaire des 100 morts du Bas-Congo

(Le Phare - 19 juin 2008)

Crise belgo-congolaise : Choc frontal entre Louis Michel et De Gucht à Luxembourg

(Digitalcongo - 19 juin 2008)

Congo-Kinshasa/Belgique : Louis Michel s'oppose à Karel De Gucht

(La Libre Belgique - 18 juin 2008)

 

Louis Michel versus Karel de Gucht : UNE CRISE BELGO BELGE ?

(Africatime - 30 mai 2008)

Michel - RDC : Nettoyage de l’espace politique en vue

(La Phare - 30 mai 2008)

Louis Michel désapprouve les propos de Karel De Gucht

(Le Potentiel - 28 mai 2008)

Crise belgo-congolaise : L’Autre face de la croisade de Karel De Gucht : Kinshasa, otage de conflits entre Wallons et Flamands

(Digitalcongo - 27 mai 2008)

Louis Michel: "On ne peut pas accuser sans preuve"

(La Dernière Heure - 27 mai 2008)

" Louis Michel a aussi tenu à rappeler que le pouvoir politique de la RDC avait été élu démocratiquement et qu'on ne pouvait pas traiter un Etat de droit de la même manière qu'une dictature

 

BRUXELLES L'ancien ministre des Affaires étrangères et aujourd'hui commissaire européen au Développement et à l'Aide humanitaire, Louis Michel (MR), s'est montré très critique sur les tensions diplomatiques actuelles entre la Belgique et la République Démocratique du Congo sur les ondes de La Première mardi matin. "Dans un Etat de droit, on ne peut pas lancer des accusations sans fournir de preuves", a-t-il déclaré pour commenter les accusations de corruption du pouvoir congolais prêtées à Karel De Gucht (Open Vld) par la presse congolaise samedi dernier.

 

"Les messages doivent passer en empruntant la voie de la diplomatie", a-t-il déclaré. "La démocratie est un chantier permanent et il faut du temps pour réorganiser les services d'ordre. Il y a encore des chantiers à achever mais de sérieux efforts ont été fournis en RDC ces dernières années. Je sais que certains propos peuvent flatter l'opinion publique mais, personnellement, je préfère voir l'intérêt des populations congolaises. Il faut savoir choisir ses priorités"

 

Louis Michel a aussi écarté toutes les suspicions de détournement de l'argent envoyé par la Belgique en RDC. "Il faut arrêter de dire que l'argent de la coopération est mal utilisé", a-t-il commenté. "L'Etat belge soutient des projets précis, déterminés. L'argent de la Belgique ne va pas dans les caisses de l'Etat congolais. Il est adressé à des ONG, des agences des Nations Unies qui sont des partenaires privilégiés de la Belgique. Des systèmes de contrôle monétaire assurent le bon suivi de ce flux monétaire".

 

L'ancien ministre des Affaires étrangères s'est aussi montré favorable à la mise en concurrence des marchés de développement au Congo. "Monsieur (Karel) De Gucht s'est rendu en Chine pour faire de la diplomatie et il a bien eu raison de le faire. C'est son rôle et même son devoir. Mais c'est aussi le droit le plus absolu de l'Etat souverain du Congo de mettre en concurrence le partenariat en développement", a-t-il ajouté. "

 

© La Dernière Heure 2008

 

 

Commissaire Louis Michel - affaire CDI-CDE : 300 millions € 

 

 http://www.laconscience.com/article.php?id_article=7438

(31/05/2008)

 

Que la justice se mette en branle et qu'elle confirme ou infirme une fois pour toute ces rumeurs. Que les journalistes fassent leur travail d'investigation et qu'ils renseignent correctement la population.

 

-1- Le 27 mai 2008, Louis Michel a déclaré : « Dans un Etat de droit, on ne peut pas lancer des accusations sans fournir de preuves » mais à quel état de droit Louis Michel fait-il allusion ? A un état de droit dans lequel un dossier complet de cinq cent pages dans le cadre de l'affaire « CDI /CDE » accusant Louis Michel du détournement de 300 millions d'euros (300.000.000,00 €) destinés aux Petites et Moyennes Industries et Entreprises de la RDC victimes de 10 années de guerre « disparaît » des greffes empêchant ainsi le dossier d'aller plus loin ?

 

Affaire CDI/CDE : Instruction pénale commençant en mars 1998 sous les Notices BR.45. 14.2598/98 - Pièce n° 11.1 - au sujet des fraudes et fausses successions)

 

Le Commissaire européen Louis Michel a déjà été condamné dans cette affaire pour faux en écriture, faux et usage de faux, prise illégale d'intérêt, tentative de corruption des plaignants, 10 millions d'euros ont été proposés à la partie civile pour éteindre la procédure judiciaire. Louis Michel a fait appel du jugement et depuis lors, ce dossier est complètement bloqué au niveau du Palais de Justice de Bruxelles.

 

-  Le Commissaire européen au Développement et à l'Action humanitaire, le Belge, Louis Michel est impliqué dans une affaire de détournement de plus de 300 millions d'euros

Louis Michel a trompé tout le monde au sujet de la déchargé de Paul Frix dans le but de noyauter le vrai CDI afin d'imposer sa fictive organisation internationale « CDI/CDE »

-  Scandale au barreau de Bruxelles : Louis Michel s'est servi de l'avocat Theeuwes pour dépouiller pendant près de 12 ans Monsieur Mbayi, le Directeur Intérimaire congolais du CDI afin d'essayer d'étouffer la plus grande fraude fiscale européenne : le "CDI/CDE"

-  Un commissaire européen aux doigts rapides et agités

-  Lettre de Mariyus Noko Ngele à Louis Michel

-  Rebondissement dans l'affaire Louis Michel CDI /CDE versus Louis Michel / François Tshipamba Mpuila

-  Louis Michel mis à nu pour cause de scandale financier - lettre recommandée avec accusé de réception au Président du Parlement Européen

 

Nous souhaitons que la justice aille jusqu'au bout de cette affaire et que soit elle innocente Louis Michel, soit elle le condamne. Nous ne tolérerons pas qu'une affaire d'une telle gravité soit « mise au frigo ». Il en va de la crédibilité internationale de la Belgique et son système judiciaire.

 

 2- Le 27 mai 2008, Louis Michel a déclaré : « L'Etat belge soutient des projets précis, déterminés. L'argent ne va pas dans les caisses de l'Etat congolais mais à des ONG, des agences des Nations Unies qui sont des partenaires privilégiés de la Belgique »

 

Sachant que :  

1. Louis Michel a nommé George Forrest aux fonctions de Conseiller du commerce extérieur du gouvernement belge par arrêté royal du 18 février 2000,  

2. George Forrest a demandé l'intervention de Louis Michel pour que l'Office National du Ducroire couvre un risque commercial et accorde sa garantie au projet de construction à Lubumbashi de l'usine "STL" par une société de Forrest (lettre adressée le 28 février 2002 par Forrest à Louis Michel),  

3. George Forrest a reconnu qu'il a financé le PPRD (parti pour la reconstruction et la démocratie) formation politique du Président Joseph Kabila lors des élections « démocratiques » en 2006,  

4. George Forrest a assigné des ONG devant les tribunaux belges en juin 2006, nous souhaitons que Louis Michel explique à la population belge,  

 A- si la construction d'une usine par Forrest au Katanga est un « projet précis, déterminé »,  

 B- s'il n'a pas utilisé les structures kantangaises de Georges Forrest pour financer Kabila (et donc l'Etat),  

 C- comment d'un côté il garantit que l'argent de l'état belge va à des ONG et que d'un autre côté Georges Forrest attaque ces ONG …

 

 3- Monsieur Louis Michel pourrait-il nous éclairer en ce qui concerne l'affaire « Armand De Decker - 3 millions de manuels scolaires De Boeck » pour un montant de 5 millions d'euros (5.000.000,00 €) remontant à septembre 2004 ?

 

Cette affaire jette le discrédit sur la gestion des fonds du développement et contredit les propos de Louis Michel du 27 mai 2008.

 

Questions et Réponses - SÉNAT DE BELGIQUE : Bulletin 3-47 - SESSION DE 2004-2005 - Questions auxquelles il n'a pas été répondu dans le délai réglementaire

 

Distribution de 3 millions de manuels scolaires en RD Congo - le Ministre De Decker lance l'opération en Belgique

 

Pour rappel, dans le cadre de la contribution à l'amélioration de la qualité de l'enseignement primaire en RDC, la Belgique à fournit 3 millions de manuels scolaires dont le montant s'élève à 5 millions d'euros. Précisons que ces manuels ont été financés par la Belgique, édités par Afrique Éditions (la succursale des Éditions De Boeck à Kinshasa), et imprimés en Pologne et en Italie. Ceci a provoqué un vif mécontentement auprès des éditeurs congolais car ils ont estimé que les conditions de l'appel d'offre ont exclus les éditions congolaises de manuels scolaires. Ils sont d'avis que seule la maison Afrique Éditions pouvait prétendre au marché dans les conditions exigées ...

 

C'est une contribution directe à l'affaiblissement des maisons d'éditions congolaises de manuels scolaires. En favorisant une maison d'édition belge, on élimine du marché le travail des éditeurs, des auteurs et des imprimeurs congolais. Ce qui contredit l'objectif de la politique de coopération au développement

 

Dans l'attente du résultat de vos investigations et de vos questions parlementaires, nous vous prions de croire, Messieurs, en l'expression de nos salutations les meilleures.

 

Le collectif européen « du bon usage des impôts des citoyens au Congo-Zaïre »

 

http://collectif.europeen.googlepag...

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Fait à Bruxelles le 29 mai 2008

 

 

 

Arrestation de Jean-Pierre Bemba à la demande du TPI 

 

 http://developpement.congo.googlepages.com/bembaautpi 

 

(24/05/2008)

 

 

 

De Gucht s'attaque aux privilèges 

 

 http://www.africatime.com/rdc/nouvelle.asp?no_nouvelle=395706&no_categorie=PRESSE

 

(La Libre 22/04/2008)

Le ministre des Affaires étrangères a lancé un appel fort, hier soir à Kinshasa. La rencontre de De Gucht et Michel avec le Président Kabila s'est fait attendre.
A peine revenu d'un entretien plusieurs fois reporté dans la journée avec le président congolais Kabila, le ministre belge des Affaires étrangères Karel De Gucht a lancé un message fort, lundi soir là Kinshasa en demandant au Congo de "s'attaquer aux privilèges fabuleux de certains".

Dans un discours à l'ambassade de Belgique à Kinshasa, devant un parterre de personnalités congolaises, il a déclaré que la reconstruction du Congo "signifie s'attaquer aux privilèges fabuleux de certains". "Il faut s'attendre", a-t-il ajouté, "à une farouche résistance de tous ceux qui n'hésitent pas à sacrifier le bien-être de la population par leur enrichissement personnel. Le combat n'est possible qu'avec la pleine adhésion de nos interlocuteurs congolais, adhésion qui doit se manifester clairement, en paroles et en actes ".

Ce discours musclé ponctuait une journée riche en incertitudes pour l'importante mission belge présente cette semaine au Congo, forte de trois ministres (Affaires étrangères, Défense et Coopération). Joseph Kabila n'a pas montré beaucoup d'empressement à recevoir cette délégation "de haut niveau". Prévue lundi à 11 heures, l'entrevue a été reportée à plusieurs reprises. Rentré dans la nuit des Etats-Unis après un voyage de 15 heures, M. Kabila aurait manifesté le désir de se reposer.

On sait cependant que le président congolais ne manque jamais l'occasion de faire attendre Karel De Gucht, depuis que ce dernier, il y a quelques années, a comparé le sens de l'Etat des dirigeants congolais et rwandais, à l'avantage de ces derniers.

En fin d'après-midi, la présidence a annoncé que Pieter De Crem, ministre de la Défense, serait reçu seul. Ce dernier a accepté de se départir de la solidarité gouvernementale parce que c'était sa première visite au Congo, fut-il expliqué. Le président Kabila a ensuite accepté de recevoir Karel de Gucht et Charles Michel pendant une demi-heure.

Ceux-ci avaient jusque-là mal caché une certaine impatience : "Nous sommes à la disposition du Président jusqu'à un certain moment", confiait le ministre belge des Affaires étrangères. "Nous ne sommes pour rien dans ce retard... Cela ne me surprend plus. Il y a plusieurs façons de regarder la vie. Cela peut être différent entre Bruxelles et Kinshasa. M. Kabila est victime du jet lag. Moi aussi. Mais je ne suis pas Président..."

Face à l'évolution des rapports belgo-congolais, Karel De Gucht n'a pas manqué d'afficher un certain dépit : "Un partenariat", a-t-il dit, "cela suppose que deux parties assument leurs responsabilités". Et de citer deux exemples à propos desquels les Congolais ne semblent pas avoir respecté leurs engagements. Primo, les Congolais s'étaient engagés à prolonger la mission du Rapporteur spécial de l'Onu sur les droits de l'homme. À Genève, ils ont adopté une autre attitude.

Secundo : le port d'Anvers s'est beaucoup investi dans la restauration de celui de Matadi. Les Belges s'étaient engagés à gérer le port à condition que cela se fasse dans la plus grande transparence. On vient d'apprendre que la gestion du port de Matadi a été confiée aux Emirats arabes unis.

La mission des Belges se déroule alors que Kinshasa bruisse de rumeurs sur les faramineux contrats conclus par les Chinois. En échange de la construction de routes - toutes ici sont dans un état inimaginable - de logements et de la réhabilitation de chemins de fer, pour un total de 15 milliards de dollars, ils ont obtenu des concessions de cuivre, cobalt et or dont ils devraient retirer des productions équivalent à environ 70 milliards de dollars. Les contrats n'ont pas encore été examinés par le parlement congolais.

C'est que les Chinois ne s'embarrassent pas de considérations politiques et n'attendent pas, comme les Occidentaux, que les conditions de bonne gouvernance et respect des droits de l'homme soient remplies. Si De Gucht et Michel estiment qu'il y a de la place dans ce grand pays "pour tous les investisseurs de bonne foi", ils s'interrogent sur les conséquences des contrats chinois : "C'est du troc", a précisé M. De Gucht, "une partie reçoit des investissements en infrastructure et l'autre des concessions en matières premières. Encore faut-il voir si tout cela est bien équilibré"..

Francis Van de Woestyne

Mis en ligne le 22/04/2008

 

 

 

Trois ministres belges autour de Kabila 

 

http://www.africatime.com/rdc/nouvelle.asp?no_nouvelle=395868&no_categorie=PRESSE

(Le Soir 22/04/2008)

A peine arrivé à Kinshasa, le trio belge est déjà divisé.
Les ministres belges des Affaires étrangères et de la Coopération au développement, Karel De Gucht et Charles Michel ont rejoint ce lundi soir leur collègue de la Défense, Pieter De Crem pour un entretien conjoint avec le président congolais Joseph Kabila.LES MINISTRES belges ont défendu des intérêts bien sentis. Mais les Congolais ont désormais d’autres priorités.

Débarquant en force à Kinshasa, les trois ministres belges, Karel De Gucht, Charles Michel et Pieter De Crem avaient un double objectif. Le premier était de démontrer que le gouvernement Leterme s’exprime désormais d’une seule voix sur la scène internationale et n’autorise plus les diplomaties parallèles, qu’elles soient francophones ou, comme dirait Pieter De Crem, « dictées par l’Internationale socialiste ». Le deuxième objectif était de s’entretenir avec les dirigeants congolais d’un certain nombre de sujets d’inquiétude, au premier rang desquels les accords économiques passés avec la Chine.

Ayant fixé eux-mêmes la date de leur visite, les Belges sont tombés sur des interlocuteurs congolais fatigués physiquement par les voyages, mais confortés par de récents succès diplomatiques et la sollicitude que leur témoignent de nouveaux partenaires… Sommet régional consacré au Zimbabwe, sommet Inde-Afrique à New Delhi, réunion au Conseil de Sécurité, désormais présidé par l’Afrique du Sud, le président Kabila comme son ministre des Affaires étrangères Mbusa Nyamwisi sont rentrés des Etats-Unis épuisés par un vol de 14 heures.

La fatigue physique, conjuguée à un regain d’assurance éprouvé par des dirigeants désormais courtisés sur la scène internationale, a peut-être rendu les Congolais moins enclins à supporter la rude franchise de leurs amis belges. En compagnie du ministre de la Défense Chikez, Mbusa Nyamwisi fut le premier à rencontrer le trio ministériel. Comme s’ils s’étaient réparti les rôles, Karel De Gucht attaqua bille en tête, déplorant que la Commission des droits de l’homme de l’ONU, répondant à la demande de Kinshasa, ait supprimé le poste de rapporteur spécial pour le Congo. Les Congolais, tout en reconnaissant la persistance de nombreux problèmes, avaient souhaité que l’on prenne mieux en compte les progrès accomplis depuis les élections.

De Gucht aborda alors un sujet de déception beaucoup plus concret : alors que le port d’Anvers avait déjà rénové un quai de quelques mètres dans le port de Matadi dans l’espoir de se voir confier la rénovation totale des installations, le contrat final ne fut pas confié aux Flamands, mais aux Emirats arabes unis. Voilà qui menait tout droit au fond du problème : les contrats passés avec la Chine. Cette charge-là fut menée avec élégance par Charles Michel, qui s’inquiéta, très courtoisement, de la qualité des travaux, des retombées sur la population, du poids économique des contreparties promises (10 millions de tonnes de cuivre). A Washington, le Fonds monétaire avait déjà brutalement qualifiés ces contrats chinois de « non concessionnels, discriminatoires et non soutenables ». S’ils persistent dans leur opposition aux contrats chinois, les Belges risquent d’être évincés par les Britanniques qui ont proposé un « montage triangulaire » où, entre la Chine et le Congo, ils proposeraient leur expertise en matière africaine ! Face aux ministres congolais, les Belges rappelèrent les efforts déployés pour stabiliser le pays, le financement des élections, l’ampleur de leur coopération et de Gucht cita les 750 millions de dollars promis par l’Union européenne (mais très loin d’être déjà mis en œuvre)… En face d’eux, les Congolais aussi

jouaient en équipe. Alors que Mbusa Nyamwisi répétait que dans ce vaste pays il y a place pour tous les partenaires, le ministre de la Défense Chikez menait l’offensive, exprimant une déception partagée par toute l’équipe dirigeante. Il dénonça les lenteurs des procédures de coopération, la faiblesse des montants effectivement dépensés sur le terrain et surtout, il s’exclama qu’arrivés à la moitié de leur mandat les dirigeants congolais ne peuvent se permettre d’attendre : « Il nous faut du concret, des résultats… » Et de citer le partenariat militaire, où De Crem s’est engagé à former des hommes du génie, à intensifier la coopération médicale…

Quelques instants après la fin de ce premier entretien, assez rugueux, le président Kabila faisait savoir que, fatigué par son long voyage, il reportait à plus tard l’audience prévue. Et dans l’après-midi, on vit Pieter De Crem se diriger seul vers la présidence, estafette précédant ses deux collègues laissés en face des journalistes auxquels ils expliquèrent qu’il était normal que le ministre de la Défense, venant au Congo pour la première fois, bénéficie d’un entretien séparé… Un cas de figure auquel l’ambassadeur de Belgique s’était cependant opposé jusqu’au bout…

Même s’ils ont des arguments lorsqu’ils dénoncent la mauvaise gouvernance persistante et s’entêtent à demander un droit de regard sur les contrats chinois, les Belges ont été obligés de constater que leurs interlocuteurs avaient changé : amis certes, partenaires encore, mais d’autant moins enclins à supporter la diplomatie de l’injonction que de nouvelles perspectives se dessinent. Ainsi par exemple, lors du sommet Inde-Afrique, Delhi a promis de mettre en œuvre un fonds de 780 millions de dollars permettant les transferts de technologie au bénéfice des petites et moyennes entreprises tandis que la société brésilienne HRT Pétroleum, filiale de Petrobras, s’est engagée, dans un délai de deux ans, à explorer puis mettre en exploitation le pétrole qui gît à 5.000 mètres en dessous de la cuvette centrale. Le ministre des Hydrocarbures Lambert Mende résume le sentiment général de l’équipe gouvernementale : « Certes, nous mettons en gage nos ressources minières, mais c’est pour nous développer au plus vite. C’est un continent que nous devons construire et pour ce faire nous avons besoin de tout le monde… »

KINSHASA - DE NOTRE ENVOYÉE SPÉCIALE
COLETTE BRAECKMAN
lundi 21 avril 2008, 23:05

 

 Louis Michel se dit déçu du Congo! Que peut Charles Michel? 

 

http://www.congoindependant.com/article.php?articleid=3265

 

VIDEO :   PARLEMENT BRITANNIQUE, THE ROYAL AFRICAN SOCIETY - THE CONGO NETWORK  - VIDEO     

Jeudi 17 janvier 2008, il y a eu, au Parlement Britannique, une importante rencontre organisée par The royal African society et The Congo network. Parmi les orateurs ayant pris la parole à cette rencontre, il y avait M. Louis Michel, Commissaire (belgo-) européen pour le développement et l’aide humanitaire. Traitant de l’indispensable alliance entre les deux continents, l’Europe et l’Afrique, M. Michel a établi le bilan de la marche politique du Congo, une année après les élections dites démocratiques. Comme à son habitude, il s’est réjoui que les efforts déployés par la communauté internationale et plus particulièrement par l’Union Européenne aient abouti à doter le Congo des institutions légitimes (?).
"Mais, selon les compatriotes présents à cette rencontre, il s’est dit déçu des résultats. Les actuels détenteurs du pouvoir, au lieu d’utiliser la liberté pour ouvrir le jeu politique, ils font tout le contraire, forçant l’opposition à l’exil- (Jean-Pierre Bemba est en exil au Portugal et exige la sécurité avant de rentrer)."
Pour les compatriotes qui savent que M. Michel a présenté, avant les fameuses élections, à la RTL-TVI, Joseph Kabila comme étant "l’espoir du Congo" malgré toutes les preuves contraires fournies par les analystes politiques congolais, il y a lieu de nous atteler sérieusement à la remise en question profonde de l’expertise occidentale sur notre pays.
Marie-Thérèse N’Landu, présente à cette rencontre, l’a anticipée la réponse à cette. "Tout en remerciant le président du groupe parlementaire qui a présidé la rencontre et les orateurs, elle a relevé le fait qu’à ce genre de rencontres européennes, les Congolais ne sont pas orateurs. Elle a proposé qu’à l’avenir qu’ils (les Congolais) soient aussi orateurs, étant donné que ce sont eux qui vivent les difficultés du Congo."

I. Marie-Thérèse N’Landu parle!

C’est une aberration qu’au nom des relations historiques entre le Congo et la Belgique et de l’argent, des hommes politiques belges se soient octroyé le droit de parler du Congo à la place des Congolais. Après que "l’espoir du Congo" ait été confirmé à la tête du pays, ses parrains sont devenus incapables de mettre fin à sa folie meurtrière.
Marie-Thérèse N’Landu le leur a rappelé à cette rencontre en disant "que si le principe de l’élection a été accepté, nous n’acceptons pas qu’un président élu tue et arrête arbitrairement. En août 2006, il a tué au vu et au su de tout le monde, il a tué en mars 2007 au vu et au su de tout le monde. Elle a été dans la prison de Kabila; elle a été acquittée. Depuis le 8 janvier 2008, le juge président du tribunal militaire de garnison, le major Mbokolo Wawa est arrêté avec son collaborateur, le Capitaine Kawende." Pire, "la justice est instrumentalisée par Kabila." Pour cette "prisonnière d’opinion 2006-2007", "les conditions qui ont présidé à la chute de Mobutu sont réunies aujourd’hui (contre Kabila) en pire du reste".
Faisant allusion à la guerre d’agression imposée à l’est du Congo, elle dit: " Kabila est l’ami de Nkunda. La guerre à l’est est un jeu. Kabila fait partie de la première invasion AFDL contre le Congo en 1996 et il est président du Congo aujourd’hui? Les violations de droits de l’homme, le viol de femmes se font dans tout le pays. L’opinion congolaise majoritaire veut voir Kabila quitter le pouvoir. M. Kabila n’est pas à sa place."
En effet, plusieurs congolais, à l’instar de Marie-Thérèse N’Landu, ont compris qu’ils ne doivent pas être absents de toutes ces rencontres où notre pays est évoqué. Que nous le voulions ou pas, le Congo sera, pour longtemps, au centre des enjeux politiques et géostratégiques des grands de ce monde. La diplomatie traditionnelle congolaise s’étant révélée inefficace et même inexistante, c’est aux filles et fils du Congo qu’il appartient de s’improviser dans tous ces lieux de débat et de choix des gouvernants à imposer à notre pays.

II. Les parrains doivent s’effacer

Pour que la nouvelle alliance entre l’Afrique et l’Europe soit possible, les parrains (et leur progéniture) des dictateurs africains doivent accepter difficilement de rompre avec leur vision des intérêts occidentaux au monde. La vision classique de ces intérêts consiste, jusqu’à ce jour, à ne pas les nommer mais à en plébisciter "un chien de garde" et à l’imposer aux Africains contre vents et marées, sans l’aval de ces derniers. Cette vision passe à travers le discours du genre: "Que vous le vouliez ou pas, pour nous c’est Kabila ou Ruberwa. Il n’y a rien à négocier." Et quand ce choix est fait, le reste va comme sur les roulettes avant que le temps de l’observation et de la réflexion n’impose "aux ayant droit" de dire: "Stop. La colonisation, c’est du passé!"
Au jour d’aujourd’hui, il aurait été souhaitable que M. Louis Michel avoue publiquement aux Congolais qu’il s’était trompé en plébiscitant Joseph Kabila comme étant "l’espoir du Congo". Il y va de la crédibilité de la politique (de Charles Michel et de la politique) étrangère belge au Congo. Et puis, cet égarement avoué pourrait faire jurisprudence dans nos relations bilatérales pour que, dans les jours à venir, les Belges, leurs amis Américains et Français laissent aux Congolais l’opportunité de décider de l’orientation à donner à leur destin.
Contrairement à la période où, accédant à son indépendance, le Congo ne comptait qu’une poignée de ses filles et fils capables de comprendre les enjeux géopolitiques et géostratégiques dans lesquels il est souvent pris, ce pays a aujourd’hui des milliers de filles et fils aux capacités inimaginables et cela dans tous les domaines.
Les Marie-Thérèse N’Landu, les Jeanne-Marie Sindani, les Candide Okeke, les Ngbanda, les Lunda-Bululu, les Jean-Claude Vuemba et leurs analystes philosophico-politiques connaissent, de l’intérieur, le fonctionnement de la machine occidentale.
Il va être de plus en plus difficile à l’Occident d’imposer au Congo ce qu’il redoute chez lui. Ces messieurs et ses dames savent par exemple que la Belgique est en train de traverser une grande crise politique très grave. Elle s’organise, au niveau des partis politiques du Sud et du Nord, pour conjurer cette crise sans que "les partenaires historiques congolais" interviennent comme conseillers. A leur tour, les Congolais(es) n’accepteront plus que le fils du parrain de Kabila, Charles Michel, rejoue le rôle de son père demain au Congo pour une coopération dite historique dont les résultats n’ont jamais profité à nos populations.
Si au pays, des compatriotes souffrant d’amnésie et de quelque complexe d’infériorité peuvent encore accepté, pour quelque temps, l’asymétrie de nos relations bilatérales, il est sûr qu’il n’en sera pas de même quand les dignes filles et fils du Congo reprendront les rennes du pouvoir.
De toutes les façons, le Congo de demain ne se satisfera plus des conseils des parrains et de leurs fils et filles. Ce paradigme ayant conduit le Congo à une crise anthropologique indescriptible, ses filles et fils Sont en train de comprendre que son salut ne viendra pas "des filles et fils de…" Mais de "la palabre africaine", de l’intrusion dans les lieux où les enjeux congolais sont débattus et des missions fédératrices des élans patriotiques et résistants des dignes filles et fils du Congo et de leurs alliés sincères.

J.-P. Mbelu

  

 

"Coincé, Louis Michel est désarmé" 

 

 

S.Vt. - Mis en ligne le 02/01/2008 < xml="true" ns="urn:schemas-microsoft-com:office:office" prefix="o" namespace="">

http://www.lalibre.be/index.php?view=article&art_id=393087

 

Entre le commissaire européen au Développement et les eurodéputés, la lune de miel est terminée.

 

Entre Louis Michel et les eurodéputés, la lune de miel est terminée. "Nous avons le sentiment que les parlementaires l'horripilent et les choses ne s'arrangent pas les mois passant" , explique la verte française Marie-Hélène Aubert. Le commissaire européen, lui, voit en plusieurs d'entre eux des "idéologues" , lorsqu'ils lui font part de leurs interrogations sur les conséquences des négociations des Accords de partenariat économique (APE) avec les pays d'Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (ACP). "Ils n'ont qu'à être honnêtes dans leur argumentation et je ne les remballerai pas sèchement."

Pourtant, les premiers contacts s'étaient révélés plutôt positifs. "C'est un homme qui parle avec conviction et engagement et, dans un premier temps, cela nous a plutôt séduits" , reconnaît Mme Aubert. Mais elle a ensuite connu le "dépit" de voir M. Michel préférer se plonger à certains moments dans la politique belge, ou la "gêne" causée sur le terrain, aux observateurs européens des élections congolaises, par "son soutien à Joseph Kabila" . "Cela s'est arrangé quand l'Eufor (la force européenne) a protégé Jean-Pierre Bemba" , le leader de l'opposition, redonnant "le sentiment que l'UE n'était pas si partiale" .

Mais, surtout, "la situation s'est envenimée avec les négociations des APE et, plus généralement, dans le cadre de l'Assemblée parlementaire paritaire UE-ACP où l'exercice tourne à chaque fois l'affrontement" . Lors de la session de novembre, à Kigali, "l'échange avec le commissaire s'est mal passé, il a répondu de façon extrêmement agressive à l'ensemble des parlementaires qui lui ont posé des questions". Vice-présidente de l'Assemblée, Mme Aubert a "contesté sa logique, selon laquelle le commerce est le gage de la prospérité et du développement" et M. Michel "s'est emporté comme il sait faire". "Il a rétorqué que lui n'était pas un collectiviste. Comme si j'étais une rouge au couteau entre les dents..."

La coupe est peine. " Les parlementaires sont des élus, qui représentent la diversité des opinions, qui relaient un certain nombre de préoccupations et qui méritent écoute, d'autant plus que nous avions signé un texte commun à tous les partis, très critique sur la méthode utilisée par la Commission" dans les négociations des APE , indique Mme Aubert. Mais "ce n'est pas parce qu'ils sont parlementaires qu'ils peuvent tout se permettre. J'ai le droit de défendre mon argumentation avec une certaine force" , répond M. Michel. Mais il y a force et force... Lors de la dernière rencontre entre le commissaire et les eurodéputés de la commission parlementaire du Développement, le 18 décembre à Bruxelles, le Belge a estomaqué tout le monde en s'en prenant au socialiste néerlandais Thijs Berman, qui lui posait une "question précise" - "dogmatique" , dirait M. Michel. "Quand il s'emporte, il ne lésine pas sur les moyens... , souffle l'eurodéputé. "J'étais très choqué, jamais on ne m'avait traité comme cela , mais il m'a appelé le lendemain pour s'excuser, et c'est très honorable. Pour moi, cette histoire est finie."

"Il faut un vrai commissaire"

"Je suis d'ailleurs plutôt d'accord avec sa politique volontariste. Ses efforts pour rendre les APE plus orientés vers le développement sont bons et il ne faut pas en rester à ces incidents anecdotiques." Qui ont une origine, selon M. Berman : "le manque de moyens" de M. Michel, coincé entre les responsables des Relations extérieures et du Commerce. Les services de Peter Mandelson (Commerce), "ont traité ce sujet des APE de façon calamiteuse, faisant comme s'ils traitaient avec des Américains alors qu'il s'agissait de pays en voie de développement. Et cela, Louis Michel ne pouvait que l'observer et limiter la casse. C'est ce qu'il a fait, et il a l'impression qu'il prend les coups alors que c'est la direction générale du Commerce qui devrait les prendre. Ce n'est pas faux", estime l'eurodéputé. "Le vrai problème est qu'il est désarmé. Il représente une frustration de toute sa direction générale et il porte cette frustration de manière personnelle. Il faudra faire en sorte que la nouvelle Commission ait un vrai commissaire au Développement avec des vrais moyens."

 

 

 

Les étranges relations du Commissaire Européen Louis Michel avec Georges Arthur Forrest 

 

http://www.laconscience.com/imprimer.php?id_article=6298

16 juillet 2007

Les étranges relations du Commissaire européen Louis Michel avec Georges Arthur Forrest, Consul général de France à Lubumbashi, République Démocratique du Congo et Conseiller du Commerce extérieur du gouvernement belge.

Madame Angela Merkel, Monsieur le Président Borell, Monsieur Le Président Barosso,
Le 18 février 2000 (Moniteur Belge du 15.03.2000), l'actuel Commissaire européen au Développement et à l'Aide humanitaire le Belge Louis Michel a nommé par arrêté royal M. Georges Arthur Forrest - un homme d'affaires belges dont la famille est établie depuis plus de 80 ans au Katanga (riche province minière de la RDC) - aux fonctions de Conseiller du commerce extérieur du gouvernement belge.

M. Georges Arthur Forrest fait donc partie du réseau diplomatique belge ! ! ! Interrogé par une sénatrice belge - Madame Erika Thijs - en date du 27 juin 2002 M. Louis Michel à l'époque ministre des Affaires étrangères a prétendu n'avoir rencontré M. Georges Arthur Forrest qu'à deux reprises. Or, le contenu du courrier adressé par M. Georges Arthur Forrest à M. Louis Michel en date du 28 février 2002 démontre l'existence d'une relation suivie entre ces deux personnages ! ! !

M. Georges Arthur Forrest, dans une interview accordée le 21 juillet 2006 au journal suisse germanophone « Neue Zürcher Zeitung » a reconnu avoir financé, le « Parti du Peuple pour la Reconstruction et la Démocratie »,PPRD en sigle, la formation politique du Président Joseph Kabila de la RDC.

Je vous rappelle, ainsi qu'indiqué supra que M. Georges Arthur Forrest fait partie du réseau diplomatique belge et attire votre attention sur le prescrit de l'article 24 de la loi n° 04/002 du 15 mars 2004 portant organisation et fonctionnement des partis politiques en RDC qui interdit à un Etat étranger de financer directement ou indirectement un parti politique en RDC ! ! !

Sachant que Louis Michel a nommé Georges Arthur Forrest par arrêté royal du 18 février 2000 aux fonctions de Conseiller du commerce extérieur du gouvernement belge connaissant les relations étroites entre ces deux individus (cf affaire dite du "telexgate" et le contenu de la lettre adressée le 28 février 2002 par Georges Arthur Forrest à Louis Michel ; intervention de Louis Michel pour que l'Office National du Ducroire couvre un risque commercial et accorde sa garantie au projet de construction à Lubumbashi de l'usine "STL" par une société de Georges Arthur Forrest) et enfin compte tenu de ce que Georges Arthur Forrest a reconnu qu'il a financé le PPRD (parti pour la reconstruction et la démocratie) formation politique du Président Joseph Kabila :

M. Louis Michel offre-t-il les garanties d'indépendance et d'intégrité qui sont exigées de la part de tous les Commissaires européens ? Ne porte t-il pas atteinte à la crédibilité de la Commission européenne, l'Union européenne ayant été le principal bailleur de fonds du processus électoral en République Démocratique du Congo ?

En clair, la question de la démission du Commissaire européen au Développement et à l'Aide humanitaire Louis Michel ne doit-elle pas être posée ?

1 ° Interview de Georges Arthur Forrest publiée dans le « Neue Zürcher Zeitung » du 21 juillet 2006 dans laquelle l'homme d'affaires belges reconnait avoir financé le parti du Président Joseph Kabila : www.nzz.ch

2° Questions orales posées le 27 juin 2002 par la sénatrice Erika Thijs à M. Louis Michel au sujet de l'exploitant minier Georges Arthur Forrest : www.senate.be

3° Considérations de la sénatrice Sabine de Bethune au sujet des relations de M. Georges Arthur Forrest et M. Louis Michel.

Rapport de la commission d'enquête parlementaire chargée d'enquêter sur l'exploitation et le commerce légaux et illégaux de richesses naturelles dans la région des Grands Lacs au vu de la situation conflictuelle actuelle et de l'implication de la Belgique (Doc. 2-942) :

Mme Sabine de Bethune (CD&V). : Je parlerai des liens étroits entre Georges Forrest et son groupe et la coalition arc-en-ciel.

Les contacts et le rôle de certains responsables politiques belges dans le fonctionnement du groupe Forrest soulèvent de nombreuses questions. Je tiens à préciser que les remarques que nous formulons se situent au niveau déontologique et que nous nous demandons comment le gouvernement belge peut mener sa politique africaine dans ce contexte et jouer de manière crédible un rôle dans le processus de paix en Afrique centrale.

Comment peut-il tenter de convaincre les dirigeants africains de résister aux tentatives de corruption et aux pressions dont ils font l'objet si, dans le même temps, des personnalités du pouvoir législatif et exécutif belge sont mises en cause dans l'affaire des pillages ? Nous ne nous prononçons pas sur la culpabilité éventuelle de ces personnes mais nous estimons que de tels liens sont pour le moins imprudents et ne sont pas conformes à l'éthique politique.

Je donnerai quelques exemples. Depuis juin 2001, Pierre Chevalier est administrateur et l'un des trois vice-présidents du groupe Georges Forrest International (GFI). Depuis 1998, il était déjà l'avocat du groupe et, en tant que secrétaire d'État au Commerce extérieur, il a été impliqué dans la garantie controversée accordée par le Ducroire à la Société pour le traitement du terril de Lubumbashi (STL).

Depuis septembre 2000, il préside la Commission des Relations extérieures de la Chambre. Cela ne nous gêne pas, c'est une fonction parlementaire à laquelle la majorité l'a nommé. Le problème est que cette commission se réunit souvent à huis clos pour discuter de la politique belge à l'égard du Congo et de la région. Le président d'une commission des Relations extérieures est une autorité morale et politique qui peut jouer un grand rôle vis-à-vis des partenaires avec lesquels la Belgique négocie.

Une autre personnalité dont le nom n'a pas souvent été cité lors des travaux de la commission mais que le groupe CD&V tient à mentionner est Jean-Claude Marcourt. Il est vice-président de GFI et chef de cabinet de la vice-première ministre Onkelinx, chargé de la politique générale et de la coordination générale. Il a travaillé, depuis 1988, dans différents cabinets PS. Au moment où la firme STL a introduit sa demande auprès de l'Office du Ducroire, il a obtenu une fonction au service du Commerce extérieur. Inutile d'expliquer le rôle important que joue un chef de cabinet d'un vice-premier ministre. Il s'agit à nouveau d'une personne qui dispose d'importantes informations sur la politique belge et la politique à l'égard du Congo et peut influencer certaines décisions politiques et qui, simultanément, est vice-président d'un groupe jouant un rôle majeur dans le commerce avec la région des Grands Lacs et les éventuels pillages.

Cette personne a également été un conseil du groupe Forrest par le biais de son bureau d'avocats Marcourt-Collins. Ce bureau s'occupe toujours des dossiers du groupe Forrest et Bruno Collins, qui est aussi administrateur de GTL, était l'un des conseils qui ont assisté Georges Forrest lors de son audition par notre commission d'enquête. Cela prouve que le bureau Marcourt-Collins est étroitement lié aux activités du groupe Forrest.

M. Frans Lozie (AGALEV). : Vous ne voulez pas aller plus loin dans ce dossier. Au nom de mes collègues d'Écolo, du VLD et d'Agalev membres de la commission d'enquête, je déclare que nous souhaitions continuer à travailler sur ce dossier. Le CD&V ne nous a toutefois pas soutenus.

Mme Sabine de Bethune (CD&V). : Nous avons donc le même objectif sur ce point. Reste à savoir comment les deux sénateurs du CD&V pouvaient bloquer cette fantastique commission. La commission s'est enlisée d'elle-même par manque de volonté politique, de méthodologie et de collégialité.

Le vice-premier ministre Michel nie tout lien avec le groupe Forrest International, alors que lors de sa première visite au Congo, il s'est rendu sur le site avec Georges Forrest. C'est également par son entremise que la garantie de l'Office du Ducroire a été approuvée dans le dossier STL et qu'un risque commercial a été couvert pour un investissement du groupe Forrest. La couverture d'un risque commercial ne fait pas partie des missions du Ducroire. Le rapport de l'expert juridique indique à plusieurs reprises que le cabinet des Affaires étrangères est intervenu pour que le risque commercial soit couvert en raison d'intérêts politiques.

Rappelons enfin que l'ancien directeur général des Affaires étrangères et ancien membre du conseil d'administration de l'Office du Ducroire, M. Guillot-Pingue, a également été administrateur du groupe Forrest International avant M. Chevalier.

Ces informations objectives montrent l'existence de liens évidents entre la majorité et des personnes jouant un rôle majeur au sein du groupe Forrest. Ces liens sont pour le moins en contradiction avec le rôle qu'entend jouer la majorité dans la région des Grands Lacs. D'un côté, le gouvernement négocie avec les dirigeants africains pour rétablir la paix et faire respecter certains principes et, de l'autre, des personnalités proches de la majorité sont présentes dans des groupes économiquement actifs dans la région - et souvent dans la zone floue.

Je fais référence à l'audition de M. Forrest et aux déclarations de nombreux collègues. Ils se sont moqués de Mme Thijs et de moi-même et nous ont traitées de naïves, prétendant qu'il est impossible de faire des affaires au Congo sans distribuer de pots de vins ou céder aux pressions politiques. La majorité considère par ailleurs qu'il n'est pas gênant qu'une personne censée encourager les pays de la région à oeuvrer pour la paix et une bonne gouvernance, joue un rôle dans un groupe ayant des intérêts économiques dans ce pays.

Pour nous, les choses sont claires : la majorité connaît l'existence de ces liens mais n'y voit pas d'objection éthique, elle y a donc intérêt.

M. Frans Lozie (AGALEV). : Des personnes que vous défendez se sont rendues coupables de pillages, madame de Bethune.

Mme Sabine de Bethune (CD&V). : Je suis née en 1958. Ma génération n'est pas responsable de ces faits.

Je voudrais poursuivre. Je vous donne des exemples de décisions ou événements controversés où un lien est établi avec les responsables politiques que j'ai cités. Ils peuvent éclairer notre vision des choses.

Le premier exemple est le « telexgate ».

Grâce à une fuite, un e-mail contenant un rapport confidentiel et critique du cabinet des Affaires étrangères sur l'Entreprise Générale Malta Forrest est arrivé entre les mains de Georges Forrest. Ce dernier n'as pas voulu expliquer comment en commission.

Je suis persuadée qu'il savait très bien de qui venait ce document mais je ne peux le prouver. Certains collègues partagent mon avis.

La commission n'a toutefois pas fait usage de ses compétences de juge d'instruction pour tirer cette affaire au clair. Qui plus est, le ministère des Affaires étrangères et M. Forrest lui-même ont déposé une plainte contre X, façon habile d'éviter que la commission d'enquête ne fouille trop profondément.

Où la fuite s'est-elle produite ? Plusieurs noms ont été cités mais la commission n'y a donné aucune suite. Elle n'a pas organisé de confrontation pour faire éclater la vérité.

Le deuxième exemple est la STL et le rôle de l'Office du Ducroire.

La couverture du risque à concurrence de 20 millions de dollars plus 2 millions de dollars d'intérêts, accordée par l'Office du Ducroire à la STL en dépit d'avis négatifs préalables, amène à s'interroger. Tous les indicateurs de risque pour le Congo étaient négatifs en raison de la guerre. Aucune couverture ne devait donc en principe être accordée pour ce pays. La garantie a néanmoins été accordée après intervention du vice-premier ministre Michel. La lettre figure dans le dossier. Cette lettre demande une approche positive du dossier et précise que le vice-premier ministre n'est pas compétent pour exercer des pressions sur la commission chargée d'étudier le dossier. Une lettre bien tournée propre à l'ancienne culture politique et au clientélisme politique. Les collègues plus âgés connaissent bien la méthode qui consistait à plaider pour une chose tout en s'assurant, par une petite phrase, une couverture juridique. C'est la méthode utilisée dans la lettre du ministre Michel.

Telle est la teneur de la lettre.

4° Article d'Erik Bruyland journaliste belge néerlandophone in « Trends » du 11 juillet 2002 concernant les relations entre Forrest et Louis Michel ce dernier prétend l'avoir rencontré que deux fois ! ! ! :

http://makr.roularta.be/archief/Sho...

5° arrêté royal du 18 février 2000 (Moniteur Belge du 15.03.2000) portant nomination de Conseillers du Commerce extérieur

Publié le : 2000-03-15

  

 

 

Congo et Liban: Louis Michel cuisiné par les députés 

 

Développement et coopération - 29-08-2006 - 11:08

 

La commission du développement du PE a débattu ce lundi avec le commissaire au développement Louis Michel de l'efficacité de la récente mission européenne d'observation des élections au Congo et de la réponse de l'UE à la crise humanitaire au Liban. Quelques députés ont attaqué Louis Michel pour ses apparitions partiales dans les élections congolaises, tandis que d'autres ont accusé la Commission de n'avoir pas agi suffisamment rapidement dans la crise israélo-libanaise.

 

Congo: une mission complexe
 
Jürgen Schröder (PPE-DE, DE), qui a conduit la mission d'observation du PE au Congo et Philippe Morillon (ADLE, FR), Chef de la mission d'observation à long-terme de l'UE, ont jugé que les élections au Congo avaient été un grand succès. Ils ont estimé que l'EUFOR (la mission militaire de l'UE dans ce pays) avait largement contribué à maintenir l'ordre durant les élections et à apaiser le conflit intervenu la semaine dernière dans la capitale.
 
Néanmoins, certains des députés ayant pris part à l'observation des élections ont accusé le commissaire d'avoir rendu leur mission plus difficile en prenant partie dans la bataille électorale. Margrete Auken (Verts/ALE, DK) a expliqué que "les gens au Congo ont eu l'impression que nous étions partiaux puisque nous venions de l'UE", ce qui a gêné le travail des observateurs qui n'étaient "pas très populaires à Kinshasa". Richard Howitt (PSE, UK) a demandé à M. Michel d'expliquer les commentaires qu'il a fait dans les médias juste avant les élections et qui semblaient favoriser le candidat Joseph Kabila.

 
Le commissaire s'est défendu avec passion d'avoir été partial dans le processus électoral: "Je ne suis pas un supporter de M. Kabila, je ne suis pas un supporter de M. Bemba, je supporte le processus démocratique et les gens de ce pays", a-t-il déclaré. M. Michel a affirmé que sa déclaration de juin dernier, selon laquelle il aurait décrit M. Kabila comme "un espoir pour le Congo", avait été sortie du contexte, le journaliste lui ayant demandé de réagir en une phrase au nom de ce candidat. "J'aurais dis la même chose pour tout autre candidat dans la course", a-t-il souligné.
 
Liban: réparer les dommages
 
M. Michel a aussi raconté son récent voyage au Liban et en Israël, où il a pu se rendre compte des dommages causés par les combats du mois dernier. Il a estimé qu'entre 32 000 et 35 000 maisons avaient été détruites au Liban et il a ajouté qu'il avait demandé €30 millions d'aide des réserves d'urgence de l'UE pour aider les gens sur place.
 
Les députés ont convenu de l'existence d'un besoin humanitaire qui nécessite une attention immédiate, mais ils ont aussi demandé des perspectives plus larges. "Ce n'est pas de notre faute si cette destruction a eu lieu, nos contribuables ne doivent donc pas être les seuls à payer pour la totalité de ces dégâts", a lancé John Bowis (PPE-DE, UK). Ce conflit dure depuis plus de 50 ans, a ajouté Anders Wijkman (PPE-DE, SE), "nous ne pouvons pas continuer à reconstruire un pays qui continue à être détruit". Miguel Angel Martínez Martínez (PSE, ES), a comparé l'UE à "un pompier qui arrive sur scène une fois le feu éteint". L'UE a échoué car elle n'a pas agi à temps pour empêcher la destruction, a-t-il estimé.
 
Le commissaire Michel a affirmé pour sa part que l'UE avait été en pointe dans la recherche d'un cessez-le-feu. "Nous avons été très impliqués dans la rédaction de la résolution de l'ONU et nous sommes très bien représentés dans la force des Nations Unies qui sera déployée au Liban", a-t-il déclaré. Il a aussi rappelé aux députés que l'Union n'a pas de politique étrangère unitaire et que cela l'oblige à agir moins rapidement qu'elle le souhaiterait. "Nos institutions ne sont pas faites pour des décisions rapides et effectives", a-t-il estimé.

28/08/2006
Commission du développement
Présidente : Luisa Morgantini (GUE/NGL, IT)

 

  

 

 

Déclaration de presse 2006/43 - Tobias Pflüger (MdEP) - Bruxelles, 22. 08. 2006

http://tobiaspflueger.twoday.net/stories/2589556/modTrackback


En rapport avec les combats de Kinshasa et face à la mission des troupes de l'Union Européenne en République Démocratique du Congo, Tobias Pflüger, député européen et membre de la commission des affaires étrangères et chef de file du groupe parlementaire de gauche dans la sous commission sécurité et défense a fait la communication suivante au groupe parlementaire de gauche (GUE/NGL) :

L'attaque lancée par les troupes de Kabila sur la personne de son rival et seigneur de guerre Bemba à la suite de la publication des résultats des élections laisse complètement entrevoir au grand jour le mensonge politique de l'Union Européenne tel que pratiqué en République Démocratique du Congo. Dès le début l'Union Européenne avait ouvertement soutenu l'autocrate Kabila.

L'envoi de troupes de l'Union Européenne était également conçu en vue de la protection de sa victoire électorale certaine. Souvenez-vous qu'à la fin du mois de juillet, Louis Michel, Commissaire européen au développement et concepteur de la mission d'envoi de la force militaire européenne s'était ouvertement prononcé pour une victoire certaine de Kabila.(Référez-vous à DEUTSCHE WELLE du 21.08.2006)

A cause de nombreuses irrégularités dénoncées par l'UDPS dans les avancées du scrutin, et que l'UDPS, le plus grand parti politique d'opposition, également membre de l'Internationale sociale-démocrate, ait attiré l'attention des responsables de l'Union Européenne par le boycottage électoral, ces derniers l'avaient tout simplement ignorée. Au lieu de saisir cette opportunité en vue d'améliorer l'infrastructure électorale viciée, l'Union Européenne a plutôt opté pour l'envoi des soldats à Kinshasa dans le seul but de protéger ces élections et de gratifier la présidence à Kabila.

N'étant pas en mesure d'endiguer d'innombrables fraudes électorales, l'Union Européenne étale encore une fois son ignorance à jour: Au lieu d'une assistance concrète aux difficultés prévisibles liées au dépouillement des voix, des soldats leur ont plutôt été envoyés

A L'heure actuelle existe réellement le danger que l'Union Européenne ait par son engagement (en faveur de Kabila) contribué à faire exister: une reprise de la guerre civile.

D'ores et déjà le Commissaire européen au développement, le belge Louis Michel devrait tirer les conséquences de son mensonge politique et se démettre.

La campagne militaire des troupes de l'Union Européenne qui était perçue, et il est vrai, par le peuple congolais comme une prise de position en faveur de Kabila s'avère bien une erreur irrémédiable.

A l'instar du discours du ministre allemand de la défense Franz Josef Jung, le soutien pourtant proclamé en faveur des intérêts d'entreprises européennes et par voie de conséquence en faveur de l' "économie allemande" au moyen d'actions militaires de l'Union Européenne, procède tout simplement de la rémanence de la politique coloniale belge au Congo.
Cette politique néocoloniale de l'Union Européenne s'en venge maintenant de manière lacrimonieuse.

De plus la majorité de groupes parlementaires Conservateurs, Socio démocrates et Libéraux de l'Assemblée Européenne ne sont évidemment pas prêts à vouloir remettre en cause leur estimation sérieuse de l'action militaire de l'Union Européenne au Congo. Ainsi pendant les vacances parlementaires d'été, un voyage d'ailleurs programmé pour Kinshasa par la sous-commission Sécurité et défense a dû être malheureusement ajourné pour le mois de novembre.

Ainsi traduite à Düren (Allemagne), le 26 août 2006

 

 

 

Presseerklärung 2006/43 - Tobias Pflüger (MdEP) - Brüssel, 22. August 2006

Tobias Pflüger - Mo, 28. Aug, 12:19 

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Zu den anhaltenden Kämpfen in Kinshasa und dem Einsatz der EU-Truppe in der Demokratischen Republik Kongo erklärt der Europaabgeordnete der Linksfraktion (GUE/NGL) Tobias Pflüger, Mitglied des Auswärtigen Ausschuss und Obmann der Linksfraktion (GUE/NGL) im Unterausschuss Sicherheit und Verteidigung:

Der Angriff der Truppen von Kabila auf seinen War-Lord-Rivalen Bemba nach Bekanntgabe der Wahlergebnisse, wirft ein Schlaglicht auf die völlig verfehlte Politik der EU in der DR Kongo. Von Anfang an hatte die EU den Autokraten Kabila unterstützt. Die Entsendung von EU-Truppen war auch zur Absicherung seines Wahlsieges gedacht.
Ende Juli hatte sich EU-Entwicklungskommissar Louis Michel, der Initiator des EU-Militäreinsatzes, sogar öffentlich für einen Sieg Kabilas ausgesprochen (Vgl. u. a. Deutsche Welle 21.08.2006). Das die größte Oppositionspartei, die UDPS, die auch Mitglied der sozialdemokratischen Internationale ist, wegen zahlreicher Unregelmäßigkeiten im Vorfeld der Wahlen, zum Wahlboykott aufrief, hatten die EU-Verantwortlichen schlicht ignoriert. Statt wirksame Hilfe im Hinblick auf eine bessere Infrastruktur für die Wahlauswertung zu leisten, entsandte die EU Soldaten nach Kinshasa, um die Absicherung der Präsidentschaft Kabilas zu gewährleisten. Massiven Wahlfälschungen konnte so nicht vorgebeugt werden. Die EU legt hier wieder einmal Ignoranz an den Tag: Statt konkrete Hilfe bei den absehbaren Schwierigkeiten bei der Auswertung der Wahlstimmen zu geben, werden Soldaten entsandt.

Jetzt besteht die Gefahr, dass die EU damit zu einer Wiederaufnahme des Bürgerkriegs beigetragen könnte.
Der belgische EU-Entwicklungskommissar Louis Michel sollte die Konsequenzen aus seiner verfehlten Politik ziehen und zurücktreten. Die Entsendung der EU-Truppe, die von der Bevölkerung als Parteinahme für Kabila wahrgenommen wurde und wird, war ein schwerer Fehler. Die erklärte Unterstützung der Interessen europäischer Unternehmen und der "deutschen Wirtschaft" mittels EU-Militäreinsatz, wie durch den deutschen Verteidigungsminister Franz-Josef Jung geschehen, ist auch eine Fortsetzung der belgischen Kolonialpolitik im Kongo. Diese neokoloniale EU-Politik rächt sich nun bitter.

Auch die Mehrheit der Fraktionen der Konservativen, Sozialdemokraten und Liberalen im Europaparlament sind offensichtlich nicht bereit, eine ernsthafte Bewertung des EU-Militäreinsatzes im Kongo vornehmen zu wollen. So wurde in der parlamentarischen Sommerpause eine auf Ende August terminierte Ausschussreise des Unterausschuss Sicherheit und Verteidigung nach Kinshasa auf November "verschoben".

Brüssel, den 22. August 2006

Tobias Pflüger - Di, 22. Aug, 13:16

 

 

  

  

LOUIS MICHEL : "JOSEPH KABILA REPRESENTE L'ESPOIR POUR LE PEUPLE CONGOLAIS" 

 

http://realisance.afrikblog.com/archives/2006/06/23/2157605.html

 

La prestation de Louis Michel sur la chaîne privée belge RTL-TVI commence à faire couler de l'encre. Invité le dimanche 18 juin 2006 dans l'émission de Mr Pascal Vrebos, Mr Louis Michel a annoncé qu'il a porté plainte contre le représentant de l'UDPS au Benelux  Il a déclaré que Kabila représentait l'espoir de paix pour le Congo. Il a distribué des bons et des mauvais point aux politiciens congolais...

 

Comme on pouvait s'y attendre, les réactions du public n'ont pas tardé. Et une pétition va circuler pour inviter tous les congolais qui ont encore une dignité à demander à cet individu des comptes...

 

 

 

  

Louis Michel se dit fasciné par Kabila, l'opposition met en cause sa neutralité 14.01.2002  

 

http://www.lesoftonline.net/ 766LouisMichelfa scine.html

  

Nul ne savait combien ils seraient ni de quels partis politiques et organisations de la Société civile ils viendraient, ni quels exacts formats ils présenteraient mais Louis Michel, le vice-premier ministre belge en charge des Affaires étrangères, a pesé lourdement de son poids dans la balance : 42 ans après la décolonisation du Congo, l'un des chefs de la coalition libérale au pouvoir à Bruxelles, veut sa table ronde sur le Congo ex-Belge. Mais Étienne Tshisekedi, le poids lourd congolais avec lequel Michel communiquait en direct à la télévision, il y a un an, jour pour jour, au lendemain de l'assassinat de Laurent-Désiré Kabila remplacé depuis par son fils Joseph, a fait savoir, depuis l'Afrique du Sud où il séjourne, que ni lui ni son parti, l'Udps, ne sont concernés "par la mascarade belge." Et les arguments invoqués ne manquent pas de faire mouche. D'autres formats, comme Joseph Olenghankoy, sont hostiles à l'initiative et renvoie les Belges à Ketumile Masireelge. Secrétaire général du principal mouvement insurrectionnel congolais, le RCD, Me Azaria Ruberwa Manywa, dit toute sa méfiance : ""La réunion des belligérants est dans l'esprit de l'accord de Lusaka, qui accorde une certaine prépondérance aux belligérants ; il n'y est pas prévu en revanche, de réunir les deux autres composantes du Dialogue inter-congolais. Le plus inquiétant serait qu'ils se réunissent pour contredire les belligérants." N'empêche! Après l'échec du deuxième round des négociations politiques inter-congolaises d'Addis-Abeba (lire dossier en pages 11-17), l'UE, Union Européenne, qui fait partie des principaux bailleurs de fonds, a voulu régler la question cruciale afin d'éviter des palabres dispendieuses. À savoir qui va exercer quels pouvoirs durant la Transition.

Un gîte et un couvert. Connaissant les ex-Zaïrois, plus enclins à déployer des talents d'éloquence qu'à aller droit au but en proposant des solutions précises, l'Europe, en concertation avec le secrétaire général des Nations Unies, Kofi Annan et le Sénégalais Ibrahima Fall, adjoint aux opérations de maintien de la paix, a jugé bon d'organiser des réunions préparatoires. La première a eu lieu du 7 au 9 décembre, à Abuja, au Nigeria, et a réuni les délégués de haut niveau du gouvernement de Kinshasa, du MLC et du RCD. La seconde est la rencontre de Bruxelles qui se tient du 15 au 16 janvier, avec un conclave d'acclimatation le 14. Entre-temps, le régime de Kinshasa a interdit deux réunions convoquées par l'opposition politique elle-même à Pointe Noire au Congo-Brazzaville et dans la ville de Kisangani, en province Orientale, du 26 au 28 décembre, celle-ci même autorisée par le RCD.

 

À Bruxelles, chaque participant recevra un ticket d'avion aller-retour, sera logé dans un hôtel "convenable", Hôtel Joli, au Petit Sablon, près du Palais d'Egmont où se dérouleront les travaux - ce qui videra d'office la question du transport, les délégués se déplaceront à pied. De même, un petit déjeuner et un déjeuner seront offerts et chaque participant sera éligible au repas du soir. Tout cela, afin que nul n'en ignore rien, écrit noir sur blanc dans un document publié concomittamment à Bruxelles et à Kinshasa. Autres précisions : aucun per diem n'est prévu, ni appel téléphonique, a fait savoir spécialement le diplomate belge à Kinshasa Renier Nijskens confirmé à Bruxelles par Koen Vervaeke, le porte-parole du ministre Michel. De même, avertit le document, "aucun excédent de bagage ne sera toléré." Avis clair aux Kinois qui seraient tentés de faire du shopping et de remplir des caddies. Le piment est vite monté dans les nez des Congolais. "Être traités comme des enfants comme ça, quatre décennies après, est inacceptable" , grommelle un activiste dans les rues de Bruxelles. Où il y a plus qu'un casus belli : l'opposition extérieure "si active, si bienveillante, qui n'avait de référence que bruxelloise, et se croyait interlocutrice privilégiée des autorités belges" est laissée dans les placards. Pas invitée à la table-ronde. "Nous sommes habitués. On nous a toujours méprisés", se lamente un autre. Ce ne sont pas les arguments qui manquent à Louis Michel : il veut s'en remettre à la liste officielle des partis et organisations de la Société civile habituellement convoqués aux réunions de la Facilitation botswanaise depuis Cotonou, Gaborone, Addis-Abeba. "Et si des opposants clé existent à Bruxelles, qu'ils reçoivent mandat de leur base à Kinshasa", claque un observateur exténué, rue des Petits Carmes, le siège du ministère. Louis Michel veut donc travailler de commun accord avec le bureau de Sir Ketumile Masire, le facilitateur du Dialogue. Or, en novembre, le ministre avait assuré l'opposition extérieure de ses bonnes intentions en disant qu'elle serait invitée. Pourquoi cette volte-face? Des complications de dernière minute ont amené le chef de la diplomatie belge à se dédire, explique un analyste. Les tracts, eux, circulent dénonçant cette mise à l'écart et une marche de protestation est prévue... Selon l'agenda publié par l'ambassadeur Nijskens, la réunion débattra "essentiellement" de la gestion de la transition, de l'armée et de la sécurité, des élections et institutions, ainsi que de la nationalité "mais d'autres thèmes pourront être examinés si les délégués en font des propositions." On sait aussi que 15 partis politiques et associations sont attendus représentés à raison de deux par parti politique. Deux membres de la Société civile par province sont invités, cinq chefs religieux et trois chefs coutumiers. Ceux-ci à titre d'"observateurs actifs." La réunion, le moins que l'on puisse dire, ne donne pas lieu à un fort engouement. En règle générale, l'opposition suspecte l'Occident de chercher à imposer un "schéma extérieur" consistant au maintien de Joseph Kabila à la présidence de la République durant la transition. Lors de sa dernière tournée dans les Grands lacs qui n'a pas été un franc succès, Louis Michel a exposé clairement ses convictions. Vantant partout "la capacité d'écoute, d'analyse, l'intelligence hautement supérieure du président Joseph Kabila qui a séduit tout l'Occident." Expliquant qu'"il préfère pour le Congo une dictature éclairée à la démocratie." Ce qui a mis hors d'eux ses interlocuteurs et fragilisé la position d'un pays candidat médiateur qui aurait gagné à jouer à fond la neutralité. Quant à l'intelligence supposée de Joseph, Tshisekedi la met en doute. "Malgré son manque d'instruction, on trouve que ce jeune homme est capable de diriger un vaste pays, et de manière démocratique : je ne sais d'où viendrait ce miracle." Q'on l'aime ou qu'on le déteste, Étienne Tshisekedi reste une sorte d'icône de la classe politique congolaise d'opposition. Comme à l'époque d'un certain Patrice-Émery Lumumba, la réussite de la deuxième table-ronde belge sera jugée du point de vue de la qualité des participants et des résultats atteints que pourrait déteindre une aussi grande absence. Dans ce dossier, les Belges jouent leur crédibilité. NANA BITSHO