Biographie de Robert Demers

1960 - 1970
 
Président du club des étudiants libéraux de l'Université McGill, Robert Demers participe activement à la campagne électorale qui mènera le Parti libéral au pouvoir le 22 juin 1960. Après son admission au barreau du Québec, il a d'abord pratiqué le droit à Montréal avec Me Jacques Ducros et Me Bernard Tellier. En 1961, la société St-Jean-Baptiste de Montréal lui exprime sa profonde reconnaissance pour sa constante collaboration  et son dévouement exceptionnel à l’œuvre du ‘’Prêt d’Honneur’’ aux étudiants et lui décerne le titre de ‘’Collaborateur Éminent’’.
 
Par la suite, il est engagé comme conseiller juridique par Eric Kierans, alors que celui-ci était président de la Bourse de Montréal. Il occupe les postes de secrétaire adjoint de la Bourse de Montréal et de la Bourse canadienne, ainsi que directeur du service des inscriptions des compagnies à la cote des Bourses. Plus tard, Robert Demers se joint au ministère de l’Éducation en tant que conseiller technique en financement. Il travaille alors à Québec sous la direction du ministre de l’Éducation du Québec, M. Paul Gérin-Lajoie.
 
À son retour à Montréal en 1966, Robert Demers entre au service du cabinet juridique Desjardins, Ducharme et Choquette et se spécialise dans le domaine de la finance. Il a parmi ses clients des fiduciaires et des comités de protection de détenteurs de valeurs mobilières. La pratique de sa profession consiste à exercer des recours pouvant être pris à la suite de défauts par des entreprises ayant émis des obligations. Pendant cette période, Robert Demers plaide régulièrement devant les tribunaux où il représente des créanciers garantis ou des fiduciaires agissant pour le compte de détenteurs d'obligations.
 
Il pratique également dans les domaines du droit commercial et de l’assurance. C’est à cette époque qu’il devient le conseiller de M. Robert Bourassa, qu’il avait connu à Québec alors que celui-ci était secrétaire de la Commission Bélanger sur la fiscalité. Lors de l’élection de Robert Bourassa comme chef du Parti libéral du Québec, Robert Demers est président de la commission juridique. Durant la campagne électorale qui porta Robert Bourassa au pouvoir en 1970, Robert Demers est l’agent officiel du Parti libéral du Québec.
 
 
1970 - 1980
 
En octobre 1970, le gouvernement du Québec désigne Robert Demers comme avocat pour négocier la libération de deux otages avec le Front de libération du Québec (FLQ) lors de ce qui fut par la suite appelé la Crise d'octobre.  Malheureusement quelques jours après sa nomination un des otages, M. Pierre Laporte, alors ministre du Travail et de la Main d’œuvre du gouvernement du Québec, est tué par ses ravisseurs qui sont membres de la cellule Chénier du FLQ. Toutefois, Robert Demers réussit à négocier la libération de M. James Richard Cross, attaché commercial de la Grande-Bretagne, qui avait été enlevé par une autre cellule du FLQ, et envoie les kidnappeurs en exil à Cuba. Dans les mois qui suivirent, les ravisseurs de Pierre Laporte furent arrêtés, jugés et condamnés à de lourdes peines d’emprisonnement.
 
En 1972, Robert Demers est nommé président de la Commission des valeurs mobilières du Québec (CVMQ) par le gouvernement du Québec, un organisme gouvernemental responsable de la réglementation du commerce des valeurs mobilières. Le ministre responsable de la CVMQ est alors, M. William Tetley, ministre des
Institutions financières, Compagnies et Coopératives. Il fait adopter par l'Assemblée nationale des modifications à la Loi sur les valeurs mobilières qui élargit l’obligation de divulgation financière des entreprises et réglemente les transactions d'initiés et la sollicitation de procurations. Au cours de son mandat, Robert Demers a un rôle déterminant dans l’affaire des fonds communs IOS. La Commission des valeurs mobilières du Québec est alors citée par le président de la Securities and Exchange Commission, un organisme de réglementation états-unien, dans son rapport annuel au Sénat et au Congrès américain pour le rôle qu’elle a joué à l'échelle internationale dans la protection des intérêts des détenteurs de fonds communs. C'est pour les mêmes motifs que le gouvernement du Luxembourg nomme Robert Demers officier de l’Ordre de la couronne de chêne.
 
En 1976, le conseil d'administration de la Bourse de Montréal élit Robert Demers en tant que président et gouverneur. Durant son terme, monsieur Demers contribue à l'expansion du marché des options et à l'accroissement du rôle et du nombre des spécialistes en bourse. C'est également sous son mandat que, s'inspirant de la loi française Monory, la Bourse recommande au gouvernement du Québec l'institution d'un régime d’épargne-actions.
 
Pendant sa présidence Robert Demers a fait partie du conseil d'administration de l'Association canadienne des courtiers en valeurs mobilières, de la Chambre de compensation d'options Trans-Canada, de l'Institut canadien des valeurs mobilières, du Fonds canadien de protection des épargnants et il a été représentant de la Bourse de Montréal à la Fédération internationale des bourses de valeurs. Le Toronto Stock Exchange a décerné à Robert Demers, les Boutons d’argent puis les Boutons d’or, à l’effigie des portes du TSE, pour sa contribution à l’industrie des valeurs mobilières.
 
 
Effigie des portes du TSE 
 
 
1980 - 1990
 
En 1981, Robert Demers devient président de la société de courtage en valeurs mobilières Maison placement Canada inc. spécialisée dans les analyses financières pour les institutions financières. Par la suite, Robert Demers quitte Maison placement Canada pour se joindre comme administrateur et dirigeant à la société publique de courtage en valeurs mobilières McNeil Mantha inc.
 
Durant cette même période, Robert Bourassa lui confie la présidence du comité de financement pour sa réélection comme chef du Parti libéral du Québec. Lors de l’élection générale de 1985, qui portera Robert Bourassa au pouvoir, Robert Demers est nommé président de la commission des finances du Parti.
 
 
1990 - 2010
 
En 1992, Robert Demers fonde et préside sa propre firme de courtage en valeurs mobilières, Demers Conseil inc. En 1998, il cède la direction de l’entreprise à François Demers, son fils. Il devient alors président du conseil de la société. Il participe aux activités de diverses entreprises tant au Canada, aux États-Unis, qu’en Europe. En 2004, M. Demers cède ses parts dans la société, mais conserve son poste de président du conseil. En 2010, les firmes Demers valeurs mobilières, anciennement Demers Conseil, et Investpro fusionnent et fondent la nouvelle firme Fin-XO valeurs mobilières. C'est à ce moment que Robert Demers prend sa retraite du domaine de la finance. Il demeure à Montréal et dans les Cantons de l’Est, où il exerce le métier de forestier.
 
 
Études et formations
 

·         Diplômé de l'Université de Paris (Collège Stanislas de Montréal, baccalauréat ès arts)

·         Diplômé de l'Université de McGill (baccalauréat en droit civil)

·         Membre du barreau canadien

·         Conseiller en placement

 
 
Cheminement professionnel

 

Au cours de sa carrière, il a été membre de divers conseils d'administration de sociétés :
 

·         La compagnie hydro-électrique, Hydro-Québec (membre, entre autres, des comités de vérification et recherche et développement)

·         La société de recherche et développement Nouveler inc.

·         La société d’exploration minière sous contrôle fiduciaire Javelin International Ltd, à la suite d’une nomination par le juge John Gomery de la Cour Supérieure du Québec

·         La compagnie de contrôle sanitaire et environnemental, Groupe Sanivan inc.

·         La société d’ingénierie dans le domaine des pâtes et papiers, Klöckner Stadler Hurter

·         La compagnie de construction de centrale hydro-.électrique, Société d'Énergie de la Baie James (membre entre autres du comité de vérification)

·         La société de fiducie, Trust Capital (membre entre autres des comités exécutifs et de placement)

·         La société française de recherche sur le Sida, Hypocampe s. a.

·         La société américaine de recherche sur les rétrovirus, Mymetics Corp. (président, entre autres, des comités de vérification et de compensation.)

·         La société allemande d’ingénierie dans le domaine des cimenteries, FAHR Beteilingungen AG (président, entre autres du comité de vérification.)

·         La compagnie d’assurance générale, Constitution Insurance Company

·         La compagnie de capital de risque, Sasamat Capital Corporation

·         La compagnie d’investissement, Quinsam Capital Corporation

·         La compagnie de conseils en placement et en gestion, Wiseman Partenaire Privé inc.
 

Il a aussi été membre du conseil d'administration de divers organismes sans but lucratif :

  • Fondation de l'Université du Québec à Montréal
  • Fondation Robert Bourassa
  • Société du Cinéma
  • Théâtre du Nouveau-Monde
  • Centre Bertholet
  • Auberge de Jeunesse de Montréal
  • Montreal Visual Art Center
  • Le Pont entre les générations
  • Le comité de vérification des Sœurs de la Charité de Montréal (sœurs grises)
 
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