compte 2012

Parce que les bons comptes

font les bonnes communes !


En début de mois, chaque ménage établit son budget : il estime quelle part des revenus sera nécessaire au logement, au chauffage, à l'alimentation... Puis ce sont les comptes de fin de mois. Le ménage contrôle ce qu'il a effectivement dépensé pour les différents postes prévus, avec pour résultat un déficit ou un boni. Dans une commune, c'est le même principe : budget en début d'année et comptes ensuite.

Le budget définit les priorités politiques de la ville, mais les comptes sont plus importants car ils montrent ce qui a été effectivement réalisé. Ils indiquent de plus si l'équilibre financier est atteint, condition nécessaire pour assurer la continuité des services publics et le futur de nos enfants.


Malheureusement, dans notre ville les comptes se dégradent depuis plusieurs années.

Par exemple, l'ensemble des avoirs financiers de la commune, appelé résultat global, est passé de27.590.403 euros en 2007 à 15.896.794 euros en 2012, soit une baissede presque 12.000.000 d'euros en 6 ans. De l’argent qui a été perdu en spéculation dans l'affaire Dexia notamment, mais aussi en raison de dépenses inconsidérées. A ce rythme là, dans 6 ans, les caisses seront vides.

Pour se justifier, la majorité répète sans cesse que la ville rembourse les aides financières consenties par le Centre régional d’aide aux communes (CRAC). Mais elle oublie de signaler que pendant le même temps elle contracte de nouveaux emprunts,. Conséquence : globalement, la charge financière de la dette de la ville augmenteDe 161,41 euros par habitant en 2009,elle est passée à 179,50 euros par habitant en 2012, soit une hausse de 11,2 %.

Les finances de la ville se détériorent, une preuve supplémentaire en est que la capacité d'emprunt de la ville diminue.

En effet, cette capacité est liée au « ratio de couverture des emprunts. Ce ratio est passé de 1,29 en 2009 à1,10 en 2012. Quand ce ratio vaudra 1, cela signifiera que la ville ne pourra plus emprunter sans prendre des mesures correctrices.


Aujourd'hui, ce n'est pas seulement Ecolo qui affirme que les finances de la ville sont mauvaises, c'est aussi la directrice financière de la ville, qu'on n'appelle plus receveuse communale, parce que l'autorité régionale a voulu consacrer et reconnaître que cet expert doit pouvoir jouer un rôle de conseiller financier, qu'il doit aider le pouvoir politique à prendre de bonnes décisions. La directrice financière déclare dans son rapport annuel sur l'état desfinances de la ville que : « Tout autre chose restantégale, les perspectives pluriannuelles laissent présager un déficitstructurel croissant ».


Un budget en équilibre c'est bien. Mais que vaut un tel budget s'il est systématiquement dépassé et qu'il faut sans cesse puiser dans les réserves et s'endetter? Des comptes maîtrisés, c'est mieux!


Ecolo a des solutions pour arrêter cette spirale de l'endettement : gérer mieux les marchés publics car pour aller vite dans la réalisation de certains projet, surtout à l'approche des élections, on dépense souvent trop. Réduire les frais de fonctionnement et pas seulement les frais énergétiques mais aussi les frais de représentation. Réduire les frais de procès et d'actions en justice en essayant de trouver des solutions amiables plus rapides, plus satisfaisantes pour toutes les parties... Mieux vaut un bon arrangement qu'un mauvais procès. 















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