Ne pas oublier les paysans massacres

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N'oublions pas que plus de 300 paysans ont été assassinés par les paramilitaires à San Onofre (Sucre)

C'est à coups de machette, entre le 16 et le 17 octobre 2000, que plus de 20 paysans ont été massacrés dans le hameau de Macayepo - Sucre par des paramilitaires, sous le "patronnage" intellectuel de quelques députés. Nous savons aujourd'hui que ce massacre a été dirigé par le sénateur Alvaro Garcia Romero, associé avec  un millionaire latifundiste de la zone, Joaquin Garcia.

 

Aujourd'hui, les enquêtes ont retrouvé plus de 40 cadavres dans la fosse de San Onofre. Elles cherchent à éclaircir de multiples disparitions qui ont eu lieu entre 2001 et 2003, mais aussi des massacres, possiblement, des tortures, des enlèvements et des assassinats. On raconte que, depuis l’hacienda « El Palmar », opérait le commando des dénommés « Héros des Monts de Marie », un groupe d’Autodéfense auquel est imputé de multiples violations des droits de l’Homme dans la région.

Extrait du document du Mouvement National des Victimes de Crimes d'2tat

Entre 1994 et 1997, les associations Convivir se sont développées dans le département de Sucre. Elles sont arrivées dans le village de San Onofre avec le maire Yamil Blanco, alias "Danilo", qui était le chef bien connu de l'organisation de Victor Carranza. C'est alors que s'est développé le système des sicaires. Parmi les premiers assassins, il y avait un boucher prospère du hameau de Macapeyo, Rodrigo Mercado Pelufo, alias "Cadena". Il a organisé un groupe de sicaires qui opérait dans les Monts de Marie. Comme il connaissait la zone, il était recommandé par les éleveurs pour qui il travaillait à éliminer les paysans. Par la suite, Cadena a organisé dans la finca Carare, propriété de Miguel Nule, située à Macapeyo, un groupe d'hommes qui s'est livré à plusieurs massacres. Cadena a rapidement été envoyé par le commandant Eduard Cobo, alias "Diego Vecino", devant l'Etat major des AUC pour qu'il soit nommé chef des paramilitaires du département de Sucre. De cette façon, Cadena est resté aux ordres de Vecino qui était administrateur de la finca Las Melenas.

Depuis lors, le département de Sucre, et particulièrement la commune de San Onofre et ses hameaux, ont été le théatre de faits violents multiples qui, sans aucun doute, peuvent être catalogués comme crimmes contre l'humanité. Avec entre autre, la disparition forcée massive et l'assassinat de plus de 3.000 personnes, 75 massacres entre 1999 et 2000 qui ont laissé 329 victimes, des cadavres cachés dans des centaines de fosses communes, le déplacement forcé de 70.000 personnes du département de Sucre et de 2.162 familles de San Onofre selon les données du recensement municipal. Mais aussi : la pratique régulière de la torture et de traitements inhumains ou dégradants, l'extermination de 90 militants de l'Union Patriotique, la désintégration des organisations agraires comme l'ANUC, l'usurpation des terres et des biens des populations, l'imposition du contrôle politique, le saccage des biens et des ressources publiques.