La justice en grève

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34.000 travailleurs du Ministère de la Justice Colombien ont commencé le 3 septembre 2008 une grève nationale indéfinie pour réclamer l'application de la loi 4 de 1992 et le respect de l'indépendance de la Justice.

Cahier de revendications 

L'Association Nationale des Employés du Secteur Judiciaire (Asonal Judicial) réclame la réévaluation et le rééquilibrage des salaires prévus par la loi 4 de 1992 qui n'a été respectée que très partiellement par les gouvernements successifs.

Elle revendique également la titularisation des personnels précaires. L'instabilité professionnelle menace plus de 18.000 employés contractuels du Ministère de la Justice. Nombre d'entre eux travaillent depuis plus de 14 ans avec des contrats précaires : 4.000 juges ou autres fonctionnaires du secteur judiciaire peuvent se retrouver sans emploi en décembre.

Selon le président de Asonal Judicial, Fabio Hernándes, la situation affecte "indubitablement" l'indépendance de la justice, "parce que le mécanisme de la précarité est utilisé pour faire pression à un moment donné sur un fonctionnaire pour qu'il prenne certaines décisions".

Dans le contexte actuel, c'est un aspect très délicat alors que les auteurs intellectuels de terribles massacres qui ont eu lieu dans la longue guerre colombienne, doivent être appelés par la justice à rendre des comptes.

"Il y a une situation très grave en raison de l'intromission de l'Exécutif dans les affaires judiciaires, l'agression est constante" a-t-il affirmé à propos des continuelles attaques du Président Uribe contre les magistrats chargés des procès contre les dizaines de polititiens alliés du président accusés de parapolitique.

"La Justice en Colombie traverse une situation assez critique", car le chef d'Etat "agresse constamment les Hautes Cours, particulièrement le service pénal de la Cour Suprême de Justice en raison de ses enquêtes sur la parapolitique" a ajouté Hernández... en résumant : "Dans notre cahier de revendications, nous voulons que soient établis des mécanismes clairs de respect de l'indépendance et de l'autonomie du pouvoir judiciaire, logiques pour tout Etat social de Droit"

Radio Nizkor. 07/09/2008

 

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