MONOGRAPHIE

CETTE ETUDE A ETE REALISEE PAR Monsieur GIRAUD At.  INSTITUTEUR A CERCLES. 
ELLE EST DATEE DU 14 JUILLET 1913
 
Sous la  Présidence de Raymond POINCARE  (Président de la République de 1913 à 1920)
 
CALENDRIER
  
7bre = Septembre  Sept-embre
8bre = Octobre Octo(huit)-bre
9bre = Novembre Nov(neuf)-embre
10bre = Décembre Dec(dix)-embre
Car dans les temps anciens l'année commençait au mois de mars 
 
 

Raymond Poincaré (1860-1934)

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Raymond, Nicolas, Landry Poincaré, de vieille souche lorraine, est né le 20 avril 1860, à Bar-le-Duc. Après des études secondaires à Bar-le-Duc et à Paris, licencié en droit ainsi qu'en lettres, il s'inscrit comme avocat au barreau de Paris en 1880, obtient son doctorat en droit et devient chroniqueur judiciaire au Voltaire, quotidien radical dirigé par Jules Laffitte.

En 1886, à 26 ans, il fait ses débuts dans le monde politique comme chef de cabinet de Jules Develle, ministre de l'Agriculture, et est élu conseiller général de la Meuse puis, l'année suivante, député de ce département. Se spécialisant dans les questions financières, il est rapporteur général du budget en 1890 et accepte, en 1893, le portefeuille de l'Instruction publique et des Beaux-Arts dans le ministère Dupuy, son premier ministère.

En 1894, il devient ministre des Finances puis reprend, pour une courte période, le portefeuille de l'Instruction publique et des Beaux-Arts avec, cette fois-ci, la direction des Cultes, dans le cabinet Ribot, en 1895. Après la chute de ce dernier, il décline l'offre de Jules Méline lui proposant les Finances dans le nouveau gouvernement. Tout en constituant un cabinet juridique rapidement renommé, il poursuit ses activités parlementaires et devient vice-président de la Chambre.

Sénateur de la Meuse de 1903 à 1913, il accepte, en 1906, le portefeuille des Finances dans le cabinet Sarrien. Il est élu à l'Académie française en 1909.

Président du Conseil et ministre des Affaires étrangères en janvier 1912, après l'affaire d'Agadir opposant l'Allemagne et la France au Maroc, il est partisan d'une restauration du pouvoir exécutif face à l'Assemblée, d'un État libéral mais fort et s'attache à régler les problèmes de politique extérieure. Le 30 mars, il signe avec le sultan du Maroc le traité de protectorat. Son souhait est par ailleurs de resserrer les liens de la France avec la Grande-Bretagne et la Russie. À cet effet, un accord d'assistance navale est négocié avec la Grande-Bretagne tandis qu'il se rend en Russie ranimer l'alliance en août.

"Républicain laïque", homme d'ordre, il est élu Président de la République le 17 janvier 1913. Face à une guerre qui semble se profiler, il fait voter la loi militaire des trois ans en août et, sur le plan extérieur, renforce les alliances, entreprenant un second voyage en Russie en juillet 1914. Le conflit déclaré, sa tâche essentielle est de gagner la guerre. Pour cela, il faut mobiliser toutes les énergies, rassembler toutes les bonnes volontés, qu'elles soient de gauche ou de droite, en un mot faire "l'Union sacrée". Successivement, le gouvernement sera dirigé par Viviani, Briand, Ribot, Painlevé, sans que le succès des armes puisse cependant s'affirmer. Les difficultés militaires et politiques se multiplient : défaite française au Chemin des Dames, mutineries sur le front, réveil des tensions sociales et fin de l'Union sacrée. Faisant taire ses sentiments personnels, Poincaré fait appel à son ennemi politique, Clemenceau, qui devient Président du Conseil le 16 novembre 1917. En 1918, c'est la victoire et le retour de l'Alsace-Lorraine à la France.

 

     IDEE D'ENSEMBLE DE LA COMMUNE
 
ETIMOLOGIE
 
L'étymologie du mot CERCLES est pour ainsi dire inconnue. On sait que ce mot vient du latin Circulum.               
 
SITUATION
 
La commune de CERCLES faisait autrefois partie du canton de La Tour Blanche. En 1798, elle fut, ainsi que La Tour Blanche, rattachée au canton de Verteillac. Elle dépend de l'arrondissement de Ribérac. Cette commune, d'abord du Périgord, devint enclave de l'Angoumois. Son histoire de rattache à celle de La Tour Blanche; En 1789, ele passa définitivemement dans le Périgord. Elle a porté le nom de Cercles-Montaourlet de 1825 à 1878. A cette époque, Lachapelle Montabourlet fut érigée en commune indépendante.                                                               

 
COMMUNES LIMITROPHES 
 
La commune de Cercles est bornée par six communes :                                                                                           

- au nord : Léguillac de Cercles et Lachapelle Montabourlet                                                                             

- à l'est : Léguillac de Cercles                                                                                                                            

- au sud-est : St Just  
 
- au Sud Ouest : Bourg des  Maisons

- à l'ouest : La Tour Blanche                                                                                                                      

- au nord ouest : Lachapelle Montabourlet.                                                                                                         

 
 
SUPERFICIE et POPULATION TOTALE 
 
La superficie totale est de 2055 hectares, 40 et la population de 352 habitants en font une commune de petite  importance                                                                                                                                                        
 
 GEOGRAPHIE PHYSIQUE
 
NATURE DU  SOL
 
Le sol de la commune laisse facilement passer l'eau. Le sous sol est généralement calcaire. On trouve des carrières de pierre blanche calcaire ches Boutet et chez Tésit. On rencontre quelques carrières de pierre sliceuse à la Marteille                                                                                                                                          
 
RELIEF 
 
La vallée du Buffebal. Elle est formée de prairies qui partent près de La Bonnetie et se prolongent vers St Just. Il y a quelques élévations dans la région de Cercles, Tésit, La Roche et Le Cluseau.                                                        
CONDITIONS CLIMATOLOGIQUES 
 
Le climat n'est point scientifiquement étudié, en sorte que la routine seule guide, dans la prévision du temps. Les vents persistants, quelquefois déviés par des obstacles soufflent du S.O. et du N.E. On ne sait rien de précis sur les pluies, neiges, brouillards et températures. D'allure continentale dans l'ensemble, le climat est salubre.  
 
REGIME des EAUX SOUTERRAINES et SUPERFICIELLES 
 
Il existe dans la commune plusieurs fontaines puissantes. Les plus importantes sont :                                
 
(a)  la fontaine de la Bonnetie au nord est de la comune. Elle possède un joli lavoir. Elle a été déplacée en 1848    au  moment où l'ont fit la route n°14 de Ribérac à Nontron  (A cette époque on fit démolir un lavoir et la        source pour les remplacer par un bassin qui se trouvait plus haut que la source. De cette manière, la source se divisait et jailllissait piur se répandre dans les trous infecte).                                                                              
                                                                     
(b) la fontaine de Chancelade située à l'est du village de la Geyrie et un peu au sud de Verchiat. Elle alimente      plusieurs villages.C'est elle qui donne naissance au Bufffebale. Ily a une quinzaine d'années, cette source faiblit, mais elle rejaillit à quelques mètres plus loin dans la propriété de Mme Milet (St Crépin de Mareuil). La Commune obtint de cette dame l'autorisation de capter cette nouvelle source et de la fermer. Une souscription fut ouverte pour réparer le lavoir et il sert actuellement non seulement aux riverains mais encore aux habitants de  Lachapelle-Montabourlet qui sont privés d'eau courante.                                                                                       
 
(c) la fontaine des Blanquet. Cette source très puissante a été détruite par N. Roumaillac épicier à La Tour        Blanche, qui a éxploité une tourbière tout à côté. Cette source dépendait autrefois de la léproserie de Notre Dame de Pitié                                                                                                                                               
                                                                                                                                                  
(d)  la fontaine de Cercles (bourg) située au bas du bourg sur la route de Cercles à la Marteille                           
 
e)  La fontaine de Chez Tézit                                                                                                                                
 
(f)  la fontaine de Cluzeau qui alimente le Cluzeau et La Roche                                                                            
 
(g) la fontaine de La Marteille. Tout recemment en 1912, les habitants de ce village firent une souscription  afin d'avoir un lavoir couvert. C'est le premier de la commune.
                                                     
 
 Le seul cours d'eau important est le Buffebale qui sert de séparation entre la commune de La Tour Blanche et celle de Cercles. Il alimente trois petits moulins : celui de Gagnole, celui de la Bernerie et celui de Gonlen.     
 
 
 INFLUENCE MARITIME
 
Quoique assez éloigné, l'Océan Atlantique exerce une action météorologique notable ; les cultivateurs savent avec quelle rapidité arrivent les orages, les bourrasques signalésdu littoral.                                                    
 
FAUNE ET FLORE 
 
La faune et la flore ne comprennent que peu d'espèces dangereuses surtout parmi les animaux. On ne voit plus de loups dans la forêt de Saint James. On trouve quelques vipères. On méconnait encore certains auxilliaires de  l'homme                                                                                                                                                            
 
 
GEOGRAPHIE ADMINISTRATIVE 
 
 
CHEF LIEU 
 
Cercles, le chef-lieu ompte 35 habitants sur 352 qui composent la commune, c'est le centre administratif, religieux et scolaire. Toutefois il y a deux écoles mixtes : l'une au chef-lieu, l'autre à la Marteille.              
 
               HAMEAUX                
 
  Les 317 autres habitants se groupent en 22 hameaux  
      
A. Dans le voisinage immédiat du chef lieu, formant avec lui une agglomération de 67 âmes
 
Carnaquis : 8 habitants                                                                                                            
Boutet :  6   habitants                                                                                                                                                                                                                                                        Garenne : 9 habitants                                                                                       
Maladrerie : 9 habitants                                                                                          
                                                                          
B. Distants de 500 à 1000 mètres :                                                                                                              
Gagnolle : 27 habitants                                                                                                                      
La Bernerie :  20 habitants     
Claud : 3  habitants                                                                                                                                                                                      
Fongrenon : 1 habitant                                                                                                   
Tézit : 17 habitants                                                                                         
La Grange : 4 habitants                                                                                               
                                                                                           
C. Eloignés de 1200 à 2500 mètres :                                                                                                               
Enrequit : 14 habitants                                                                                            
Maumasson : 17 habitants                                                                                                 
La Geyrie : 10 habitants                                                                                            
           
D. Eloignés de 2500 à 4000 mètres :                                                                                                                Verchiat : 14 habitants                                                                                          
Bonnetie : 21 habitants                                                                                           
Rambeaudie : 18 habitants                                                                                                
La Roche : 22 habitants                                                                                           
Le Cluzeau : 22 habitants                                                                                              
Les Grèzes : 9 habitants                                                                                            
La Marteille : 61 habitants                                                                                               
Calonie : 5 habitants                                                                                      
Gonlen : 3 habitants                                                                                     
 
ELECTEURS POPULATION 
 
La commune compte 128 électeurs.                                                                                                                    
 
La population se répartit ainsi :                                                                                                                           
6 enfants de 1 mois à 1 an                                                                                             
118 de 1 an à 19 ans                                                                                              
69 de 20 ans à 39 ans                                                                                                               
112 de 40 ans à 59 ans                                                                                                  
47 de 60 ans et plus                                                                                                           
                                                                                                                                                                                                                                                                                                                     
                                   
 
Il y a environ de 25 à 30 élèves (garçons et filles) à l'école mixte de Cercles et une douzaine à la Marteille       
 
 
ADMINISTRATION et FINANCES MUNICIPALES 
 
Dix membres composent le conseil municipal. Ce sont en 1913, MM.                                                                     
 
BEAUVAIS Jean à la Marteille
CHARLES Jérémie  à la Marteille  
LACOUR Jean au Cluzeau
MEDAS Philibert à la Roche   
BONTEMPS Jean au Carnaquis
MILET Pierre à Gagnole
LONVAUD Pierre à Gagnole
MALAVERGNE Jean au Maumasson
JAUVINAUD Jean au Maumasson
COULOMBEIX Pierre au Maumason
Le maire est M. MALAVERGNE ; l'Adjoint M. COULOMBEIX
 
Le  budget communal est de :
Resssources ordinaires :2591 F.
Ressources extraordinaires : 700 F.  
Total : 3291 F.
 
La dette est de :  7 cmes qui tombent en 1913
                           2 cmes qui tombent en 1915  
                           7 cmes qui tombent en 1917                                             

                          Total : 1722 Frs                  

 Le centime vaut 43 F 46.
 
Le budget ordinaire comprend en1912 :
Contribution foncière bâtie : 461 Frs 
Contribution foncière non bâtie : 3154 Frs 
Patentes et mobilières : 388 Frs 
 Portes et fenêtres : 292 Frs
Patentes : 292 Frs  70
Total : 4387 Frs 70
 
Les membres du bureau de bienfaisance sont :
MM. CHARLES Jérémie
        BEAUVAIS Jean
        LACOUR Jean
        MEDAS Philibert
        LONVAUD Ambroise
        DURAND Théophile
 
Avant 1911, les revenus du Bureau de bienfaisance étaient de 92 Frs.  En 1911, on y a ajouté les Revenus de l'ancienne fabrique et l'on a alors 151 Frs annuellement.
 
MANDATAIRES 
représentant la commune au dehors. 
 
Cercles contribue à l'éléction d'un conseiller d'arrondissement M. CLEMENT, maire de Cherval ; d'un conseiller général qui est en même temps député de l'arrondissement de Ribérac, M. BRUNET ; de 4 sénateurs : MM. PEYRET, de LA LATUT, DENOIX et GUILLIER.
 
Les affaires administratives dépendent de la sous préfecture de Ribérac. Le chef lieu de canton est Verteillac à 9 kilomètres du chef lieu de Cercles. Cest là que résident le juge de paix, le grefier, l'huissier, le percepteur, le receveur des contributions indirectes, le receveur de l'enregistrement.
 
Comme bureau de poste et gendarmerie, la commune est déservie par La Tour Blanche.
 
        GEOGRAPHIE ECONOMIQUE
 
COMMUNICATIONS 
 
ROUTES. 
 
Quatre routes rayonnent du chef lieu aux hameaux par des embranchements et favorisent la circulation régionale.
L'une part de la Tour Blanche, passe près de La Marteille, c'est l'ancien chemin de La Tour Blanche à Bourdeilles. Elle a été construite vers 1870. Elle dessert directement la Maladrerie et le bourg.
Un embranchement conduit à la Bernerie. Il a été construit en 1903 et porte le nom de chemin de l'Etang à la Bernerie, il a été adjugé au pris de 900 Frs. Un second embranchement conduit à la Roche et se prolonge vers la Bonnetie par la forêt St James. Un troisième va au Cluzeau. Il a été construit en 1903 (coût 2000 Frs)
Un quatrième passe par la Marteille (1867). Une importante route dessert Gonlen, La Calonie, Ganole et va à La Tour Blanche. C'est la route n°2 de Périgueux à Châteauneuf. Elle date de 1845. C'est l'ancienne voie romaine très importante de Périgueux à Saintes ou schoui bourna. Une autre part de La Tour Blanche et va à Léguillac de Cercles en passant pat La Bonnetie, elle date de 1818.
Sur cette route va se greffer à la Bonnetie, un embranchement qui aboutit à Verchiat. Il a été construit en 1903 (coût : 1600 Frs). Actuellement on le prolonge sur la Rambeaudie par le chemin rural agricole ('adjugé au prix de 2600 Frs). L'ancienne voie romaine de Bordeaux à Limoges passant par Coutras, La Tour Blanche, Périgueux, Frabeix, et Châlus traversait la fôret de St James. C'est le chemin qui partant de la croix de chez Boutet (vers les bois) descend le long du cimetière de La Tour Blanche. (Cette voie est incontestée).
 
VOIE FERREE 
 
 
Cercles n'est pas traversé par aucune ligne ferrrée. La ligne de Ribérac à Angoulême passe à  3 kilomètres du bourg (station de La Tour Blanche).
 
AGRICULTURE 
 
SUPERFICIE CULTIVEE. CATEGORIES de SOL EXPLOITE
 
 Sur les 2055 hectares, 40 de la commune, le territoire agricole se répartit ainsi:      
 
Terres labourables (en culture, jachère, prairies artif. et temporaires )          760 Ha 40
Près naturels         70 Ha                                                                                                 
Herbages       100 Ha                                                                                                                  
Paturages et pacages        -                                                                                      
Vignes (tendance à baisser)           89 Ha                                                                           
Cultures maraîchères         -                                                                                     
Cultures diverses (oseraies, roseraies)           8Ha                                                            
Bois et forêts        300 Ha                                                                                               
Landes et terres incultes           708 Ha                                                                             
Territoire non compris dans les catégories ci-dessus           50 Ha    
                                
 Total          2055 Ha 40                                                                                                                
                                                                                                              
     
                                              
 
  PRINCIPALES CULTURES 
 
 Le blé ou froment est cultivé sur une étendue de 406 hectares, 80 environ - il y a 1 hectare en orge - 10 Ha en avoine - 148 Ha en maïs - 155 Ha en pomme de terre - 10 Ha en topinambours - 13 Ha en betteraves fourragères. 
 Le blé est la culture qui réusssit le mieux ; cependant son rendement moyen 8 Hl par hectare, est insuffisant.
Comme prairies artificielles, il y a environ 45 Ha en trèfle, 15 en luzerne, 50 en sainfoin.
 Les près naturels de rapport moyen occupent une étendue d'environ 70 Hectares.
  On a planté assez de vignes mais le rendement est des plus médiocres. Comme le culture demande beaucoup   de soins et qu'elle produit peu, elle a une tendance à aller en diminuant.
 Les bois sont assez étendus. La fôret de Saint James donne annuellement des coupes importantes.
 
ELEVAGE
bétail et animaux de basse cour
 
 On compte 8 chevaux dans la commune, 7 mulets, environ 50 ânes. 80 boeufs, 60 vaches. Il y a très peu de vaches laitières. On vend du lait à Gagnole.
 
APICULTURE, PISCICULTURE 
 
 La commune de Cercles ne s'occupe guère d'aucune de ces spécialités annexes de l'agriculture. Les tourbières de Notre Dame de Pitié ayant été pourvues de brochets, et quelques autres poissons,en hiver ils se déversent dans le Buffebale. De cette façon, on prend quelquefois dans ce coin d'eau des brochets, des anguilles, quelques goujons et des gardons. Il y a peu d'écrevisses.
 
     ETAT DE LA PROPRIETE
 
 Il y a 5512 parcelles de territoire qui appartiennent à une cinquantaine de propriètaires résidant dans la commune et au moins autant résidant au-dehors. Il y a beaucoup de familles de colons. 
 
       METHODE D'EXPLOITATION, OUTILLAGE 
 
 Les méthodes et l'outillage agricole sont un peu en progrès ; mais plus d'une exploitation demeure routinière. Il serait nécessaire de faire la carte chimique du pays afin de raisonner l'emploi des engrais.
 Il est cependant à noter que divers propriètaires se sont réunis, ont formé un syndicat agricole afin de mettre en  état le chemin rural de La Rambeaudie à Verchiat. Bientôt cette contrée  pourra être exploitée aisément.
 
    CHASSE
 
 La chasse est assez pratiquée, il y a assez de gibier dans la commune
 
     INDUSTRIE 
 
 CARRIERES
 
 Il existe plusieurs carrières de pierre de taille, l'une chez Boutet, l'autre chez Tézit. Les parties vides des carrières de chez Boutet sont utilisées pour la culture des champignons. Il y a des carrières de sable rouge employé dans les constructions, chez Tézit et à Gagnole. 
 
  MOULINS 
 
 Bien que n'ayant qu'un faible débit, le Buffebale fait marcher trois moulins à meules : Gagnole, la Bernerie et Gonlen. Il y  aussi une entreprise de battage à vapeur au Carnaquis.
 
 COMMERCE 
 
        ECOULEMENT des PRODUITS 
 
 L'exportation comprend seulementles produits agricoles (blé, maïs, avoine, vin, noix). Elle dépasse quelques peu l'importation (engrais, machines, houille, objets de consomation, etc).
 
 FOIRES
 
 Le 23 mai 1881, le conseil demande l création de dux foires : le 25 février et le 18 9bre de chaque année. Elles eurent peu de succés. Elles ont disparu aujourd'hui.
 Le gens voulant vendre leurs bestiaux ou leurs volailles vont en général aux foires et marchès de La Tour Blanche à 1 kimomètre ; Verteillac 9 kilomètres ; Mareuil 10 kilomètres ; Lisle 14 kilomètres.
 
         APERCU HISTORIQUE 
 
 Cercles est d'origine très ancienne. Parmi les monuments que l'on retrouve, le mieux conservé est l'église, par lequel je vais commencer.
 
EGLISE 
 
 Cette église porte un cachet archéologique du plus haut intérêt et évoque une date fort reculèe. Celle qui existe actuellement avait remplacé une église plus ancienne,moins stylée et de dimensions insufisantes pour la population croissante. Le pavé actuel a été mis au niveau du dehors. Le pavé primitif était à environ à 1m50 plus bas. Cette église est un ancien prieuré sous le vocable de St Cybard.  M. de Gourges, dans son dictionnaire topographique de la Dordogne, le trouve cité en 1169. Son plan est en croix latine, le choeur est à chevet droit comme la plupart des églises de cette partie du Périgord (Brassac, St Vivien, Mareuil, Paussac, Cherval, St Martial de Viveyrols, Verteillac, etc). La nef comporte que deux travées séparées par des faisceaux de colonnes. La voûte, a été refaite dans son entier, à une époque, que l'on ne peut pas absolument précisern mais que paraît être la fin du XVI ème siècle.
 
 Les chapiteaux de ces colonnes sont intéressants par leur originalité plus que par leur fortune ; ce sont pour la plupart des têtes humaines qui émergent de feuillages un peu lourds, et aux contours plus raides que gracieux. Le porche a plusieurs archivoltes soutenues par des colonnettesdont les chapiteaux sont bien plus délicatement sculptés, s'ouvre sous un grand arc qui rompt la monotonie de la façade. Ces châpiteaux sont très délicatement traités et n'ont aucun rapport avec ceux de la nef. Ils se rapprochent de l'art angoumois. Ils n'ont pas de tailloirs. Cette église a deux chapelles : l'une dédiée à St Mandé et l'autre à St Eutrope. Le maître autel porte aujourd'hui le nom de St Mandé. Le patron de l'église est St Cybard.
 
 On remarque dqns l'église un beau Christ de grandeur naturelle. La légende veut que lors de l'incendie de Saint Sébastien de La Tour Blanche, les habitants de Cercls sous prétexte  d'arracher ce christ aux flammes, le transportèrent dans leur église. Les guerres de religion, les révolutions empêchèrent les habitants de La Tour Blanche de se le faire restituer, et il serait devenu avec le temps, la propriété de l'église de Cercles.
 
 On retrouve un document qui atteste l'importance du prieuré de Cercles. Bertrand de Goth vint le visiter en 1304. "ledict seigneur archeveque serait allé au prieuré de Cercles et illec aurait présidé, confirmé, et faict autres actes de visite, y coucha avec son train, aux dépends dudict prieur, et le même jour envoya ses serviteurs au prieuré de Grauges (Les Graulges, près Mareuil)."
                                                                                                    Augustin Charbonnel.
                                                                                        
 
 
 Les revenus de ce prieuré étaient considérables pour l'époque. Ainsi le 19 décembre 1678, Messire Florimond Le Leu Sr de Fossebrune, prieur du prieuré de St Cybaard de Cercles et de Martoux, habitant la ville de Paris, paroisse St André des Arts, rue de l'Eperon, affermait à Jean Montoson seigneur de la Pouze, Jérome Luguet, marchand et Jean Vigond Sr des Chabanes, le premier demeurant à Ferrailloux, paroisse de Bourg des Maisons ; le deuxième au Chapdeuil ; et le troisième à La Tour Blanche, les revenus du prieuré de Cercles soit blé, maïs, chanvre, lin, etc. y compris les cartiers du Chapdeuil, de Bourg des Maisons, de La Tour Blanche et de La Marteille, moyennant 1290 livres et divers revenus en nature.
 
 Diverses familles obtinrent leur sépulture dans l'église de Cercles. Ainsi le 06 mai 1715, M. Gérard Fournol, curé de Cercles et le syndic fabricien accordèrent un droit de banc et tombeau à Charles Grand de Luxolière, écuyer, seigneur de Nanchapt, dans la chapelle Saint Claude, Saint Roc et Saint Mandé, autrefois Saint Pierre, là où possédaient ses proches parents les seigneurs de Teinteillac moyennant 20 sols de rente annuelle, préparation et cession de pré, proche de Notre Dame de Pitié. Le 30 octobre 1718, Messire Gérard Fournol, docteur en théologie, curé et Pierre Berthaud, syndic fabricien de Ladite église accordèrent à Jacques Duchier Sr de Maspetit habitant au bourg, un tombeau au-dessous de la chapelle de St Mandé, St Claude et St Roch, contre le pilier et un petit banc sur la place, moyennant 40 livres pour la réparation de l'église et rente perpétuelle à la fabrique de 10 sols.
 
D'un acte trouvé dans les notaires locaux il résulte que le 10 juillet 1692, le vicaire perpétuel de Cercles, Grand avait 1800 communiants y compris La Tour Blanche et le district de Chapdeuil. Sur 280 feux, il n'avait qu'une pension congrue de 300 livres, il possédait une vigne en friches et trois mauvaises terres, de temps immémorial près le village du Colombier, paroisse de Brassac. Il n'avait pas de presbytère, ni maison louée, ni fabrique, ni confrérie, il était taxé pour les dîmes ordinaires à 40 llivres.
 
D'un autre acte, en date du 15 juin 1708 ; il résulte que le prieur de Cercles, afferma à Charles Poumeyrol, signeur de Gaudillac et Peyremalle, bourgeois et habitant de la ville d'Angoulême, les revenus du quartier de Lachapelle Montabourlet, moyennant 400 livres par an et 5 aulnes de toile lin.
 
 Cette paroisse n'était pas riche et il était quelque fois difficile de trouver un greffier des rôles. Ainsi, un acte du 21 7bre 1965, indique que les habitants de Cercles parmi les quels Hélié Montaigne et Pierre Ramys et autres n'étaient pas en état d'acheter l'office de greffier des rôles de la paroisse à cause de la pauvreté. Ils consentaient à ce que la somme fixée pour ledit office fut imposée sur les habitants et contribuables ; ils suppliaient le seigneur de Bernage, intendant de Limoges, deleur accorder deux ans pour le paiement.
 
Des documents de l'église perettent d'établir que Léguillac de Cercles, St Just, le Chapdeuil, Bourg des Maisons, Lachapelle Montabourlet, furent érigées vicariales vers le XVI éme siècle. A ce moment, ils devinrent des paroisses distinctes, par diplômes royaux.
 
Le château de La Tour Blanche était la demeure du seigneur de Cercles. La Tour Blanche, elle-même dépendait du prieur. Cela est prouvé par un certain nombre d'actes notariés, notamment un procès veral de saisie du 11 septembre 1739. On écrivait ceci :
                 
                   "La ville, terre, seigneurie, châtellenie etbaronnie de la Tour Blanche, sise en la province d'Angoumois, consistante en un château et ancienne forteresse, où il y a tours et tourelles, bâti en ladite ville de La Tour Blanche, ANNEXE DE CERCLES"
 
La Tour Blanche devint une paroisse distincte.
 
Dans les registres de l'état civil de Cercles, tenus par les prêtres avant la Révolution, on remarque que bon nombre de  personnes de la Tour Blanche, étaient inhumées au cimetière de Cercles. celui-ci touchant l'église, était vaste. Il renfermait des cercueils en pierre à couvercle aplati, des tombeaux creusés dans le roc, avec outillage correspondant à des époques. Ces précieux monuments trouvés ainsi dans les dépendances du château de Fongrenon ont été déposés en partie au Musée de Périgueux.
 
 Lorsque l'on construisit la route qui conduit de Cercles à Chapdeuil, on découvrit de nombreux cercueils et des cadavres qui indiquent que le cimetière entourait l''église. C'est le cimetière actuel qui, ne remplissant aucune des condidions d'hygiène, va être remplacé par un nouveau cimetière.
 
L'emplacement a été acheté en 1913. Il sera placé sur la droite de la route qui conduit à la Tour Blanche. D'une superficie de 25 ares, le terrain qui appartenait à Mlle Marguerite Bonnefond, en religion soeur Saint Bernard, a été acheté 500 Frs. Les divers travaux de clôture seront exécutés sous peu.
 
La partie située au devant de l'église a été transformée en une superbe place sur laquelle on élève une croix magnfique. Elle coûte 554 Frs 85. Le maçon était Boisseau ; le fondeur de la croix Perrier ; le curé Nabouleix. Elle porte la date de 1847. Diverses réparations importantes ont été effectuées à l'église de Cercles.
 
En 1890 au mois de mai une chaire fût posée par M. Blanchard menuisier à Périgueux. Elle coûte 1.000 Frs.
 
En 1893, le conseil décide que des répartions seraient faites à l'église. Le devis s'élevait à 6.466 Frs 53. La commune vota d'abord 1466 Frs 53 qui devaient être empruntés à M. Noël Bidanchou à 3% ; puis 1000 Frs à M. Révolte. La Sous Préfecture indiqua à la municipalité qu'il vaudrait mieux emprunter les 1456 Frs 53 à la Caisse des dépôts et Consignations. Celà fut fait le 20 mai 1894. L'état contribua à la dépense pour la plus grosse part, parce que l'église était classée monument historique.
 
Enfin en 1910, un crédit de 1.800 Frs fut affecté à la réparation de la toiture. à la consolidation de quelques murs. La commune y contribua pour une faible partie.
 
                                                                     
                                                                    PRESBYTERE
 
 
 Il fallait de toute évidence trouver un presbytère convenable. La première délibération que l'on retrouve, à ce sujet, date du 6 mars 1864. Par approbation en date du 09 mars 1864, la commune fut autorisée à acquérir, moyennant 4000 Frs un immeuble provenant de la succession de feue Félicie Rose Garreau, épouse de Chevalarias afin de construire un presbytère. Le 16 mars 1864 , cette acquisition eut lieu à la barre du tribunal de Ribérac , par l'organe de M. Ducher Antoine, agissant au nom de la commune de Cercles.
 
Le 21 Xbre 1864, il fut dressé les plans et devis par M. Bouillon architecte du département. Ce projet s'élevait à 7867 Frs 23 + 4000 Frs d'achat, soit 11.867 Frs 23. Le 23 Xbre 1866, le conseil décida d'emprunter 10.000 Frs à la Caisse des depôts et consignations (soit 14 cmes additionnels pendant 12 ans, à partir de 1867).
 
 Le 5 décembre 1866, le Ministre accorda à la commune un secours de 1500 Frs pour le presbytère. L'ancien presbytère vielle masure, fut vendu 1200 FRs, mais comme il fallait 3000 Frs pour clôturer le jardin et les servitudes du presbytère, le conseil demanda un nouveau secours au Ministre le 2 mai 1869.
 
Les divers travaux du presbytère avaient été confiés à deux entrepreneurs Mazeau e Parrat. Ils s'en acquittèrent mal et il fallut plaider. Le19 octobre 1873, les travaux furent donnés de gré à gré à Pierre Boisseau tailleur de pierre, moyennant 1564 Frs 69.
 
 
 
 En 1876, d'après le devis de M. Meunier, architecte départemental, de nouvelles réparations furent faites au presbytère et à l'église de Cercles pour une somme de 2400 Frs.
 
Quant à la cloche de l'église, elle a été refondu plusieurs fois. On trouve à ce sujet divers actes notariés. Le premier date du 6 juillet 1760. Il a été retrouvé dans les minutes de M. Bartaud notaire à la Tour Blanche. Le traité était passé entre Joseph Poincaré, maître fondeur, demeurant à Neufchâteau, en Lorraine et la paroisse de Cercles. Il n'eut pas de suite. J'ai tenu à le mentionner parce que, d'après une note publiée dans un journal régional, ce Joseph Poincaré serait un ascendant du Président de la République actuel.
 
Mr Dujarric Descombes dans le bulletin de la Société archéologique du Périgord, tome 23 cite le traité pour le refonte de la cloche de Cercles. Il date de 1764.  Le voici, reproduit textuellement :
 
                "Ce jourd'hui vingt quatrième du mois de juin 1764, environ les huit heures du matin de ce jourd'huy au bourg de Cercles, châtellenie de La Tour Blanchen en Engoumois, et au-devant de la grande et principale porte de l'entrée de l'église paroissiale du présent bourg et à issue de la messe qui s'est dite et célébrée dans ladite église, et à la plus grande affluence du peuple sortant de l'entendre par devant le notaire royal du Périgord et en la présente châtellenie soussigné, et présents les témoins bas nommés et jour de dimanche a comparu et s'est présenté les témoins devant nous, Maître Joan de Beauvais, sindic fabricien de la présente église et paroisse demeurant au village de la Gérie présente paroisse et châtellenie lequel nous a dit que tous messire Pierre Borac, prêtre et curé de la présente paroisse et principaux habitants dicelle auraient consenti tous unanimement et d'une commune voix que la cloche fut refaite et augmentée attendu qu'elle est rompue et ne pouvant aucunement servir et qu'il n'y a que celle-cy et même qu'il fut imposé une somme de quatre cents livres pour icelle être employée aux frais qu'il convient de faire pour y parvenir et pour cet effet luy auraient donné pouvoir et procuration de présenter requette à Monseigneur l'Intendant de la généralité de Limoges pour obtenir une permission de faire faire l'imposition de cette somme pour tous les habitants dicelle et sur ceux qui ont des biens fons dans icelle privilégiés ou non privilégiés, ainsi qu'il parait par l'acte d'assemblée du vingt six août mil sept cent cinquante, retenu par le notaire soussigné, assorte de ses formalités et que ledit de Beauvais aurait fait, laquelle requette aurait été répondue par mon seigneur suivant son ordonnance étant au bas, d'icelle du vingt deux octobre de ladite année mille sept cent cinquante de luy signée laquelle iterequette et ordonnance ledit de Beauvais aurait comuniqué ce jourd'huy aux dits habitants, et pour cet effet se seraient présentés et comparus ledit Sieur Messire Pierre Borac, prêtre et curé dudit présent bourg et paroisse, Pierre Ducher ; Mapety maréchal ; Antoine Ducher, dit Cadet et Léonard Durant ; Jean Aupetit dit Forte Cotte, Pierre Ducher dit Les Martinies  ; Léonard Boin, Pierre Moucheron ; Pierre Chaumette dit Vignaud ; Fançois Médas ; Jean Mazeau ; Valentin et Jean de Romaliac ; Jean de Laroussie ; Etienne de Roumaliac ; Sicaire Mazeau ; Jean Ramai maréchal ; François de Puygautier ; Jean Coriveaux, tailleur d'habits ; Jean Romain ; Raymond Lacombe, tiailleur d'habits ; François Montagne, laboureur ; Jean Pible, laboureur ; Sicaire Rameys, laboureur ; Hellie Charrier, laboureur ; Arnaud Brut ; Pierre Dubreuil dit Brigadier, voiturier ; Hellie Ribot ; Pierre Ribot, dit Giraud menuisier ; Pierre Duchier, musnier ; Pierre Bidanchou ; Jean Nicoulaud, laboureur ; Piere Duchier dit Peyront , autre Pierre Duchier et Paquit Duchier, dit Saint Savy tous habitants dudits pays de Cercles de paroisse, lesquels dits surnommés et le dit sieur curé faisant la majeure et principale prtie desdits habitants, ont conenu tous unanimement d'une commune voix , avec Nicolas Guichard, maitre fondeur de cloches demeurant à Chaumont La Ville, en Louraine, étant de présent audit présent bourg  et à ladite assemblée a été convenu entre lesdits susnommés et ledit Nicolas Guichard, su'ils lui donneront et payeront pour ses peines et vacations la somme de 60 livres payables lorsque ladite cloche sera faite et parfaite et sujette à visite et montée au clocher et bien sonante et pour cet effet luy mettront entre ses mains le métal de l'ancienne cloche rompue et pour l'augmentation d'icelle remettront audit fondeur la quantité de deux cent cinquante livres et demie de bois chêne pour la somme de dix huit livres, un millier de briques pour la somme de dix livres, un sac de charbon de chêne pour vingt sols, en cire et suif pour trois livres, dix sols, pour le jourg ; ferrage et battan vingt livres pour les journées des hommes pour aider au fourneau six livres pour conduire la terre et autres matériaux pareille somme de six livres, revenant en tout à la somme quatre cint soiante cinq livres, pout le recouvrement de laquelle somme et imposition dicelle,ils prient et supplient mond seigneur de vouloir bien leur permettre de faire faire l'imposition sur tous lesdits habitants privilégiés ou non privilégiés et à cet effet donnent plein pouvoir  et procuration par ces présentes audit de Beauvais sindic de présenter requette à mond seigneur de pour eux et en leur nom de faire aux fins de ladite imposition pour icelle être employée comme  est dit cy desus prometant les dits susnommés et habitants davoir jour agréable, ferme et stable tout sera fait, géré et négotié par leur dit procureur  constitué par raison de ce dt de tout l'en relever indemne aux peines de droit, et ledit Nicolas Guichard de faire ladite cloche comme est dit cy dessus, et ont obligé toutes parties tous biens meubles et immeubles présents et futurs et du tout nous ont requis acte ce qi leur a été concédé sous le scel de la présente chatelenie par moy dit notaire jué diceluyn en présence de François et Gaspar Garaud, témoins connus demeurantdans le lieu de ladite Tour Blanche qui ont sigé avec ledit Nicolas Guichard, et partie desdits habitants susnommés et non les autres qui nous ont dit et déclaré ne savoir écrire n'y signer de ce par nous enquis.
                                 Signé : Beauvais sindic, Borac curé, N. Guichard fondeur, Roumaillac, Clausaud,, Puigautier, Gaspard Garaud, et Bertaud notaire.
                                 Contrôlé à la Tour Blanche le quatre juillet 1764.
                          
                                 Dû pour le premier doit douze sols plus pour le premier nouveau cinq sols, six deniers, encore pour le dernier nouveau cinq sols six deniers qui est autorisation treise sols ; plus grand droit le cas y échoit cinq deniers
Signé ; Grand"
 
Cette grosse cloche fut refondue le 7 septembre 1851 par François Paigney agissant de M. Paul Gouyat, moyennant 611 F. 10. 
Enfin le dernier traité de refonte de la cloche date de 1880. Le 20 juin, Chambon père fondeur à Montargis s'engageait à livrer à la commune une cloche de 800 Kg avec tous ses accesssoires de suspension montée au nouveau système à couteau et à route,  rendue franco gare de Périgueux à 3 F.10 le Kg. Cette cloche a un son très puissant, c'est celle qui existe actuellement.
 
 
                                                                     CERCLES en 1791
 
 La commune de Cercles faisait partie de la châtellenie de La Tour Blanche. Elle devint donc une enclave de l'Angoumois dans le XV ème siècle. Comme pour La Tour Blanche on a retrouvé des documents qui prouvent qu'elle faisait partie du Périgord auparavant.
 
Elle reste enclave de l'Angoumois jusqu'en 1789 et c'est là qu'il faut aller rechercher son histoire. A partir de la Révolution, elle redevint Périgord. Toutes les principales phases de la châtellenie de La Tour Blanche et par conséquent de Cercles se retrouvent dans mon traité sur La Tour Blanche.
 
La division de la commune de Cercles en sections fut faite le vingt février 1791. J'en ai l'original. On divisa le territoire en six sections.
La première sous le nom de section du Cluzeau cottée A.
La deuxième sous le nom de section de la Marteille cottée B.
La troisième sous le nom de section Gagniolle cottée C.
La quatrième sous le nom de section Maumasson cottée D.
La cinquième sous le nom de section La Faye cottée E.
La sixième sous le nom de section village des Barrières cottée F.
Et pour que cette division ne puisse être exposée à des variations qui apporteraient la confusion dans les opérations dont elle doit être la base, nous déclarons par la présente délibération (disaient-ils) que :
 
La première section dite du village du Cluzaud est la portion du territoire de notre communauté qui est limitée savoir : au levant par une muraille qui sépare la présente paroisse d'avec celle de Paussac et Léguillac-au nord un vieux chemin qui va du bourg de Saint Just au bourg de Cercles-au couchant, par un chemin qui va du village de (Potence ?) au bourg  de Cerles- au midi, par un chemin qui va dudit bourg de Cercles à Paussac.
 
 La deuxième section dite du village de La Marteille est la portion du territoire de notre communauté qui est limitée savoir : au levant par une muraille et chemin et autre muraille et fossé qui sépare la présente paroisse d'avec celle de Saint Just, du midi par un fossé qui découle du moulin de la Bernerie et plusieurs fossés et murailles faisant plusieurs détours- du couchant par un chemin qui va du village de Flancoiseau audit bourg de Cercles, du nord par un chemin qui va de La Tour Blanche à Paussac.
 
 La troisième section dite du village de Gagniolle est la portion du territoire de notre communauté qui est limitée au levant par le susdit chemin qui va du village de Flancoiseau au potence - au nord par un chemin qui va dudit bourg de Cercles à La Tour Blanche et plusieur fossés et murailles - du couchant par un chemin qui va de La     Tour Blanche à Ferailloux - du midi par un autre chemin qui va de Verteillac au bourg de Chapdeuil.
 
 La quatrième section, dite du village du Maumasson est la portion du territoire de notre communauté qui est limitée au levant le chemin qui va dudit bourg au village des Potences-du nord par autre chemin qui va du bourg de Saint Just à La Chapelle ; plusieurs murailles et chemin et borne qui sépare la présente paroisse d'avec celle de La Chapelle - du couchant par un chemin qui va du village de Pouzol au village de La Rambeaudie et plusieurs murailles, chemin et fossé qui sépare les terres près du village de la Brousse d'avec les bois de les Fayes, chaume de Fongrenon et aboutit au chemin qui va de La Tour Blanche au bourg de Cercles.
 
 La cinquième section dite de La Faye est la portion du territoire de notre commune qui est limitée au levant par un chemin qui va du bourg de La Chapelle au lieu des quatre coufourches-du nord par un autre chemin qui va du village de la Feyrédie au village du Sol-du couchant, par un autre chemin qui va du village du Breuil au village de la Buisson plusieurs bornes et murailles qui sépare la  présente paroisse d'avec celle de Rossignols et La Chapelle-du midy par un chemin qui va du village de chez Lussias au bourg de La Chapelle au passage qui va de Pouzol au Puy de La Faye et autre chemin qui va du village du Sol au bourg de La Chapelle.
 
  La sixième section dite des Barrières est la portion du territoire de notre comunauté qui est limitée au levant par un chemin qui va du village de Puyremalle à une mare et ruisseau qui découle de ladite mare, du nord une muraille qui sépare la terre du sieur de Jovelle d'avec celle des habitants du bourg de La Chapelle aussi que ça fait plusieurs détours -du couchant au chemin qui va du lieu de quatre coufourches au bourg de La Chapelle - du midy, autre chemin qui va dudit bourg au moulin à vent plusieurs terriers et faisant plusieurs détours.
 
                                       Et sera une expéditionde  la présente délibération inscrite sur les registres de la municipalité, envoyée sans délai par le procureur de la commune à MM. les administrateurs du directoire du District et une copie d'icelle affichée à la porte du lieu ordinaire des séances de la municipalité et de l'église paroissiale, à ce qu'aucun des propriétaires et habitants de cette communauté ne puisse prétendre cause d'ignorance.
                                       Avaient signé : Joussen maire; Ducher, Roumaillac, Corivaud, Durand, Ducher, Roumaillac, Aupetit, Pauly, Champarnaud, beauvais.
 
                                                           
                                                               MUNICIPALITES
 
                        En :
    1791.  Jousseu, maire                  Champarnaud, officier municipal
    1793. Durand, maire                    Ducher      "                              "
    1806. de Jovelle, père, maire
    1813. de Jovelle, fils, maire (Jean Noël Dejean de Jovelle, chevalier de la légion d'honneur, chevalier de l'ordre    Saint Louis, né à Jovelle, commune de la Tour Blanche, le 8 juin 1785), décédé à Fongrenon le 29 mars 1864.
    1838.  En 1838, la municipalité était ainsi constituée : Chaumette de Lafaye, Chaumette Pierre, Robert Jauvinaud, Peynaud, Bontemps, Champarnaud, Chevrier Labrousse, Roussie, Puygauthier et de Jovelle maire.
( C'était Puygauthier qui remplissait les fonctions d'adjoint; Il a été nommé garde particulier de M. le Marquis de Verteillac, le 1er mai 1819, pour ses forêts de Saint James).
    1844. Chaumette Pierre, maire remplace de Jovelle démissionnaire, Champarnaud était adjoint.
    1848. Chevrier Labrousse, né le 4 9bre 1804, domicilié à La Brousse, maire, Puygauthier Sicaire, adjoint.
 Chevrier Labrousse fut révoqué en 1848.
 
Voici le texte de révocation que j'ai retrouvé.
 
                                   République Fraçaise . Liberté, Egalité, Fraternité.
                                                     Au nom du peuple français.
 
               Le commissaire du gouvernement provisoire de la République Française dans le dépatement de la Dordogne, en vertu des pouvoirs à eux conférés. Arrêts :
               Le citoyen Puygauthier Sicaire est nommé maire de la Commune de Cercles, en remplacement du citoyen Chevrier Labrousse, révoqué.
              Le citoyen Puygauthier s'installera lui-même. Il réclamera la remise des archives communales et fera transcrire le présent arrêté sur les registres de la mairie.
               Périgueux, le 14 avril 1848.
                                                                         Le commissaire du gouvernement provisoire.
                                                                         Signé : Martagut.
 

 

 
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