Le Drapeau Noir : Histoire de l'Anarchie


                             
                            




Principes de l'Anarchie :

L’Anarchie (du grec ἀναρχία / anarkhia, composé de an, préfixe privatif : absence de, et arkhê, hiérarchie, commandement ou « primauté ») désigne la situation d’une société où il n'existe pas de chef, pas d'autorité unique, autrement dit où chaque sujet ne peut prétendre à un pouvoir sur l'autre. Il peut exister une organisation, un pouvoir politique ou même plusieurs, mais pas de domination unique ayant un caractère coercitif. L’anarchie peut, étymologiquement, également être expliquée comme le refus de tout principe premier, de toute cause première, et comme revendication de la multiplicité face à l’unicité.

Le mot anarchie est employé tantôt péjorativement comme synonyme de désordre social dans le sens commun ou courant et qui se rapproche de l’anomie, tantôt comme un but pratique à atteindre dans le cadre d'une idéologie comme c’est le cas pour les anarchistes. Pour ces derniers l' anarchie n'est justement pas le désordre social mais au contraire l'ordre social absolu grâce notamment au collectivisme anti-capitaliste qui contrairement à l'idée de possession privée suggère l'idée de possession individuelle ne garantissant quant à elle aucun droit concernant les biens non utilisés, et à travers la liberté politique (mandatement impératif, autogestion, fédéralisme, démocratie directe). Pour ses partisans, l’anarchie est donc organisée et structurée.

Bien souvent, le terme « anarchie » est utilisé pour décrire le chaos, les guerres civiles et les situations de désordre social. On peut y voir deux raisons. La première, sans doute la moins importante, provient du terme « anarchie », interprété comme l’absence d’ordre, de règles et de structures organisées, bref : le chaos de l’anomie sociale. Ce n’est pourtant pas ce que prônent les anarchistes. Pour éviter cette confusion entre anarchie politique et anomie, confusion qui dénature les idées de l’anarchisme, les anarchistes utilisent parfois le mot « acratie » ou libertaire (terme inventé par Joseph Déjacque, défenseur de la liberté politique), comme synonymes d’anarchiste. 

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Société libertaire :

Cependant, les anarchistes utilisent encore le terme, porteur d’une histoire indissociable d’autres notions qui s’y rattachent comme l’anarchisme ou l’anarchie positive de Proudhon (qui est d’ailleurs le premier à donner un sens précis au mot anarchie, utilisé auparavant en guise d’insulte dans les milieux politiques sans avoir jamais été véritablement défini).

L’anarchie aux yeux des anarchistes n’est pas un chaos, mais la situation harmonieuse résultant de l’abolition de l’État et de toutes les formes de l’exploitation de l’humain par l’humain, « c'est l'ordre sans le pouvoir », « la plus haute expression de l'ordre » (Élisée Reclus). Fondée sur l’égalité entre les individus, l’association libre, bien souvent la fédération et l’autogestion, voire pour certains le collectivisme, l’anarchie est donc organisée, structurée, sans admettre pour autant, aux yeux des anarchistes anticapitalistes, de principe de supériorité quelconque de l'organisation sur l'individu.

On peut noter que chez tous les anarchistes la qualité indispensable est la responsabilité individuelle (associé au droit naturel) qui permet d’agir dans l’intérêt personnel sans pour autant attenter à la liberté des autres. Les seuls mandatés le sont, par volontarisme et sans durée précise, dans un but et sur un mandat précis, et il n’existe ainsi nulle forme de domination ni de gouvernement.


Anarchie rouge / Anarchie Verte :

Sous le Drapeau Noir

                                    

L' anarchisme vert, ou appelé aussi "écologisme libertaire" ou "anarchisme écologiste", est une doctrine politique née, sous sa forme actuelle, au XXe siécle, mais qui prolonge les réflexions naturalistes de plusieurs penseurs du début de l'anarchisme comme Kropotkine. L'anarchisme vert est au croisement de la philosophie anarchiste et de l'écologisme.

La technologie est vue comme un système plutôt qu'outil physique spécifique. La technologie requiert l'exploitation de l'environnement durant la création et l'extraction des ressources, et l'exploitation des gens dans le travail, les labeurs et l'esclavage, l'industrialisme, la spécialisation et la division du travail. Il n'y a pas de forme neutre de technologie puisque les choses sont toujours créées dans un certain contexte et avec certains buts et fonctions. La technologie verte est souvent rejetée parce qu'elle garde simplement le même système d'exploitation et ne le change qu'à la surface pour sembler bonne pour l'environnement en dépit du constant niveau d'exploitation humaine et naturelle. À la place de la technologie, les anarchistes verts veulent favoriser l'utilisation de technologie dans leur vie quotidienne de peu d'utilisation à pas du tout, utilisant alors des ressources renouvelables et locales (Biorégionalisme).

Une profonde connexion avec la nature

Une profonde connexion avec la nature, la perception de l'être humain-e dans le grand tout de la nature (et non, dans le grand tout de l'État), est très souvent recherchée chez les anarchistes à tendences écologistes, comme initiative d'émanticipation individuelle. Le mode de vie des autochtones élargit le champ d'expérience historique visée chez ces libertaires. Plusieurs tendances anarchistes recherchant cette connection se sont développées avec leur philosophie particulière. Des végétarien(ne)s, des naturistes, des éco-saboteurs/euses, des hygiéniste, des primitivistes, des résistant(e)s autochtones et leurs sympathisant(e)s, des naturien(ne)s, des géographes libertaires, des écoactivistes, des écovillages et des milieux libres,...

                                                                                                                                         
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