Xe colloque de la Société française des études japonaises

Université de Toulouse II le Mirail

 19-21 décembre 2012

 Merci à tous les conférenciers et intervenants, tous les auditeurs, tous les partenaires, 
ainsi qu'aux étudiants de M1 et M2 de LLCE japonais
de l'université de Toulouse 2 le Mirail pour leur aide 

 

 

 
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 Thème du colloque : L’Ère Taishô (1912-1926), genèse du Japon contemporain ?  
  L’année 2012 sera le centenaire du début de l’Ère Taishô (1912-1926) au Japon. Une période courte, à peine 14 ans, avec un souverain, Yoshihito, quasi invisible et peu connu. Ce moment n’est-il pour autant qu’une parenthèse ? Quelques années de flottement entre l’Ère Meiji (1868-1912) de la restauration impériale et de la modernisation et l’Ère Shôwa (1926-1989) du militarisme, de la guerre, puis de la haute-croissance consacrant le Japon comme une puissance majeure ?
  L’histoire ne s’accorde pas plus sur le règne des souverains que sur les siècles du calendrier grégorien, pour autant, ces années 1910 et 1920 de cette période, finalement relativement peu traitée, sont plus riches en évènements et en mutations pour le Japon qu’il n’y parait. Celles-ci ne se limitent pas à ce que l’on a appelé la « démocratie Taishô », en fait surtout une augmentation importante du corps électoral. Bien plus largement, dans tous les domaines, arts, littérature, techniques, mais aussi dans la vie quotidienne, les sociabilités, les loisirs, et même l’alimentation, le Japon et les japonais de Taishô se transforment profondément et surtout dans un large spectre, qui n’est plus limité aux seules élites aristocratiques et bourgeoises.
   Ne peut-on pas émettre l’hypothèse que si Meiji est l’ère de la survenue de la modernité au Japon, Taishô serait l’ère de sa diffusion et de son adaptation ? Le moment où se consolident et se diffusent un certain nombre d’éléments apparus et inventés précédemment, mais aussi où techniquement, culturellement, historiquement le Japon se synchronise avec les puissances occidentales et où s’ouvrent les voies que prend l’archipel ultérieurement. Ainsi, hormis la stricte question politique et la parenthèse du militarisme puis de la guerre, ce qu’a été le Japon au XXe siècle, ce qu’est encore le Japon contemporain, ne tient-il pas finalement pour beaucoup d’éléments mis en place dans ces années 1910 et 1920 ?
   Pour ce dixième colloque de la SFEJ qui se tiendra pour la première fois à Toulouse, nous proposons de traiter et d’éclairer ce moment de l’histoire du Japon contemporain, en faisant appel aux spécialistes, japonais et européens, de cette période et au vaste éventail des disciplines représentées au sein de la japonologie française. Les interventions des premiers lors de la session plénière de la première journée du colloque éclaireront ainsi les travaux des sessions disciplinaires lors des journées suivantes.