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Gazette N°45

 

LE BONJOUR D'ESTHER


Chères Amies, chers Amis, chers Membres,

Alors que certains membres de notre club se dorent actuellement au soleil, entre autres, notre co-rédactrice Nelly qui me laisse toute seule pour la dactylographie et la mise en page de cette Gazette…, d’autres membres sont bien là pour la nourrir (la Gazette, pas Nelly) et je tiens à les remercier très vivement de leur apport régulier et très apprécié de tous, même si des fois nos opinions divergent. Je souhaiterais que chaque membre couvre au moins une fois par an une séance afin de soulager nos chroniqueurs «habituels» …. ceci diversifierait les styles et les avis !

Programme de février 2013
05 février - Nous avons à nouveau la chance de pouvoir accueillir Marc Décosterd, réalisateur indépendant, qui nous présentera une œuvre de son cru réalisé en 2012.
12 février - séance plutôt technique animée par Claude Bussard 

Retenez bien ces dates : elles se suivent, vacances scolaires obligent. Les invitations seront envoyées par mail quelques jours avant les séances, comme d’habitude. 

Maintenant, il ne me reste «plus qu’à» saisir tous les textes de cette Gazette, les soumettre au rédacteur en chef avant de vous faire parvenir cette 45e édition (déjà !!)

Amicalement
Esther 

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CHRONIQUE DES SÉANCES


8 janvier 2013 - Revue des films du Concours Interne (1/2)


Cette très intéressante soirée, magistralement dirigée par notre ami Fred, fut des plus instructives. Tous les participants ont pu commenter les films présentés avec beaucoup d’amitié sans se priver toutefois d’exprimer leurs opinions et remarques. Voici donc ce que j’ai noté en vous demandant toute votre indulgence :

1er film projeté - «Liberté provisoire» de Claude Bussard
Histoire de rats et d’un rat que l’on relâche dans la nature. Vues splendides. Excellent scénario avec bien des images de la télé. Remarquable aussi les images subjectives que le public a apprécié ! 

2e film : - «Revue de Presse» de Raymond Brussino.
Une parodie de la Genève contemporaine avec ses affiches contradictoires (images un peu trop courtes) et ses propos dignes de la Revue Genevoise. Plaisant à regarder. Bravo. 

3e film : - «Ordures» de Fred Graber
Excellente idée de nous expliquer la fabrication du compost. Toutefois, la réalisation aurait pu être un peu plus soignée. Fred a eu fait beaucoup mieux, or on lui suggère de remettre le travail sur le métier avec moins de trucages, cela en vaudrait la peine !

4e film : - «Problème réglé» d’Ernst Roessner
Trente secondes, c’est bien rapide, et on est un peu pris de court par ce très bref dialogue par téléphone sans parler de son côté macabre! Des idées, il en a, notre Ernst, bravo ! 

5e film : - «Montgolfières» d’Alain Gonthier
Superbes vues des montgolfières colorées sur un ciel bleu. Bon début mais manque un peu d’histoire. Film à retravailler. 

6e film : - «Jardin en fête» d’Alain Gonthier
Belles images parfois beaucoup trop courtes. Il manque une histoire. C’est plutôt un magnifique diaporama qu’il y aurait lieu de retravailler. 

7e film : - «Un si joli minois» de Daniel Richard 
Quelle splendide idée de nous rappeler cette fameuse actrice. Prises de vues et cadrages excellents avec toutefois beaucoup trop d’inserts, particulièrement au début. 
Comme on dit si bien en allemand : „In der Kürze liegt die Würze“ c’est un film qu’il faut absolument raccourcir et retravailler car la substance est excellente. 

PEM




22 janvier 2013 - Revue des films du Concours Interne (2/2) 


Sous la conduite d'Alain Gonthier, la séance d'aujourd'hui est dédiée à la discussion de films présentés au Concours Interne 2012, notamment ceux du groupe de tête.

On commence avec "Liberté provisoire" (9'15") de Claude Bussard qui a réalisé cette fiction en HD sans l'aide d'aucune autre personne. Dans ce "one man show" il nous parle d'un rat qui revient habiter chez lui malgré ses efforts de l'éloigner gentiment de sa maison. Parmi toutes les qualités de ce film nous relevons notamment (non pas par ordre d'importance) le comique de la situation, l'originalité et l'ambiance du film qui est soulignée par une musique particulièrement bien choisie. Comme toujours chez lui, les prises de vues sont d'une grande qualité, même si certains ont décelé du "bruit" (grain), dans certains plans.

Du même auteur nous voyons "La révolte de l'eau" (10'00). Tout en rappelant à quel point elle est indispensable à la vie, l'eau se plaint d'être maltraitée et rappelle que si on continue dans cette voie ça va mal se terminer. C'est de l'Ouzbékistan et notamment des abords de la mer d'Aral que Claude prend les images qui illustrent deux mondes - ceux qui ont et ceux qui n'ont pas. Les scènes sont belles, pleines de symboles, très convaincantes et moralisatrices. Certains se sont demandé si la voix de l'eau n'aurait pas dû être féminine.

"Une simple histoire de temps" est une réalisation de 7'00 de Paul-Emile Muller. Un fonctionnaire particulièrement désœuvré à son travail philosophe au téléphone avec un copain sur le temps qui passe. PEM a décidément cumulé les difficultés. Ce n'est déjà pas facile de parler du temps qui passe mais c'est encore plus difficile de garder l'attention de l'auditoire avec un monologue - l'interprète Claude Goy étant au téléphone le public n'entend pas son interlocuteur. Il faut une énorme maîtrise pour oser tenter une telle œuvre. Son film surprend, il est original, riche et plein de symboles, l'acteur excellent. Chaque prise de vue a été enregistrée 3 fois ce qui ne permet pas toujours d'avoir une parfaite balance des couleurs.

Daniel Richard a remporté le 1er prix du concours interne avec "Toits de pierre et bols de terre" (10'00). Un très joli film de vacances dans les Pouilles où, avec la complicité de Daniel, on découvre notamment d'extraordinaires toits de pierre et visite en détail un atelier qui produit de la vaisselle en terre cuite. Les deux thèmes ressortent aussi clairement du film qu'ils sont clairement annoncés dans le titre. Si l'épilogue peut paraître un peu abrupt, l'ambiance est agréable, on se sent en vacances et on a tout loisir de s'intéresser aux choses que l'on ne connaît pas. C'est là que réside la réussite du film : on ne s'ennuie pas, on a le temps, on est en vacances… plus …et on aurait trouvé long !

"Histoire de glaces" (5'50) ne fait pas partie du groupe de tête. Il a été réalisé en Patagonie du Sud (Chili) par le scribe du jour. Généralement la musique n'a pas plu ("La musique est affreuse") mais une fois elle a atteint son but "c'est très beau, les chants russes dans ce désert de glace". Les images où la glace se détache du glacier et tombe dans l'eau ont en général plu malgré leur qualité toute relative. L'utilisation parfois excessive du zoom (électronique) a été remarquée comme gênante. La majorité des participants auraient souhaité plus d'information sur le "où et comment" (carte géographique, plan du bateau, nom des glaciers, etc).

Puis nous visionnons le film qui a remporté le "Prix du public" de notre concours: "L'homme à la canette de bière" (5'00) réalisé par Ernst Rössner.
Dans cette fiction, le héros s'interroge comment se débarrasser d'une canette de bière vide. Après l'introduction du sujet plutôt classique, la chute, très drôle, est parfaitement percutante et inattendue : impossible de retenir un rire sonore ! 

Pour rester dans la veine des films drôles. nous terminons la soirée avec "Lion ne sait jamais" (4'00) de Raymond Brussino. Une famille de lions sauvages se prélasse dans la savane; ils commencent par se parler (en français) et finissent par chanter. Le texte est drôle et l'effet global hilarant. Le film échappe à l'analyse classique. Nous nous demandons tous comment Raymond à fait ce film. Pour lui c'est tout simple : il a enregistré les images à partir d'un conte diffusé à la TV italienne. Puis Raymond a écrit un scénario avec un dialogue et finit par faire chanter ses lions "parce que dans les films on voit beaucoup plus souvent des animaux parler que chanter". Ensuite il pose le son sur les images en les ralentissant ou en les accélérant de façon à "synchroniser" l'articulation du museau des animaux avec les paroles. Et Reymond d'ajouter : "dans ce film les images ont été réalisées par des professionnels et seule la bande son est faite par un amateur. Le jury aurait dû disqualifier le film; il ne l'a pas fait…!"

Le scribe du jour : Walter
 
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