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Gazette N°42

LE BONJOUR D'ESTHER


Chères Amies, chers Amis, chers Membres du CCVN, 

Comme le temps passe vite ... dans quelques semaines déjà (plus exactement le 15 décembre 2012) aura lieu notre Concours Interne !

Je remercie d'avance tous les auteurs intéressés à y participer de me communiquer le nombre de leurs films, leur catégorie, leur titre définitif et leur durée au plus tard le 1er décembre 2012 à l’aide des formulaires qu’ils recevront quelques jours auparavant. Pour une question de programmation, aucun retard de cette communication ne pourra être toléré. Par contre, les œuvres pourront être amenées le jour-même du concours.

Ce n’est pas pour vous embêter, mes ami(e)s, mais la qualité des jurés de cette année mérite une programmation et organisation parfaites, et dans les meilleurs délais !

Mais avant cette date importante pour un club comme le nôtre, voici encore trois rendez-vous à ne pas manquer :
Mardi   6 novembre : soirée technique par Fred, Olivier, Alain et un illustre invité 
Mardi 13 novembre : visite au Caméra Club de Genève dans son nouveau local 
Mardi   4 décembre : soirée Guy Ferro «idées et fantaisies» 

S’il-vous-plaît, venez à l’heure par respect de l’organisateur/des organisateurs, et pensez à amener, de temps en temps, des petits salés afin d’égayer les pauses… Merci de tout cœur.

Amicalement,
Esther


SOMBRE NOUVELLE

C’est avec grande tristesse que nous avons appris que René Lässer nous a quittés. Il avait 67 ans.  Non seulement excellent cinéaste, René était surtout un homme actif que nous avions toujours plaisir à rencontrer.  Président du Club de Fribourg pendant 30 ans, membre du comité de Swiss Movie qu’il avait également présidé durant 4 ans, son dévouement n’avait d’égal que sa discrétion. Notre club et le sien se sont souvent rendus visite, il était toujours présent lors des manifestations régionales et nationales et nombre d’entre nous le connaissaient très bien.  Nous avons tous perdu un ami que nous n’oublierons jamais.


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CHRONIQUE DES SÉANCES


Séance du 2 octobre

Ce soir-là, des projections des œuvres de Nelly et de Paul-Emile étaient au programme.

En première partie, Nelly proposa un diaporama sur la Chine qu’elle a élaboré au moyen de son banc de montage « Final Cut ». Ses photos datent de 1983. A cette époque, « le Céleste Empire » ne connaissait pas encore le fulgurant développement économique d’aujourd’hui. Les rues ressemblaient tant soit peu à ce que nous pouvions trouver en Europe durant les années 1950 à 1960. 

Les transports publics commençaient à être développés mais l’on croisait encore beaucoup d’animaux de trait avec des charrettes. Les produits de la campagne, sans conditionnement préalable, garnissaient les marchés et l’on sentait se dégager une ambiance bonne enfant. Le commentaire était adéquat, mais nous avons relevé un problème d’écho. La musique était parfois monotone.  Toutefois, dans l’ensemble, c’est du bon travail qu’a fourni notre amie Nelly.

Puis la parole fut donnée à Paul-Emile qui a agrémenté sa partie avec un florilège de six courts-métrages. Une remarque générale s’impose d’emblée : notre ami remporte incontestablement la palme de la narration. Toutefois, il doit mieux peaufiner le mixage du son et l’équilibre des couleurs de ses images transférées de films Super 8 en vidéo.


Le facteur Cheval

Paul-Emile nous retrace la vie de Joseph Ferdinand Cheval qui, à Hauterives dans le département de la Drôme, a édifié un palais idéal correspondant à son imagination. Ce monument du 19ème siècle, d’après des spécialistes, est considérée comme un chef d’œuvre de l’art naïf.  Pour la circonstance, Paul-Emile a eu l’idée originale de faire jouer l’un de ses amis déguisé en facteur.


La comète de Halley

Cette fois-ci, Paul-Emile relate la vie du célèbre écrivain du 19ème siècle, Mark Twain, qui est considéré comme le fondateur de la littérature américaine. L’action de ses romans traitant des aventures  de Tom Sawyer  et de celles d’Huckleberry Finn, deux jeunes garçons très débrouilards, se déroule aux bords du Mississippi. Pour étayer son commentaire, Paul-Emile a utilisé des images qu’il a tournées à Disney Land en Californie à bord d’un bateau. Il nous apprend encore que 100 ans après la mort de Mark Twain, soit en 2010, sa biographie a été publiée en français.


Que ne suis-je né romain

Changement de décor et retour en Europe, plus particulièrement au pont du Gard. Cette magnifique construction romaine, ancien aqueduc, a inspiré notre ami. Pour ce faire, il s’est appuyé sur un texte de l’ouvrage de Jean-Jacques Rousseau, « les Confessions ». Ce recueil d’anecdotes constitue une autobiographie de l’auteur sur les cinquante-trois premières années de sa vie. La musique du « Devin du village », composée aussi par Rousseau, rehausse l’action du documentaire.

Paul-Emile nous a présenté son film car en 2012, de nombreuses manifestations tant en France qu’en Suisse, commémorent la naissance de ce célèbre écrivain du 18e siècle.


Les Winnebagos

Retour en Amérique du Nord et cette fois dans l’ Etat du Wisconsin. Les images nous montrent de grands lacs bordés d’immenses forêts. Cette région fut peuplée par les Winnebagos qui, entre autres, pratiquaient la pêche et la chasse. Au cours du 19ème siècle, leur paix fut troublée par la conquête de l’Ouest.

Le texte, consacré à un chef indien, se veut philosophique. Il nous apprend qu’il ne faut pas juger les autres ni, surtout, ce que l’on ne connaît pas.  Voilà un bel exercice à appliquer !


Pont de Prague

Le commentaire est lu par l’un des amis de Paul-Emile qui séjournait à Genève lorsqu’il était enfant. L’épouse de Paul-Emile, Véréna, lui avait alors consacré beaucoup de temps à améliorer son français. Des années plus tard, ce jeune homme est revenu à Genève et travaille maintenant au CERN.

Ce film nous fait découvrir Prague et son Pont Charles,  un monument très particulier du Moyen Âge. Construit au 14e siècle, il sera le seul pont à enjamber la Moldau jusqu'en 1741. Symbole de la ville, incontournable pour les touristes, il est envahi de musiciens, d'artistes divers, de bonimenteurs et de camelots. Son nom fait référence au roi Charles IV qui n'eut de cesse d'embellir Prague.


Une petite histoire de temps

Pour le dernier film de la soirée, Paul-Emile a mis en scène son ami Claude Goy, qui lit régulièrement ses commentaires. Dans un sketch consacré à l’emploi du temps, le comédien est assis derrière un bureau. Il cause sans arrêt au téléphone tout en accueillant nonchalamment sa secrétaire qui lui refile du courrier urgent à traiter. Il s’agit d’un dialogue imaginaire entre un chef de bureau, aux habitudes bien ancrées, et l’un de ces copains. Sa principale préoccupation est de savoir comment il va organiser son temps libre ces prochains jours. Voilà une excellente satyre contre la fonction publique.

En conclusion, nous pouvons féliciter les auteurs de cette sympathique soirée qui a réuni une vingtaine de personnes. Pour notre part, nous ne pouvons que nous encourager à présenter nos films.  Il est clair que notre hobby exige des efforts de réflexion et de travail.  Mais ce n’est qu’à ce prix que nous accrocherons notre public.

Encore bravo et merci à Nelly et Paul-Emile !

Daniel Richard



 

« C'ETAIT PAS MAL ! », comme on dit au bout du lac !

Une séance divertissante assurée par notre Nelly la "Gazette" et PEM «le rédacteur», pour laquelle s’était déplacé un nombre important de membres désirant visionner les réalisations de deux vidéastes dont la réputation dépasse les frontières du Grand Genève et celles de l'Arc Lémanique ¨!

Avec Nelly, nous n'avons pas eu les "Cinq dernières minutes" mais les cinq premières avec un diaporama comportant des images d'excellente qualité sur un sujet qui tient beaucoup à coeur de la réalisatrice : La Chine. Des images datant de 1983 d'un pays qui a évolué à la puissance mille. Un très bon rythme, un choix musical judicieux et bien dosé une réalisation très applaudie, ce qui à fait dire à un membre : «  C'était trop court ! »

Puis c'est au tour de PEM : (Production-Engagement-Messages) de nous présenter six oeuvres « made in Paul-Emile » toujours égal à lui même, plein d'idées et d'énergie mais qui ne soigne pas toujours ses images et encore moins la bande son alors qu'il possède un "Screenplay" permettant une parfaite modulation ainsi qu'un excellent mixage. Dommage ! Mais on lui pardonne car il sait capter l'attention des spectateurs même si ces derniers ne font pas crépiter les applaudissements. En passant du Facteur Cheval aux Indiens de la grande  époque pour terminer avec un Claude Goy qui regrette l'époque des taille-crayons, nous avons passé une très bonne soirée qui permit à chacun de s'exprimer et d'avoir envie de revenir à la séance suivante pour retrouver les amis.

Raymond Brussino



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