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Gazette N°38

LE BONJOUR D'ESTHER

Chères Amies, chers Amis, membres du CCVN ou intéressé(e)s,

Quand je regarde dehors en ce moment, je me dis «Quelle chance on a eu avec le temps les 10 et 11 mars derniers !» Je viens de visionner des centaines de photos de nos festivals 2012 et j’ai pu revivre, intensément, tous ces moments où chacun d’entre vous a donné tant de lui-même. Le sourire des concurrents, gagnants ou pas, reste notre meilleure récompense !

Mais que j’arrête de rêver!! Il faut penser à nos dernières séances de la saison 2011-2012! On verra encore beaucoup de films et un peu de technique ; cela nous a un peu manqué ces derniers temps!

Notre séance du 1er mai 2012 aura lieu en trois parties :

1.    Nous aurons la joie de découvrir le «making of» du Festival 2012, mijoté par Nelly Thiébaud.

2. Nous allons nous livrer à l’exercice de juger quelques court-métrages parmi ceux que Swiss.Movie avait sélectionnés par le passé ; en toute liberté et entre nous, car aucun auteur ne sera présent.

3.    Brocante dans notre local. Pour cela, vous pourrez amener tout objet appartenant à la famille de l’audio-visuel dont vous voulez vous séparer gratuitement ou à bon prix. Comme à chaque fois, il en sortira quelques acheteurs bien heureux !

Et le 15 mai, ce sera le tour de Sylvain Argenton de nous projeter sa sélection de films d’animation d’Annecy 2011. Une date (entre autres) à retenir absolument pour voir ce qu’il se passe autour de nous !

Le mois de juin, avant les longues vacances d’été, regorge d’activités, jugez-en vous-mêmes :

5 et 19 : séances ordinaires, mais pas ordinaires du tout, dans notre local

9 et 10 : Festival National Swiss.Movie à Olten (venez voir les meilleurs films des trois festivals régionaux 2012!)

23 juin : sortie ou «broche» très conviviale du CCVN, marquant la fin de la saison 2011-2012.

Retenez bien ces dates ! Et, conseil d’une amie : faites une petite visite sur www.swissmovie.org ! Toutes les pages sont aussi en français!

Amicalement,

Esther



Chronique des séances

Séance du 3 avril

Nous étions bien nombreux pour accueillir les hôtes de ce soir, les représentants de SESAME avec Arnaud Vanni et son collègue, ainsi que la charmante Vanessa Bapst, récemment sortie de l’école genevoise de cinéma, la HEAD.

Après les quelques mots de bienvenue de notre présidente Esther, tout fraîche de son nouveau statut de retraitée, Fred nous a présenté dans son style impayable les animateurs de SESAME venus nous faire une démonstration d’un logiciel dédié à la création de musique pour nos films. J’ai hésité à écrire le mot « musique », mais c’est ce dont les jeunes cinéastes ont besoin pour leurs productions. On a vu l’avant et l’arrière de l’appareil avec des tas de fils, puis le haut et le bas de l’écran, la technique qui permet en plus de jouer tous les instruments possibles, tous les bruits du bas de la gamme aux plus hautes fréquences... à faire sauter la membrane de nos pauvres haut-parleurs. Tout cela, c’était très clair pour le présentateur, un peu moins clair pour les néophytes que nous sommes. Il n’y a pas de doute : nous sommes quand même un peu vieux jeu pour la jeune génération, surtout concernant les choix musicaux. Il est vrai, disons, que ce bruitage convient bien aux films que nous avons vus le dimanche de l’OPEN. Un vocabulaire quelque peu abscons, comme « varier les temporalités », spécialement bon pour les films d’horreur, a-t-il ajouté !!!

En deuxième partie, Guy Ferro nous a présenté un reportage qui a passé sur la télé locale NRTV lorsqu’il a été interviewé par un journaliste au sujet des deux journées organisées par le CCVN. Champ-contre-champ, excellente qualité. On sentait le journaliste un peu sur ses gardes mais pas trop quand même, et tout cela en bon français !!! Nous ne dirons rien concernant le décalage du son, mais c’est un peu facile de mettre cela sur la « faute du disque dur » !

Le clou de la soirée, sans nul doute, fut de rencontrer Vanessa Bapst, 23 ans, créatrice et productrice de deux films présentés à l’OPEN, « 1939 » grand prix du festival, et « AMORE », prix de la meilleure mise en scène. Il y aurait beaucoup à dire au sujet de ces deux magnifiques réalisations. Nous étions quelques peu gênés de poser des questions tant est grande la distance entre nos productions en général et ces deux oeuvres qui n’ont laissé personne de marbre. Vanessa a su nous parler avec simplicité et bienveillance et nous a fait une remarquable impression. Une soirée remarquable aussi !

PEM


Séance du 24 avril





Cette date-là, Claude Bussard l’avait réservée depuis longtemps. Il voulait nous montrer comment il avait « pensé » le tournage de « Mémoire d’un Accessoiriste », sa fiction qui a remporté la médaille d’or au Régional de Nyon. Il en a donc fait un montage fort intéressant, intitulé « Le Bonus », qui nous a permis de voir tous les accessoires qu’il allait faire vivre grâce à Ernst, qui, tout le monde l’a remarqué, s’est révélé magistral dans son rôle.

Claude avait tout prévu avant le tournage, tout repéré, tout écrit, et j’ai été frappée de voir à quel point. Ernst devait fouetter des chevaux imaginaires debout sur une diligence - en réalité une vieille ruine au milieu de nulle part -, ou des lions qui n’existaient que dans la tête de Claude, tout ceci en suivant scrupuleusement ses conseils. Belle coordination entre réalisateur et acteur, belle entente entre deux amis un peu fous !

Autre sujet qui tenait Claude à cœur : nous présenter son premier film, « La Rolls-Royce rouge » qu’il avait tourné à 17 ans, en 8 mm, et qui avait été son « examen d’entrée » au club, au temps des Beatles! Une fiction réalisée avec le cousin de sa femme, qui ne l’était pas encore, et qui avait construit une voiture – sans moteur – et complètement dingue, un film « à la Bussard », un peu déjanté et qui met tout le monde de bonne humeur. C’était parfait pour boire le champagne qu’il nous offrait pour l’occasion.

En deuxième partie, il nous proposa une animation, « Petit Boulevard des grandes Finances », en attirant notre attention sur la chute, que tout scénariste doit privilégier, faute de quoi son film fait un flop. Suivirent enfin « Un Monde fou fou fou », et « Paroles d’Animaux » deux films auxquels avaient participé de nombreux membres du CCVN, et qui rappelèrent à tous les moments privilégiés que nous passons ensemble à faire ce qui nous passionne : le cinéma.

Bravo Bubus, notre ami, de cette formidable soirée, belle, chaleureuse, gaie, intéressante et instructive. Grâce à qui tu es ! Un grand merci du fond du cœur !

Une de tes fans, Nelly


Technique


Il aurait tout pour être ennuyeux, ce gaz rare, extrait de l’air, sans couleur ni odeur, est inerte, ne réagit pas avec d’autres composés chimiques. C’est même un des éléments chimiques dont on pourrait se passer le plus facilement.

Au moment de la découverte du néon en 1896, les chimistes anglais, sir William Ramsey et Morris Travers, remarquent immédiatement ce qui deviendra son application principale : la lumière intense qu’il produit dès qu’il est excité par un courant électrique. Dès 1912, des tubes remplis de néon sont utilisés pour la publicité sur les devantures d’immeubles.

Le néon produit une lumière rouge orangée qui n’a rien à voir avec les tubes fluorescents que l’on nomme communément « tubes néons » qui éclairent nos bureaux et sont remplis d’autres gaz. Les gaz rares situés au-dessous du néon dans le tableau périodique (argon, krypton et xénon) sont également utilisés dans des tubes lumineux. Ils ont aussi d’autres utilités : le xénon, connu pour les reflets bleutés qu’il donne aux phares de voiture, commence à être utilisé comme anesthésiant en médecine. Alors que les publicités au néon ont commencé à disparaître des immeubles dans les années 1960, ces gaz rares sont maintenant devenus l’un des composants principaux des écrans TV plasma, où chaque pixel est essentiellement une mini-lampe au néon.
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