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Gazette N°47

LE BONJOUR D'ESTHER

Chères Amies, chers Amis, chers Membres, 

Chez moi, à 540m d’altitude, les perce-neige et les crocus fleurissent, les jonquilles, tulipes, jacinthes et autres jolies fleurs du jardin sont prêtes à accueillir le printemps mais lui, il semble avoir oublié notre rendez-vous !! Que cela ne nous perturbe pas, les beaux jours vont venir, c’est sûr ! Utilisons le temps gris pour parfaire tel ou tel petit film, choisir des rushes qui deviendront une œuvre pour le prochain Concours Interne ou tout autre concours, il y en a tant, Swiss.Movie ou pas !

En parlant de compétition, samedi 23 mars a eu lieu le Festival de la Région 3, près de Zurich. J’y étais et je ne l’ai pas regretté. Je n’y ai pas rencontré beaucoup de Romands, c’est compréhensible. Mais je compte en retrouver un maximum le 20 avril 2013 à Marly (près de Fribourg) lors du Festival de la Région 1 dont nous faisons partie!! Les films seront en français à l’exception de quelques-uns produits au Tessin (Région 4, également présente à Marly).

En attendant cet événement majeur pour la Suisse Romande, voici le programme du CCVN pour le mois d’avril 2013 :

Mardi16 avril
- Avant la pause : rencontre avec notre invité, Carl Dutli, ancien reporter de guerre et de sport indépendant. Il nous racontera ses expériences de caméraman dans des circonstances difficiles et nous en illustrera quelques-unes sur écran.
- Après la pause : suite et fin de notre séance «Films de Membres» 

Mardi 23 avril
Soirée «Hommage à François Schumacher» avec des films aimablement mis à notre disposition par sa femme, Mafalda. 

Je me réjouis de vous retrouver nombreux après les vacances scolaires de Pâques, bonnes Fêtes à tous.

Cordialement
Esther


CHRONIQUE DES SÉANCES

Séance du 5 mars 2013

La soirée de Raymond m'a enchanté pour ses différentes qualités: la fantaisie, la vie d'un ami artiste de chez nous ainsi que ses voeux pour Esther. Je connais Raymond depuis les années soixante et je peux affirmer qu'il a toujours su nous intéresser, nous distraire dans la simplicité et l'amitié. Le départ d'un ami, il le partage parfois dans un hommage plein de sensibilité et de reconnaissance.. Sa façon d'exploiter les événements qu'il a saisis dans la boîte à images lui permet de documenter sa production filmique avec intelligence et fantaisie.

Les séances à Raymond, on en redemande, alors à bientôt, l'ami.

En attendant le printemps, je lui envoie une fleur, mais attention à la piqûre...

Robi

 

Raymond se faisait beaucoup de souci quant à savoir s’il allait pouvoir tenir son horaire avec les six œuvres qu’il avait prévu de présenter en ce soir du 5 mars.  Si, si, il me l’a dit !  Malgré son expérience de l’animation, il avait un peu le trac car s’il sait que trop de « vide » peut détruire l’ambiance d’une soirée, un programme trop chargé peut freiner le désir d’expression des spectateurs.  Mais la soirée fut une réussite, non seulement grâce au bon timing, mais aussi grâce au choix des films qui a su plaire à tous les goûts du public.

La première partie, avec « Pas à vendre » ou un souvenir pour un ami qui ne désirait pas se séparer de sa voiture de collection, « Je m’sens si bien » films de 8mm datant de 1956 dont il a refait le plan sonore, et « Tradition et passion » petit reportage réalisé à Ouchy qui nous fait découvrir une tradition locale, est autant variée que divertissante et chaleureuse.  Preuve en est qu’il la termine avec une surprise pour  l’anniversaire de notre présidente Esther, qu’il avait appris être le 4 mars, et pour laquelle il avait réalisé un film portrait en cachette.  Ce n’est pas de l’amitié ça ?  Sacré Raymond !

Après la verrée, offerte par notre ami, suivent deux oeuvres que j’ai personnellement beaucoup appréciées, et je ne dois certainement pas être la seule. Il s’agit de « Lorsque les Pros m’inspirent » sur le thème du music-hall, et « Les 80 balais de Boby » portrait de l’artiste genevois Bob Barbey.  Certes, la plupart des prises de vue ne sont pas de Raymond, et parfois, cela se retourne contre lui, mais il a tellement enregistré d’émissions de tous genres qu’il possède une véritable vidéothèque où il peut puiser les images qui illustreront ses sujets.  Avant de monter ces deux films, il a imaginé un thème, une histoire, puis écrit un scénario. Et ce travail de préparation, comme une esquisse pour une peinture, est vraiment la base d’un film. Le tournage ne vient qu’ensuite, en vue du montage et de la sonorisation.  Voilà ce qu’il ressort techniquement de ces deux métrages et qui peut nous faire réfléchir. Car cette manière de faire est valable autant pour des films de vacances ou de famille que pour des reportages, des documentaires et naturellement des fictions, mais là c’est encore plus compliqué: il faut ajouter encore le choix des acteurs…  C’est un sacré boulot de faire du cinéma !

Raymond nous l’a montré, il était satisfait et en plus on a bien rigolé.  Merci Raymond.

Nelly Thiébaud



 

Séance du 19 mars


TAVUMONFILM ?

Pour la première fois votre serviteur vivait une séance où chacune et chacun vient avec sa réalisation sous le bras, lorsque ce n'est pas sous les deux bras. La multitude des supports actuels fait transpirer les copains chargés de projeter sur notre bel écran parfois des rushes, des "pré-montages", des courts métrages terminés, voire même une réalisation que nous avons admirée à notre dernier concours et que les jurés, eux, ont un peu moins admirée !

Ce fut le cas pour les belles images de Sylvain qui s'est vu "giclé" au 11ème rang en même temps que toute la faune et la flore, au grand dam de l'auteur qui a grincé des dents à l’instar des marmottes de son film. Toutefois rassurons cet ami de longue date et cinéaste affirmé : seuls les échecs nous font réellement avancer. Au tour de  Fred de se faire azorer (ndlr : mot suisse romand signifiant « chahuter, houspiller gentiment ») avec des rushes qu'il ne sait pas comment monter et que les membres présents seraient plutôt prêts à démonter. Paul-Emile, lui, arrive avec une idée de Jean-Pierre Recordon, titrée « Napoléon », dont la critique ne sait pas à qui faire porter le chapeau ! Et Marlyse est là avec son ordinateur qui nous indique que ses images passeront à l'as et que nous les visionnerons une prochaine fois !  En revanche celui qui signe ces lignes est venu avec un DVD Blue Ray pour nous faire admirer des images HD de Dubaï qui ne sont pas supérieures à celles de certains membres employant ce système. L'atmosphère monte un peu lorsque Jean-Pierre Pastoris nous fait vivre un déplacement en haute montagne bien monté mais qui aurait mérité un commentaire plus riche et techniquement mieux enregistré.

Quant aux membres qui n'ont rien présenté,  ils n'ont reçu aucune critique.  Mais la régie, qui s’est trouvée embarrassée,  aurait mérité de recevoir plus de précisions quant aux supports ce qui aurait permis un gain de temps que nous aurions pu destiner  aux  membres qui sont repartis sans avoir pu nous faire profiter de leurs images. Mais tout cela n'est pas si grave puisque Esther nous a promis une nouvelle séance que l’on pourra intituler « TAURAVUTONFILM » ! 

"Le Bruskino" 

 

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