1er mai au Club Chavée / compte-rendu

Pas mal de monde, ce samedi "fête des travailleurs", pour débattre avec Elisabeth Augustyn – déléguée SETCa Lidl, Rosaria Messina – déléguée SETCa Carrefour, Freddy Bouchez – Droits Devant, Geert Goderis - Médecin, Robert Tangre – Secours Populaire Wallonie/Bruxelles et Paul Trigalet –Solidarités nouvelles. Stéphane Mansy (Parti Communiste) était à la modération. Une causerie chaleureuse, militante et revendicative. Les photos sont de Denis, Angel Ule & Sandro.

 

 

 
 
 
 
 
 
Rosaria Messina – déléguée SETCa Carrefour, Elisabeth Augustyn – déléguée SETCa Lidl et Stéphane Mansy.
 
 
 
 
De gauche à droite: Geert Goderis, Jean-Pierre Michiels, conseiller communal PC à La Louvière.
 
 
 
Autour d'un repas ou d'un verre, la causerie continue...
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Ier mai du Club Achille Chavée

sous le signe de la lutte contre la précarité.

 
 
Une quarantaine de personnes emplissaient la petite salle du Club Achille Chavée, le matin de ce samedi 1er mai, pour débattre et exprimer leur ras-le-bol face à la précarité dans laquelle le système plonge des milliers de gens, travailleurs sans emplois mais aussi –et de plus en plus- des travailleurs actifs.
 
Parmi eux, Rosaria Messina, déléguée SETCa chez Carrefour, explique les raisons de la grève menée, ce week-end de 1er mai, dans de nombreux magasins du groupe pour protester contre une volonté délibérée du patron de remettre en cause le statut des travailleurs, notamment par le changement défavorable de commission paritaire.
 
Freddy Bouchez, pour Droit devant, enchaîne en alertant l’assemblée des dangers de contractualisation que les nouvelles mesures d’accompagnement des chômeurs induisaient. Avec cette contractualisation, c’est le droit même à la sécurité sociale qui est mis en cause.
 
L’accès à un logement décent est l’un des moyens essentiels pour protéger de la précarité : c’est le combat que mène inlassablement Paul Trigalet, depuis des décennies, avec les sans abris et avec les locataires des cités dites sociales. Il dénonce la politique des villes comme Liège et Charleroi qui visent à éloigner les pauvres des centres villes ; à cacher la misère donc plutôt que la combattre. Le débat fait apparaître qu’à La Louvière 800 logements restent vides et que 15 à 20 expulsions par semaine et par huissier y sont exécutées.
 
Pour le docteur Geert Goderis, la santé est un autre révélateur des inégalités de notre société. Il s’inquiète notamment des risques encourus par les nouvelles générations confrontées dès le plus jeune âge à la pauvreté, aux difficultés de se soigner, à la malbouffe.
 
Les jeunes, c’est précisément eux qui préoccupent le président du Secours Populaire Wallonie-Bruxelles, Robert Tangre, qui avec l’opération « Les oubliés des vacances » apporte chaque année pendant le mois d’août, une journée de découverte leur permettant de sortir de leur ordinaire.
 
Enfin, l’intervention d’Elisabeth Augustyn, déléguée SETCa chez Lidl, illustre la précarisation qui touche les travailleurs actifs, y compris les cadres, dans certaines sociétés commerciales. Un débat très riche a porté en grande partie sur cette épineuse question du contrôle des chômeurs et de l’obligation qui leur est faite, sous peine d’exclusion, d’accepter un travail dans n’importe quelle condition.
 
Il a également soulevé les conséquences discriminatoires, principalement à l’encontre des femmes, que représente la notion de « cohabitation » qui entraîne des pertes de revenus pour les ménagés déjà économiquement fragilisés.

Le débat a été suivi d’un repas au cours duquel les convives ont pu apprécier les produits des fermes de l’entité louviéroise.

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