nouvelle 8: Le cadeau d'Elsa

 Une nouvelle nouvelle qui va vous étonnez et je l'espère faire couler une larme d'émotion sur vos joues fraîches et rosées en découvrant les aventures du bel Aurélien dans les landes Irlandaises.  

 

Le cadeau d'Elsa 

 
 
Je m'appelle Aurélien Van Rommée, suis belge et installé en Irlande depuis plusieurs années. J'ai 25 ans et au grand désespoir de mes parents ne suis pas marié. Je ne suis pas vilain garçon, je dirais même que je suis beau mais c'est ainsi, je n'ai pas encore trouvé La femme. Mes cheveux blonds de blé et mes yeux émeraudes en font pourtant chavirer plus d'une! Pour l'heure je marchais sur un chemin boueux, une odeur d'humus et de terre mouillée m'agressait les narines. Devant aller voir un amie de ma mère pour lui porter de la confiture de coing que ma mère avait faite, je me trimbalais donc avec un panier ridicule en osier où une dizaine de pots étaient disposés. Ma mère m'avait recommandé de ne pas trop les secouer, de ne surtout n'en casser aucun et elle avait ajouté en souriant qu'une promenade au grand air me ferait le plus grand bien car mon teint était trop pâle à son goût. Je portais donc des grosses bottes de caoutchouc, un ciré vert clair qui m'enveloppait complètement et un chapeau de marin de la même couleur qui complétait le tableau minable que je donnais. Aillant à peine parcourut la moitié du chemin. Je vis sautiller une biche brune au poil luisant par la pluie qui s'arrêta devant moi, m'observant d'un œil brillant. Fasciné par l'apparition je tentais de m'approcher et arrivais à quelques mètre d'elle, mon dernier pas fût celui de trop et elle bondit hors du chemin avec agilité. Je continuais le mien, troublé par cette surprenante vision. J'arrivais chez madame Pilate quinze minutes plus tard, encore sous ses charmes. Après avoir tiré la cloche rouillée, elle m'ouvrit:

-Aurélien, c'est vous! Mais entrez, vous allez avoir une bronchite par ce temps.

La cheminée crépitait et une douche chaleur m'accueillit, elle continua:

-Vous venez m'apporter les confitures?

-Oui.

Madame Pilate était une vieille dame en piteux état,... si je puis dire... elle portait un robe bleu ciel à fleurs et des mules vert pomme, avait des cheveux blanc et des rides balafraient ses joues et son front mieux que des cicatrices, ses yeux gris perçants scrutèrent le panier comme si elle en sondait le contenu.

-En effet madame, tenez. Je lui tendis le paquet tant convoité que la vieille dame prit comme un trésor.

-Voulez-vous une tasse de thé mon petit?

J'hésitais:

-C'est que je dois rentrer et il se fait tard,...

-Allons mon petit, ne dites pas de sottise, il n'est que quinze heure trente.

-Soit... Dis-je avec dépit.

Nous nous dirigeâmes vers la cuisine ou elle fit bouillir de l'eau dans une ancienne bouilloire en métal toute cabossée et sortit un pot en métallique pour prendre ses précieuses feuilles.

-Du lait ou du sucre?

-Je verrais quand il me sera servit. Lui répondis-je avec suspicion car je connaissais les manies des anciens de faire un thé trop fort qui avait un goût horrible, le lait adoucissait le tout. Et j'avais raison, le thé était imbuvable sans lait.

-Comment vont vos études? Demanda-t-elle avec douceur.

-Je les ai terminées il y a deux ans madame, je travaille pour une assurance à présent.

-A bon?!? Et quel poste avez-vous?

-Je suis directeur financier.

Ses yeux s'illuminèrent d'une lumière passablement mauvaise.

-Tiens, tiens,... c'est bien, je vous félicite mon garçon.

Ses yeux disaient le contraire et je le voyais bien, buvant ma tasse en vitesse en me brulant à moitié la langue et la gorge, je prenais congé de cette mégère doucereuse qui déverserait son fiel à la première occasion si je lui racontait trop de ma vie privée.

Sur la route, le vent s'était levé et avec une humidité grandissante je frissonnais. A ma grande surprise la biche m'attendait au bort du chemin, elle fit un geste vif de la tête comme pour m'inviter à la suivre; Se que je fis. Je m'aventurais dans un bois, puis dans une lande obscur et froide. Soudain, une masure se dévoila dans le brouillard moite qui m'enveloppait. Elle était vide, mais un feu crépitait dans une vieille cheminée en bois et une bonne odeur de bouillon flottait dans l'air. L'intérieur était très sobre: un lit était collé à la parois est, une table au sud et la cheminée à l'ouest... Tous était fait de bois. Des cailles, faisans, canards,... pendaient à une poutre et de gros saucissons à côté de la cheminée. Je m'assis quelques instants pour me réchauffé, de toute façon ma biche avait disparue; Quand une jeune femme d'une très grande beauté entra. Les cheveux bruns clairs, les yeux noisettes, le visage ovale, les lèvres charnues et bien dessinée, un nez droit et menu. J'eus le coup de foudre et restait là, muet et avachit sur ma chaise bêtement.

-Vous voilà enfin! J'ai bien cru que vous vous étiez perdu. Dit-elle d'une voix cristalline et claire.

Cela accentua encore mon trouble.

-Vous m'attendiez?

-Oui, en quelque sorte; je suis désolé de ne pas avoir été là à votre arrivée mais je vous cherchais dans mon inquiétude de ne pas vous voir.

Elle me lança un sourire radieux et ravageur sur mon esprit avant de continuer:

-Vous voulez quelque chose à boire?

Je bredouillais un merci en désignant la marmite. Avec un autre sourire elle prit un bol en terre cuite et le remplit de bouillon qu'elle me tendit.

-Vous devez être gelé pour être recroquevillé ainsi sur ma chaise, voulez-vous une couverture pour vous réchauffez?

Je la regardais avec un regard gratifiant et articulait:

-Je vous remercie mais le bouillon suffira.

-Pourquoi avez-vous mis si longtemps à venir me voir? Demanda-t-elle tristement.

-Je ne connaissais pas votre existence! M'exclamais-je.

-Qui vous a menez à moi alors?

-Une biche... Murmurais-je en espérant qu'elle n'entende pas.

-C'est donc ça. Continua-t-elle d'un air pensif.

-Qui êtes-vous?

-Je m'appelle Elsa.

-Vous êtes tellement belle...

A ses mots ma bien-aimée rougit.

-C'est la première fois que l'on me dit cela.

-Vous n'avez jamais vu d'homme avant moi?

-Si,... dans mes rêves et c'était vous.

C'était à mon tour de rougir, je sentis mes joues brûler de plaisir et de joie.

-Vous allez rester? Dit-elle avec désespoir.

Je me rendit compte que je ne pouvais rester avec elle, et surement pas ici!

-Non, mais si vous voulez m'accompagner chez moi...

Son joli visage se détourna et une larme coula sur ses joues rougies par l'émotion. Elle luttait contre le chagrin, je le voyais bien. Me levant, je pris son visage délicat entre mes mains et la regardais dans les yeux; ils brillaient tel des étoiles.

-Je vous aime Elsa.

Ma belle tendit ses lèvres vers l'avant comme une petite fille et je l'embrassais avec fougue et passion.

Les heures étaient passées à une vitesse fulgurante et je remarquais qu'il faisait sombre dehors. Je fis remarquer:

-Il fait beaucoup trop noir pour que je retrouve mon chemin jusqu'à la maison.

-Tu restes!?! S'exclama-t-elle.

-Oui, cette nuit.

Elle battit des mains de joie et m'embrassa dans le cou avec vigueur.

-Que veux-tu manger?

Je bus une gorgée du bouillon qui était maintenant tiède et dis:

-Rien, je vois un bon morceau de viande au font de mon bol, cela me suffira.

Elsa s'assit sur le lit et tapota le peau de bête à côté d'elle, je la rejoins et elle se blottit contre moi en déposant sa tête sur mon épaule. Après avoir bu le bouillon et manger mon morceau de viande, nous nous sommes étendus sur la paillasse et nous sommes couverts... j'ai passé une des plus agréable et torride nuit de ma vie.




Le lendemain Elsa avait disparu, les dernières bûches mourraient dans l'âtre et dehors le soleil brillait. Je m'habillais sans précipitation, espérant que ma belle arriverait avec son sourire merveilleux et pleurerait mon départ; Mais rien ne vint. Je remis mon ciré miteux et sortis, scrutant les environs en priant la voir une dernière fois et pouvoir lui dire au revoir... Car je me promis de revenir dans cette lande qui me paraissait à présent belle, lumineuse,... une bonne odeur de fleurs taquinait mes narines. Mais je me contraint à partir, je cueillis un petit bouquet de myosotis que je déposait sur le table en signe de souvenir fidèle. Et je fus partit, à ma grande surprise je retrouvais le chemin tout de suite, en marchant presque au hasard et débouchait sur le chemin qui menait chez moi. Tout heureux, mes pas s'allongèrent et le cottage chaleureux où je vivais. Une fumée blanche sortait de la cheminée mais quand j'entrais l'ambiance était glacial. Le premier à se rendre compte de ma présence était Georgy, mon Westie blanc qui aboya et sauta autour de moi en frétillant de la queue. Ma mère arriva alors de la cuisine et s'exclame:

-Dieu merci, tu es là!

-Qui y a-t-il?

-Tu n'as pas remarquer que tu n'es pas rentré hier soir?

-C'est madame Pilate qui m'a mangé.

-Je ne trouve pas cela drôle! Ou étais-tu?

-Je me suis perdu dans la foret et j'ai été chez une dame qui habitait dans la lande et qui m'a courtoisement proposé de dormir chez elle.

-C'est vrai!?!

-Oui,... (enfin presque, pensa-t-il).

-Tu as mangé au moins?

-Oui, elle m'a fait du bouillon et j'ai manger un gros morceau de viande.

-J'espère que tu dis vrais! Je n'aimerais pas devoir te renvoyer à Londres précipitamment, je vais prévenir ton père que tu es rentré; Tu vas passer un mauvais quart d'heure crois moi!

En effet, il me passa un savon plus que mémorable: C'est à peine s'il ne m'aurait pas giflé ou donné une fessée. Mais au soir c'était oublié car par chance il n'avait pas encore appelé la police pour signaler ma disparition. Je compris ma veine car il aurait été plus difficile de convaincre la police que mes parents de la véracité de mes dire (et j'aurais peut-être été obligé de montrer l'endroit où habitait Elsa, ce que je ne voulais pas du tout!).

Trois jours plus tard je dû malheureusement rentrer à Londres car la société avait besoin de moi pour une affaire de compte truqué que je devais vérifier de toute urgence. L'image de Elsa ne me quitta pas pour autant, j'en rêvais même. Mais mes vaines tentatives pour la recherchée furent peine perdue, je ne retrouvais jamais la lande brumeuse qui abritait ma belle Elsa. Pourtant...





Plusieurs années plus tard, je lu dans les journaux que l'on avait retrouver un jeune garçon habillé très simplement au milieu d'une route secondaire tout près de chez mes parents. A mon grand étonnement il avait les mêmes cheveux blonds et yeux verts que moi et ressemblait étrangement du souvenir que j'avais d'Elsa: le même visage ovale, le même nez menu et droit, la même bouche charnue mais non moins ciselée. Je me précipitais sur le téléphone et prit un congé sans solde d'une semaine, à la grande exaspération de la directrice générale et fonçais vers la maison de mes parents.

Ils m'accueillirent chaleureusement sans me poser de question car il m'arrivait de venir sans prévenir un week-end. Mais je m'extirpais avec gentillesse de leurs étreinte affective et allait au commissariat du village:

-Bonjour, j'ai lu dans les journaux que vous aviez trouvé un jeune garçon perdu.

-Oui, vous savez qui c'est?

-Peut-être mais il faut que je le vois et que je lui parle.

-Vous pouvez toujours essayez, nous on n'a rien pu en tiré! Muet comme une tombe.

-Ou est-il?

-A Armagh, au centre d'aide pour mineur. Vous voulez l'adresse?

Il me la donna et je roulais à vive allure vers la ville, je trouvais facilement car je connaissais le quartier. A ma grande satisfaction ils avaient été prévenu de mon arrivée par le policier qui m'avait reçu. Aussi fus-je invité à entrer dans une grande salle où une femme d'une quarantaine d'année portant un ensemble bleu marine très snob et aux cheveux roux-doré me fit signe de m’asseoir en face d'elle.

-Bonjour monsieur, comment vous appelez-vous?

-Aurélien Van Rommée.

Elle nota distraitement tout en continuant de parler.

-Vous êtes étranger?

-Oui je suis belge.

-Vous habitez depuis longtemps en Irlande?

-De nombreuses années.

-Que faites-vous comme travaille?

-Je suis directeur financier dans,... mais à quoi rime toute ces questions, je ne viens pas pour un entretiens d'embauche.

-Je suis psychologue et je dois vérifier que vous aillez bien un lien de parenté avec le petit.

-Si je suis ici c'est justement pour le découvrir! Laissez moi lui parler et je le saurai!

-Je ne vois pas pourquoi il vous parlerait à vous alors qu'il n'a pas dit un mot depuis qu'il est ici.

-Peut-être parce que je connaissais sa mère et que je sais ou elle habitait.

La psychologue me toisa d'un regard étonné et hésita visiblement à exaucer mais elle fini par me dire:

-Suivez-moi...

Elle me mena dans une autre pièce, plus petite ou toute sorte de jouets étaient disposés. Et on m'amena ce jeune garçon d'une dizaine d'année: le regard fuyant, la tête penchée vers l'avant et les épaules basses; Il portait des vêtements normaux, je levais sa tête et lui demandais:

-Est-ce que ta maman s'appelait Elsa mon garçon?

Ses yeux brillèrent de la même intensité qu'elle et il prononça un faible:

-Oui, vous êtes Aurélien!

Cette affirmation me surprit mais j'opinais de la tête et il se précipita dans mes bras en s'exclamant:

-Alors c'est vous mon papa!

A nouveau cette affirmation n'interpella, je le décrochais avec douceur et demandais:

-Ou est Elsa?

-Au paradis, avant de mourir elle m'a dit que je devais trouver mon papa qui s'appelait Aurélien et elle à ajouter qu'il ne devait pas y avoir beaucoup de personne qui s'appelait comme ça.

-Vous habitiez une petite maison dans une lande désolée au milieu de nulle part, c'est bien cela?

-Si l'on veut...

-Et comment t'appelles-tu?

-Comme vous...

Je rougis malgré moi et pris conscience qu'elle ne connaissait peut-être aucun autre nom d'homme.

La psychologue avait l'air visiblement très choquée et abattue.

-Vous croyez que je dois faire un test de paternité. Questionnais-je pour terminer de l'abattre.

-Heu,... je ne sais pas,... si vous voulez,... cela peut être utile en effet,...

-Bien, que doit-on faire maintenant?

-Et bien, nous allons garder Aurélien jusqu'à ce que nous aillons eu les résultats du test et vous pourrez le prendre chez vous après avoir remplit quelques papiers administratifs et déclarer ce garçon auprès des autorités car si j'ai bien compris il est absent des listes nationales.

Elle avait reprit son sérieux, son ataxie et son regard pédant.

-Cela prendra combien de temps?

-Je ne sais pas, une semaine si tout va bien sinon au minimum un mois.

-Et bien commençons par les papiers administratifs alors.

Elle me toisa à nouveau et continua:

-Soit, je vais vous présenté à madame Pix l'assistante sociale.

Je préférais de beaucoup madame Pix à cette mégère de psychologue qui ne s'était même pas présenté! Elle était grassouillette et ronde, ses cheveux coupés au carré lui donnait un visage encore plus bouffit et ses yeux bleu délavé étaient enfoncés dans leurs orbites. Quand elle fût informée de la situation elle me sourit et déclara:

-Je suis contente que ce petit bout ai trouvé le bonheur, il était si mignon... Comment vous appelez-vous encore?

-Aurélien Van Rommée.

-Ah oui, expliquez moi un peu comment vous avez rencontrer la mère du garçon. Reprit-elle en posant ses coudes sur son bureau d'un air affable.

Cela m'ennuyait de lui confier ce détail et le fit savoir:

-Suis-je obligé de vous racontez cela?

-Non, mais je suis une incroyable romantique et votre histoire doit être savoureuse à souhait!

Elle m'amusait mais je ne lui dit rien pour ne pas prendre le risque d'ébruiter mon secret.

-Et bien alors je préfère ne pas vous le dire.

-Comme il vous plaira, mais les journalistes vous le demanderont surement...

Je ne me laissais démonter ni par son sourire bienveillant ni par la perspective des journalistes.

-Je ne vois pas pourquoi ils seraient mis au courant.

-Ils le sauront de toute façon, que vous le vouliez ou non, ils se sont précipité sur l'affaire comme des loups affamés,... c'est du pain bénit pour eux!

-Et bien j'affronterai les journalistes s'il le faut sans dévoilé mon secret, voilà tout.

-Très bien, alors,... voyons voir cela, elle fouilla dans ses papiers et sortit une feuille qu'elle me tendit avec un bic, commencez donc par signer le document de sortie du petit.

-Déjà?

-Il est prouvé que vous êtes de sa famille non?

-Non, on doit faire un test de paternité pour le vérifier.

-Vous êtes sont père?

-Je croyais que vous l'aviez compris.

-Oui bien sur, excusez-moi, je vous testais.

-Ce n'est pas drôle...

-Pour le test je vais vous menez chez le médecin de l'établissement, venez.

Elle m'emmena dans les sous-sols et un vieux médecin au cheveux grisonnant et aux yeux éteints me fit une prise de sang et me préleva un cheveux avec une racine (détail très important d'après lui).

Madame Pix m'expliqua alors que je pourrais avoir Aurélien quand les autorités auront répertoriés mon fils dans le registre d'état civil et que la paternité aurait été révélée et prouvée. Elle donna plusieurs documents à remplir et à apporter à l'administration puis me souhaita une bonne après- midi en me serrant mollement la main. Je m'exclamais alors:

-Ne puis-je pas lui dire au revoir et le rassurer avant de le quitté?

Elle me regarda, surprise et dit:

-Si vous voulez, il est dans la chambre 26 à l'aile 1, c'est au deuxième étage.

Quand j'arrivais, Aurélien sauta enlaça mes jambes et dit avec amertume:

-Tu viens me chercher?

-Non, pas encore. Il y a certaine chose à faire avant que tu sois avec moi pour toujours.

-Dans combien de temps?

-Je ne sais pas, mais j'espère le plus tôt possible. Mais soit courageux, bientôt nous serons réunis et personne ne pourra nous séparer.

Il enfuit son visage dans mon ventre et renifla bruyamment. Je le mouchais avec un grand mouchoir de soie bleu et rouge et lui dit de le garder.

-Tu me le rendras quand je viendrai te chercher, d'accord?

Il eu un sourire plein d'espérance qui me rappelait celui de sa mère et je l'embrassais tendrement sur la joue avant de le quitter provisoirement, du moins l'espérais-je.

J'eus du mal à annoncer à mes parents qu'ils allaient avoir un petit fils. Mais ils le prirent bien quand je leurs racontais l'histoire comme elle s'était vraiment passée.

-De toute façon il est trop tard pour les regrets! Dit mon père avec un sourire paternel.

-Mais promettez moi que vous ne raconterez cette histoire à personne, et surtout pas aux journalistes!

-Juré. Fit-il sérieusement.

-Juré. Continua ma mère. Depuis le temps que je rêve d'avoir un petit fils!

Nous rîmes de bon cœur et nous embrassâmes avec ferveur.

Deux semaines plus tard, je reçu un courrier à Londres du gouvernement disant que j'étais bien le père de Aurélien et que part conséquent, après ajout au registre nationale il était autorisé à séjourné et vivre chez son père: donc moi! Et le meilleur est que l'on m'accordait un congé exceptionnel d'un mois pour installer et adapter Aurélien à son nouvel environnement familial.

Malheureusement les prédictions de madame Pix c'était avérée exacte et une horde de journaliste attendait devant le bâtiment. Avec la complicité de la direction, je fis sortir mon fils par une porte de secours pour ne pas perturber un peu plus mon petit ange. Je l'amenais dans mon appartement qui se trouvait au dernier étage d'un immeuble qui en comptait 30 d'une artère fréquentée et bien connue de la capital. Il s'extasia devant la vue un long moment avant que je lui face faire le tour de sa nouvelle demeure. Ma femme de ménage avait fait son lit et acheté des jouets de «première nécessité» comme elle me le fit savoir au téléphone. Les yeux de mon petit ange brillaient tel des émeraudes et je lui préparais un plat d'aubergines farcies e qu'il mangea comme un ogre.

Le lendemain, ses grand-parents arrivèrent et s'extasièrent devant leurs petit-fils.

-Il est tellement mignon, dit ma mère quand il fût endormi, épuisé par cette première journée dans le monde moderne.

-Et si gentil, fit mon père.

Je leurs souris et déclarait:

-Alors, heureux?

-C'est à toi qu'il faudrait demander cela!

-C'est le plus beau cadeau que Dieu puisse me faire...


 

Fin
 
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