nouvelle 7: Le complot

La première nouvelle consacrée à Luna, comprenez comment elle découvre un complot et châtie les coupables.


Le complot



 

Un carrosse traversait une foret sombre à toute vitesse, accompagné de cinq cavaliers en armes. La grande Duchesse de Camaran, dont l'influence était indiscutable et craint allait chez une amie: la Marquise du Vallon De Seinte. La route était longue et inconfortable, et les provisions diminuaient.

Luna était d'humeur morose et s'ennuyait... Soudain, un étrange fantôme fit s'arrêter le convois: un homme aux vêtements et cheveux blancs, et aux yeux rouges visiblemet apeurer comme un sanglier traqué par ses chasseurs. Il s'approcha, Luna passa sa tête par la fenêtre de la portière et s'exclama:

-Et bien mon pauvre ami, que vous arrive-t-il?

-De grâce cachez moi, il reprit son souffle, je suis traqué par les troupes de mon Seigneur.

-Qu'avez-vous fait pour cela?

-Regardez moi et vous comprendrez noble dame.

-Je vois, montez et ne faites aucun bruit, je m'occupe d'eux.

Il s'exécuta sans se faire prier. Luna descendit quand à elle du carrosse en entendant les sabots des chevaux des traqueurs. Elle s'évanouit sans prévenir, les gardes sa précipitèrent pour voir ce qu'il se passe et quand les soldats arrivèrent ils trouvèrent cinq gardes autour de leurs maitresse à discuter bruyamment. La Duchesse se réveilla au moment ou l'un des soldats s'exclamait:

-Que se passe-t-il ici?

-Oh la, la... un fantôme, un fantôme... Bredouilla Luna.

-Ou? S'exclama l'homme juché sur son cheval.

-Il a traversé à toute vitesse et a disparu dans les bois...

-Allons mes braves, assez perdu de temps; Sus à l'assassin du Seigneur de Denvillier!

Et ils se précipitèrent à travers les arbres. Luna se leva avec l'aide de ses gardes et remonta dans le carrosse.

-Et bien mon brave, on a tué cette crapule de de Denvillier?

-Non je vous jure,...

-Ne jurez pas, ce n'est pas bien... Qui vous a envoyé?

-Je ne peux vous le dire.

-Je le saurai de toute façon.

Il eu une moue boudeuse et se détourna de sa bienfaitrice.

-Comment t'appelles-tu?

-Gaston.

-Ou puis-je te déposer Gaston?

-A l'église de Saint Gliez.

-Très bien, Allez!

Le convois s'ébranla et se dirigea vers le village indiquer. Après trente minutes, l'homme qui était albinos et non fantôme se glissa vers l'entrée de la cure et y entra. Mais la curiosité de Luna n'était pas satisfaite et elle se glissa discrètement à son tour dans la petite demeure. Elle découvrit le cardinal Romain de la Grizière qu'elle connaissait de vue et son pauvre Gaston baignant dans une marre de sang, tué par un grand curé baraqué qui tenait encore le long couteau de chasse à la main. Luna ressortit tout aussi discrètement et frappa à la porte avant d'entrer précipitamment. Un hurlement s'échappa de sa gorge à la vue du cadavre qui était au milieu de la pièce. Son regard se tourna vers le cardinal et elle s'écria:

-Romain, que signifie ceci?

-Heu... Laissez-moi vous expliquer Duchesse, c'est un vagabond qui tentait de voler notre pauvre paroisse.

-Menteur! Il avait rendez-vous avec quelqu'un ici c'est moi qui l'ai déposé. S'époumona Luna.

-Savez-vous qui est cet homme?

-Il s'appellait Gaston et je l'ai sauvé des troupes du Seigneur de Denvillier.

-A bon?

-Serais-ce pour vous qu'il l'a tué?

 
-Vous semblez savoir beaucoup de chose, trop même, je crois que vous devrez subir le même sort que lui.
 
Luna eu un fou rire.

-Si vous croyez que c'est avec ce petit couteau qu'il va me faire peur.

Une lame siffla, des yeux roulèrent, le sang gicla et un corps s'effondra, celui de Luna? Non, celui du curé qui avait un long sabre enfoncé dans l'abdomen.

-Mon bon Romain, si tu crois que l'on se débarrasse de la Duchesse de Camaran ainsi c'est raté.

-Comment avez-vous fait, je n'ai rien vu,...

­-Taisez-vous! Sachez que le corps peu aller plus vite que l'œil. J'approuve le meurtre du Seigneur de Denvillier mais pas de celui de Gaston, alors je vous assure que je vous dénoncerais auprès des descendants de ce crapaud si vous ne disparaissez pas immédiatement!

-J'ai des obligations!

-Venez avec moi! Nous allons arranger cela!

Ils sortirent, montèrent dans le carrosse et disparurent dans les brumes de la mort.




-Et bien ma chère, c'est incroyable se qui vous est arrivé, j'ai peine à vous croire.

-Ah, ah, ah, ma chère Agnès, je vous assure pourtant que cela c'est passé ainsi.

-Et qu'est devenu le Cardinal?

-Jugé.

-Par qui?

-Lui.

-Qui lui?

-Le Divin.

-Vous badinez, c'est impossible.

-Vous savez que rien n'est impossible pour moi.

-Oui mais tout de même,... Dieu!

Luna eu un sourire en coins en pensant que son amie avait devant elle une Déesse.

-Vous n'êtes pas obligé de me croire.

-Vous n'avez pas envie de me dire ce qui lui est arrivé c'est cela.

Luna rit de bon cœur.

-Si vous voulez, disons ça comme cela.

-Vous êtes toujours mystérieuse, je ne sais jamais si vos histoires son vrais ou non. Mon maris dirait que se sont des histoires pour les enfants.

-Comment va-t-il au fait?

-Très bien, il est en Angleterre pour affaire.

-Il doit vous manquez.

-Allons Duchesse, vous savez que j'ai un amant.

-Oui, bien sur, j'avais oublié.

-Voulez-vous une autre coupe de vin?

-Pourquoi pas.

La Marquise lui versa le nectar vermeille et continua:

-Vous n'avez pas de problèmes avec vos domestiques très chère?

-Aucun pourquoi?

-Les miens écoute aux portes, bavardent, racontent des histoires sur moi dehors,... comment faites-vous, racontez-moi?

On frappa à la porte et un domestique entra après avoir perçu le «entrer» de sa maitresse.

-Monsieur le Baron de Villancourt demande à voir Madame la Duchesse de Camaran.

-Moi? Tiens,... faites entrer, du moins si cela ne dérange pas Madame la Marquise.

-Non bien sur, faites Tristan, faites.

Un homme de petite taille, au visage ridé, et aux cheveux poivre et sel se présenta aux dames.

-Ma chère Luna, que je suis heureux de vous renvoir! Marquise...

-Monsieur le Baron, que puis-je faire pour vous.

-C'est au sujet de notre problème, celui que vous m'avez amener juste avant de venir ici.

Comprenant que c'était Dieu, elle s'écria:

-Mon Dieu! Oui,...

-Ne blasphémez pas très chère.

-Excusez-moi Agnès, qu'a-t-il fait encore?

-Rien, il m'a expliqué ses agissements et est près à se repentir, que fais-je avec lui?

-Se que vous voulez, pardonnez-lui si vous le désirez cela m'est égal! Mais je ne veux plus le voir sur mon chemin ou il lui en cuira!

-Très bien, vous êtes miséricordieuse, je vous en remercie.

-Ce n'est rien Baron, mais ne croyez pas que son sort m'intéresse!

-Oui, bien sûr. Je comprend,... et bien je vais vous laissez, bonne fin de journée à toutes les deux. Duchesse, Marquise, à bientôt.

-Baron. Fit Luna.

Quand Dieu fut sortit, Agnès demanda:

-Quel drôle de personnage,...

Luna fût prit d'un autre éclat de rire.

-Ma chère, si vous saviez... Murmura-t-elle entre deux rire.

-Qui y a-t-il? Ai-je dis quelque chose d'amusant?

-En quelque sorte.

La duchesse porta la coupe à ses lèvres et but une gorgée de vin tout en réfléchissant. Son amie l'imita et le silence se fit pendant plusieurs longues minutes.

-Quelque chose ne va pas? Fini par demander Agnès.

-Non,... non, je réfléchissais voilà tout. Mais il se fait tard et je vais devoir vous laissez ma chère.

-Oooh, Luna, vous m'attristez. Je vois bien que cela ne va pas.

-Vous êtes gentilles mais je dois rentré. Continua Luna avec un sourire crispé.

-Soit, je ne peux vous retenir... Tristan!

-Oui Madame? Dit une jeune domestique.

-Ou est Tristan?

-Il s'est absenté quelques instants.

-Soit, raccompagnez Madame la Duchesse je vous prie.

-Bien Madame.

La Marquise prit les mains de Luna dans les siennes et lui dit:

-Faites attention à vous très chère.

-Bien sur, je vous enverrai un message.

-Merci.

Luna remonta dans son carrosse et partit vers son château accompagnée de ses cinq gardes.

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