nouvelle 5: Le coup du destin

Voici la cinquième nouvelle; Qui est très simple, avec beaucoup d'humour et qui vous fera découvrir Lalla Malika et Hanse, deux jeunes gents qui vont affronter la guerre et finiront leurs vie ensemble (où presque) dans le magnifique palais du Sultan du Maroc pendant la guerre de 40-45.
 
 
Le coup du destin

 
 

Je me trouvais dans une ruine, une ville fantôme désertée par ses habitants. J'avais été parachuté pour occuper une place forte du Maroc, mais un vent contraire nous a éloigné de notre but mes camarades et moi et nous nous sommes retrouvé éparpiller sur une dizaine de kilomètres. J'ai atterris dans ce bourbier sans un point de repaire, j'ai replié comme j'ai pu mon parachute et l'ai caché. Explorant cet étrange amas de pierre formant des sculptures puis m'accroupissant pour observé une longue plume jaune imprégnée de sang. Le silence était pesant, insupportable pour le citadin que j'étais. Un bruit venant d'un mur de se qui fut une maison attira mon attention, je me levais et découvris une jeune fille de 15-16 ans assise prêt du corps d'une vieille femme,... le cadavre devrais-je dire car il s'en dégageait déjà l'odeur de la putréfaction. Je fixais mon attention sur la petite chose recroquevillée, sale et apeurée qui était elle bien vivante.

-Que fais-tu là petite? Lui demandais je.

N'obtenant aucune réponse je lui enlevais le voile qui cachait son visage,... et là, fut subjugué par la beauté du visage qui tentait de remettre le foulard en place. La prenant par le bras et la tirant dans la lumière, sans aucune réaction de sa part, je lui dis:

-Comment t'appelles-tu? Je compris alors qu'elle ne comprenait pas l'allemand.

Je réitérais ma question en français et obtins une réponse... que dis-je un souffle que j'eus difficile à comprendre.

-Quoi, que dis-tu?

-Lalla.

-Que fais-tu là?

-J'attends la mort.

-Pourquoi?

-Parce que je n'ai plus rien, et je ne veux pas que mon maris me retrouve.

-Tu es mariée? M'étonnais-je.

-Oui bien sur, depuis deux mois mais mon maris m'a envoyé auprès de sa grand-mère pour «m'apprendre à vivre». Tu ne vas rien me faire n'est ce pas?

Ses yeux noir intense suppliant me touchèrent en plein cœur mieux qu'une balle.

-Pourquoi te tuerais-je?

-Je me moque de la mort, non je parle du sexe,... tu ne me violeras pas?

Ces quelques mots me désarçonnèrent, elle avait beaucoup de courage cette petite.

-Non, bien sur...

-La promesse d'un allemand ne vaut pas grand chose mais promet quand même.

Par contre cette dernière phrases me fit mal, très mal... La regardant avec un froncement de sourcil je lui répondis:

-Je promet.

-Alors je veux bien de toi.

-Pour quoi faire? M'étonnais-je.

-Pour me ramener chez mon père.

-Et qui est ton père?

-Le Sultan.

J'eus le souffle coupé.

-Pardon?

-Je suis Lalla Malika, la troisième fille du Sultan Mohammed Ben Youssef.

-J'ai une insolation,... je dois rêver... Dis-je en allemand.

-Alors que fais-tu l'allemand, tu m'accompagnes ou tu me tues?

-Je... heu... Me vidant de toutes mes pensées, ne sachant plus réfléchir mais comprenant que je devais faire ce qu'elle disait je balbutiais: «D'accord».

Elle me sourit et continua:

-Très bien! Il faut retrouver tes amis, avant qu'ils ne se fassent abattre.

-Pourquoi?

-Les anglais et les français surveille la zone, ils ont surement remarquer que vous aviez raté votre cible et vous rechercheront pour vous éliminez. Tu parles bien français pour un Allemand.

-J'étais à l'université de Paris avant la guerre, j'étudiais la médecine.

-Un médecin! Tu dois être un peu plus civilisé que les autres alors.

Je me sentis blesser au plus profond de moi même mais n'en montrait rien.

-Nous ne sommes pas des barbares!

-Toi peut-être mais certain... Je ne suis pas Juive donc je ne risque rien?!?

Elle me lançait des piques qui me torturaient, je supposais que c'était pour me testé et tenais bon.

-Les Juifs n'ont rien à voir là dedans, tu,... vous êtes musulmane non?

-En effet.

-Alors!?!

-Cela veut dire que si j'étais juive tu m'aurais tuée?

La question m'ennuya un peu, mais je détournais la réponse en compliment:

-Je ne tuerais jamais une aussi belle femme.

Malika eu un rire cristallin qui glissa dans mon cœur tel un torrent dévastateur.

-Allons-y. Viens avec moi, je crois que la réserve du maire est encore préservée.

-Pourquoi?

-Si tu veux rester avec ton uniforme et te faire tuer dès que l'on croisera une patrouille, je m'en lave les mains.

Je rougis un instant.

-D'accord.

La jeune fille m'emmena dans un bâtiment effondré un peu plus grand que les autre et fouilla dans le sol. Elle fini par ouvrir une trappe où était caché des vêtements en soie bleu cousus d'or.

-Déshabille toi.

Je m'exécutais sous les yeux insistants de ma Princesse.

-Voilà.

-C'est la première fois que je vois un blond nu, je ne suis pas déçue. Prend cela et habille toi.

Elle prit également une robe brodé d'or pour femme et l'enfila après avoir exhiber son magnifique corps et ses petits seins ronds.

-Il n'est pas censé y avoir de puces et de tiques dans ces vêtements, alors à toi de faire attention à ne pas en avoir.

«C'est malin ça.» Pensais-je.

-C'est partit pour l'aventure!

Nous avons traversé la région sans trouver d'autre compatriote, en buvant de l'eau saumâtre, mangeant des insectes, des racines et plus rarement de la nourriture que nous donnaient des paysans. Après quelques jours de dysenterie je m'habituais. Nous arrivâmes à Rabat deux semaines plus tard en évitant les postes Anglais et Français. A ma grande surprise on nous laissa entrer dans le palais du Sultan qui nous accueillit avec suspicion.

-Malika, c'est vraiment toi?

-Oui père.

-Comment puis-je en être sur?

-Regarde la bague de grand-père que j'ai... heu... empruntée...

Elle enleva un collier avec une bague qui pendait et la tendit à son père qui la regarda avec des yeux mouillé de larmes (je ne sus jamais si c'était d'avoir retrouver sa fille ou la bague). Le Sultan l'observa et l'enveloppa dans ses bras en l'enlaçant.

-Et qui est ce jeune homme?

-C'est lui qui m'a escorté jusque ici et m'a sortit de mon exil.

-Que c'est-t-il passé au fait?

-J'ai été enlevé par des bandits,... elle continua en arabe que je ne compris pas. Quand sont récit fut fini, le Sultan se tourna vers moi et me dit:

-Mon jeune ami, bien que vous soyez allemand, vous avez sauvez ma fille et je vous en serai à jamais reconnaissant. Aussi en récompense je suis prêt à vous nommer Gardien de ma fille.

-Je suis très honoré mais j'aimerais retrouver les miens.

-Non, je préfère vous voir ici plutôt que de vous battre avec les vôtres... comme vous dites.

-Je suis donc votre prisonnier...

-Non, vous êtes assigné à demeure au palais.

-Jusque quand?

-Jusqu'à ce que je le décide...




C'est ainsi que je restais jusqu'à la fin de la guerre chez le Sultan ou je devins l'un de ses meilleurs médecins. En 1945, je devins médecin Royal mais ne vivais plus au palais. En 1961, à la chute de mon bienfaiteur je retournais en Allemagne avec ma femme et mes trois fils (musulmans car je m'étais convertis) où je continuais mon métier de médecin, où mes fils devinrent vedettes en jouant des pièces de théâtre et quelques films. Maintenant j'ai un cancer généralisé, nous sommes le 23 septembre 1978 et la fin est proche...

Que Dieu se souvienne de Hanse Von Kemphen, Parachutiste du troisième Reich, Médecin Royal auprès du Sultan du Maroc et médecin très apprécier en Allemagne, qu'il me protège du mal, de l'avarice et des guerres ainsi que mes fils et petits fils.

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