nouvelle 3: Le jardin des Bienheureux

Cette troisième nouvelle est très courte, je l'ai conçue avec un atelier d'écriture que vous pouvez trouver sur le site des éditions Zulma (www.zulma.fr). Vous serez transporté dans le monde des morts Grec avec un vieux héro qui souhaite accéder au Paradis... mais y arrivera-t-il? 
 
Le jardin des Bienheureux

La lune me regardais du haut de ses étoiles, je voguais vers Erèbe, la bouche sèche et les membres raides. Qu'allais-je découvrir dans cet univers fait d'ombres et de héros... L'écume des vagues m'entourant, m'assaillait tel une muraille infranchissable.

Mais je vis enfin la rive, un imposant château barrait la route, un immense chien à trois têtes gardant le tout. Autour, le désert, pas un oiseau, pas une fleur; Que des cailloux, des rochers,... J'accostais et me dirigeais vers le chemin. A la croisée de celui-ci, un vieil homme assit sur un roc me regarda avec une tel intensité que je me sentis mal à l'aise. Je lui demandais si j'étais sur le bon chemin. Il me répondit que tout les chemins mène à l'Hadès mais que seul celui-ci était sûr. Je déglutis et continuais ma route en marmonnant un merci. Je ne verrais plus le soleil, voilà une chose certaine, un corbeau tournoya au dessus de moi... Je m'étais tromper, il y avait de la vie ici. Je m'approchais du montre: Cerbère... Serais-ce un rêve? Entre le chien et moi, le château, une petite fenêtre me frappa, une ombre me regardait; Dans la profondeur de la nuit, je vis cette forme; Qui était-ce? La Grande Perséphone, la Reine des enfers?... Je n'osais y croire.

Soudain, parmi des arceaux d'abbaye, un homme s'approcha. Je restais à une distance respectable de la bête, qui m'observait en grognant et bavant.

"Paix!" Lâcha l'inconnu, aussitôt Cerbère se calma.

Il me demanda ce que je voulais, je lui répondit que je voulait aller au Royaume des Bienheureux; il me rit au nez: "Vraiment!?! Tu as bien du courage. As-tu une pièce d'or pour payer ton passage?"

"Bien sur, j'en ai même cinq." Lui répondis-je.

Je lui donnais sa pitance et il me laissa passer; Longeant une vieille maçonnerie de briques et m'engageant sur le chemin,... mais le corbeau continuait de me suivre, ce qui ne me plaisait guère!... Pour me rassurer je songeais à hier chez moi, j'avais écrit à ma fille pour lui dire combien j'étais heureux que la naissance de son troisième enfant se soit bien passé; Maintenant me voilà dans l'Erèbe, entouré d'ombres... J'étais la une proie pour l'ombre, mais elles ne faisaient pas attention à moi... du moins pour l'instant. J'arrivais à une muraille, là un enfant jouait avec une poupée, il m'appela et me dit:

"Si tu veux arriver à ton but, écoute moi. Que veux-tu faire au Royaume des bienheureux?"

"Je suis Nestor, le héros de Troie! J'ai droit à aller rejoindre mes ancêtres!"

"Je sais qui tu es. Continue ta route et va vers le pays des sages, une femme t'y attendra."

Je le remerciais et repris mon chemin. Les ombres continuant à virevolter autour de moi. J'arrivais après une bonne heure à une pente, puis la muraille que je longeais s'arrêta. Une porte entrouverte crevait celle-ci, j'y glissais ma tête; Une femme cueillait des pommes. Elle s'exclama:

"Et bien, ce n'est que maintenant que tu arrives!?!" Je la regardais avec un air niais.

"Je t'attend depuis longtemps!" Continuât-elle.

"Qui êtes-vous?" Demandais-je.

"Eéribée, une nymphe de la nuit. Tu ne dois pas entrer ici, voilà mon message. Continue ta route et ne la quitte pas, il pourrait t'arriver malheur."

"Bien, je ferais ce que vous me dites."

"Va maintenant, et ne te perd pas! Adieu."

Obéissant à cette charmante créature, je repris mon chemin, les ombres se furent de plus en plus rare et après de nombreuses heures j'arrivais à une grande muraille (encore une me direz-vous) avec une grande porte gardée par des soldats pas très commodes. Je me présentais, demandant et exigeant d'entrer. Ils me sourirent et ouvrirent la porte monumentale me séparant du jardin des bienheureux. Là, tout changeait! Des arbres chargés de fruits, des oiseaux chantant et une odeur suave émanant des fleurs,... Ça y est, j'étais au Paradis... j'avais triomphé de la mort!


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