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nouvelle 2: L'étoile du chien? Sothise!

 La deuxième nouvelle! Aaah, l'Egypte,... terre de gloire et de beauté; Pourquoi? Parce que les Dieux ne sont pas toujours mauvais, à vous de le découvrir!
 
 
L’étoile du chien? Sothise!


 

Je regardais la voie lactée, Sirius brillait de mille feux, tel le phare d’Alexandrie. Je repérais la Grande Ourse et son bébé.

Il était minuit moins cinq. Je me levais et sortis du parc, qui fermait dans cinq minutes.

Je saluais le gardien, qui s’apprêtait à fermer les grandes grilles de fer forgé.

-Salut Jean, tu n’allais quand même pas m’enfermer? Lui demandais-je.

-Un jour c’est ce qui se passera! Qu’est ce qu’il y a de si intéressant à voir la nuit ici?

-Les étoiles mon bon Jean, les étoiles! Tiens, je n’ai jamais vu l’étoile du chien briller aussi fort…

-C’est quoi ça?

-Sirius! L’étoile du chien!

-Connait pas.

-Aucune importance, tu me laisses passer?

Il me regarda avec un œil noir mais s’écarta. Jean était un homme petit et maigrelet, mal rasé… le petit roquet du coin comme disait ma voisine.

Je me dirigeais vers mon habitation, qui n’était pas loin; Tournant le coin de l’avenue et marchant une dizaine de mètres… je sortis ma clef, étais sur le point de l’introduire dans la serrure… quand… je devinais une présence derrière moi. Je perçus une respiration lente et régulière qui me glaça le sang. Je sentis le canon d’une arme derrière mon crâne. J’ai pensé que c’était la fin, ai fermé les yeux, attendant le moment fatal.

Il y eu un petit cri et le bruis mat de quelqu’un qui s’écroulait. Je me retournais et découvris un homme, de type péruvien, étendu sur le sol.

Je regardais stupéfait mon agresseur qui gisait à présent à mes pieds. Je sortis mon GSM pour appeler les secours, quand une lumière aveuglante m’en empêcha: c’est comme si mon corps ne m’obéissait plus.

Une femme en robe blanche brodée d’étoiles de fils dorés, portant une grande couronne entouré de cornes relevées sur les côtés. Au dessus de cet ensemble brillait une boule.

-Bonjour humble mortel, je suis Sopdet, plus connue sous le nom de Sothis. Je suis la Déesse personnifiant Sirius. Je dois vous annoncer que les Dieux ont décidé que vous ne mourrez pas encore et nous vous laissons une chance de vous racheter de la faute que vous avez commise et pour laquelle cet homme avait pour mission de vous tuez.

-Mais je n’ai rien fait! Je suis blanc comme neige… je suis plus pur qu’un agneau venant de naître!

Elle eu un sourire bienveillant.

-Ton esprit a oublié ce moment pénible de ta vie, il l’a rejeté dans les oubliettes de ton cerveau! Cherche au plus profond de toi-même et tu trouveras la solution. Et n’oublie pas la parole du sage:

«Que ton intelligence comprenne mes paroles et que ton cœur les mettent en pratique, car si tu les négliges, tu ne connaitras plus la paix intérieure». Et tu finiras par en mourir! Je dois te laisser, les autorités de ton pays vont arriver et il ne serait pas bon qu’ils me voient ici. Adieu!

Il y eu à nouveau un flash lumineux et elle disparue. Je restais là plusieurs minutes, sans bouger, absent… je réfléchis à ce qu’elle venait de me dire. Je n’y croyais pas, je venais de voir une Déesse qui m’avait sauvé la vie et qui m’avait annoncé que je devais expier une faute dont je ne me souvenais plus… J’étais sidéré.

C’est la sirène de la camionnette de police qui me ramena à la réalité. Je la vis arriver et découvris plusieurs policiers qui se dirigeaient vivement vers moi.

-Vous allez bien monsieur? Me demanda une policière aux cheveux bruns, c’est visiblement elle qui était arrivée la première à moi.

-Vous me demandez si je vais bien? On a essayé de me tuer d’une balle dans la tête, mon assassin tombe raide mort à mes pieds, et… je me ravisais en pensant qu’elle me prendrait pour une fou si je lui disais que j’avais vu la personnification de Sirius, et vous me demander si je vais bien?!?

-Oui, je comprends très bien, vous habitez ici m’a-t-on dit.

-En effet, au troisième étage.

-Bien, si nous montions chez vous, nous serons mieux je crois.

J’ouvris donc la porte et je montais dans mon appartement avec la policière et un de ces collègues.

Je découvris la porte d’entrée fracturée et mon salon ressemblait maintenant à un vrais chantier!

Pour ma chambre, c’était pareil, il avait été jusqu’à transformer mon matelas et les coussins des fauteuils en charpie et à lancer les tableaux sur le sol.

Le policier me désigna une chaise et je m’assis. Sa collègue en ramassa une autre, se posta devant moi et me demanda:

-Je suis l’inspecteur Céline Dumont, vous croyez pouvoir répondre à quelques questions?

-Je crois oui.

-Expliquez-moi ce qu’il s’est passé. 

Je commençais donc mon récit, qu’elle nota sur un calepin. Quand ce fut fait, elle me regarda et déclara:

-C’est quand même étonnant que cet homme veuille vous tuez après avoir fouillé votre appartement. Avez-vous des ennemis?

-Aucun! Je n’ai jamais fait de mal à personne, je ne tuerais pas une mouche.

-Vous n’avez pas de la famille ou des amis qui pourrait vous en vouloir ou être jaloux?

-Jaloux de quoi?

-Vous me semblez être bien installé, dans un logement luxueux, avec de beaux objets,…

-Oui, j’aime les belles choses, et alors, ce n’est pas parce que je possède plusieurs vases Mings, des tableaux de grand prix et une collection d’art Chinois que je suis un homme à abattre!

-Je le conçois bien mais j’essaie de comprendre!

-Oui bien sûr, excusez-moi.

-Que faites-vous comme métier?

-Je suis astronome.

L’aube pointait quand tous les policiers furent partis, le parquet avait emmené le corps et j’étais enfin seul. Je me préparais un thé (par bonheur, il avait épargné la cuisine) et réfléchit à nouveau à toute cette affaire. Qu’avais-je pu faire de si horrible pour que l’on veuille me supprimer? Je retournais le problème dans tous les sens, mais ne trouvais rien.

Je bus une gorgée du breuvage bouillant et me brulais la gorge. Je soufflais distraitement sur l’infusion et pensait à Sothis. J’avais un dictionnaire universel des Dieux et Déesses du monde connu et décidait de tenter ma chance. Je l’ouvris et la repérais. Sothis était une Déesse Égyptienne, ce qu’elle m’avait dit était exacte, elle était la personnification de l’étoile du chien. J’appris également que Sirius était une étoile primordiale car elle annonçait l’arrivée imminente de la crue du Nil quand elle apparaissait au firmament.

Je cogitais sur ceci quand je me rappelais mon thé. Je revins dans la cuisine et le sirotais.





Je conduisais une voiture, une Ford Capri 3, je devais être très jeune car j’avais encore tous mes cheveux et roulais comme un fou. Je traversais un bois la nuit. Les phares étaient apparemment sales parce que je n’y voyais pas grand-chose. M’amusant à déraper dans la boue, ne voyant pas la masse jaune qui marchait au bord de la route… et… il y eu un choc violent! Ce fut l’accident. Je sortis de la voiture et découvris une jeune fille de mon âge, donc plus ou moi vingt ans couchée dans la boue, qui me regarda et murmura faiblement:

-Appelez un médecin… Ses yeux suppliant me frappèrent. Sa tête bascula en arrière et je sus qu’elle était morte. Cette jeune femme venait de rendre son dernier souffle devant moi. Pris de panique, je tirais le corps sur le bord de la route et m’empressais de monter dans ma voiture. La dernière image fut celle de me voir conduisant très vite, le front luisant de sueur et ma chemise me collant à la peau. Je me réveillais en sursaut. J’étais dans ma cuisine, le quart du thé restait dans mon mug, froid bien sûr.

Je fus bientôt pris d’un affreux doute, avais-je vraiment tué cette femme ou est-ce l’effet de mon imagination… plus j’y réfléchissais, plus je doutais. Soudain les souvenirs ressurgirent, intactes. Je me trouvais sur la propriété du Comte de Vitchensy, en Argentine. Je passais mes vacances là-bas et j’avais trop bu, beaucoup trop… j’avais emprunté la voiture de l’un mes compagnons et étais rentré au château.

Je rendis la voiture à cet ami après l’accident et appelais un taxi. J’appris en arrivant que la fille du Comte avait été renversée dans la propriété. Je feints la surprise… personne n’en a jamais rien su.

Le Comte avait-il appris la nouvelle? Je ne voulais pas le savoir…

Je ne savais que faire pour racheter ma faute! Un crime restait un crime, même avec quinze ans de recul.





Que va-t-il encore m’arriver à présent cher journal intime… je commence par te conter fidèlement la journée d’hier, mais si quelqu’un retrouve ces confessions, il ne me croira pas et me prendra sûrement pour un fou. Que je sois mort ou vif… 

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