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Fortune Robert, metteur en scène


(photo G.AD)

Il y a chez Robert Fortune tout de l'homme orchestre et ce au meilleur sens du terme.

                Les débuts seront pour le théâtre : trois spectacles marquent sa prédilection pour le texte littéraire : Gens qui pleurent et Gens qui rient (Aragon Hugo, Proust… Théâtre Jean Vilar - Suresnes 1976), Paroles de Prévert (1987) avec Catherine Arditi et Brigitte Fossey, A croquer ou l'Ivre de Cuisine (1990), qui reçoivent un accueil enthousiaste du public et de la critique. Mademoiselle Julie (Strindberg), Les Caprices de Marianne (Musset), Volpone (Jules Romains), La Surprise de l’Amour (Marivaux) suivront.

L'homme de théâtre se dirigera progressivement vers l'univers lyrique. En 1981, Jean Albert Cartier lui confie sa première mise en scène à l’Opéra de Nancy pour Les Mousquetaires au Couvent. Il l’invitera ensuite au Théâtre du Châtelet à Paris, pour Le Directeur de Théâtre (Mozart).

Par ailleurs, Robert Fortune ne refuse pas les incursions dans le monde de la variété - comme en témoigne sa mise en scène du  spectacle de  France Gall au Zénith (Prix du meilleur spectacle de variétés 1984) -, et dans celle de la comédie musicale, Emilie Jolie de Philippe Chatel au Cirque d'Hiver en 1986.

L’expérience théâtrale vient nourrir son approche lyrique, tout comme son théâtre se trouve innervé par la musique.

A ce jour, il a signé une soixantaine de mises en scène lyriques dont quelques rendez-vous marquants avec Offenbach (La Grande Duchesse de Gerolstein, Orphée aux Enfers, Lischen et Fritzchen, Les Fables de La Fontaine).

Sa passion pour l’univers des contes lui donnera l’occasion de mettre en scène Hänsel und Gretel (Humperdinck), Cendrillon (Jules Massenet) ou encore Die Zauberflöte (Mozart).

Le succès des productions de Robert Fortune justifie de nombreuses reprises et créations en France ou en Europe, et lui ouvre les portes des scènes internationales : ainsi, Mireille (Gounod), créée en Avignon, fit le tour des scènes françaises dont celle de l'Opéra-Comique à Paris où elle fut présentée durant deux saisons. Candide (Bernstein), créée à Saint-Etienne en coproduction avec plusieurs opéras français, a voyagé jusqu’au Teatro Reggio de Turin. L’Ile du Rêve de Reynaldo Hahn l’a emmené à Tahiti, et Cendrillon ( Massenet) au Grand Théâtre de Genève.

Parmi ses dernières réalisations, notons Francesca da Rimini au Festival de Bregenz ; La Belle Hélène à l’Opéra de Portland ; Marouf, Savetier du Caire, Die Schweigsame Frau, Don Pasquale et Colombe (Jean-Michel Damase) à l’Opéra de Marseille, Les Huguenots à l’Opéra de Liège, La Bohême, La Rondine, ou encore Dialogues des Carmélites à l’Opéra de Tokyo.

Les Chorégies d'Orange l’ont accueilli pour Lucia di Lammermoor en 1997, La Traviata en 1999 et en 2003, et pour une nouvelle présentation de Mireille en 2010. Orange (4-VIII-2010). Gounod, Mireille. Chorégies 2010, annus horribilis ? Et puis Mireille est apparue...

(toute l'équipe de Mirèio, Robert Fortune 3e à dr., photo G.AD.)

L'Opéra-Théâtre d'Avignon et des Pays de Vaucluse a accueilli Robert Fortune en 1991 pour A croquer ou l’Ivre de cuisine, en 1992 pour Mireille, en 1996 pour Candide, en 1998 pour Die Zauberflöte et La Surprise de l’Amour, et pour les fêtes de fin d’année 1999/2000 et en 2006 pour Die Zauberflöte.

Il y revient avec Die Zauberflöte en avril 2011. Avignon (17-IV-2011, nous y serons). Mozart (1756-1791), Die Zauberflöte (1791).

 Alain Lacroix

 


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