Tablatures anciennes

Facsimilés :

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Partitions Urtext :

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Par Cyprien Barale.
ENRRIQUEZ DE VALDERRABANO : Fantaisie sur un Benedictus
 
  Tablature italienne éditée à Valladolid en 1547. Les facsimilés sont édités aux Editions Minkoff dans le livre de musique de vihuela "Silva de Sirenas".

  Enrriquez de Valderrabano était un vihueliste et un compositeur espagnol. Nous ne connaissons pas avec certitude le lieu de sa naissance. Quelques indices laissent penser qu'il est né à
Peñaranda de Duero ou à Valderrábano, dans la province de Palencia. On estime qu'il est né aux alentours de 1500 et qu'il est mort aux alentours de 1557.
  Ses oeuvres nous sont parvenues grace au livre "Silva de Sirenas". Ce recueil est divisé en sept livres et comprend 169 pièces. On y trouve notamment des fugues, des fantaisies, des transcriptions de motets d'auteurs célèbres, des Villancicos, des pièces pour chant et vihuela composées ou arrangées. De nombreuses oeuvres sont des arrangements d'auteurs comme Josquin Des Pres,
Claudin de Sermisy, Nicolas Gombert, Jean Mouton, Cristóbal de Morales, Francesco de Layolle, Philippe Verdelot, Lupus, Jacques Arcadelt, Pierre Moulu, Noel Baulduin, Sepúlveda, Loyset Compère, Juán Vázquez, Jacquet de Mantoue, Loyset Piéton, Adrian Willaert, Vincenzo Ruffo, Miguel Ortiz, Mateo Flecha le vieux et Francesco da Milano. D'autres pièces sont inspirées de musique sacrée.



Par Cyprien Barale.
ANTOINE FRANCISQUE : deux Branles de Montirandé
 
  Tablature française éditée à Paris en 1600. Les facsimilés sont édités aux Editions Minkoff dans le livre de tablature "Le trésor d'Orphée".

  Antoine Francisque était un luthiste, un compositeur et un professeur, né à Saint Quentin aux alentours de 1570 et mort à Paris en 1605. Il passe sa jeunesse et effectue sa formation dans sa ville natale. En 1596, il s'installe à Cambrai et s'y marie. Très peu de temps après il déménage à nouveau pour aller vivre à Paris, où il restera jusqu'à sa mort. Il fut l'un des derniers représentants importants du luth, face à l'arrivée de la guitare espagnole de plus en plus à la mode.
  Il fait publier un livre de tablature de luth intitulé "Le trésor d'Orphée" en 1600 chez la veuve Robert Ballard et son fils Pierre Ballard, imprimeurs du Roi (Henri IV) en musique. Ce recueil contient ses arrangements (comme Suzanne un jour de Roland de Lassus) et ses propres compositions. On y trouve notamment des danses, des fantaisies, des préludes, etc..

  Un enregistrement au luth a été réalisé par James Edwards (interprétation un peu barbare...), disponible ici
.


Par Cyprien Barale.
FRANCESCO DA MILANO : Gentil Galans
 
  Tablature italienne éditée à Naple en 1536. Les facsimilés sont édités aux Editions Minkoff dans le livre de tablature "Intavolatura de Viola o Vero Lauto".

  Francesco Da Milano était un luthiste virtuose et un compositeur, et serait né à Monza le 18 Août 1497 et mort à Milan en 1543. Nous savons peu de choses sur sa vie.
Il fut au service du duc François de Gonzague à Mantoue, puis devint musicien attaché à la chapelle papale en 1530 (où il servira les Papes Léon X, Clément VII et de Paul III, ainsi que les Cardinaux Ippolito de Medici et Alessandro Farnese). Da Milano fut enterré à l'église de Santa Maria della Scala de Milan, qui a été détruite dans la seconde moitié du XVIIIe siècle pour faire place à la construction de l'Opéra « La Scala ».

  Les premières publications de ses œuvres que nous connaissons remontent à 1536. Il n'y a pas de versions autographes des œuvres de Francesco Da Milano connues à ce jour.  Sa musique est inspirée entre autres de la chanson française de Sermisy (1490- 1562), de Compere (v.1440-1518) et de Mouton (v.1460-1522), qu’il à mise en tablature. Gentil Galans est une mise en tablature, par Francesco Da Milano, d'une chanson dont l'auteur nous est inconnu.

  Selon Victor Coelho, de nombreuses partitions ne sont pas de la vraie main du maître ; elles seraient au mieux des copies de copies. La Compagna, ricercar n ° 34 dans l'édition Ness (dont les sources remontent seulement aux années 1590), peut ne pas être de lui, mais simplement une parodie d'un luthiste plus tardif, dans son style. Victor Coelho compare la transmission des œuvres de Da Milano aux portraits de Léonard de Vinci. La position de Victor Coelho n’est pas partagée par tous.

  L'œuvre complète à été transcrite par Ruggero Chiesa aux éditions Suvini Zerboni (un travail remarquable ! Cependant le livre est difficilement trouvable).





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