Un pas de côté, écolocontes poéliticorigolos

    
     
                 
Depuis ma collaboration régulière avec Les Amanins, mon répertoire a pris une très nette teinte écologiste, absolument pas moralisatrice ou didactique mais plutôt pour s'inventer un futur radieux, heureux.
    Le voyage avec l'âne (La fin du pétrole n'est pas la fin du voyage) a été l'occasion de créer des contes pour parler aux enfants de notions aussi sérieuses que le pétrole, sa place dans notre société, sa fin et ce qu'il nous reste à créer, notre relation à la nature, l'énergie nucléaire, la décroissance, et d'en faire des histoires qui font rire et rêver.

    Puis en octobre 2011 il y a eu l'invitation au séminaire de Rés'Ogm Info, pour lequel j'ai écrit trois textes d'anticipation, à base d'OGM, de nanopucage, ... et de transition réussie pour terminer ! Ce fut un grand moment de complicité entre science et fantaisie, entre réalité et imaginaire.

RETROUVEZ LES ECOLOCONTES à NYONS, samedi 17 mai, 15h30 au théâtre de verdure dans le cadre de la foire Naturellement
programme à consulter en bas de page


EN COURS : traduction de Un pas de côté en esperanto, première sortie spectacle lors de FESTO 2014, Pont de Barret ( 26), du 16 au 23 aout.
Dernier né : Iris et Tran, une histoire d'amour. Un épisode futuriste créé pour la Nuit des contes de Cobonne, juillet 2013. Durée 30 mn, accompagné de Pierre-David à la mbira.
    Je suis à votre disposition pour concocter un programme adapté à votre demande, basé sur mes contes existants et de créations sur le thème visé.
Plusieurs contes durent 30mn et peuvent être joués séparément, au cours d'une manifestation, intérieur ou extérieur.

Ces contes ont été joués, tout ou partie :
lors du voyage "La fin du pétrole n'est pas la fin du voyage", en juin 2011 lors de la fête de la terre et de l'humanisme aux Amanins, Séminaire Rés'OGM Info, Grenoble, octobre 2011, Fête de la transition, Crest, mai 2012, ballade contée, Charousse (26), mai 2012, Schiste alors ! et Nuit des contes de Cobonne, juillet 2012, Rural ! forum social et environnemental, 21/23 septembre 2012, Montreuil Bellay (49), 11ièmes rencontres de l'écologie au quotidien, Die, janvier 2013
Prochaine date : vendredi 29 novembre, les avents de Barbières (26)

Ci-dessous quelques extraits de textes :
  ZIJEN DE FILIPANDUL

        Au royaume de Filipandul il y avait un magnifique château : quatre hautes et fines tourelles, ouvertures croisées, pont-levis sur la douve et jardin extraordinaire : il y avait même des serres où poussaient des plantes exotiques. En plus le château était d'un confort supérieur : il y avait l'eau chaude à tous les étages, et le chauffage, chose assez rare dans les contes de fées.
Tout cela existait car dans les caves du château, il y avait Marcel. Marcel était un grand et fort dragon, qui par son feu chauffait l'eau pour les calorifères et l'air pour les serres.

Bien-sûr pour chauffer autant il devait carburer pas mal : on élevait pour le nourrir veaux, vaches cochons : tout le bétail était pour lui, puis pour les châtelains, tant pis si le petit peuple ne mangeait pas à sa fin : ils leur restait les lentilles !

LE problème c'est que qui mange beaucoup... cague beaucoup. Et les crottes de dragon c'est plus compliqué que celle d'un autre animal. Pas question de les épandre dans les champs : elles sont super concentrées et brûlent les plantes. En se renseignant on a appris que dans certains pays on faisait des briques avec de la bouse de vache. Si une ni deux on a construit un joli hameau en crottes de dragon. C'était bien chaud. Mais les gens qui y habitaient devenaient avec le temps phosphorescents ! C'était pratique pour les enfants qui ont peur du noir pour s'endormir, ils faisaient autoveilleuse, mais pour les couples c'était gênant : « chéri, éteins la lumière ! C'est pas la lampe chérie, c'est moi... » Et puis avec encore plus de temps les gens ont commencé à fondre, leur chair dégoulinait sur les os, c'était dégoûtant, et puant.

..........



LES BELINES

Dans un forêt il y a de ça très très très très très... longtemps, vivait une tribu de belines...

C'est comme les fouettes...

C'est un petit animal avec une belle fourrure, des petites pattes agiles, des yeux noirs perçants. Elles grimpent aux arbres et prennent les oeufs dans les nids, chassent de tout petits animaux et cueillent des baies, myrtilles, framboises, fraises sauvages...

Tout allait bien pour le peuple de belines. Elles chassaient et cueillaient.
Jusqu'à un jour de printemps, au temps où naissent les coucous, ceux à clochettes, pas les oiseaux : une beline plus curieuse que les autres s'est aventurée plus loin dans la forêt, est arrivée dans une clairière moussue. Il y avait de gros rochers, d'un rocher coulait une source. Mais ce n'était pas de l'eau claire, c'était sombre et épais. Comme elle était vraiment curieuse, elle y a mis la patte et a goûté... berk ! Brrr... ! A l'intérieur ça faisait un drôle d'effet, elle se sentait différente, plus forte. Elle s'est mise à courir et vvrrououou... a foncé comme jamais : waa ! A décidé de grimper à l'arbre d'à côté : d'un bout elle s'est retrouvé sur la plus haute branche ! Wou ! A cueilli en 5/7 les oeufs qui étaient là et est redescendue sur ses deux pattes arrières : INCROYABLE !! La sève de pierre lui avait donné des super-pouvoirs 


...............

LA RÉVOLTE DES LÉGUMES

(extrait d'une publi-info du laboratoire Monsatan)

[Grâce aux progrès de la nanotechnologie appliquée au vivant, nos légumes sont devenus INTELLIGENTS !! Les nanopuces intégrées aux semences gèrent la croissance, éloignent les nuisibles, combattent les maladies et déclenchent la maturation à date choisie. Le travail de l'exploitant en est grandement facilité, tout en assurant une haute sécurité au consommateur...]

Mais dans les potagers la révolte gronde. Patatman, 5ième génération de nanoculture, avait si bien intégré sa nanopuce qu'il lui vint des idées... Pas question de finir sautée par un humain, réduite en purée pour le gosier de leurs marmots braillards ! Patatman avait d'autres projets : rassembler ses frères légumes et fonder le Potager indépendant, libre et autogéré, le PILA.

L'idée était simple : éliminer tous les humains et refonder l'éden, le jardin paradisiaque dévoyé par cette race fière et arrogante de bipèdes pensants.

Il commença sa propagande dans les raies avoisinantes, et reçu une attention timide mais approbatrice. Le plus enragé fut bientôt Zarzo, le concombre masqué, qui avait tant souffert dans sa dignité des médisances humaines. Il se chargea d'exporter le vent de révolte à travers le monde légumier. Ce qui fut facile : les nanopuces intégrées permettaient en effet aux légumes de se connecter discrètement via internet au réseau mondial. Et bientôt des bataillons internationaux de légumes kamikazes répondirent t'à-la-pelle.

...............

Ċ
Compagnie Double Un,
12 févr. 2013 à 08:08
Ċ
Compagnie Double Un,
14 mai 2014 à 01:32
Comments