2019

Revue d'histoire religieuse du Brabant wallon, Tome 33, 2019, 1
88 pages – 9,00 € ( + frais d’envoi  : 3 timbres : 2,76€)


                                                                                                                     Liminaire

Éric Bousmar évoque dans les premières pages de ce numéro la figure de Paul Wynants (1954-2018), historien namurois et nivellois, inopinément disparu fin décembre 2018. Chargé d’enseignement aux Facultés namuroises, devenues l’UNamur, administrateur et brillant gestionnaire, historien et chercheur prolifique, axé sur la vie politique belge et le monde catholique au sens large, P. Wynants était aussi un des fondateurs du Chirel Bw. Membre du Conseil d’administration, du Comité de rédaction, il apporta son aide à de multiples projets. Il signa aussi de nombreux articles parus dans les pages de notre revue.

Dans l’entretien qu’il accordait aux Alumni de l’UNamur en 2018, Paul Wynants avouait qu’il allait poursuivre les recherches sur le ministre Jules de Burlet, dont il avait déjà étudié la carrière communale à Nivelles (conseiller, 1872-1895 ; bourgmestre, 1872-1891) et la carrière parlementaire. Il voulait désormais
« s’attaquer » à sa carrière ministérielle… Dans l’article qu’il propose pour ce premier numéro de 2019, Les avatars d’une reconstruction d’église. Le cas du Spluc à Nivelles (1855-1891), Paul Wynants nous décrit les péripéties autour de l’église actuelle Notre-Dame du Saint-Sépulcre et Saint-Paul, qui a succédé à l’ancienne église du Saint-Sépulcre, désacralisée en 1891 et que tous les Nivellois surnomment le Spluc. Son article rappelle les principales difficultés politiques, urbanistiques et financières auxquelles la reconstruction de l’édifice a donné lieu, durant la seconde moitié du 19e siècle. Mais l’avenir de cet édifice pleinement inscrit dans la topographie urbaine et dans la mémoire collective des Nivellois est aujourd’hui bien incertain !

Dans Les ouvriers du Réveil (2). Les pérégrinations d’un lecteur de Bible en Brabant wallon (1857-1880), Jean-Louis Moreau poursuit ses recherches dans les archives de l’EPUB (Église Protestante Unie de Belgique) dont il vient de terminer le classement et la publication des inventaires. La richesse de ces archives concernant le Brabant wallon l’incite à nous faire revivre les pérégrinations d’un lecteur de Bible, Paul Bouton, durant la seconde moitié du 19e siècle. La tâche de celui-ci est plus vaste que celle du simple colporteur, chargé seulement de vendre les Livres ; sa mission s’apparente à celle de l’évangéliste ou du pasteur, sans toutefois célébrer la Cène et les sacrements. Grâce aux rapports mensuels laissés par Bouton tout au long de son activité d’évangélisation (1867-1904), nous pouvons suivre le chemin parfois difficile, pour les nouveaux adeptes, qui mène à la foi protestante. Dans la seconde partie de son article, Jean-Louis Moreau nous décrit, toujours grâce aux rapports de l’infatigable Bouton, l’évolution historique et doctrinaire des diverses communautés de la Société Évangélique Belge (SEB) en Brabant wallon. Biez et Ohain, où la présence protestante est la plus an-cienne ; Céroux, Clabecq et Ittre où une communauté est attestée début des années 1860 ; Sart-Dames-Avelines et Court-Saint-Étienne (à Faux) dès 1874 ; Wavre, voire pour un temps Braine-le-Château. Mais à partir de 1889, l’activité de Bouton se concentra sur Bruxelles, ses rapports perdant de ce fait tout leur intérêt pour l’histoire du protestantisme en Brabant wallon.

La parution de ce premier fascicule de 2019 est l’occasion de rappeler, à tous ceux qui l’auraient oublié, de renouveler leur abonnement. Aidez-nous aussi à diffuser nos publications. Nous en avons besoin !


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Directrice de rédaction, f.f.

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