2015

Revue d'histoire religieuse du Brabant wallon, Tome 29, 2015, 4 
80 pages –  8,50 € ( + frais d’envoi  : 3 timbres)

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L’année 2015 ne doit pas rester dans nos mémoires uniquement par les images évoquant le pénible sort des migrants fuyant la guerre contre vents et marées, le drame des attentats en divers points du globe et la menace terroriste omniprésente. 2015 fut aussi, il faut s’en souvenir, une année pendant laquelle une formidable solidarité des citoyens s’est exprimée au Parc Maximilien, une année où la douzaine d’enfants congolais adoptés ont pu être accueillis par leurs parents en attente depuis longtemps, un tournant dans les relations entre Cuba et les États-Unis, qui se sont réconciliés, la mise au point de techniques médicales permettant de juguler l’épidémie d’Ebola, l’année de la victoire d’Aung San Suu Kyi en Birmanie, et celle de l’avènement d’une Église catholique en renouveau sous l’impulsion du pape François... N’occultons pas ces avancées positives, ces issues heureuses, ces découvertes incroyables, ces signes d’espoir ! Ce serait faire trop d’honneur à ceux qui voudraient le monde à la couleur de leur drapeau !

L’enseignement et la culture sont des piliers essentiels de la lutte contre la barbarie. C’est pourquoi le rôle des écoles et des associations culturelles est plus que jamais nécessaire, pour transmettre des connaissances, expliquer, critiquer (et s’autocritiquer), analyser, comparer, échanger, ouvrir les yeux, prendre en compte le passé pour dessiner le présent et le futur. C’est le rôle, entre autres, du Chirel Bw et de sa revue. Continuons à explorer les siècles révolus, à en décortiquer les ressorts, à mettre en évidence les acteurs qui les ont façonnés et la manière dont ils l’ont fait, restons curieux de notre passé et de ce qu’il nous apprend : avant tout que le monde n’est pas binaire et que l’évolution humaine est une aventure complexe, riche, mouvante, où il serait bien présomptueux de discerner une quelconque supériorité des uns ou des autres.

L’exploration que nous vous proposons dans ce fascicule passe par le collège jésuite de Nivelles, étudié par Nathalie Crépin à la faveur de son mémoire de master réalisé à l’UCL. Elle se poursuit par une enquête menée par le Père Henri Jacobs sur une période troublée, la fin du 18e et le début du 19e siècle, et sur un des protagonistes du moment, l’abbé Devenise. De son côté, Dries Vanysacker, professeur à la KULeuven, nous explique l’histoire du Mémorial Kongolo de Gentinnes et la raison d’être des 126 noms gravés sur les murs extérieurs de la chapelle. Ce fascicule se poursuit par une halte au Service des Archives de l’UCL, dont la nouvelle directrice, la professeure Aurore François, a aimablement répondu à nos questions. Nous terminons par un compte-rendu relatif au colloque organisé à l’occasion des 800 ans de l’abbaye cistercienne d’Aywiers, à Couture-Saint-Germain (Lasne), et par la présentation d’un nouveau membre qui a accepté de rejoindre le comité de lecture de la revue, Michel Hermans, s.j., que nous remercions vivement.

Né en 1983, le Chirel Bw a été fondé par l’abbé Omer Henrivaux, qui s’est éteint ce 1er octobre 2015 à l’âge de 91 ans. Dans un In memoriam plein de justesse, l’abbé Tihon nous rappelle qui fut ce père fondateur, dynamique, fédérateur, soucieux de la sauvegarde des archives et de l’histoire paroissiale, qui porta le Chirel Bw sur les fonts baptismaux. En sa mémoire, et pour lutter contre l’ignorance, source de bien des maux, faisons vivre notre association, faisons-la découvrir, ainsi que notre revue, au plus grand nombre !

Bonnes fêtes à tous, résolument dans un esprit d’optimisme et d’espérance !

Isabelle Parmentier

Directrice de rédaction


Revue d'histoire religieuse du Brabant wallon, Tome 29, 2015, 3 - Les défis du patrimoine religieux. Héritage encombrant? Patrimoine d'avenir? Actes du 12e colloque du Chirel Bw tenu à Louvain-la-Neuve, en collaboration avec l'Institut de Recherches "Religions, Spiritualités, Cultures et Sociétés", UCL, le samedi 29 novembre 2014. 
120 pages –  10,00 € ( + frais d’envoi  : 3 timbres)

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Le numéro de la Revue que vous tenez entre les mains renferme les actes du 12e colloque organisé par le Chirel Bw. Fort de plus d’une centaine de pages, il apporte des éclairages multiples sur Les défis du patrimoine religieux. Héritage encombrant ? Patrimoine d’avenir ?, et tente de formuler quelques pistes de réflexion sur cette question d’une brûlante actualité. Les contributions sont rédigées par des intervenants qualifiés, issus des services compétents de divers diocèses (Liège, Tournai, Namur, Malines-Bruxelles) et de plusieurs associations, mais également d’universités, d’institutions scientifiques fédérales comme l’IRPA et d’organismes officiels comme l’Institut du Patrimoine wallon ou le musée provincial des Arts anciens du Namurois-« TreM.a ».

Organisé à l’occasion du 30e anniversaire de l’association et de son action, le colloque lui-même a été très riche en discussions. Parmi les 84 participants, près de la moitié étaient extérieurs au Brabant wallon et venaient des autres provinces wallonnes (38), de Flandre (4) ou de Bruxelles (10). Ceci témoigne du rayonnement indéniable des activités proposées par le Chirel Bw et de l’intérêt qu’elles rencontrent auprès d’un large public, tant dans le secteur de la conservation du patrimoine, de l’animation touristique, de la recherche, des musées, qu’auprès des responsables et propriétaires de biens relevant du patrimoine culturel, et des amateurs éclairés. Les pouvoirs publics ont eux-mêmes soutenu ce colloque. Le ministre M. Prévot, en charge du patrimoine, a tenu à se faire représenter et nous lui exprimons notre gratitude pour cette marque d’intérêt. Il nous faut également remercier tout particulièrement la Province du Brabant wallon, qui nous a octroyé un subside exceptionnel pour le colloque, ainsi que le Service public de Wallonie, la Fédération Wallonie-Bruxelles et le Commissariat général au Tourisme. Comme toujours, le Vicariat général du Brabant wallon a soutenu notre action, et Mgr J.-L. Hudsyn a bien voulu conclure la journée. Nous avions par ailleurs pu bénéficier de l’accueil de l’Université catholique de Louvain et travailler en collaboration avec son Institut de recherches « Religions, spiritualités, cultures et sociétés ».

Ce numéro, qui paraît moins d’un an après la tenue du colloque (29 novembre 2014), est donc particulièrement important par son contenu. Il l’est aussi pour une autre raison, liée à la vie du Chirel Bw et du comité de rédaction. Pendant trois années, Eddy Louchez a assuré la direction de rédaction de la revue avec dynamisme, érudition et minutie. La qualité finale des articles que vous avez pu lire lui doit beaucoup. Mais tout ceci, faut-il le rappeler (oui, il est nécessaire de le dire et de le redire), relevait d’un engagement volontaire et bénévole au sein de nos structures. On mesure tout l’investissement consenti, au service du passé brabançon wallon et du public de la Revue. Les charges professionnelles d’Eddy s’étant accrues par la mise en chantier d’une thèse de doctorat en histoire de l’Église, il ne lui a plus paru possible de consacrer le temps nécessaire à sa mission de directeur de rédaction. Il a donc souhaité pouvoir passer la main, et nous le comprenons. Au nom du conseil d’administration, de tous les membres de notre association et de tous les lecteurs, je le remercie pour les innombrables heures passées à coordonner le travail rédactionnel, à susciter des projets, à relire des textes et à suggérer des améliorations.

Le conseil d’administration a souhaité que la succession d’Eddy puisse être assumée par une personne expérimentée et compétente, afin d’assurer une transition aisée et la poursuite sans à-coup d’un programme éditorial bien chargé. La professeure Isabelle Parmentier a accepté de reprendre ce flambeau. Isabelle a déjà assuré pendant huit ans ce qui s’appelait à l’époque le secrétariat de rédaction et avait dû y renoncer, faute de temps, lorsqu’elle fut chargée d’un vice-rectorat à l’université de Namur. Il s’agit donc en quelque sorte d’un retour aux sources, et nous sommes assurés de la continuité de la Revue.

Merci à Eddy, mille fois ! Bon vent à Isabelle ! Et à toutes et tous, comme de coutume, une bonne lecture, agréable et instructive…

 

Éric Bousmar,

président du Chirel Bw

professeur à l’Université Saint-Louis - Bruxelles


Revue d’histoire religieuse du Brabant wallon, Tome 29, 2015, 2 - Spécial Waterloo -  La dimension religieuse et mémorielle de la bataille de Waterloo (1815-2015)
104 pages –  10,00 € ( + frais d’envoi  : 3 timbres)


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S’ils ne connaissaient pas leur Revue d’histoire du Brabant wallon, nos lecteurs pourraient peut-être se dire : « tiens, ils ont cédé à la facilité avec leur n° spécial bataille de Waterloo ! », tant cette thématique est omniprésente, pour ne pas dire un rien envahissante, dans les journaux, les magazines spécialisés ou généralistes, les livres (avec du bon et pas mal de moins bon dont un certain nombre de rééditions ‘faciles’ d’extraits tirés de journaux personnels parus au 19e siècle), les médias audiovisuels, etc. Faites ainsi le test de taper « bicentenaire » sur Google et immédiatement le mot Waterloo vous est suggéré. À la revue, nous avons bien entendu opté pour une approche originale, assez peu traitée au demeurant, en privilégiant les aspects mémoriels et religieux.

On ne pouvait néanmoins pas commencer ce numéro sans un rappel précis du déroulement de la brève campagne de 1815 – préparatifs, déroulement des combats, bilan – et nous avons eu l’immense privilège de pouvoir mobiliser les connaissances de l’un des meilleurs spécialistes de l’histoire militaire napoléonienne, le prof. Bruno Colson (UNamur), docteur en Sciences politiques (UCL), docteur en Histoire (La Sorbonne), et auteur, pour ne citer que deux ouvrages récents, de Napoléon : « De la guerre », publié à Paris en 2011, et de Leipzig. La bataille des Nations, 16-19 octobre 1813 (Paris, 2013, prix Premier Empire de la Fondation Napoléon). Il a également écrit l’année dernière une contribution essentielle, « Waterloo. Deux siècles d’historiographie » parue, en anglais et en français, dans la prestigieuse revue d’histoire militaire International Bibliography of Military History (t. 34, 2014, p. 171-192). 

Avec une acuité jamais prise en défaut, le prof. Éric Bousmar (Université Saint-Louis Bruxelles) évoque la mémoire collective de la bataille préservée chez les habitants brabançons des localités concernées, chez les Belges et les Européens, et son corollaire des commémorations envisagées, ratées ou réussies. Il envisage notamment la façon dont la population locale a influé sur la définition du champ de bataille en tant que lieu mémoriel. Il lève en quelque sorte le voile de manière exhaustive (ou presque) sur l’envers du décor, incluant les préparatifs du fameux bicentenaire.

L’historien français Rémy Hême de Lacotte est aussi tout spécialement qualifié pour aborder la question de l’accompagnement spirituel des troupes françaises, un sujet qu’il traite avec une précision quasi chirurgicale. Il répond avec limpidité à la question : « Une armée sans prêtre est-elle nécessairement une armée sans religion » ? R. Hême de Lacotte est docteur en histoire de l’Université de Paris IV avec une thèse consacrée à « Entre le Trône et l’Autel. La grande Aumônerie de France sous l’Empire et la Restauration (1804-1830) », dirigée par Jacques-Olivier Boudon et défendue en 2012.

Pour ma part, je me suis intéressé à la présence des aumôniers britanniques aux côtés de l’armée de Wellington, à partir d’un certain nombre de livres anglais spécialisés, d’ouvrages rédigés par les militaires ayant pris part aux combats et des souvenirs personnels de la campagne de 1814-1816 par George G. Stonestreet, aumônier. Une particularité : à l’époque, tous les aumôniers de l’armée de sa Très Gracieuse Majesté appartenaient exclusivement à l’Église anglicane.

Qui d’autre qu’André Tihon (professeur émérite de l’Université Saint-Louis Bruxelles) pouvait brosser un tableau si lumineux de la situation de l’Église du Brabant wallon en 1815 ? Il parcourt successivement l’évolution de la situation religieuse durant la Révolution et l’Empire, l’administration du diocèse, l’état des paroisses, celui du clergé séculier et régulier, pour aboutir à l’arrivée de Guillaume d’Orange en tant que gouverneur général de la Belgique.

Enfin, ce riche numéro se referme sur deux présentations ciblées qui traitent respectivement d’une part de la description de la bataille telle qu’elle est rapportée par le jeune Pierre-Joseph Tellier, futur chanoine de Saint-Rombaut à Malines (sous la plume d’Yves Vander Cruysen, échevin de la culture à Waterloo) et d’autre part de l’histoire du monument lasnois dédié par sa veuve à la mémoire du colonel et comte prussien Wilhelm von Schwerin, touché mortellement lors de la contre-offensive de l’armée de Blücher, ainsi que des dons effectués par la comtesse von Schwerin à la paroisse Ste-Gertrude, contribution que nous devons à Alain Geûens, secrétaire général du cercle d’archéologie et d’histoire de Lasne.

Il ne me reste plus qu’à vous suggérer de vous imprégner de l’atmosphère de la bataille, et pourquoi pas en allant visiter l’exposition qui se tient à Braine l’Alleud jusqu’au 6 septembre dans l’église Saint-Étienne : « Braine l’Alleud 1815. Au chevet des blessés »…

Eddy Louchez
directeur de rédaction



Revue d’histoire religieuse du Brabant wallon, Tome 29, 2015, 1
72 pages –  8,50 € ( + frais d’envoi  : 3 timbres)
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Le lecteur savourera au menu de ce numéro : des délices du 18e siècle dédiés aux attraits de notre région, des peintures murales du moyen-âge et du début
de l’époque moderne, la création d’une école confessionnelle à Wavre à la toute fin du 19
e siècle.

L’historienne de l’Université de Namur et ancienne secrétaire de rédaction de notre Revue, Isabelle Parmentier, consacre un article fouillé à la description
des
Délices du Brabant, un livre ressortissant à un genre littéraire singulièrement prisé aux Temps modernes. Après avoir contextualisé l’ouvrage, Isabelle Parmentier en balise le contenu, quartier (région) par quartier, surtout ceux de Louvain et de Bruxelles qui recouvrent le territoire des communes actuelles du Brabant wallon. L’auteur nous livre également quelques réflexions sur l’iconographie, sur la réception et sur la diffusion des Délices. Enfin elle s’interroge avec à-propos et acribie
sur l’identité supposée ou réelle de l’auteur, nous en révélant, en primeur, peut-être le véritable nom.

À la suite d’une introduction générale parue dans le fascicule 4 de l’année passée, Béatrice Terlinden, historienne de l’art, examine à la loupe (style, datation, technique, situation, conservation, analyse des motifs) quatre exemples de peintures murales du Brabant wallon : celles de la collégiale Sainte-Gertrude de Nivelles, du château de Savenel à Néthen, de l’église Saint-Jean-Baptiste de Wavre, et in fine de la chapelle Sainte-Catherine d’Herbais. Certaines de ces peintures murales ont dû déménager ou ne sont d’ailleurs plus connues que par des relevés, des photos et des dossiers du 19e ou du 20e siècle, les restaurations architecturales ayant
parfois causé bien des dégâts.

Dans le troisième article, Henri Briet, professeur retraité et administrateur du Chirel, narre avec verve et précision un sujet qu’il connaît particulièrement bien : la fondation de l’école Saint-Jean-Baptiste de Wavre, œuvre du doyen de Wavre, Victor Meurs, confiée aux frères des écoles chrétiennes. Il replace cette création dans le contexte politique et scolaire du siècle puis retrace en détail la construction, l’inauguration, la bénédiction des locaux et l’arrivée des premiers frères.

En cette période de réabonnement, je profite de ce liminaire pour remercier du fond du cœur nos lecteurs (tout spécialement les membres de soutien et d’honneur) et pour les encourager à nous maintenir leur confiance. Si le Conseil d’administration a décidé de porter à 30 euros le montant de l’abonnement ordinaire, c’est que les subsides et soutiens financiers se font plus rares. Nous comptons vivement sur le réabonnement de celles et ceux d’entre vous qui attendaient ce rappel. N’hésitez pas à en parler à vos connaissances car la progression des abonnés est une de nos priorités 2015. Merci pour vos encouragements.

Il ne me reste plus qu’à vous souhaiter une agréable lecture et à vous rappeler que le prochain numéro sera lui aussi passionnant et exclusivement centré sur la bataille de Waterloo, bicentenaire oblige. C’est donc aussi au sein de notre Revue que Napoléon et Wellington engageront derechef un des plus célèbres combats de l’histoire !

 

Eddy Louchez

Directeur de rédaction



 

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