2014

Revue d’histoire religieuse du Brabant wallon, Tome 28, 2014, 4
61 pages –  7 € ( + frais d’envoi  : 3 timbres)

Liminaire

Le sommaire est copieux et éclectique pour ce dernier numéro de l’année ! Une fois n’est pas coutume, Sarah Erman nous emmène en visite à l’Université libre de Bruxelles à la Belle Époque, plus précisément pour scruter l’enseignement de l’histoire des religions, à la rencontre d’un éminent professeur d’origine stéphanoise, franc-maçon et protestant, Eugène Goblet d’Alviella.

Quant à l’historienne de l’art Béatrice Terlinden, elle nous présente le premier volet de plusieurs contributions qu’elle consacrera dans notre revue à un genre artistique plutôt rare, méconnu et souvent même délaissé : les peintures murales. Elle en brosse ici à grands traits les buts, les artistes, les commanditaires, les techniques employées et les problèmes de conservation.

Avec son article dédié au clergé et à l’enseignement secondaire officiel à Jodoigne, le professeur André Tihon revient à ses préoccupations de jeunesse puisqu’il avait présenté une thèse de doctorat à l’UCL sur ce thème – étendu à l’ensemble du diocèse de Malines – en 1971. C’est évidemment la question du cours de religion qui retient au premier plan toute son attention.

Dans la rubrique multimédia, Morgane Belin développe la problématique de la numérisation des trésors abrités dans les réserves précieuses des bibliothèques universitaires. Deux modèles sont comparés : celui de l’Université de Gand, qui, grâce à son partenariat avec Google, a pu privilégier la quantité d’œuvres numérisées mises à disposition des internautes, ce qui ne va d’ailleurs pas sans entraîner un certain nombre d’inconvénients ; et celui préconisé essentiellement à l’Université de Namur, via le projet Neptun, qui met l’accent sur la qualité de la numérisation et sur l’apparat critique de haute tenue accompagnant chaque réalisation, avec la contrepartie qu’un nombre davantage limité d’œuvres sont ainsi mises gratuitement à disposition sur Internet.

Enfin le professeur André Haquin nous expose le remarquable ouvrage que Philippe George, conservateur du Trésor de la cathédrale de Liège, a consacré en 2013 à l’histoire des reliques, du Moyen Âge à nos jours.

Il ne me reste plus, au nom de toute l’équipe de rédaction de la revue, qu’à vous souhaiter de belles fêtes de fin d’année, espérant vous retrouver plus nombreux encore en 2015, avec toujours autant d’articles passionnants sur la grande et la petite histoire de notre province. 

Eddy Louchez
directeur de rédaction



Revue d’histoire religieuse du Brabant wallon, Tome 28, 2014, 3
64 pages –  7 € ( + frais d’envoi  : 3 timbres)

Liminaire

Les chorographies, guides et récits de voyage sont un genre littéraire qui soulève de plus en plus d’intérêt au sein de diverses disciplines scientifiques et évidemment l’histoire ne fait pas exception. Plusieurs milliers de ces textes, du 16e au début du 20e siècle, sont d’ailleurs librement téléchargeables sur des sites Internet comme Gallica, Europeana ou archive.org. Olivier Latteur revient sur les principaux récits qui se rapportent à l’ancien duché de Brabant aux Temps Modernes. Après une définition et un état de la question, il centre son exposé sur quatre guides et nous dévoile ce que leurs auteurs ont retenu comme patrimoine religieux remarquable, gravures à l’appui.

Paul Wynants clôt sa série consacrée à la question scolaire à Nivelles dans la seconde moitié du 19e siècle. Cette fois, aux élections de 1884, la revanche des catholiques, qui obtiennent la majorité absolue, a sonné. En effet, le vote de la nouvelle loi organique de l’instruction primaire leur fournit une arme potentiellement dévastatrice. Qu’en sera-t-il à Nivelles où l’inamovible maïeur catholique, Jules de Burlet, a toujours prôné une certaine modération ?

Enfin, dans le cadre des commémorations de la Première guerre mondiale, je vous présente un site Internet, fruit d’une initiative combinée des Archives Générales du Royaume et des archives diocésaines : la mise à disposition des rapports de paroisses et de congrégations religieuses relatifs aux années de guerre et rédigés en 1919. Le diocèse de Malines-Bruxelles étant bien pourvu, beaucoup de rapports intéressant nos lecteurs sont désormais accessibles en ligne, moyennant une inscription gratuite et quelques restrictions.

Vous souhaitant une agréable lecture, je vous rappelle que le Chirel organisera à Louvain-la-Neuve, le 29 novembre de cette année, en collaboration avec l’Institut Religions, Spiritualités, Cultures, Sociétés (UCL), son 12e colloque sur Les défis du patrimoine religieux. Héritage encombrant ? Patrimoine d'avenir ?


Eddy Louchez

directeur de rédaction



Revue d’histoire religieuse du Brabant wallon, Tome 28, 2014, 2

76 pages –  8 € ( + frais d’envoi  : 3 timbres)

Liminaire

 Dans une contribution fouillée tirée de son mémoire de licence à l’UCL, Marie-Audenelle Ghekière brosse un panorama complet de la fondation, du développement urbain puis du déclin de Mont-Saint-Guibert, et des multiples conflits d’intérêt surgissant entre les principaux protagonistes de son histoire médiévale : au premier plan ses fondateurs et protecteurs, l’abbaye de Gembloux et les ducs de Brabant, mais aussi de puissants rivaux tels le comte de Namur, le comte de Hainaut, le prince-évêque de Liège, le comte de Luxembourg, ou encore un ambitieux nobliau local en la personne du seigneur de Walhain. Paul Wynants poursuit son récit de la question scolaire à Nivelles dans la seconde moitié du 19e siècle. Cette troisième et avant-dernière livraison couvre les années 1878 à 1884 et est évidemment imprégnée des convulsions de la première guerre scolaire. Sa contribution se centre sur l’action du Bourgmestre (et futur Premier ministre) Jules de Burlet, et sur la stratégie sagace qu’il adopte face aux grandes manœuvres anticléricales. 
Sur sa lancée, notre fidèle collaborateur recense la dernière publication de Valmy Féaux, sociologue de formation et homme politique socialiste bien connu, consacrée à L’histoire politique du Brabant wallon. Du Duché de Brabant à l’éclosion démocratique (1919)
Pour ma part, je vous présente un site Internet très ambitieux : Odis 2, base de données sur les structures intermédiaires en Europe (19e-20e siècles). Cette initiative électronique purement flamande n’est assurément pas sans intérêt pour l’histoire contemporaine de notre province. 
Enfin, je peux déjà annoncer à nos lecteurs que la Revue d’histoire du Brabant wallon songe sérieusement à présenter dans ses prochains numéros des articles consacrés d’une part à la bataille de Waterloo (dont le 200e anniversaire sera célébré l’année prochaine), et de l’autre à la Première guerre mondiale. À ce titre, les éventuelles suggestions de nos lecteurs sont les bienvenues. 
Au nom du Conseil d’administration, je ne voudrais pas clore ce liminaire sans évoquer avec tristesse la mémoire de notre ancien vice-président, le notaire Guy de Streel, décédé le dimanche 25 mai dernier. Défenseur du patrimoine brabançon bien avant la fondation du Chirel Bw en 1983, 
il nous a offert ses nombreuses connaissances et sa passion pour l’histoire de notre région. Avec lui, le C
hirel Bw perd un collaborateur de la première heure, un rassembleur et conciliateur qui ne manquait pas d’humour, un ami fidèle et généreux. Que sa famille trouve ici notre grande sympathie dans ces moments de deuil. 

Eddy Louchez

directeur de rédaction


Revue d’histoire religieuse du Brabant wallon, Tome 28, 2014, 1

64 pages –  7 € ( + frais d’envoi  : 3 timbres)

LIMINAIRE

Faisant œuvre salutaire, André Tihon dresse pour nos lecteurs la liste des prêtres des Pays-Bas autrichiens originaires du Brabant wallon, tels que recensés dans l’enquête de 1786 ordonnée par l’empereur Joseph II. Après un survol statistique éclairant, il fournit pour chacun d’entre eux l’âge, le lieu de résidence, l’appartenance éventuelle à un ordre religieux et la ou les fonction(s).

Dans sa seconde livraison sur la question scolaire à Nivelles, Paul Wynants aborde le premier mandat du Bourgmestre catholique Jules de Burlet (1872-1878), donc durant la période précédant la première guerre scolaire. La lutte menée par de Burlet et ses deux échevins porte sur la création d’un véritable cours de religion au collège communal et la nomination d’un prêtre désigné par Malines pour en assurer les leçons. Ce choix entraîne un vent de fronde parmi les élèves du cours supérieur qui sont soutenus par le préfet des études, révolte dont les péripéties nous sont rapportées avec une grande précision notamment par l’analyse des articles du journal catholique local et de son concurrent libéral.

Kristien Suenens, collaboratrice scientifique au Documentatie- en Onderzoekscentrum voor Religie, Cultuur en Samenleving de Leuven (mieux connu sous l’acronyme du Kadoc) tente une première approche des fonds et des collections conservés dans cette institution et qui concernent directement ou indirectement le Brabant wallon. Et les domaines couverts s’avèrent assez diversifiés : les instituts religieux au premier plan mais aussi l’histoire paroissiale, celle des associations socio-culturelles catholiques, l’architecture et l’art religieux en général. De plus en plus, il faudra tenir compte, dans les études portant sur le passé catholique de notre province, de ce centre flamand qui a acquis une remarquable notoriété, y compris hors de nos frontières, et avec lequel le Chirel Bw entretient de très bonnes relations.

La renommée de sainte Gertrude ne s’est pas arrêtée à nos frontières. André Tihon revient pour nous présenter une découverte faite lors de pérégrinations bourguignonnes : la chapelle de Sainte-Gertrude installée à l’entrée du village de Selongey (dép. de la Côte-d’Or) qui est avant tout réputé comme étant le lieu d’implantation de l’usine SEB dont le nom est bien connu des ménagères.

Alors que la période des réabonnements est en cours, je profite de ce liminaire pour remercier du fond du cœur nos lecteurs (tout spécialement les membres de soutien et d’honneur) et pour les encourager à nous maintenir leur confiance. Notre revue a déjà bien évolué au plan de la forme et du fond : nouvelle couverture en couleur, changements typographiques, installation d’un comité de lecture. Je peux déjà vous annoncer que d’autres innovations suivront, toujours dans l’optique d’une amélioration de notre publication. N’hésitez donc pas à en parler à vos connaissances et à partager un article intéressant avec elles. La progression des abonnés ira de pair avec la modernisation du contenu de notre périodique.

                                                                                                                                                                                                                                                             Eddy Louchez

directeur de rédaction