Ils ont dit (1)


LES COLLEGIENS DE PATERNO 

Capire tu non puoi ... ma chiamale se vuoi ... emozioni

 

Oui…des émotions, les plus belles, les plus tristes, les plus palpitantes!!!

Nous voilà à Marseille, tous les “mirages”imaginés étaient en train de se matérialiser devant moi, je pouvais les percevoir, ils étaient clairs dans mon esprit et maintenant ils étaient imprimés dans mes yeux..

 

Au lycée, tous nous regardaient des yeux brillants, je me sentais comme une grande vedette de la chanson qui vient de monter sur la scène et ses « fans » lui hurlent : « Tu es super ! ».

 

Ensuite, un professeur nous a présenté nos correspondants : la mienne, qui s’appelle Camille, me ressemblait pour sa manière d’être, d’agir…peut-être on avait le même « regard ». Bref, j’étais à l’aise avec elle, avec sa famille…ma famille.

 

Mais le dernier jour est arrivé et j’étais triste : j’aurais fait l’impossible pour arrêter les aiguilles du temps, je me sentais à la maison et je ne voulais plus m’en aller. Mais, malheureusement, mon voyage “vers l’infini et plus loin” était au terminus et j’ai dû prendre mon autobus pour Paterno avec le cœur gros de mélancolie.

 

Et maintenant, rien que d’y penser, j’en suis malade : mais le livre, dans lequel notre histoire a été écrite, est fini et je peux dire : l’important ce n’est pas l’émotion que l’on éprouve à la fin d’un voyage mais l’émotion que l’on vit pendant le voyage.

Et puis, je pense que si, aujourd’hui, j’ai regagné mon petit village c’est pour pouvoir répartir demain pour écouter à nouveau la même musique, goûter les mêmes saveurs, voir les  mêmes couleurs et rencontrer les personnes aimées.

 

 

Milano Alessandra