Le théâtre avant tout !


 

 

Mais oui, mais oui, mais oui, mais oui !

Mais non, mais non, mais non !

Ces mots énoncés sur scène à Riga par la troupe provisoire des professeurs du projet Comenius  prouve que « Le profond ne nous touche que par la surface. »

(Louis Jouvet)

 

 

Pour commencer je me permets de citer les mots de notre ami, Daniel Micolon : "Le théâtre a été présent tout au long de ce projet, ll en fut même l'axe central. Animé par des professionnels de talent possédant un immense savoir faire !  Les thèmes du projet ont pu grâce au théâtre être mis en valeur d'une manière concrète et active".

 

 

Casteljaloux (du 16 au 21 mai, 2007): L’atelier de théâtre à Casteljaloux, (sous la direction de Viktória Soltész d’István Forró de Zsolt Horváth) aux élèves hongrois de 16-17 ans et aux élèves de 10-12 ans, a donné suite à une improvisation: LA MACHINE EUROPEENNE. L’improvisation a été faite par les gestes, par la mimique accompagnée de la musique. Nous avons été touché par la chanson de Pacahontas interprétée par une élève du Lycée Leövey de Budapest et celle du Collège Jean Rostand, intitulée « peux-tu peindre en mille couleurs l’air du vent ? » et le spectacle des élèves de Casteljaloux sous la direction de Mme Rachel Gay.

 

 

 Cluj-Napoca/Kolozsvár (du 28 au 3 décembre, 2007) : tout un après-midi a été consacré aux activités théâtrales sous le signe de l’interactivité et de l’interculturalité.  Waldemar Lankauf (professeur de théâtre polonais et Horváth Zsolt moi-même) nous nous sommes efforcés de mettre sur scène des saynètes avec une troupe d’élèves en multinationalité. Mon collègue a présenté une petite scène, il s’agissait de jeux de rôle à propos des réunions du projet Comenius, sans aucune parole. Notre petit spectacle a été basé sur une variation/improvisation de vingt mots traduits en français sur la musique désenchantée de Mylène Farmer et de Laurent Boutonnet et sur les Quatre saisons de Vivaldi. Les deux premières parties LES JEUX EUROPEENS ont été joués sous forme de mime, danse, mouvement, bruitage, par contre la troisième a fait appel à des accessoires (parapluies unis, écharpes multicolores, torches électriques). La troupe du Lycée Apáczai de Budapest a présenté une petite pièce française sous la direction de Gregory Chevalier d’une façon traditionnelle.

 

 MARSEILLE (du 2 au 7 mai 2008): Un spectacle polyglotte dont le titre était  QUARANTE-CINQ MINUTES AVEC ANTIGONE a réuni deux mondes différents, celui du chœur (interprété par 12 élèves des collèges de Paterno et de Casteljaloux) et celui des protagonistes  interprétés par 11 élèves venant de Riga, de Cluj, de Kędzierzyn-Koźle, de Budapest et de Marseille qui se sont manifestés dans le costume et la manière de jouer, de mimer, d’interpréter le texte. Le public a apprécié notre présentation en disant tout simplement : oui, c’était un super spectacle polyglotte.

 

                   Antigone en image

 

Cette année-là il n’y avait pas un spectacle unique, le collège et le lycée ont été associés pour présenter un spectacle, saynète, chant, danse.

 

PATERNO (du 23 au 28 octobre 2008) : Deux ateliers ont été consacré aux activités théâtrales, l’un s’occupait des masques pour faire connaître non seulement aux élèves les valeurs et les problématiques de l’Union européenne, mais aux participants adultes aussi. Les élèves ont pu connaître les techniques et les problématiques de masques et découvrir les masques présents dans leur propre culture en découvrant leur sens et leur rôle. Ces masques ont pu assumer une valeur symbolique positive, négative ou neutre. L’autre atelier s’est fixé comme objectif de préparer le spectacle des professeurs intitulé : P.A.C.S-PACTE COMENIUS DE SOLIDARITÉ)  pour Riga.

 

 

Au début, j’avais envisagé trois répétitions, mais le succès, l’ambiance, l’efficacité de notre première répétition m’a convaincu d’annuler les deux autres répétitions. Ce qui était très important, c’était la compréhension de notre jeu théâtral commun dans lequel la parole n’était pas prédominante. En plus, nous avions fait preuve d’une certaine confidence, de spontanéité et j’ose dire un sentiment de bonheur règnait, prometteur pour Riga.

 

 

 

A l’occasion de la clôture de la réunion tous les établissements ont monté sur scène quelque chose de beau, de drôle ou d’impressionnant, par exemple : les Italiens ont interprété, en partie, la grande comédie musicale – Notre Dame, les Lettons ont chanté, le Lycée Leöevy de Hongrie a fait connaître la  légende « authentique » de Saint Georges et du dragon.

 

 

RIGA (du 6 au 11 mai 2009) : En principe cette réunion a donné lieu à deux activités théâtrales, L'une portait sur la mise en scène des masques interprété par les élèves. Le texte était consacré à certains phénomènes négatifs (discrimination, racisme, etc…) ou positifs (solidarité, paix, liberté, etc…) qui existe encore dans notre monde. L’autre a été le spectacle des professeurs.

 

 

La deuxième activité sous la direction de Waldek Lankauf les élèves ont monté sur scène le combat éternel de la proprété et de la saleté. Leurs efforts furent bien mérités ! Grâce aux mouvements, gestes expressifs, à travers la musique choisie, jusqu’au décor et éclairages le tout sans parole et pourtant avec un message très clair et très éducatif contre la pollution, pour la protection de l’environnement.

 

La troisième activité fut le spectacle d’une vingtaine de professeurs qui résumait par les moyens du théâtre l’histoire de notre projet de trois ans, y compris les malentendus et la joie d’être ensemble.

 

 

 

 

Le succès et l’ambiance de notre présence sur scène a vraiment prouvé que nous avons atteint notre objectif, c’est-à-dire, nous avons réussi à rapprocher nous-même et nos élèves de l’interculturalité, de la diversité qui composent, entre autres, théâtre espace Europe, afin de nous permettre non seulement de mieux comprendre l’autre, mais de mieux le respecter aussi.

 

 

Budapest, le 5 juin 2009

                                                                                            Horváth Zsolt

Professeur de théâtre et de français,

Coordonnateur du projet Comenius

 

 

 La citoyenneté européenne se construit par le théâtre

 L'art et le théâtre ne connaissent pas de frontière