L'histoire partagée, le regard de l'Autre


Le bilan de l'atelier d'histoire et d'éducation civique 

 

….A nos collègues et amis Endre et Rudolf 

Historiens

Qui ont œuvré pour ce projet

 

 

« Les lieux de mémoire ne sont pas ce dont on se souvient, mais là où la mémoire travaille, non la tradition mais son laboratoire ».

Pierre Nora

Les lieux de mémoire

 

 

Les professeurs ayant participé à l’atelier d’histoire :

Monique Dalcol (France), Marzenna Gadek (Pologne), Giuseppina Di Sarli (Italie), Zsuza Zirkuli, Rudolf Wolf, Endre Lovrity, Szilaj Gabriella, 

Péter Jakab( Hongrie)

Daniel Micolon (France).

Intervenants : Peter Zirkuli, Monique Beltrame.

Sans oublier les traducteurs qui ont été de véritables médiateur.

 

RECAPITULATIF DES ACTIONS SUR LES TROIS ANNEES

 

 

Tout on long des trois années nous avons essayé de concilier une démarche de recherche, des échanges d’idées et d’expériences ainsi qu’une approche didactique en direction des élèves. L’atelier d’histoire se décline en trois temps :

  • Première année (2006/2007) : Une leçon d’histoire commune et des échanges franco-hongrois. Le 50ème anniversaire du traité de Rome ;
  • Deuxième année (2007/2008) : Réalisation du cours construit à Casteljaloux « L’humanisme en Europe ». L’histoire partagée, le regard de l’Autre.
  • Troisième année (2008/2009) : L’Europe quelle mémoire commune ? Etude de cas : liberté et totalitarisme.

 

Le thème de la leçon commune portait sur « l’humanisme et la Renaissance en Europe ». Nous avons d’abord travaillé à la construction de la leçon. Chacun a consacré une recherche sur cette période dans son propre pays, choix d’un humaniste représentatif, choix d’une citation de cet humaniste, évocation du contexte de la Renaissance dans chaque pays… Puis nous avons construit un outil didactique qui figure dans le site commun.

La leçon d’histoire a été présentée devant un public d’élèves francophones à Cluj. Cette leçon fut accompagnée d’un échange entre les professeurs d’histoire sur les programmes scolaires et les méthodes d’enseignement en Roumanie.

 

L’échange de cours s’est déroulé durant une semaine au Lycée Apàczai Csére Janos de Budapest en coopération avec le Lycée Marseilleveyre. Cette expérience fut particulièrement enrichissante pour les élèves mais aussi pour les enseignants qui ont participé à nos rencontres. Les cours ont fait l’objet d’une publication dans le site commun.

 

Nous avons aussi présenté une exposition et réalisé un Quiz à l’occasion du 50ème anniversaire du Traité de Rome.

 

A Marseille notre atelier s’est consacré à explorer le thème suivant : « l’histoire partagée, le regard de l’Autre ».

 

Deux communications ont été présentées, elles portaient sur deux études de cas :

 

Le manuel d’histoire franco-allemand : un exemple d’histoire partagée par Daniel Micolon.

 

La mémoire nationale hongroise :  les mythes qui vivent avec nous par Szilaj Gabriella. Réflexion autour de l’historiographie hongroise, notamment autour de la période contemporaine.

 

Les deux interventions ont été publiées dans le site commun.

 

D’autre part une leçon portant sur « les origines de la construction européenne » fut présentée par Madame Monique Beltrame Présidente du Comité européen de Marseille devant les délégations présentes et une classe de seconde (soit une cinquantaine de personnes).

 

A Paterno di Lucania l’atelier s’est prolongé autour des questions suivantes : « L’Europe quelle mémoire commune ? Quels outils pour construire une mémoire commune ? » Le débat s’est appuyé sur une publication proposée par Daniel Micolon s’inspirant de la problématique de l’historien Pierre Nora sur les lieux de mémoire. Nous avons défini une approche didactique pour nos élèves qui a trouvé son aboutissement à Riga en mai 2009.

 

Nos élèves ont été sensibilisés autour du thème suivant : « Liberté et totalitarisme ». Nous leur avons demandé dans un premier temps de réfléchir (sans être influencé par les enseignants) au sens qu’ils apportent au mot « LIBERTE ». Chacun dans son établissement a travaillé sur cette question. A Riga  nous avons mis en œuvre le projet qui s’est décliné autour des axes suivants :

  • Visite d’un lieu de mémoire : Le musée de l’occupation de la Lettonie (1939/1991) à partir d’un questionnaire et d’un travail en atelier en groupe interculturels.
  • Affichage d’un panneau illustrant le thème de la liberté à partir d’un sondage effectué auprès des élèves dans une classe ou dans le club Europe. Certains ont produit une œuvre symbolique.
  • Présentation orale du panneau d’exposition par chaque délégation, puis travail par groupe autour du thème « liberté et totalitarisme ». 
  • Témoignage des enseignants qui ont vécu sous la dictature communiste. Le débat intergénérationnel fut très enrichissant pour nos élèves. Les productions furent très variées. Deux groupes ont été constitués : Un pour le niveau collège (Anglais/ italien) l’autre pour le niveau lycée. (Français/Anglais).

 

 

INTERÊT ET LIMITES DE L’ATELIER :

 

Nous avons croisés nos regards avec franchise, des réflexions solides ont été présentées par les professeurs qui ont fait l’objet de publication. Nous avons aussi confronté nos méthodes de travail et la manière d’enseigner l’histoire et l’éducation civique. Les élèves se sont bien impliqués dans les activités proposées à Budapest, à Cluj et à Marseille. Mais surtout à Riga où ils ont particulièrement apprécié l’approche proposée autour du thème de la liberté. « Durant toute la semaine on nous a donné la parole ! » souligne une participante, preuve que les jeunes ont apprécié cette approche. La visite d’un musée par groupe interculturel fut une riche expérience. Nos jeunes ont pu réaliser qu’il existait une histoire commune entre les Européens. Nous avons avec cet atelier rejoint un des objectifs transversal de ce projet autour du texte de Bronisław Geremek sur les valeurs européennes

 

Reconnaissons cependant que cet atelier a fonctionné d’une manière discontinue. Nous n’avons pas pu travailler avec une équipe stable. Certains pays faute d’enseignants d’histoire et d’éducation civique ont peu participé au projet. On aurait pu d’autre part toucher un plus large public dans nos établissements respectifs (notamment à Marseille où les profs d’histoire pourtant invités ont plutôt boudé l’atelier ! mais comme dit le proverbe « nul n’est prophète dans son pays !). On aurait pu d’autre part prévoir d’avantage d’interactivités entre les élèves tout au long des trois années.

Ce projet Comenius nous a pourtant permis de réaliser des expériences inédites qui nous donne envie de recommencer et d’aller plus loin. Nous avons ouvert des pistes qui nous ont aidés à repenser nos cours, nos approches, la relation avec les élèves… Un colloque sur l’histoire de l’Europe pourrait-être envisagé.

Daniel Micolon

Marseille, Mai 2009

 

 

 
 

 

 

Les productions des

enseignants

 

 

Cours sur l’humanisme et la Renaissance

Leçon d’histoire sur l’humanisme en Europe (Cluj, novembre 2007).

 

 

Communications présentées à Budapest en avril 2007

  • 1848 : Victor Hugo et les Etats-Unis d’Europe
  • Les traités de paix : Versailles et Trianon : une réflexion franco-hongroise (un article, avril 2007)
  • Le traité de Trianon dans les manuels d’histoire et de géographie français (Un article avril 2007)
  • Le rôle de la frontière et son évolution dans le contexte de l’intégration européenne. Le cas de la frontière entre la Roumanie et la Hongrie : débat avec Peter Zirkuli.
  • Le Traité de Rome (Un article avril 2007).
  • Réalisation d’un Quiz sur le Traité de Rome.

 

 

Communications présentées à Marseille en mai 2008.

  • Le manuel d’histoire franco-allemand : un exemple d’histoire partagée (Power-point présenté par Daniel Micolon, Marseille  mai 2008).
     
  • La mémoire nationale :  les mythes qui vivent avec nous. Réflexion autour de l’historiographie hongroise, notamment autour de la période contemporaine.De quoi se souviendront nos élèves de nos jours? ( Power-point présenté par Gabriella. Szilaj, Marseille mai 2008).

 

Une communication présentée par Daniel Micolon en octobre 2008 à Paterno di Lucania

 

« L’Europe quelle mémoire commune ? Quels outils pour construire une mémoire commune ? » (Article publié dans le site commun).