Les thèmes que nous allons explorer...

Nous parcourrons l'histoire de l'art du XX°siècle de manière aussi complète que possible. Vous pouvez progresser méthodiquement, en commençant le programme au début ou intégrer 
uniquement la partie qui vous intéresse.
 Chaque cours est conçu indépendamment des autres.
Vous pouvez aussi vous réapproprier un sujet autant de fois que vous le désirez. La remise en question de son travail reste l'atout majeur du créateur.

(Le symbolisme)

Dans un système académique traditionnel, avant de travailler sur le support définitif, on commence par élaborer une étude préparatoire. Il n'est pas nécessaire que cette étude soit sophistiquée. Elle doit avant tout refléter ce que votre travail définitif sera. Prudence en ce qui concerne l'esthétique. Gardez en tête qu'une oeuvre d'art n'est pas faite pour être esthétique mais elle est faite pour avoir du sens. Il n'est peut-être pas nécessaire de représenter Pandore en modèle de beauté. Même si elle est décrite par Hésiode comme un "si beau mal". Réfléchissez à son acte avant tout... 



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(Le surréalisme)

A ce stade de notre programme, nous sommes toujours dans un système académique traditionnel. Cela veut dire qu'avant de travailler sur le support définitif, on commence d'abord par élaborer une étude préparatoire. Pour la réalisation de ce nouveau travail, nous allons devoir faire preuve d’efficacité technique. Pygmalion à été abondamment étudié dans la peinture. Le thème convient naturellement au surréalisme. 



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(L'objet)

Réaliser une nature morte ne veut pas forcément dire représenter une chose qui fut vivante autrefois. Dans notre programme nous quittons tout doucement le monde académique pour entrer dans le domaine de l’expressionnisme. Vous pouvez donc approfondir vos compétences techniques en réalisant une composition très réaliste. Vous pouvez au contraire sortir de la représentation et jouer avec les matériaux. Dans ce dernier cas, cela va inévitablement vous mener dans un domaine de créativité contemporaine.

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(Les formes organiques 1)

Si la peinture animalière est souvent considérée comme faisant partie d’une pratique d’une autre époque, elle reste néanmoins pour beaucoup d’artistes anglo-saxons, aujourd’hui encore, un domaine artistique à part entière. Tout comme la représentation d’objets, la représentation animalière marque une volonté des artistes de tous temps de vouloir rivaliser avec la nature. Comment en effet capturer la majesté d’un lion, la finesse d’un léopard ou bien encore la « lourde légèreté » d’un éléphant, dans une représentation plastique ? 


 
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(Les formes organiques 2)

Nous survolons quatre façons d'approcher le corps humain : célébrer sa beauté (Klimt), traduire les souffrances psychologiques ou accidentelles de la vie (Schiele, Artaud, Dix et Bacon), le détourner pour le transformer en outil (Klein) et enfin ironiser sur ses propres dérives (Hanson et Mueck). Plus largement nous sommes dans deux champs d'investigations, la représentation et l'empreinte. Le premier consiste à choisir un modèle, qu'il soit matériel ou non et à le reporter sur un support subjectivement, avec certaines différences (volontaires ou involontaires) par rapport au modèle original. Le second quand à lui consiste à utiliser l'objet en tant que tel et d'en laisser une trace sur le support. 



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C'est au début du XX°siècle, dans un Paris bouillonnant de culture, où artistes, musiciens et écrivains du monde entier se côtoient, que la peinture abstraite va émerger. Le milieu artistique est alors partagé entre les académistes, ceux qui veulent continuer à repousser la représentation coûte que coûte et enfin une nouvelle façon de percevoir la peinture ou l'art en général... l'abstraction. Nous avons jusqu'ici consacré notre parcours principalement à l'académisme, donc nous ne nous attarderons plus sur le sujet. En ce qui concerne la deuxième catégorie, en font partie des artistes illustres comme Pablo Picasso, Marcel Duchamp, Georges Braque, Henri Matisse, René Magritte, Marc Chagall ou encore Juan Gris. Jusqu'ici et depuis la renaissance (Leon Baptista Alberti) la peinture était considérée comme un fenêtre au travers de laquelle on regarde une histoire. Avec ceux-ci, la perception change... Il s'agit maintenant de refléter au travers de l'art le monde dans lequel on vit. L'art devient un miroir sur la vie.



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Le Pop Art est un mouvement artistique très largement répandu dans le monde dans le courant des années 1960 (en Angleterre dans la moitié des années 50), aux USA, en Espagne, au Japon, en Italie, en Belgique, aux Pays-bas et même en Russie. Il ne s'arrête pas au domaine des Arts Plastiques. Il couvre aussi les mondes de la musique, du cinéma, de l'architecture ou de la mode. Artistiquement, le Pop Art est avant tout la rupture complète avec l'académisme, même s'il retourne à une peinture figurative. Les artistes Pop vont ouvrir de nombreux champs d'explorations comme le collage (bien qu'il ne s'agisse pas d'une nouveauté), l'assemblage ou encore le Happening. Le Pop Art est le miroir d'une nouvelle société qui à été marquée par deux conflits mondiaux et par des années de privations. Il incarne un bouleversement culturel important... 




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Nous l'avons vu, le Pop Art constitue la charnière entre l'art moderne et l'art contemporain. Il marque un tournant définitif dans la rupture avec l'académisme et l'abstraction. Aujourd'hui tout peut être considéré comme de l'art, pour autant qu'il y aie une réflexion artistique en amont. 
Au début des années 60, pour la première fois dans l'histoire, un art américain, revendiqué par les artistes eux-mêmes et possédant des moyens financiers très lourds, émerge dans le monde et commence à faire de l'ombre à la suprématie artistique française. Ce qui entraîne inévitablement une contre réaction de la part des européens. En France avec les Nouveaux Réalistes, mais aussi en Italie avec l'Arte Povera. 







Dessin...


Comprendre la perspective est une étape importante de l’apprentissage artistique et en particulier du dessin. Nous allons donc y consacrer un peu de temps avant de passer à notre premier travail. Nous utilisons encore des règles élaborées pendant la renaissance. Vous y trouverez entre autre une bibliographie d'ouvrages de références ainsi que des liens sur des sites regroupant de nombreux ouvrages sur la perspective.


La perspective à trois points de fuite

Après avoir exploré les bases de la perspective, nous allons nous intéresser à la perspective à trois points de fuites. Elle permet notamment de représenter avec plus de précision une vue du dessus (dessin 1 et 2) ou du dessous (dessins 3). Pour rappel la perspective est un art qui permet de construire sur une surface bidimensionnelle la représentation d'un objet en volume.  Nous avons déjà étudié la perspective centrale (un point de vue unique) et la perspective à deux points de fuites. Nous allons donc aujourd'hui aller un peu plus loin. 



Dans l’antiquité le pot en terre cuite (jarre ou amphore) avait un rôle multiple. On l‘utilisait pour le transport de l’huile, des olives, du vin, ou de la bière. Mais il peut servir aussi de canalisation, de vide sanitaire, d’urne électorale, de renforcement pour le mortier, lorsque il est broyé et même de cercueil pour les sépultures d’enfants. Il est aussi une unité de mesure qui permet le développement des échanges commerciaux. L’amphore est un témoin précieux de la vie économique et sociale de nos ancêtres. 


Général...


Que l'on soit favorable à l'un ou à l'autre peu importe, ce qui nous intéresse c'est de découvrir ce pour quoi vous êtes fait ! Beaucoup d'entre nous se sont attachés pendant des années au dessin académique. Puis un beau jour, ils ont découvert le dessin contemporain et réalisé que cet angle les enthousiasmait plus. Il en va de même naturellement pour la peinture. Ce n'est pas l'apprentissage technique, mais plutôt l'épanouissement que cet apprentissage vous apporte qui est 
important ! Aimez-vous le dessin soigné, travaillé, construit et propre ? 
Ou préférez-vous, au contraire jouer avec des matériaux, franchir les limites ou bousculer les clivages ?




Il vous faudra avant tout accepter que vous n'êtes pas "le modèle" que vous admirez. Dans le système académique français du XIX°siècle les étudiants se rendaient dans les musées pour reproduire les œuvres des grands maîtresCertains le font encore aujourd'hui et c'est justement ce que nous allons éviter ici. L'oeuvre de quelqu'un d'autre est avant tout une interprétation de cette même personne et non la vôtre. Plus vous vous épanouirez dans votre interprétation personnelle du dessin, de la peinture ou de la sculpture, plus vous développerez votre propre authenticité.





L'abstraction n'est-elle pas une marque de sincérité de la part de ces artistes que de reconnaître finalement, que la concurrence avec la nature est futile ? Abandonnez l'entretien des jardins du château de Versailles pendant 6 mois et vous verrez le résultat ! N'est ce pas tout simplement d'un pragmatisme irréductible que de réaliser que cette nature reprend toujours le dessus et qu'elle fera de toute façon les choses mieux qu'une "simple représentation picturale" ? Faut-il donc abandonner une lutte qui de toute façon est perdue d'avance ?





Kasimir Malevitch, Piet Mondrian, Marcel Duchamps, Jackson Pollock, Cy Twombly, Lucio Fontana, Yves Klein, Simon Hantaï, Andy Warhol, Arman, Roman Opalka, Claude Rutault, Sol Lewitt, Walter de Maria ou encore Pierre Soulages... Que vous accumuliez des déchets, chiffonniez  ou enterriez des toiles, ou encore que vous les reproduisiez en grande série, vous serez confronté en permanence avec le travail de ces artistes. D'un point de vue artistique, quoi que vous tentiez, il y a beaucoup de chances que ceux-ci vous fassent revenir au point 0...