Quelques CRITIQUES de recueils :
Catherine Jarrett, Ni absence ni ombre, avec des linogravures de Floriane Fagot et un après-dire de Guy Allix, Atelier typographique de Groutel, Jacques Renou, 2017 Martine Morillon-Carreau.
Le parcours de Catherine Jarrett est singulier. Médecin devenue actrice, l’auteure, également romancière - publiée chez Actes Sud et Olivier Orban - nous offre ici des poèmes mystérieux et sensibles où « Passent/ Des troupeaux d’oies sauvages/ Des corneilles/ Dans le silence ». Le questionnement vient y renforcer l’atmosphère d’incertitude mélancolique : « y avait-il du vent […] / y avait-il un rire un regard ». Car on sent, dans ce beau petit livre, trente-cinquième de la collection «CHOISI », imprimé à l’ancienne et accompagné de linogravures de Floriane Fagot, planer, même si elle n’est que suggérée, comme une menace tragique avec « À la pointe de nuit cette goutte de sang ». C’est qu’elle est sans doute indissociable de l’histoire humaine où « Des hommes tirent des hommes tuent / Et oublier /On ne le peut » ; où, aussi, symboliquement peut-être, un homme funambule qui «Court tête basse / Et […] regarde entre les doigts / Entre les pieds / Le fleuve gros », est dit souhaitant « Aller au ciel/ S’il le pouvait ». Mais, le dernier mot donné à « L’enfant [qui] jusqu’à la fin/ Découpait […] Des présences / Dans leur flux s’absentait » et au « couple/ Qui danse/ Lentement/ Sur le sable » nous ouvre à une possibilité salvatrice du rêve créateur, de la poésie, de l’amour
_La mémoire nue dans REVUE FRANCOPOLIS DE MAI (francosemailles) de Dana Shishmanian
http://www.francopolis.net/francosemailles2/C.Jarrett-MemoireNue-Mai2017.html
« Catherine Jarrett possède le don rare de danser, avec légèreté, sur des pointes de rochers sortis d’invisibles abîmes, présents derrière les mots pour désarticuler le discours et laisser percevoir la tragique noirceur qui nous guette, faire gicler les cris muets des sentiments étouffés. On a l’impression par endroit d’une glissade douce en terrain plat mais brièvement, car cette impression se fracture, c’est en fait un leurre, un instant d’illusion de bonheur dont même le souvenir d’enfance ne s’échappe pas indemne : le bonheur, c’est factice.
Tout d’abord, l’identité : le « je » qui surgit des poèmes – qu’il se pose comme représentant la poète, ou sa mère, dans un jeu d’interchangeabilités assumées – est incertain, volatile, mutant, suspendu à un point d’interrogation comme à la perception de son propre vide, autant que du vide ambiant ; d’où la fréquence des métamorphoses, aucune consistante, toutes comme provisoires, comme des approximations d’un « qui je suis » éternellement sans réponse
Vous entendez le vent ?
Tourgueniev a dit quelque part…
Combien de fois vous répétiez à ma mère
et que les oiseaux volaient bas
je suis une mouette… (…)
Le vent toujours le vent
le chant d’eau qu’il profère
la mousse sous ses pas
Qu’est-ce que je disais ? … ……»
_ MA BÊTE LANGUE Ce qu’elles disent de nous Mireille Diaz-Florian http://mondesfrancophones.com/category/bonnes-feuilles/
« Le recueil de Catherine Jarrett : Ma bête langue, aux Editions Encre et Lumière, particulièrement bien nommées pour ce texte-là, ouvre sur un espace limpide et nous engage dans un éloge en plain chant de la langue française. Le sous-titre qui fait écho au texte fondateur de Du Bellay, revendique l’histoire de la langue française. Mais la chronologie,
loin de se limiter au caractère didactique du propos, participe du tempo, structure la partition, fait entendre la basse continue où la poésie peut se déployer.
On découvre l’aventure d’une langue, qui puise la force de dire dès l’origine de l’humanité, en donnant le sens en partage. La création de la forme s’inscrit dans le geste primitif du premier homme qui « sur un tertre glacé, au ponant d’une terre bordée par quatre mers » fait jaillir les éclats du silex. Surgit alors un quintile qui fait don de la langue au poète.
Langue
Par les éclats de pierre
Par les éclats de rêve d’hommes ensemble mêlés
De même qu’un silex tu seras par nous façonnée
Et deviendras vivante et seras notre alliée
La langue vivante donne vie. Les siècles vont défiler au rythme de la « Jeune langue ma mère de douce France née » à la langue qui s’essaie « à de nouveaux parlers ». Elle a passé par la manducation vorace de Rabelais, s’est raidie sous les fourches caudines de Malherbes, s’est magnifiée avec les « maîtres ciseleurs qui firent de toi épure/ Fixée. »
D’abord circonscrite à un territoire, elle se détache ensuite de la France pour aborder les rives de la francophonie. Et si des menaces planent sur elle, dit-on, de « sms coupables » en « massacres de grammaire », il incombe à l’écrivain de transmuer cette matière de mots pour faire sens,
Dans ce court recueil, Catherine Jarrett inscrit la langue française à travers le temps et l’espace. Elle la suit pour revendiquer un héritage et s’en saisit à bras le corps pour nous mener au coeur de sa poésie.
je te vis, je t’invente
et à chacun sa langue
et à chacun ta langue
ma démultipliée
Elle assume la plénitude de son amour de la langue, tantôt sollicitant le lecteur par la voix de la conteuse, tantôt le séduisant par la confidence amoureuse du plaisir d’écrire. Cette « longue langue serpente, langue dite française » s’accorde au désir, sublime le geste d’écriture, fût-ce au prix de nécessaires contraintes. Ma Bête Langue se nourrit de la puissance des images, du flux scandé des mots pour une joyeuse célébration.
Presse/internet
http://marieordinis.blogspot.com/
http://www.froggydelight.com/article-7506.html
Dom Juan
Théâtre Mouffetard (Paris) septembre 2009
Pièce de Molière, miseen scène de Cyril Le Grix, avec Jean-Pierre Bernard, Catherine Jarrett, Alexandre Mousset, Philippe Fossé et Carole Schaal.
"Dom Juan" est une pièce qui nous a toujours posé problème : écrite en quatrième vitesse pour boucher un trou financier entre "Le misanthrope" (qu’il était en train de fignoler) et la re-sortie du "Tartuffe", elle souffre d’innombrables facilités et défauts qui, questionnant la notion de "chef d’œuvre", suscitent le débat…
Un texte aussi bancal (toutes proportions gardées : il s’agit de Molière !) peut-il être mis au même plan d’admiration que les parfaites compositions de "L’école des femmes" ou du "Misanthrope" ? Doit-on respecter une oeuvre aussi irrespectueuse des règles, ou bien prendre l’initiative d’y faire le ménage, tenter d’en corriger les tares pour la faire repartir sur de bons rails ?
Ce sont quelques-unes des questions soulevées par cette adaptation "revue et corrigée" que propose le metteur en scène Cyril Le Grix, au Théâtre Mouffetard. Taillant dans le lard du texte, il prétend en offrir une version épurée, retrouvant la "substantifique moelle" qui s’était peut-être perdue en route…
On connaît l’histoire : Dom Juan, séducteur invétéré suivi de son valet Sganarelle, épouse et délaisse des femmes au mépris des lois divines. A son domestique qui tente de lui faire la leçon, il oppose un athéisme railleur, et théorise son besoin de séduire. Poursuivi par l’ire d’une amoureuse éplorée (Elvire), il continuera ses outrages jusqu’à ce que le courroux du Ciel se manifeste, pour lui faire entendre raison (et accessoirement : ôter la vie).
Concrètement, quels sont les défauts que l’on peut trouver à cette pièce ? Structurels, tout d’abord : les scènes s’empilent sans s’enchaîner vraiment, traçant plus le portrait d’un libertin qu’une histoire proprement dite. Les unités classiques (de temps, de lieu, d’action) s’en trouvent, de fait, mises à mal…
Mais c’est surtout l’absence d’unité de ton qui pose problème : le mélange des genres (de la farce à la quasi tragédie) fragilise la thématique principale, ce défi permanent au Ciel (et la fin que cela lui vaut), oblitéré au sein d’un salmigondis de scènes versant dans la guignolade pure et simple.
Tout le propos de Cyril Le Grix a donc été de resserrer la pièce, ôter ces relents de commedia dell’arte qui en parasitaient le propos (on ne peut plus sérieux) : exit, par exemple, les scènes avec le lourdaud Pierrot ou le pénible Monsieur Dimanche. De la même façon, il a fait le choix de dramatiser quelque peu le personnage de Sganarelle : il n’est plus un simple "valet de comédie", mais un être sensible et crédule, horrifié par l’insensibilité et l’absence de croyances de son maître.
Si la représentation n’est pas exempte d’humour, celui-ci est donc un peu moins gras qu’il ne l’était au départ… ce qui met d’autant mieux en valeur le drame d’Elvire ou le mépris dans la séduction de Charlotte (lesquels étaient noyés sous les bouffonneries, dans la version intégrale de la pièce). Egalement coupée de son environnement farcesque, la scène du pauvre y prend une résonance décuplée, glaçante.
Conformément à ce parti pris de dramatisation, Cyril Le Gris a aussi choisi de vieillir Dom Juan… Heureuse initiative : l’irrespect amoureux et religieux, prôné par un beau jeune homme, pouvait s’apparenter à de la désinvolture ou de l’inconséquence (bien de son âge)… Revendiqué par un être au crépuscule de sa vie, il constitue un choix de vie cohérent dans son parti pris attentatoire à la loi divine, et donc une "profession de foi" autrement plus blasphématoire…
Ce vieillissement rend aussi plus sensibles certains traits de cynisme du personnage : jusque-là, on avait toujours vu en Dom Juan un grand seigneur plus bon vivant que "méchant homme"… L’intelligence de la présente représentation est aussi d’en faire un fieffé salaud, touché de temps à autres par des bouffées de vague à l’âme. Bref : un être qui peut s’avérer pesant et vicié, et pas simplement léger et badin, comme laissait entendre le texte initial.
Les comédiens Jean-Pierre Bernard et Alexandre Mousset forment un duo maître-valet excessivement mal assorti… pour notre plus grand plaisir ! Philippe Fossé apparaît peu, mais ses interventions spectrales (Dom Louis dans un rêve, le spectre proprement dit) ou pathétique (le pauvre, traîné dans la boue) comptent parmi les grands moments de la représentation.
L’Eternel Féminin, adoré puis foulé au pied par le séducteur cynique, est incarné ici par Catherine Jarret, en Elvire mûre, brune et ardente. Paradoxalement, c’est lorsqu’elle retrouve la cornette qu’elle devient encore plus désirable…
L’autre versant de la féminité est représenté par Carole Schaal : Cyril Le Grix a pris l’initiative de faire de Gusman, écuyer d’Elvire dans le texte originel, une écuyère… ce qui nous vaut, en exposition, une belle scène de rhabillage post-coïtus entre elle et Sganarelle. La comédienne incarne aussi la paysanne Charlotte, qui n’a jamais aussi bien rimé avec "tête de linotte"…
En conclusion, on l’aura compris : cette version de la pièce nous a emballés. Une œuvre telle que Dom Juan, partant un peu dans tous les sens et offrant quantité de pistes possibles quant à l’interprétation (c’est ce qui fait sa richesse), nécessite un parti pris fort. Celui de Cyril Le Grix, excessif et entier, met d’autant mieux en lumière le tourment métaphysique traversant ce personnage. Débarrassé de ses aspects farcesques (le "gras sur le rebord de l’assiette"), il atteint à une relative épure, qui le fait accéder plus fortement encore au rang de mythe.
Si d’autres modifications sont sujettes à caution (par exemple la disparition de Dom Carlos et Dom Alonse, ou la substitution d’une parole de Dom Louis, désormais prononcée par Elvire), elles ne remettent pas en cause la réussite du spectacle à nos yeux.
Après tout, comme Dom Juan "grand seigneur méchant homme", la pièce est un grand œuvre empli de vils défauts… Et cette fragilité relative peut s’avérer une aubaine pour les metteurs en scène : les nombreux trous d’air qui la fragilisent leur permettent de se l’approprier avec un peu moins de respect ou de timidité qu’ils ne l’auraient fait d’un classique irréprochable.
On a beau y trouver à redire : ces libertés prises avec l’œuvre font d’autant mieux ressortir le génie de Molière, en prouvant qu’il peut (décidément) survivre à tous les outrages…
http://www.odb-theatre.com/index.php
Le Journal du Dimanche.Fr
Nicolas Brulebois
Dom Juan * *
Théâtre du Nord-Ouest. 13 faubourg Montmartre, 9e. 01 47 70 32 75.
De femme en femme, de ville en village, Dom Juan est insatiable de conquêtes. Il se joue des règles pour mieux être libertin. Cyril Le Grix qui signe l'adaptation et la mise en scène a choisi de se concentrer sur l'essentiel en offrant au spectateur un condensé du texte de Molière. Il a gommé la comédie pour ne suivre que l'itinéraire de la mortelle randonnée de ce libre penseur éhonté. Jean-Pierre Bernard est magnifique dans les habits de ce séducteur qui,au soir de sa vie, refuse de se repentir. Alexandre Mousset en Sganarelle mi bouffon, mi moraliste, l'accompagne avec justesse, Catherine Jarrett campe avec majesté une Elvire qui retrouve la foi après avoir perdu l'amour de Dom Juan. Au total une étude fort intéressante de ce mythe éternel.@
Florence Muracciole.
Le Journal du Dimanche.Fr
Samedi 08 Novembre 2008
Public
(http://www.billetreduc.com/24479/evtcrit.htm?CRITIQUESpg=2)
marco Inscrit Il y a 4 ans 5 critiques Ajouter
-molière vieux frère -
Avec ce dom juan on retrouve comme toujours un molière actuel, drôle, équilibriste brillantissime avec ce personnage de seigneur rebelle à la pensée unique, d'amoureux bourreau des femmes. On ne discutera pas le choix du metteur en scène d'élaguer la pièce originale de ses scènes moins sérieuses , tant on est pris par le jeu des acteurs, Dom Juan, dragueur émerite,et Elvire, si belle et émouvante sous sa mantille noire...
# écrit le 09/12/08
marysile Inscrite Il y a 4 ans 3 critiques Ajouter
-Molière revisité -
Une mention spéciale à ce jeune metteur en scène, Cyril le Grix, qui a su revisiter Molière. Il s'agit d'un Dom Juan presque intimiste où l'essentiel est mis en exergue au détriment du superflu. Et pour cela la salle s'y prête car les comédiens sont près du public. Bravo aux comédiens, particulièrement Jean-Pierre Bernard qui donne un Dom Juan tout en intériorité, et Catherine Jarrett, une Elvire superbement déchirée entre orgueil et amour.
# écrit le 06/11/08 , a vu cet évènement avec BilletReduc.com
Babou78 Inscrite Il y a 10 mois 2 critiques Ajouter
-Une réussite! -
Un petit régal que ce spectacle. Très bonne interprétation, avec une attention toute particulière pour le prestation splendide de Done Elvire. Mise en scène simple, ,mais soignée et efficace. La bande son est plus déroutante.
# écrit le 30/10/09 , a vu cet évènement avec BilletReduc.com
Tramontane Inscrit Il y a 10 mois 1 critique Ajouter
-Superbe performance -
Très grand bravo au Dom Juan de Cyril Le Grix, dans une mise en scene renouvelée, élégante et sobre, concentrée sur l'essentiel: la course désespérée d'un révolté en fuite perpétuelle, physique et métaphysique et sa trahison impardonnable envers le genre humain. Catherine Jarrett est simplement bouleversante en Dona Elvire dans son effondrement, sa révolte et sa rédemption. Elle porte toute l'émotion de la pièce en démasquant l'amoralité absolue de Dom Juan dans sa désertion. Cette douleur est traduite pleinement par le jeu intense et juste de Catherine Jarrett, soutenu par une diction parfaite, même dans une émotion contagieuse coté salle. Grande tragédienne classique. Jean-Pierre Bernard joue superbement et finement un Dom Juan éternel et révolté. Il ne déviera pas et tendra la main sans une hésitation quand la mort se présente. Les autres acteurs jouent efficacement et contribuent également au succès de la pièce. Généreuse performance, qui engendre un très beau spectacle.
# écrit le 25/10/09
PHIL Inscrit Il y a 1 an 1 critique Ajouter
-A voir et à revoir... -
A une époque où la tendance est au "light", cette version "allégée" se justifie pleinement, car elle redonne une jeunesse et un rythme nouveau à cette belle oeuvre. Elle y gagne en efficacité. Le talent des interprètes y est également pour beaucoup. Catherine JARRETT ( Dona Elvire ), est magistrale. Cette comédienne a tout compris. Elle ne joue pas, elle est... Elle vit réellement les émotions du personnage qu'elle interprète et elle transmet directement cette émotion au public, comme un courant qui passe. Quand elle a mal, on a mal pour elle. Je crois qu'il existe un terme pour définir cette faculté qu'ont les très grands artistes... Ah oui, ça me revient ; - Le TALENT -. En résumé, bravo !!! et longue vie à cette version "bio"...
# écrit le 24/01/09
dom Inscrit Il y a 1 an 12 critiques Ajouter
-Surprenant -
Ce Dom Juan m'a beaucoup intrigué. D'une part par l'âge de son interprète, d'autre part, par sa relecture. C'est très intéressant, on entend la pièce différemment, cela fait refléchir. C'est une adapation très réussie d'un classique, la mise en scène est subtile et intelligente. Ceux qui s'attendent à retrouver le classique seront déçus et tant mieux. Sganarelle et Elvire sont magnifiques, les autres personnages également. Cette salle est vraiment magique. A revoir.
# écrit le 06/11/08
utmb Inscrit Il y a 10 mois 1 critique Ajouter
-Très beau spectacle -
La mise en scène de Cyril Le Grix est excellente. Les acteurs réalisent tous une interprétation remarquable, avec un coup de coeur pour Catherine Jarrett (dans le rôle de Elvire) qui fait si bien passer toutes les émotions de son personnage. Un spectacle à recommander !!!
# écrit le 26/10/09
PaulSavage Inscrit Il y a 1 an 1 critique Ajouter
-De l'émotion et de l'humanité -
Excellente soirée avec ce spectacle qui permet une revisite de Dom Juan grâce à une mise en scène astucieuse et sobre de C. Le Grix. Un grand bravo à Catherine Jarrett qui dégage une émotion intense, moteur de l'intensité tragique de la pièce. Une actrice belle, majestueuse, intense et touchante, dans le désespoir puis dans la renaissance. Du grand Racine! Bravo aussi à Jean-Pierre Bernard qui fait courir Dom Juan avec beaucoup de justesse, de constance et de morgue, vers un destin annoncé et accepté. Le reste de la troupe est efficace et maintient avec bonheur un jeu partagé entre comédie et tragédie. Très belle réalisation! Excellente interprétation!
# écrit le 21/11/09 , a vu cet évènement avec BilletReduc.com
lipizan Inscrite Il y a 2 ans 1 critique Ajouter
-un beau moment de théâtre... -
Je recommande ce spectacle : un beau moment de théâtre... D'abord un lieu qui vaut le détour et sert une mise en scène sobre, épurée. Puis des acteurs précis et généreux et un "Dom Juan" qui n'en parait que plus intense. On redécouvre la force du texte de Molière et, ainsi incarné, il paraît intemporel... Quelques phrases bien après le spectacle continuent de flotter : "c'est une lâcheté que de se faire trop expliquer sa honte; et, sur de tels sujets, un noble coeur, au premier mot, doit prendre son parti"; "l'hypocrisie et un vice à la mode, et tous les vices à la mode passent pour vertus."
# écrit le 08/11/08 , a vu cet évènement avec BilletReduc.com