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Le prêtre

                                                  COMMUNAUTE  DES PAROISSES SAINTE CATHERINE


              COMMUNAUTE DES PAROISSES Ste.CATHERINE DE H.H

                                                                    Père Samih RAAD

 

Curé de la communauté Ste. Catherine de Hombourg-Haut

                     depuis le 1 septembre 2017.

 

          Adresse :  80 rue de l’église  57470 Hombourg-Haut

                                 Tél. 03.87.81.41.02

                           E-mail : samihraad(@)gmail.com


Le Père Samih RAAD  est né en 1968 au Liban

Ordonnée prêtre en 1994.

       Le prêtre est  toujours à votre disposition  pour une rencontre, une confession, un dialogue, il est

                                            souhaité  de prendre rendez vous ( 03.87.81.41.02


                                          " Si  m'a jeunesse m'était contée  !! "

Le pardon est la route vers la paix…

Témoignage d’un enfant de la guerre du Liban

                                                          Abbé Samih Raad

 

Vivre enfant dans un pays de guerre est un drame, mais en même temps une expérience qui permet de goûter le sens profond de la vie, surtout après la paix, la réconciliation et le pardon.

            Pendant la guerre du Liban (1975-1991), j’ai vécu à plusieurs reprises l’expérience du déracinement et du combat pour la survie... Comme beaucoup de Libanais et chrétiens du Mont-Liban, nous étions des victimes quand on nous a entassés dans des camions, pour nous parquer dans des régions confessionnelles où nous vivrions loin de notre terre d’origine et surtout séparés de nos amis d’autres religions.

            Ils ont réussi à déplacer nos corps, certes, mais seulement nos corps, car nos racines étaient restées implantées dans l’amour et la tendresse que nous inspiraient notre terre sacrée et les lieux de notre enfance. En déplaçant nos corps, ils avaient déplacé nos blessures, les images indélébiles de tous ces tués, le souvenir des nôtres encore détenus, l’insoutenable vue des handicapés, à jamais martyrs vivants… ou de nos petits rêves d’enfants qui jouaient aux billes, sautaient à la corde, s’adonnaient à la chasse aux papillons… ou à la cueillette des fleurs de printemps.

            Au début de cet automne 1982, au lieu de transplanter de nouveaux arbres dans nos jardins, nous avons été nous-mêmes déracinés pour être transplantés en un autre lieu où vivre, ou plutôt survivre, avec de nouveaux copains, en rêvant à ces jumeaux que sont le retour au pays et la paix retrouvée.

            Vivre ce déplacement, c’était vivre les mêmes événements que Jésus a vécu dans son enfance lorsqu’il a dû fuir en Egypte avec Marie et Joseph, ses parents.

      

Vivre la peur, le besoin, découvrir de nouveaux lieux avec des yeux d’étonnement, c’était vivre l’expérience de ce Jésus déplacé dans son corps, tout en n’oubliant pas que même dans cette situation d’exil il y avait une vie à vivre et beaucoup de belles choses à découvrir.

            Cette expérience de Jésus, ébloui devant les pyramides d’Egypte, je l’ai vécue devant les grands immeubles, les grandes rues et les grands supermarchés de la capitale ! Mais cette émotion n’est pas comparable à celle que Jésus a dû ressentir en retrouvant son pays… et à celle que nous espérions éprouver le jour de notre retour.

            Dès son enfance, Jésus a dû accorder son premier pardon aux responsables de son exil et du massacre des innocents. Son retour et ce pardon constituent sa première victoire.

            Mon retour en 1997, après un long et pesant dialogue avec nos concitoyens avec qui nous avions commis le péché de la guerre… était une grâce, un moment de pardon réciproque.

            Les plus grandes questions pour les chrétiens de cette fin du vingtième siècle, après cette guerre fratricide, étaient notre mission et notre rôle dans cette nouvelle société d’après guerre.

            Les lieux avaient changés, ‘‘l’air frais’’ que nous avions laissé à l’automne de notre exil n’était pas ‘‘l’air chaud’’ que nous respirions l’été de notre retour, en juillet 1997… La route menant à notre maison était parsemée de trous, là où j’avais abandonné la joie de mon enfance et le souvenir des clameurs de nos jeux d’enfants… Mes billes et ma corde à sauter étaient perdues, et mes petits cailloux avaient disparus…

            Avec ce retour restait à accomplir le long chemin conduisant à la réconciliation et au pardon.

            Mes deux anciens copains de classe sonnaient à ma porte ouverte en criant « Tu nous as manqué, Samih ! » J’ai répondu : « Vous aussi, Jad et Hassan vous m’avez manqué. J’ai reconnu votre voix ! » Inconsciemment, les larmes coulaient et l’accolade des trois amis retrouvés, qui a duré cinq minutes, a effacé la dureté de seize ans de séparation…

            Comment vivre dans cette société recomposée ?

            De la lettre à Diognète, cette lettre écrite par un chrétien du deuxième siècle à ce notable de Rome, j’emprunte la réponse : « Les chrétiens sont dans la chair, mais ils ne vivent pas selon la chair. Ils passent leur vie sur la terre, mais ils sont citoyens du ciel. Ils obéissent aux lois établies, et leur manière de vivre est plus parfaite que les lois. » Les chrétiens se sentent comme enchainés dans leurs corps. La lettre continue à dire : « L’âme aime cette chair qui la déteste, ainsi que ses membres, comme les chrétiens aiment ceux qui les détestent. L’âme est enfermée dans le corps, mais c’est elle qui maintient le corps ; et les chrétiens sont comme détenus dans la prison du monde, mais c’est eux qui maintiennent le monde. L’âme immortelle campe dans une tente mortelle : ainsi les chrétiens campent-ils dans le monde corruptible, en attendant l’incorruptibilité du ciel. L’âme devient meilleure en se mortifiant par la faim et la soif ; et les chrétiens, persécutés, se multiplient de jour en jour. Le poste que Dieu leur a fixé est si beau qu’il ne leur est pas permis de le déserter. » Au nom de leur foi, ils doivent garder pleine confiance au Seigneur.

            « En un mot, ce que l’âme est dans le corps, les chrétiens le sont dans le monde. L’âme est répandue dans les membres du corps comme les chrétiens dans les cités du monde. L’âme habite dans le corps, et pourtant elle n’appartient pas au corps, comme les chrétiens habitent dans le monde, mais n’appartiennent pas au monde. L’âme invisible est retenue prisonnière dans le corps visible ; ainsi les chrétiens : on les voit vivre dans le monde, mais le culte qu’ils rendent à Dieu demeure invisible. »

            Le pardon est la route vers la paix… La paix à protéger pour qu’elle dure et donne du fruit !

 

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                                                    News et Foi - 27 février 2018 à 11:00

                                                                    Présentée par Paul Keil

NEWS ET FOI

 

Mardi 27 FÉVRIER À 11H00 

DURÉE ÉMISSION : 45 MIN

News et Foi - 27 février 2018 à 11:00

© 2018- RCF JERICO MOSELLE - père Samih RAAD

Solidarité avec le peuple syrien - l'abbé Samih RAAD   Quelques clés pour  comprendre la guerre de Syrie. En solidarité avec les civils syriens. Quelle est la position de l'Eglise catholique dans ce conflit et son action.

Avec l'abbé Samih RAAD, prêtre libanais, installé dans le diocèse de Metz depuis 2002. Prof au Grand Séminaire. Curé de la communauté de paroisses Sainte Catherine de Hombourg

Pour écouter  l'interview de l'abbé Samih RAAD   Cliquer sur Google+


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               L'abbé Samih Raad

Samih Raad, libanais, est docteur en philosophie UL, licencié en islamologie P.I.S.A.I., licencié en théologie I.S.P. Professeur de la Méthodologie et d’Histoire de la philosophie à I.S.P. et de la théologie chrétienne au Centre Chiite ‘Hawzat al-Imam al-Sadek’ et intervenant en Islamologie au Séminaire de Metz. Membre actif dans le dialogue islamo-chrétien. Il est l'auteur de plusieurs études : Les aspects humains dans la philosophie d’al-Farabi (thèse de doctorat), L’homme parfait chez Yahya Bin Adi, La philosophie éthique de Yahya Bin Adi, L’Imamat chez le mu’tasilîste al Kadi Abed al-Jabbar.

Une expérience politique musulmane au Liban (Ecrit par notre  curé l'abbé Samih RAAD)                ( Cliquer sur le lien ci-dessous)


https://leportique.revues.org/1408



 
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