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3°) Comment les prévenir ?

a) Analyse des facteurs d'une catastrophe naturelle par la modernisation et les progrès technologiques

Les catastrophes naturelles terrestres sont indépendantes de l'activité humaine directe et sont donc moins bien connues.

Aujourd'hui la technologie pour la prévention de l'arrivée d'une éventuelle catastrophe naturelle a evolué. Le signal part d'un point précis et se propage sur l'ensemble d'un espace donné. Les progrès accomplis en matière de télécommunications permettent de donner l'alerte depuis n'importe quel point du globe et d'être entendu dans le monde entier.

Dans le cas d'une catastrophe naturelle terrestre les systèmes d'alerte actuels reposent sur des instruments de mesures sophistiqués utilisés en télédétection, en météorologie, en physique et en géophysique ainsi que sur les moyens de communication modernes.
 
 
 

La collecte des données quantitatives remonte aux années 40 pour la météorologie, aux années 60 pour la sismologie, et encore plus récemment pour la vulcanologie. Quant aux techniques de la télédétection par satellite, elles ont à peine 30 ans.

On entend par la notion d'alerte, la capacité à devancer un événement dans le temps, l'espace, ou les deux à la fois. On peut ainsi parfois prévoir l'évolution d'un phénomène à court, à moyen ou à long terme et ses conséquences. Il arrive aussi que l'alerte soit donnée parce que l'on sait reconnaître les signes avant-coureurs d'un phénomène de grande envergure. Les prévisions météorologiques sur 24 et 48 heures, illustrent bien l'efficacité des systèmes d'alerte anticipée. Par contre, il est très difficile de prévoir avec précision un tremblement de terre ; les rares tentatives qui ont été faites en ce sens ont d'ailleurs souvent échoué. 

En règle générale, la capacité à prévenir un événement exige que l’on dispose d'appareils de surveillance adéquats et opérationnels, que l'on ait une bonne idée des causes spécifiques du risque en question et que l'on dispose d'un ou de plusieurs modèles de simulation permettant de décrire le déroulement du phénomène dans l'espace et dans le temps pour que l'on puisse transmettre l'information avant le déclenchement du cataclysme. 



Le sismographe a pour but de détecter les mouvements du sol indicateurs de séismes


b) Les gestes de sécurités préalables

Personne ne peut prédire ni empêcher une catastrophe naturelle , quand cela se produit nous devons être prêt à agir le plus rapidement possible. C'est pour cela qu'il existe des gestes de prévention importants à respecter et qu'il faut toujours être attentif au moindre fait inhabituel.

Le fait de lire ce que nous devrions faire en cas de catastrophe naturelle et de mettre en pratique ces conseils peut aider à conserver son calme, à être mieux préparé, à se protéger et à aider les autres. Et donc à eviter le plus de degats possible.

Le plan d'urgence a pour vocation d'apporter une méthode d'organisation rigoureuse, étudiée, planifiée, enseignée et répétée.

La notion de plan d'urgence repose sur la prévision. Il s'agit d'une part de capitaliser l'expérience des évènements passés pour améliorer le système et éviter de reproduire les erreurs, et d'autre part de tenter d'envisager des situations nouvelles. Dans tous les cas, le point critique est l'organisation des secours. Une situation de catastrophe peut provoquer une désorganisation des secours, du fait de la panique qui peut gagner les exécutants comme les décideurs,ou en raison de la grande quantité de personnel, matériel et consommables à gérer (logistique).

Il faut évaluer la résistance de son logement lors de toute éventuelle catastrophe naturelle, être attentif aux signes précurseurs, préparer  les équipements nécessaires ( trousse de secours, papier d'identité..etc), être attentif aux directives de la préfecture diffusées par les médias  et bien sur connaitre les voies d’évacuations. 

La protection des populations nécessitent que soient prises des mesures collectives et des mesures individuelles.


Pour le risque volcanique: 

La prévention passe avant tout par une étude approfondie de l'histoire du volcan. Cette étude historique permet non seulement de comprendre le fonctionnement du volcan, et notamment de prévoir quel type de phénomène est susceptible de se produire, mais également de dresser une carte de localisation des événements passés. La combinaison de ces deux points amène à dresser une carte des zones menacées. Entre d'autres termes, le passé est la clé du futur.

En raison des puissances mises en jeu lors d'éruptions volcaniques (jusqu'à dix millions de fois plus puissant que la bombe lâchée sur Hiroshima en 1945), la protection des biens face au risque volcanique n'est à l'heure actuelle pas réaliste. Actuellement la seule protection possible est l'évacuation des populations vers une zone hors d'atteinte.

La surveillance et l'alerte : l'étude en temps réel de l'activité d'un volcan peut permettre de prévenir l'arrivée d'une nouvelle éruption, et ainsi préparer l'évacuation de la population. Une éruption volcanique est précédée de plusieurs signes annonciateurs, notamment de séismes au sein de l'édifice volcanique. L'évolution d'autres paramètres géophysiques et géochimiques, ainsi que la déformation du volcan (augmentation de température, nature des gaz émis, gonflement du volcan, etc.) peuvent également être annonciatrices de l'imminence d'une éruption. L'Institut de physique du globe de Paris est chargé de la surveillance des trois volcans actifs d'outre-mer. Lorsque l'un ou plusieurs paramètres évoluent de manière significative, les autorités activent l'un des trois niveaux d'alerte :

- Vigilance-préalerte : mobilisation des services de l'État, information préventive ;

- Alerte : constitution d'un PC (poste de commandement) de crise, préparation de l'évacuation ;

- Evacuation : transfert de la population vers les centres d'hébergement.

L'information du citoyen : le droit à l'information générale sur les risques majeurs s'applique. Chaque citoyen doit prendre conscience de sa propre vulnérabilité face aux risques et pouvoir l'évaluer pour la minimiser. Pour cela il est primordial de se tenir informé sur la nature des risques qui nous menacent, ainsi que sur les consignes de comportement à adopter en cas d'événement (site du MEEDDM, prim.net, mairie, services de l'État).

L'organisation des secours:

Le maire peut élaborer sur sa commune un plan communal de sauvegarde qui est obligatoire si un PPR (Plan de prévention des risques) est approuvé. Si la situation le nécessite, le préfet a la possibilité de mettre en œuvre le plan Orsec (Organisation de la réponse de sécurité civile).


Pour le risque sismique:


Le risque sismique est l’un des risques majeurs pour lequel on ne peut pas agir sur l’aléa (on ne peut pas empêcher un séisme de se produire, ni contrôler sa puissance). Ainsi, la seule manière de diminuer le risque est d’essayer de prévoir les séismes (c.-à-d. prévoir où et quand ils pourraient avoir lieu : pour l’instant la science ne le permet pas) et d’en diminuer les effets (par la prévention, notamment en construisant des bâtiments prévus pour ne pas s’effondrer immédiatement en cas de séisme).

 La prévision à court terme : C’est la recherche d’un ensemble de méthodes permettant de prévoir la date, le lieu et la magnitude d’un séisme à venir ; pour l’instant la science ne le permet pas.

 La prévision à long terme : l’analyse de la sismicité historique (récurrence des séismes), de la sismicité instrumentale et l’identification des failles actives permettent d’évaluer l’aléa sismique d’une région, c’est-à-dire la probabilité qu’un séisme survienne dans une région donnée sur une période donnée (50 ans, 500 ans, ...). Un zonage sismique de la France selon cinq zones a ainsi été élaboré (décret no 2010-1255 du 22 octobre 2010). Ce zonage est basé sur un découpage communal.


                            Le zonage sismique de la France


Organisation individuelle :

Un séisme arrive sans aucun signe avant-coureur. Il vous surprendra dans votre sommeil, au travail, ou chez vous. Il est en effet impossible de prévoir sa survenue. Il se produira donc toujours à un moment où vous ne vous y attendrez pas.

Comme l’ont encore montré les évènements récents en Algérie, en Turquie, en Iran ou au Maroc, le séisme désorganise considérablement la société et peut laisser l’individu seul face à la crise pendant un temps relativement long. Pour la surmonter, il est essentiel d’anticiper les dangers et de limiter les dégâts éventuels.

Une bonne préparation: le Plan Familial de Mise en Sûreté

Outre les mesures de prévention et de réduction de la vulnérabilité qui peuvent être mises en place, un plan familial de mise en sûreté constitue pour chacun la meilleure réponse pour faire face au séisme en attendant les secours. Il vise à réduire la vulnérabilité des personnes grâce à une bonne préparation ; notamment en limitant les dangers consécutifs aux séismes.

Ce plan se prépare à l’avance. Il vous permettra d’éviter de céder à la panique lors de la première secousse, et vous apprendra comment réagir, et surtout réagir vite, en cas de secousses sismiques.

Les étapes recommandées pour réaliser ce PFMS sont les suivantes : 

Adapter vos équipements :

Des gestes très simples peuvent vous sauver la vie en cas de secousse sismique. En effet, une armoire ou une étagère peut vous blesser gravement lors de sa chute. 

Signal d’alerte et consignes de sécurité : 

Aucun signal d’alerte ne vous préviendra de l’arrivée d’un séisme. Les scientifiques ne savent pas encore les prédire.

Liste des numéros utiles : 

Établissez la liste des numéros des services d’urgence et de secours, de votre mairie, des services de l’Etat, de votre compagnie d’assurance, et de ceux qui pourraient figurer dans le Document d’Information Communale sur les Risques Majeurs établi par la mairie (DICRIM). 

Kit « séisme »

Composez votre kit « séisme » et assurez-vous que chacun sait où le trouver, qu’il est à portée de main et qu’il ne risque pas d’être enseveli sous des débris (en pratique près de la porte d’entrée). Afin de ne pas ralentir votre évacuation, il doit tenir dans un sac. Il doit comprendre :

• une radio et ses piles de rechange.
• une lampe de poche.
• de l’eau potable.
• les médicaments urgents : vous ou vos proches suivez peut-être un traitement médical. Pensez que vous aurez besoin de ces médicaments et que la pharmacie peut être, elle aussi, endommagée par le séisme.
• l’ alimentation et l’équipement nécessaire à un éventuel nourrisson.
• des vêtements de rechange.
• éventuellement, un sac de couchage ou des couvertures.

Produits chimiques, d’entretien :
Ces produits sont sources de danger (incendie, intoxication…). N’oubliez pas que vous pouvez être confiné, voire pris au piège dans un local à proximité de ces produits. Vous pouvez les mettre à l’abri dans un placard étanche. 

Objets de valeurs et affaires personnelles :
Prenez l’habitude de les stocker dans un endroit sécurisé, une armoire solide correctement ancrée dans le mur par exemple. 

Gaz et électricité : 
Apprenez où se situe le disjoncteur ou le robinet d’arrêt de ces réseaux. Cela vous permettra peut-être de les fermer après la première secousse lorsque vous évacuerez.

Mise à l’abri ou évacuation : 
Identifiez les endroits les plus sûrs dans chaque pièce de votre habitation. 

Un tel endroit peut se situer sous une table ou un bureau robuste ou sous un mur intérieur loin des fenêtres et des meubles lourds qui peuvent se renverser. Plus la distance que vous aurez à parcourir pour vous mettre à l’abri sera courte, plus vous aurez de chance d’éviter d’être blessé. L ‘entrée est habituellement un des endroits les plus sûrs dans la maison. Les cuisines et les garages tendent à être les plus dangereux. Durant un tremblement de terre, il est difficile, voire extrêmement dangereux de se déplacer d'un endroit à l'autre. 

Faites de même pour tous les lieux que vous avez l’habitude de fréquenter. 
Précisez où et comment doivent se réunir les membres de votre famille. 
Choisissez une personne en dehors du secteur immédiat avec qui chacun doit prendre contact si vous n’arrivez pas à vous retrouver. Cependant, rappelez-vous, l’emploi du téléphone est uniquement réservé pour les urgences. 


Pour les risques liés aux tsunamis:

Le fonctionnement du système de détection des tsunamis consiste en des stations d'alerte sismique, des détecteurs sous-marins et des points de diffusion d'information dans tout le bassin Pacifique. Les données des stations sismiques peuvent permettre de localiser instantanément un séisme et de déterminer si celui-ci peut entraîner un tsunami.

De plus, en pleine mer, des bouées "spéciales" sont placées stratégiquement. Ce sont des stations sous-marines de détection des tsunamis en pleine mer : le système D.A.R.T. (Deep-Ocean Assessment and Reporting of Tsunami).


   

Positions bouées de surveillance dans le Pacifique


Signes précurseurs auxquels être attentifs :

- Si vous résidez dans une zone côtière,

- Si un tremblement de terre important, une éruption volcanique sous-marine viennent d’avoir lieu,

- Si vous constatez une baisse importante du niveau de la mer, qui se retire et découvre la plage sur une distance inhabituellement longue, ou si entendez un grondement,

Alors, ne surtout pas rester dans les zones proches de la côte et être attentif à un éventuel message d’alerte tsunami.

Comment se préparer ?

-Repérer un endroit où vous pourrez vous mettre à l’abri ;
-Préparer l’équipement nécessaire (médicaments, papiers d’identité, lampe de poche etc.), détaillé dans le Guide de préparation aux situations d’urgence. (Ce guide pratique aide les familles à préparer un plan d'urgence personnalisé familial ou de quartier, en attendant l'arrivée des secours.)

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