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Ciao Bella !

publié le 14 mai 2013 à 10:13 par Frédéric Nedelec   [ mis à jour : 14 mai 2013 à 10:15 ]

La côte ouest de l'Italie est bordée de nombreuses petites îles.
Mis à part la célèbre Capri, destination de villégiature pour touristes "matuvu" trop fortunés, il en existe toute une enfilade heureusement moins connues et qui ont gardé intact leur charme et leur authenticité.
A l'opposé de la baie de Naples, Ischia répond à Capri par des petits villages multicolores dans les tons pastels, disposés aux détours de lacets qui arpentent son relief abrupte, au milieu d'une dense végétation.
Île volcanique des champs phlégréens, son petit port circulaire est niché dans un cratère éteint.
Un peu plus au nord, on trouve la petite île de Ventotene, avec son ancien pénitencier panoptique et son incroyable port que les esclaves romains ont taillé dans la roche pour y loger les galères d' Aggripa.
Les quelques 200 habitants de l'île ont pour compagnons des nuées d'oiseaux colorés qui jouent avec le vent au-dessus des plages volcaniques de sable noir.
Ponza, plus massive, est dans le même esprit et délivre avec pudeur ses somptueux joyaux, comme la baie de Bagno Vecchio, à l'eau turquoise, cerclée d'anciens repères de pirates...
Beaucoup plus au nord apparaît le fabuleux archipel toscan.
La minuscule Giannutri, tout d'abord, réserve naturelle en forme de croissant de lune, compte plus de goélands que d'hommes.
Puis Gigglio, qui exhibe tristement la dépouille du Costa Concordia, échoué juste à l'entrée de son petit port.
Pourtant, l'île recèle aussi des trésors, comme son village médiéval perché sur un de ses pics rocheux.
Enfin, si Napoléon avait été un fan de trekking, il n'aurait jamais fuit l'île d'Elbe !
Avec sa forme de poisson, elle abrite quatre petits massifs montagneux boisés qui font la joie des trekkers et des vététistes (et la nôtre !) dans une explosion florale sans précédent.
Il semble que l'île toute entière s'est embrasée de senteurs et de couleurs qu'un aquarelliste inspiré a transfiguré.
Si le paradis existe, il se pourrait bien que ce soit sur l'île d'Elbe !
Mais déjà Starlight file en direction du cap Corse, dans la nuit seulement éclairée par l'arc immense de la voie lactée.
Vers midi, le cap est devant nous, le vent forcit, la mer se forme, désordonnée. L'option de franchir le cap avec le vent portant est décidément la bonne !
Les rafales restent raisonnables, et le cap est franchit !
Une centaine de mètres plus loin, le vent tombe soudainement puis change plusieurs fois de direction ! Heureusement, je n'ai plus de cheveux à arracher !
Finalement, il s'établit de travers et Starlight se régale avec des pointes à 8 nœuds.
Au fond du cap Corse, Saint Florent nous accueille pour le stand by météo en vue de la... dernière traversée : Corse > Continent, le retour...

A bientôt sur l'Île de Beauté !

Le détroit de Messine - calcul de courant

publié le 10 avr. 2013 à 07:01 par Frédéric Nedelec   [ mis à jour : 10 avr. 2013 à 07:06 ]

Nous profitons d'un revirement radical de météo en notre faveur pour enchaîner les milles nautiques !
En Calabre, nous revenons sur nos pas à Crotone et Rocella Ionica que nous avions découvert lors de notre trajet aller.
En deux grands bonds, nous voici dans le port de Messine, devant le fameux détroit du même nom.
Pas de conditions dantesques pour notre première rencontre avec cet incontournable sujet de conversation de marins, mais de jolis moutons et des remouds annonçant un contre courant de près de 3 nœuds.

Pour tout ceux qui souhaitent un jour s'aventurer dans le mythique détroit, voici le lien vers un petit outil de calcul de la force du courant, développé par l'université de Messine, en fonction de la date et de l'heure saisie :

https://docs.google.com/file/d/0B1o5Or-0YJQDQXJIS0I1Und6cWM/edit?usp=sharing

C'est en italien, mais le fonctionnement est facilement compréhensible.
Saisissez l'année, le mois, le jour, l'heure, les minutes qui vous intéressent et vous obtiendrez heure par heure, à partir de l'heure que vous avez saisie, la vitesse du courant à l'embouchure du détroit.
Une valeur négative indique que le courant va du nord vers le sud tandis qu'une valeur positive indique que le courant va du sud vers le nord.
Bonnes traversées !





Notre grande traversée

publié le 30 mars 2013 à 15:17 par Frédéric Nedelec

Trois semaines ont passé, déjà, depuis notre arrivée à Argostoli, dans l'île de Keffalonia, située à l'ouest de la Grèce.
Nous qui pensions ne rester là que quelques jours avant d'avoir une fenêtre météo favorable pour quitter la Grèce avons dû patienter plus longtemps.
Tandis qu'en France, l'hiver frisait l'indécence à n'en plus finir d'étendre son long manteau blanc, les dépressions, à défaut de glaçons, nous offraient des coups de vents impressionnants, tantôt dans un sens, tantôt dans l'autre.

Quel magnifique prétexte pour s'aventurer sur les chemins de cette île encore sauvage, aux plages à l'eau turquoise tapissée de galets blancs, aux montagnes vertigineuses surplombant la mer, aux petits ports de pêche dignes des plus belles aquarelles et bien sûr à l'hospitalité proverbiale de nos hôtes insulaires..
Mais de fenêtre météo, rien !

Alors lorsque ces deux jours de vent de sud-est modéré ce sont présentés, nous n'avons pas hésité un seul instant. Branle-bas de combat ! Tout le monde sur le pont ! On va appareiller !

D'abord, c'est l'avitaillement : on fait les menus pour ces deux jours de mer et on cuisine les petits plats qui rythmeront cette traversée.
Croque-monsieurs, salades grecques (forcément) et kondros aux poireaux (le côté crétois de Flo !). Sans oublier les petits trucs à grignoter pour la nuit.
Ensuite, toutes les vérifications techniques : le matériel de sécurité, le moteur, l'état du gréement, l'éclairage de nuit, etc.
Et enfin le rangement complet du bateau afin d'avoir un pont et un cockpit parfaitement dégagés et un intérieur où tout est calé et à sa place pour éviter les blessures.
Ne pas oublier le réveil, à 3h30 du matin !
Ben oui, 170 milles à 4,5 nœuds de moyenne, cela fait 38 heures de navigation ! Donc si on veut arriver avant la deuxième nuit, il faut partir tôt !

Une pluie fine accueille le réveil. Le ciel est plombé. La pleine lune invisible.
La stratégie pour sortir le bateau de ce mouchoir de poche qu'est le microscopique port du club nautique d'Argostoli est mise sur pied.
Problème d’arithmétique de CE2 : sachant que le bateau fait 4,20 m de large, que le passage fait 5 m de large, qu'un pare battage fait 30 cm de diamètre et que le bateau a 2 côtés, combien reste-t-il de place une fois le bateau engagé ?
Plus beaucoup ! C'est vrai ! 20 cm exactement !
 
Avec d'infinies précautions, le navire s'extirpe de sa tanière et à 4h40, disparaît silencieusement dans la nuit pour se présenter devant la ténébreuse immensité de la mer mêlée au ciel.

Lorsque les enfants se réveillent, les conditions sont idéales : nous filons a plus de 7 nœuds sur un mer bienveillante avec comme toile de fond un ciel qui s'éclaircit.
La vie en navigation se met en place, tranquillement.
Toujours quelqu'un à la surveillance, pour éviter les ferries rapides qui relient la Grèce à l'Italie. Quand leur long panache de fumée noir apparaît au loin, il ne reste plus que quelques dizaines de minutes avant que leur grosse masse sombre n'arrive à notre hauteur et nous dépasse, avec en guise de salut quelques vagues copieuses levées par leur sillage puissant.
Quelques leçons du CNED, bien sûr, mais surtout beaucoup de détente pour les enfants, qui transforment leurs cabines en salle de jeux.
La lecture est agréable sur cet îlot solitaire perdu au beau milieu de la mer Ionienne. Les longues séances de contemplation aussi.

Le spectacle de la mer est fascinant, toujours le même mais sans cesse renouvelé, obéissant au doigt et à l’œil au vent, son maître, qui peut selon son humeur, en faire une immensité bleue, docile, à peine ridée, ou une furie noire, aveugle et déchaînée. 
Préparant lentement son coucher, le reflet du soleil devient éblouissant, comme un signal qui annonce l'approche de la nuit.

Les feux s'allument. Les relais à la barre s'enchaînent. Toutes les 3 heures. Café, vigilance, lecture, cap, musique, réglages.
La pleine lune a décidé de se faire notre compagne pour cette longue veillée. Elle éclaire puissamment l'onde noire. Le plancton n'est plus la star de la nuit.
Les milles défilent plus laborieusement. Le vent a lentement faiblit tout au long de l'après-midi et semble s'être assoupi lui aussi.

Mais avec l'aube, quelques nuages d'altitude apparaissent et revigore un peu le vent. Les milles défilent. Encore et encore.
L'occasion de se souvenir de tous ces bons moments passés en Grèce. Tous ces endroits visités. Et de se dire aussi que cela fait longtemps qu'on n'a plus vu de dauphins !
Et que se passe-t-il, en scrutant l'horizon, à la recherche de la trace de ces seigneurs de mers ?
Une gerbe d'eau au loin ? Une forme sombre qui jaillit tout là-bas ? Une autre ? Ça y est ! Les voilà ! Ils sont revenus ! C'est incroyable ! Comme s'ils attendaient qu'on les désire, qu'on les appelle pour se montrer !
Ils déboulent avec une rapidité étourdissante, bondissant hors de l'eau pour être les premiers à atteindre l'étrave du bateau et jouer, jouer, jouer, jouer !
Tourner, se pousser, se retourner, virer, glisser et virer encore. Ils sont là, à quelques centimètres de nos mains, formant sans effort une véritable escorte.
C'est une spectacle unique, merveilleux de simplicité et d'intensité. Comme les messagers de la mer qui, de part le calme et la sérénité qu'ils dégage à ce moment, semblent en même temps nous dire : "Poursuivez votre route ! Soyez tranquilles ! Aujourd'hui, la mer sera favorable ! N'ayez crainte !". Puis, soudain, après s'être concertés, virent à droite et disparaissent.

Sous le charme, les dernières dizaines de milles sont une douceur. Crotone et ses plates-formes pétrolières se dessinent tardivement dans une nébuleuse de nuages statiques.
La grande traversée touche à sa fin. Bien sûr, comme d'habitude, le vent s'en mêle et nous joue ses derniers tours. Mais cette fois, on sent que c'est juste pour taquiner.
Comme l'avait dit les dauphins.

Malheureusement et déjà, la page de la Grèce est tournée.
Mais celle de la botte italienne se dessine, avec encore beaucoup d'histoires à nous offrir !

A bientôt !

Traversée Grèce (Argostoli, Keffalonia) > Italie (Crotone, Calabre).
28 et 29 mars 2013
173 milles nautiques - 38 heures

PS : Cékoidon niveau 2 :
Devinerez-vous ce qu'est ceci ?

Indice 1 : on en a trouvé quasiment tous les 20 mètres tout le long de la traversée !
Indice 2 : ce n'est pas une moule mutante !


Photo de classe 2012 / 2013 !

publié le 13 mars 2013 à 00:08 par Frédéric Nedelec   [ mis à jour : 13 mars 2013 à 00:09 ]

Pour ne pas rompre avec la tradition, voici notre photo de Classe 2012 / 2013 !
Comme vous pouvez le constater en comptant l'effectif de la classe, nous avons privilégié la qualité à la quantité !


PS : la photo est prise sur le ponton du microscopique "port" du Club Nautic d'Argostoli, dont le passage d'entrée fait un peu plus de 5 mètres de large (Starlight affiche 4,20 m de largeur...).
C'est le lieu de notre stand by météo pour attendre une fenêtre favorable vers l'Italie.

Cékoidon ?

publié le 8 mars 2013 à 13:39 par Frédéric Nedelec

A votre avis, de quoi s'agit-il ?
Le (la) gagnant(e) gagne son poids en fêta !

Traversée Grèce > Italie : stand by météo

publié le 8 mars 2013 à 10:03 par Frédéric Nedelec   [ mis à jour : 9 mars 2013 à 13:06 ]

Nous avions une fenêtre météo pour traverser la mer Ionienne !
Mais hélas cette après-midi, les prévisions météo du 2ème jour de navigation (lundi) se sont détériorées.
Par mesure de sécurité, nous restons en stand by météo, dans le club nautique d'Argostoli : un port mouchoir de poche avec une entrée de 5 mètres de large (Starlight fait 4,20 m de large...).
Mais on a l'eau, l'électricité et une protection totale. A ne pas négliger lorsqu'on voit les prévisions météo pour la semaine à venir avec des vents à plus de 100 km/h annoncés...


Jamais sans mon "Doudou" !

publié le 6 mars 2013 à 04:45 par Frédéric Nedelec

Après une bonne série de navigations qui nous ont mené de Kalamata, l'ancien grand port du Péloponnèse, à Koroni, l'ancien "œil" de la République de Venise, puis à Pilos l'enchanteresse petite cité nichée au cœur de ses falaises dignes de celle de l'Etretat et dominée par son ancien fort byzantin, nous avons gagné Katakolon puis Argostoli, sur l'île de Keffalonia. Nous voici à présent en stand by météo au pied de notre prochain objectif : la traversée vers Crotone en Italie. 165 milles nautiques soit environ 305 kms soit une quarantaine d'heures de navigation.
Le hasard a voulu que "Starlight" retrouve "Doudou", le petit bateau français que nous avions déjà eu le plaisir de croiser à Héraklion quelques semaines plus tôt ! Ceci n'a pas manqué de faire rire les enfants qui étaient amusés que "Starlight" dorme encore avec son "Doudou" ! Peut-être les deux voiliers navigueront de conserve vers la botte italienne, qui sait ?

Une arrivée fracassante !

publié le 20 févr. 2013 à 11:04 par Frédéric Nedelec

Nous qui voulions arriver discrètement à Kalamata... C'est raté !

Extrait du journal "Les Echos" du 17 février 2013

Séisme de magnitude 5,0 au sud-ouest de Kalamata en Grèce

17/02 | 07:18

Un séisme de magnitude 5,0 sur l'échelle ouverte de Richter a été enregistré dimanche à 07h42 locales (05h42 GMT) en Méditerranée, au sud-ouest de la ville grecque de Kalamata dans le Péloponnèse, a rapporté l'institut géologique américain.

On ne signale pas de dégâts pour l'instant.

Courage ! Fuyons !

publié le 19 févr. 2013 à 04:49 par Frédéric Nedelec   [ mis à jour : 19 févr. 2013 à 05:20 ]

Reprendre la mer, c'est bien. Mais en hiver et en Méditerranée, c'est sportif !
Depuis Chania, une micro-fenêtre s'est présentée à nous pour gagner le Péloponnèse ! Ce fût le samedi 16 février. Sans plus !
Dès le lendemain, nous nous sommes réfugié à l'abri d'un bout de quai près du petit port de pêche d'Elafonisos.

Comme d'habitude, le coup arrive brutalement.
En moins d'une demi-heure, la mer est blanchie par les embruns et le vent commence son travail de sape.
Le temps de tisser une toile d'amarres autour du bateau, nous partons flâner sur le port.








En ce dimanche, un attroupement attire notre attention. Un caïk vient de débarquer sa pêche du jour : un requin de près de 3 mètres de long !
Même vidé de ses entrailles, ce seigneur des mers réagit toujours aux timides coups de pieds que risquent les enfants du port. Impressionnant !
Nous sommes heureux d'avoir réussi cette traversée entre la Grèce et le Péloponnèse. C'était un passage que j'appréhendais.
A cet endroit, les dépressions qui contournent le Péloponnèse entrent dans un goulet d'étranglement auquel s'ajoute une remontée très rapide des fonds marins de 3000 à moins de 100 mètres.
De nombreux naufrages ont eu lieu dans cette zone, dont le navire contenant la fameuse "machine d'Anticythère", le premier ordinateur connu, daté de plus de 2000 ans.
Mais notre protection à Elafonisos est précaire et nous profitons de la terrasse d'un café pour éplucher les bulletins météo et programmer la suite.
Difficile en effet d'imaginer rester accrocher à ce bout de quai devant les prévisions de mauvais temps avec rafales à 10 Beaufort qui sont annoncées !


Deux possibilités s'offrent à nous : une, quasi certaine, de rejoindre directement Kalamata par une longue navigation mais avec un temps calme, une autre plus hasardeuse avec une escale dans la jolie baie de Porto Kalo.
Nous choisissons la première solution et bien nous en prend. En effet, si l'arrivée à Kalamata de nuit se fait sur une mer d'huile et sous un petit crachin breton, rien ne laissai présager le violent orage qui s'est abattu toute la matinée durant sur l'ancien port le plus fréquenté du Péloponnèse.
Une grosse houle se leva au large et déferla en gerbes spectaculaires sur les brises lames du port.
Mais le meilleur reste à venir avec les deux jours de rafales à 10 Beaufort qui sont annoncés pour jeudi et vendredi.
Après les rafales à 38 nœuds au large de Rethymnon, Papa risque d'avoir aussi quelques turbulences pour son retour en avion !

Il est temps, à nouveau, de tisser la toile protectrice autour du navire et d'envisager la visite des environs qui donnera sans doute lieu à quelques vidéos !
La météo, plus que jamais, restera l'élément vital qui guidera notre voyage !

A bientôt !

La chapelle d'Elafonisos

Chania ! Na !

publié le 13 févr. 2013 à 22:12 par Frédéric Nedelec

Il n'était pas facile de s'imaginer quitter Héraklion et les formidables amis avec qui nous avions passé les deux derniers mois. C'est un peu comme si nous étions devenus nous-mêmes un peu crétois. D'ailleurs, la tentative pour gagner l'ouest de la Crête fût un échec. Samedi 9, à mi-chemin vers Rethymnon, dans un vent capricieux, un problème moteur nous a contraint à faire demi-tour. Retour donc le soir même à Héraklion, après 11 heures de navigation...

Grâce encore et toujours aux bons conseils de Jean, l'ancien propriétaire de Starlight et docteur-ès-moteurs, nous avons pu remonter jusqu'à l'origine de la panne : la kyrielle de micro-déchets apportés par le vent à Amorgos avait encrassé le circuit de refroidissement ! Le temps de tout nettoyer parfaitement et nous étions déjà mardi 12. A peine les tests du moteur réussis que tout l'équipage était déjà paré à appareiller !

Oui, mais la fenêtre météo était étroite : il fallait viser Chania dans une navigation de nuit, en sachant que nous risquions d'essuyer un vent soutenu au large de Rethymnon. En effet, l'entonnoir formé par les deux chaînes de montagnes voisines accélère dans cette zone les vents de sud.
Encore une fois, le vent fût capricieux : de 0 à 38 nœuds (force 8) avec un force 7 établi pendant plusieurs heures dans le secteur de Réthymnon. Sous trinquette uniquement, il a fallu lutter une bonne partie de la nuit jusqu'à atteindre la presqu'île d'Akrotiri qui nous procura une protection contre cette houle de travers qui mit l'intérieur du bateau sans dessus-dessous.

Au petit matin, notre récompense fût de découvrir ce magnifique levé de soleil à quelques milles de Chania.
Dans une mer d'huile, nous avons fait notre entrée dans le port de l'ancienne capitale de la Crête après 65 milles parcourus en 15 heures !

A présent, il est temps de découvrir cette ville au charme byzantin qui est devenue notre base avancée pour tenter de gagner le Péloponnèse.
Qu'on se le dise, le retour vers la France est amorcé !
Mais pour l'heure, nous sommes à Chania ! Na !




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