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Le naufrage du Pluviôse.

Le sous-marin Français "Le Pluviose" coule à la sortie des jetées, le 26 mai 1910:
                  

Le sous-marin Pluviose entre les jetées du port de Calais, et ci-dessous dans le port de Caen.
 

Deux sous-marins de la même série-type Sirène, le Pluviôse et  le Ventôse se livrent à des exercices de torpillage au large de Calais où ils sont basés tous les deux. Parmi les vingt-sept hommes dont trois officiers, le capitaine de frégate Prat, commandant la base sous-marine de  Calais se trouve à bord du Pluviôse, sur invitation du commandant Callot. L'une d'entre elle, qui sera fatale au submersible, consiste à passer sous la "malle" (en fait un ferry-boat) qui effectue la navette entre Calais et Douvres.
    

Le mouillage des sous-marins, près de la caserne des équipages, bassin Carnot, dessus & dessous.
       



Les trois sous-marins de l'escadre dans le fond du bassin Carnot, avant la catastrophe.


Le "Vendémiaire" identique au "Pluviôse".


Le Pluviôse avant son accident.

 
    Le sous-marin commence à faire surface lorsque le paquebot Pas-de-Calais (ci-contre) l’atteint à l’arrière et éventre les ballasts et les réservoirs de mazout ; la coque est déchirée, l’eau s’engouffre très rapidement, faisant basculer le submersible.

Le port de Calais est immédiatement alerté.  Le commandant du paquebot, Salomon, fait descendre une baleinière pour passer une aussière sous le sous-marin pour tenter de  maintenir à la surface de l’eau. Les appels restent vains, aucun signe de vie à l’intérieur, et  le submersible s’enfonce  pour disparaître  corps et biens.

 

 
Les secours s’organisent, un scaphandrier descend,  mais aucune réponse n"est donnée aux coups donnés sur la coque: pas de survivants;  Le renflouement du submer- sible, opéré avec du matériel venu del"arsenal militaire de Cherbourg et grâce à La Girafe ( photo ci-dessous) qui tentera de renflouer  le sous-marin à l’aide de huit chaînes, mais plus de huit jours après, à cause de la très mauvaise visibilité et des courants cotiers très importants à cet endroit, une  seule chaîne a pu être installée.


Les navires militaires "La Girafe" et le garde côte cuirassé "Bouvines" bords à bords.
  
Le travail pénible est confié au garde-côtes cuirassé BOUVINES (photo ci-dessous) de 6 798 tonneaux et 260 hommes d’équipage, qui doté d’un matériel adapté à cette tâche, arrivera à bout de ces travaux.
 

Le Garde-côte cuirassé "Bouvines", vue de la poupe.


Les chalands de soutènement.
 

    Photographie prise le dimanche 5 juin 1910, lors des opérations de relevage (voir autre site pour le chemine-ment de l'ensemble) avec de profil le "Bouvines", garde -côte cuirassé qui participe à la manoeuvre.

 Le 5 juin 1910, alors qu’on commence à espérer le renfloue-ment du sous-marin, une voie d’eau sur une ferrure renvoie le Pluviôse au fond de l’océan. Le 10 juin, enfin, l’épave du submersible entre au port de Calais après de multiples péripéties, tiré par trois remorqueurs, le "Mouton", le "Nord "et le "Calaisien". Le pilote ayant réussi cette manoeuvre d'exception est Monsieur RIVET, qui sera (un peu) oublié lors des cérémonies des funérailles.
  
 
 L'un des ponton de soutènement de l"épave du Pluviôse, lors de la phase d'entrée dans l'avant port, passant devant le navire qui l'a éventré, au fond.
  
  
 La déchirure, dans la coque, sur le dessus, laisse apparaitre les structures des entrailles du Pluviôse, échoué sur le fond, peu profond à cette époque. 
 

 Les charettes à bras de "Boite à candelles", le surnom du propriétaire de ces engins, rangées au premier plan, qui serviront au transport des corps vers la chapelle ardente, aménagée dans les hangards à sucre du Quai Paul Devot.  A gauche, la "baleine" (surnom donné par les Calaisiens à cette jetée qui mène aux écluses de chasse) et à droite la colonne Louis XVIII.
  

    La toute première inspection du navire échoué, à marée basse. Découverte du premier corps: le cadavre du Quartier-Maitre Le Breton.
 

 L'assèchement de l'épave au moyen de pompes et la    sortie du cadavre du Maitre-torpilleur Fontaine. Tentative de mise à flot à l'aide de tonneaux de bois pour la flottaison. Les pompes d'épuisement travaillent en continu. A chaque marée montante,l'épave se remplit d'eau. L'arrachement des tôles complique fortement lecolmatage de la brêche faite sur le dessus de la coque du sous marin.
 

 La mise en place du chantier, la gabare "La Girafe" est à couple du sous-marin.
 

L'épave échouée dans l'avant port, vue sous un autre angle. Celle-ci a dû être déplacée pour ne pas gêner l'activité portuaire.


Les scaphandriers et les sauveteurs reviennent au port avec l'épave.


Monsieur Chéron, Sous Secrétaire d'Etat à la Marine, s'embarque pour assister aux travaux de renflouement du Pluviôse.


Le "Pas de Calais" en cale de radoub 
pour  les réparations de son étrave.


La pompe d'extraction à plein régime.


Les Marins Vétérans coopèrent au renflouement du Pluviôse.


 Le Pluviôse, une fois totalement inspecté, a été traîné devant le quai d'Angoulême afin de dégager l'avant port.


On peut vois ici le schnorkel posé sur le sous-marin, qui émerge à marée haute, lors des préparatifs de haubanage pour le convoyage vers Cherbourg pour remise en état.


Le sous-marin en face du quai d'Angoulême, vue prise depuis la baleine, jetée de séparation de l'avant port.


Le sinistre cortège vire dans l'avant-port pour entrer dans le chenal. Ces cartes sont extrêment rares.

     
Départ de l'épave du Pluviôse pour la cale sèche du port militaire de Cherbourg), remorqué par le Champion, remorqueur de la Chambre de Commerce, et soutenu par les chalands.

    Le Pluviôse a été remis en état, et a servi comme patrouilleur en Manche. 


Cérémonie d'inauguration  du monument du Pluviôse, le 22 juin 1913. Celui-ci est toujours intact, et se trouve maintenant sur le rond-point d'accès à la plage.


Les marins au monument du Pluviôse.

        Une suite de cet évènement sur l'autre site, mais constitué de photos, et pas de cartes postales existantes, tirées d'exemplaires de "L'Illustration", périodiques hebdomadaire sortis les semaines suivant le naufrage.


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End
    Page de couverture du supplément Illustré du Petit Journal du dimanche 23 juillet 1905,sur le naufrage du sous-marin Farfadet. A cette époque, déjà, la Marine ne disposait pas du matériel nécessaire à un renflouement, et les chaînes disponibles à l'arsenal de Bizerte se rompirent, ce qui fut fatal aux marins qui auraient, d'après les sauveteurs et scaphandriers, survécu au naufrage lui-même.





Le sous-marin "Le Pluviose" dans le port de Boulogne.
        

Le sous-marin Germinal rentrant au port.


Le Pas-de-Calais, navire abordeur.


La marine Nationale envoie ses unités pour procéder au sauvetage des épaves.
    

Le Garde-côte Cuirassé BOUVINES participe aux opérations de sauvetage


 Première tentative de renflouement, avent l'accident qui fera couler le chaland N°42, lors d'un coup de vent.


Installation des chalands au dessus du Pluviôse.
 

L'un des chalands coulé pendant la tempête lors d'une collision avec la coque du Pluviôse


"La Girafe" et les pontons lors de travaux de renflouement de l'épave.


L'ensemble du dispositif mis en place.


Les scaphandriers plongent depuis les pontons pour fixer des chaines à la coque de l'épave. Certaines, trop fragiles, se sont rompues, retardant les travaux.


Un des scaphandriers, appelés aussi autrefois "Pieds Lourds", s'apprête à descendre sur l'épave, depuis un ponton situé en mer lors des opérations de crochetage du sous-marin naufragé.
 

L'entrée des chalands dans l'avant port de Calais, face à la gare maritime.


L'épave du sous marin est déposée sur le fond de l'avant port, en face de   la place du Minck, quai de la Colone Louis XVIII. Au fond, la "baleine "          


Légende:     Les sauveteurs, à l'aide de la foreuse électrique, ouvrent la coque du Pluviose. Submersible coulé bas le 26 mai 1910 par le paquebot "Le Pas de Calais". Après des efforts surhumains, l'épave soulevée par les chalands l'Europe et le Calaisien, remorqués par le (remorqueur d'Etat) Mouflon, est ramenée au port où elle entre dans la nuit du 10 au 11 juin 1901.


Equipement d'un "Pieds Lourds", sobriquet généralement donné aux scaphandriers, ici en opération dans l'avant-port, avec en toile de fond la gare maritime.


Des pontons ou quais flottants ont été aménagés pour accéder à l'épave. 

 
   
Le Commandant Amette, qui a dirigé les travaux de sauvetage du Pluviôse    
 

 Le pilote RIVET ( de face), qui a dirigé la manoeuvre lors de l'entrée dans le port.  


Le Pluviose sur son lit de mort, avec "La Girafe" échoué à ses cotés
  
 
Devant les retards accumulés, et face à l'opinion publique qui ne comprend pas pourquoi il est si difficile à la Marine de sortir les corps de l'épave, les travaux se poursuivent même la nuit.                                                                        
  

Vue rapprochée des travaux de colmatage de la brèche de l'épave             
 

La sortie du premier cadavre (voir ci contre)                                            
 

L'étrave "du Pas de Calais", suite aux dégâts provoqués par la collision.


Le pilote Rivet, responsable de la manoeuvre de remorquage de l'épave du sous-marin jusqu'au quai de la Colonne.


Légende: La catastrophe du Pluviôse: Transport d'un cadavre de l'épave au dépôt mortuaire.
 

Le cadavre de l'un des matelot est ramené à terre, et les officiels lors se découvrent pendant le passage du corps.


Les Marins de l'équipagee du Ventôse érigent spontané - ment une croix de bois blanc lors de la sortie d'un corps de l'épave du Pluviôse.


L'Amiral Boué de Lapeyrère, Ministre de la Marine à la descente du torpilleur et montant à bord du Pluviôse.


Les scaphandriers sur le quai de la Colonne. Leurs noms sont sur l'autre site avec les gravures.


Préparation de l'épave pour l'acheminement vers Cherbourg        (voir le départ du convoi plus haut à gauche)



Cette vue a été prise quelque temps juste après celle ci-dessus: Les opérations d'arrimage sont terminées, et on attend la mise en flottaison de l'épave pour la conduire jusqu'à la cale de radoub calaisienne pour parfaire l'étanchéité de l'épave, afin de la reconduire dans son port d'origine pour réfection complète: le Pluviôse renaviguera en Manche.



















End.