Légitimité de notre critique, sa specificité linguistique

 

On peut anticiper les cris de ceux qui vont dire : "c'est inadmissible de s'attaquer à des gens sur la manière dont ils parlent. C'est une atteinte à la liberté (d'expression ?) etc. etc."

 

Ceux qui voudraient réfuter d'emblée notre expertise sous prétexte qu'ils se demandent d'où elle vient et ce qui la légitime feraient bien de se poser les mêmes questions à propos des prestataires en français oral : d'où vient leur expertise ? Comment se sont-ils formés ? Qui contrôle la valeur de leurs prestations ?

 

Il convient donc de préciser tout d'abord que ce site reconnaît à chacun le droit de s'exprimer comme il le veut, que ce soit en français ou dans n'importe quelle langue...

Toutefois, à partir du moment où la prestation est professionnelle, il est tout à fait légitime de la critiquer, comme on critique le vin, les livres, les chansons, les restaurants et tutti quanti.


En effet, le français est une langue prestigieuse et les textes qui sont lus "sur scène" ou dans les médias, en voix On ou en voix Off, appartiennent clairement au registre du français le plus châtié. La personne qui est choisie et employée pour dire un tel texte se doit donc d'avoir une diction à la hauteur des mots qu'il doit lire et aussi à la hauteur de la langue elle-même. Ces prestataires sont tout à fait conscient de cette responsabilité d'ailleurs, et s'efforcent, sans exception, de délivrer la meilleure qualité de langue dont il sont capables. Le problème qui surgit alors est : de quelle qualité de langue sont-ils capables ?


Comment peut-on estimer la qualité d'une diction ? N'est-ce pas complètement arbitraire ?

 

Pour comprendre notre méthodologie, il faut rentrer un peu dans le monde de la linguistique, et en particulier de la phonologie.

 

Enfin notre  démarche est reproductible par n'importe quele personne ayant des connaissances basiques en phonétique. Le problème de cet examen la langue française est compliqué par le fait  :


1 Les "linguistes" orthodoxes se placent dans une position d'observateur, donc ils ne font aucune prescription (il faut dire comme ceci ou comme cela). Ok mais n'ont-ils pas oublié les fondements méthodologiques de l'étude d'une langue ? Le premier principe de l'étude d'un dialecte est la délimitation de ses locuteurs (de qui on parle quand on dit que des gens parlent  une langue ? de façon amusante, on rencontre assez souvent l'affirmation qu ' "une langue appartient à ceux qui la parlent", ha ha, chercher l'erreur...

2 Une part importante des linguistes formés dans les dernières décennies, notamment en France, ne sont pas des locuteurs traditionnels, mais ils ne le savent pas. Autrement dit ils prennent le français qu'ils parlent pour une forme authentique de la langue.