bêtisier

 

Fleur Australe

Si l'émission Thalassa vous fatique parce que trop intellectuelle (!) vous avez la possibilité de regarder à la place le documentaire "Une fleur dans le Pacifique" dont le commentaire est garanti totalement sans aucune information scientifique, historique ou autre. Geraldine Danon, qui ne parle pas un français pire que les autres pseudo-parisiens qui squattent le PAF mais elle garde une fraicheur de débutante et vous amusera, dans l'épisode sur les Marquises, par sa mention "des quatre zîles principales".

Lapsus Lingueo ?

Lingueo est un site d'enseignement des langues par internet...

"Afin d'offrir à nos utilisateurs la plus haute qualité d'éducation, Lingueo est à la recherche des meilleurs talents pour rejoindre notre communauté de professeurs!

Si vous avez un diplôme pour l'enseignement des langues, plusieurs années d'expérience, de bons outils pédagogiques, une véritable passion pour l'enseignement, déposer votre candidature pour être un professeur.

Si nous reconnaissons le besoin pour un nouveau professeur de langue, vous serez contacté par un membre de l'équipe de Lingueo afin d'examiner votre CV et de vous fournir plus de détails sur le processus de sélection."


On aimerait surtout avoir plus de détails sur le processus d'écriture de cette page en français !

"Nous allons maintenant étudier votre profile et nous vous recontacterons lorsque votre demande sera validée"



Ice Age 3, un film non-gay!


L'animal pirate qui accueille les héros dans le monde souterrain propose de faire le guet, mais comme il a peur de faire gay, il prononce "faire le gué"...(il s'agit de "Buck, une fouine à un œil excentrique aux airs d'Indiana Jones" dixit Wikipedia, doublé par Emmanuel Curtil)

L'avance du Blue-ray, mais pas dans tous les domaines !

Le blue-ray a de l'avance technologique, mais prend la suite du DVD dans le mépris des spectateurs en ce qui concerne les voxographies. Le BD "The tale of despereaux" avec ses bandes sons en espagnol et en français (en plus de l'anglais) ne comprends aucune indication sur les responsables du doublage alors même que ce film est axé (comme beaucoup de films d'animation d'aujourd'hui) sur le prestige d'un diction par des personnages connus (la narration en anglais est faite par Seagourney Weaver...). De toute façon, il semble que la très bonne diction française (globalement) observée dans ce BD à couverture anglophone (probablement le doublage canadien) n'était pas assez bonne pour les français franchouillards, puisqu'une version franco-française, avec pour narrateur André Dussolier (que nous n'avons pu nous procurer encore) a été réalisée ...

 Plus belle la vie !

Un dialogue de ce feuilleton :

"et c'est nous qui avons récolté les pots cassés !"

 

 Ana-chronique

Ici pas de faute de français, oral ou écrit,  mais un très bon gag : "Par les âpres temps qui courent, l'automobile est aussi menacée que les dinosaures au matin du Big-bang" Stéphane MEUNIER, rédacteur en chef de L'Automobile Magazine, n° 754 mars 2004

 

C'est vrai qu'ils devaient en faire une tête, les romains, quand ils ont appris à la radio la disparition des dinosaures à cause du Big-bang !

Le français du Midi traditionnel

 On connaissait (de nom du moins, personne ne semblant en connaître la définition, voir plus bas) le "français standard",  on connaissait le "français du Midi" voire le "français de référence", voilà maintenant le " français du midi traditionnel" !

Dans la publication de  Eychenne-Sobotta (Elissa Sobotta, Université Ludwig Maximillian, Munich ... Julien Eychenne, Université de Toulouse-le-Mirail) on peut lire : "

"En « français de référence » (Morin 2000), le e graphique en syllabe initiale de mot correspond généralement à une voyelle instable, comme dans semaine [soemEn] vs [smEn] (cf. Fouché 1956, Dell 1985). En français du Midi traditionnel, on observe généralement en surface une voyelle stable qui n'alterne jamais et la qualité de la voyelle de mener ne se distingue pas de celle de meunier"

On aimerait beaucoup connaître la définition de cette nouvelle sorte de français ! C'est le français qui est traditionnel ou c'est le midi ? Plus sérieusement, est-ce le français parlé par un locuteur qui possède encore l'occitan (le catalan, le corse, le basque, l'italien ?) comme langue maternelle ? Ou bien qui comprend encore une de ces langues ? Ou bien est-ce qu'on reconnait le locuteur du français du midi traditionnel " à ce qu'il porte encore le béret ?

"C'est dur d'accuser le coup" (François-David)

 Mais il ne fait pas tellement mieux que Denis :"l'heure du glas a sonné"... (vous les avez reconnus j'espère, sinon cherchez François-David et Denis sur google...)

PADG nous écrit

"Monsieur je suis tombé sur votre site qui avec grande intelligence se propose de juger notre facon  de parler ... je suppose que vous devriez vendre vos services aux clients qui nous ont fait confiance depuis 25 ans . 25 années et plus de 30 000 enregistrements plus loin je suis content que vous ayez enfin decouvertque j'ai une voix de chiotte .. dommage pour tout ces clients qui ne s'en sont jamais aperçus ..mais heureusement pour ma famille que j'ai pu faire vivre grace acela pendant des années .. en tout cher monsieur je sais tout ;; veuillez de ce pas retirer mon nom de votre listing car j'ai beaucoup beaucoup moins d'humour que mes confreres  .. Pierre alain de G .

au fait vu votre immense experience vous devriez etre immensemment connu et milliardaire ..."

Apparemment, notre site atteint bien son objectif pédagogique puisque comme le dit lui même ce mécontent (je n'ai pas mis de "sic", il y en aurait eu trop, toutes les fautes sont d'origine (copié-collé))...

Rappelons toutefois que notre site ne critique pas les 30 000 enregistrements de ce monsieur, mais seulement la prestation visée par la fiche qui le concerne.

Coui-coui

 Dans le dernier James Bond, Quantum of Solace, on entend dans la version française James Bond  (jean-Yves berteloot ?) dire :  "je sais déjà qu'oui" (peu avant la fin).

Laconneu dans le Tareuneu, est-ce opeutimaleu ?

Dans leur article "La théorie de l’optimalité et la variation phonologique du français : le problème des mots à “h aspiré”" Trudel Meisenburg et Christoph Gabriel de l'Université d’Osnabrück, FB 7, D-49069 Osnabrück, Allemagne posent que pour cette étude, ils ont utilisé un matériel "provenant d’un côté de nos enregistrements PFC à Lacaune (Tarn), de l’autre d’une expérience que nous avons faite avec 12 locuteurs natifs du français."

On ne sait pas si c'est un effet voulu ou une maladroitesse d'opposer dans cette phrase les locuteurs du Tarn (nés où ? de quels parents ?) et des locuteurs "natifs" (qui vivent où ? et d'où venaient leur parents et grand-parents ?). De notre point de vue, il faut effectivement vivre en Allemagne pour croire que la langue française peut être étudiée d'un point de vue linguistique  en pleine Occitanie ! Peut-être il y a-t-il là un léger problème d'optimalité ?


(Si vous êtes de Lacaune et que vous lisez ceci, demandez vous ce que vous penseriez si des Espagnols venaient étudier l'occitan à Charleville-Mézières ?)

Est-ce qu'il sé de quoi il parle ?

Dans la page http://post.queensu.ca/~lessardg/Cours/215/chap3.html l'exemple d'une opposition é/è en syllabe ouverte est /se/ ~ /s / (ses ~ sait). On aimerait savoir qui prononce ces mots comme ça : l'auteur de la page ? En ce qui nous concerne, il n'y a pas d'opposition entre ces deux mots en français traditionnel;  L'exemple que nous donnerions serait : gué-gai ou bien pré-près, ou bien encore dé-dais (ce n'est pas ça qui manque en français, pourquoi aller chercher un exemple faux ? )

Et Dieu créa le lapsus

Dans "Et Dieu créa la femme" Brigitte BARDOT prononce "vous m'avez bien nue". Est-ce une liaison ou une suggestion subliminale ?

Lions, lions, ça fait bien !

 Palme de la liaison pompeuse pour Rosine CADORET, qui a prononcé : "S'ils se sentent t-aimés..."

  Citation optimiste

"La politique est le seul métier qui se passe d'apprentissage, sans doute parce que les fautes en sont supportées par d'autres que par ceux qui les ont commises. ( Achille Tournier )

Vous avez peut-être déjà rencontré cette citation?

 Elle est totalement fausse !


En réalité, il existe au moins un autre métier qui est apparemment exercé de nos jours sans aucune formation, sans aucune évaluation, sans aucun suivi qualité !


Par ailleurs, si les hommes politiques sont extrêmement critiqués dans leurs actes et leurs paroles, cet autre métier jouit (jusqu'à aujourd'hui) d'une immunité totale, toujours apparemment.


Vous l'avez peut-être deviné, il s'agit du métier de conteur, avec ses variantes : narrateur, comédien, doubleur, etc. 

Devenez comédien "voix off" !

Allez sur : http://www.club-voix-off.com/questions-sur-la-voix-off.php 

Bien sûr, c'est un site publicitaire qui cherche à vendre un bouquin, mais il est quand même remarquable que parmi toutes les qualités qui sont envisagées pour devenir voix-off, à aucun moment il n'est question de maitriser la langue... 

Une définition universitaire du "français de référence" ou comment trouver un parisien à Paris...

On trouve dans le cours (téléchargé en 2008 sur internet sous forme de pdf) "Phonologie française" (version 2005) de Marie-Hélène Côté

(Professeure agrégée et directrice du Département de linguistique

Membre de la Faculté des études supérieures et postdoctorales et autorisée à diriger des thèses. Université d'Ottawa, Canada...) la définition suivante du "français de référence" :


"Définition des variétés étudiées
• Français de référence: 

français parlé par l'élite parisienne ou les gens des médias
nationaux français. Il s'agit en fait d'un concept difficile à définir."

On voit que la définition inclut l'idée qu'elle est elle même difficile... quel paradoxe ! ou quel oxymore ?Est-ce tout ce qui émerge de la lecture des dizaines d'ouvrages de références (eux aussi) cités par Mme Côté ?

Le français de référence serait donc parlé par "l'élite parisienne"... mais comment savoir si une personne appartient à cette élite ? et ce qu'est un parisien ? Une personne née à Paris, une personne qui vit à Paris ?

Les "gens" des médias n'appartiendraient pas, a priori, à cette élite (si c'est un ou exclusif )? ou à la catégorie des parisiens ? (on verra plus loin que finalement, sur ce dernier point,  c'est assez vrai...)


Trêve de moqueries : un peu de critique sérieuse !

- Au sujet des Parisiens : Mme Côté ne paraît pas consciente que Paris est probablement l''endroit le plus cosmopolite de la francophonie, peut-être du monde ? De nombreuses personnes y sont à tous les stades de l'assimilation vers le français parlé collectivement, à partir de tous les points de départ linguistiques imaginables ! A tous les stades, il faut nuancer, notre étude montre que le français traditionnel peut se perdre, mais pas se gagner.

- Au sujet des médias :  au sein de la capitale, c'est encore probablement le milieu le plus cosmopolite ! Est-ce vraiment là qu'on doit chercher un français de référence ?


  Les eau-eau-a de RFO

Comme les années précédentes, RFO lance en 2009 un concours nommé Hohoa (un mot tahitien qui désigne le fait de filmer). Ce qui est gênant c'est que le mot comporte deux h aspirés ! Dans la bouche des locuteurs de RFO inconscient de cette réalité du tahitien, ou tout simplement incapable de les prononcer, le mot se transforme en un ridicule eau-eau-a...

Voire même en plus éventuellement quelquefois !

Les présentatrices de l'émission "Envoyé spécial" sont de grandes spécialistes du "voire même". Dans le numéro sur les atrocités en Serbie (2008) on les entend le dire au moins deux fois.

Pourvu que vous me pardonnassiez ces petites erreurs... 

 Dans l'édition du "livre de poche" du roman "Manon Lescaut" de l'Abbé Prévost imprimé en 1966, se trouvent deux coquilles : 

- à la page 187, on lit : [Mais, si vous connaissez la force de l'amour,  si vous pouvez juger de ce que souffre un malheureux jeune homme à qui l'on enlève tout ce qu'il aime, vous me trouverez peut-être pardonnable d'avoir chercher le plaisir d'une petite vengeance, ou du moins, vous me croirez assez puni par l'affront que je viens de recevoir.] 

- à la page 109, on lit : [ car cette comparaison, ajouta-t-il, du terme de vos peines avec celui qui est proposé par la religion, est une idée des plus libertines est des plus monstrueuses.]

Il est clair que ces deux erreurs ne sont pas des coquilles "aléatoires" mais des fautes d'orthographe typiques dues à la distraction du compositeur d'imprimerie... Dans le premier cas, la faute est logique puisque les prononciations de l'infinitif et du participe passé sont les mêmes. La deuxième ne peut s'expliquer que par le français simplifié, dans lequel les mots "et" et "est" ont la même prononciation (c'est d'ailleurs ce qu'avait écrit un rédacteur de wikipedia : que ces deux mots avaient la même prononciation, et qu'ils ne différaient que dans la liaison...)

United colors of diversité linguistique

On a pu voir en novembre 2008 sur Tempo Polynésie une émission nommée "môt d'actu"  dans laquelleLucie-Vi MONTCHOVI vantait la diversité ethnique et linguistique... On comprends le choix d'une fille "colorée" pour une telle promotion. Mais qu'est-ce que la diversité linguistique, si elle a pour projet (inconscient) d'omettre les locuteurs traditionnels du français ? 

La fabrique de l'écrit

 Dans le livre de Jean-Paul Brighelli "La fabrique du crétin", qui a fait beaucoup de bruit, en tant que critique sévère du système éducatif français, tous les exemples pris à propos de l'enseignement du français et de la littérature montre que l'auteur de ce brûlot ne s'est en fait pas dégagé du tout du moule académique ! Pas un seul mot sur le français oral, la diction, l'écoute dans tout le bouquin ! 

Sans Sarah, je m'en va 

  Dans le film : "Sans Sarah, rien ne va !", le dandy énervant (joué par Russell Brand, très comique) dit à un moment, dans la version française "...je m'esquive..." voulant probablement dire : "...je m'éclipse..."...

Zen chie foune demi ? 

 Le Film "Then she found me", c'est le titre français, restera dans les annales comme le premier film entièrement doublé en français simplifié. On peut y entendre Helen Hunt prononcer des phrases comme : " Jeu sé ceu queu j'é fé" ... Le personnage incarné par Bette Midler, pour sa part, se fend d'un "déguingandé" (sic).


Low profile ?

La firme LOWE, qui fabrique des sacs à dos et autres bagages de haut de gamme, avec une image écologique et à l'écoute du consommateur, a fait imprimer des supports cartons pour des petits sacs pour appareils photos sur lesquels la formule : "Over 30 years of firsts" (plus de trente ans d'innovations") est traduite en français par : "Sur 30 ans de premiers" ! Commentaire : contacté, le service consommateur a défendu la boite qui l'a arnaqué (en lui vendant une traduction faite par un "traducteur de langue maternelle française") et en nous disant que c'était normal que différents traducteurs ne soient pas d'accord sur les mots exacts d'une traduction ! Quand on sait que la profession de la traduction est extrêmement organisée, réglementée (diplômes, certifications, etc.) on comprends mieux ce qui peut se passer dans la profession de la narration, dans laquelle rien de tout cela n'existe... 

Aimez vous les petits roberts ? 

Dans l'édition 2002 du Petit Robert, la prononciation donnée pour le mot  "les" (article défini pluriel) est [le], c'est à dire : lé ! Le lait reste encore [lε], c'est à dire lè,  mais  pour combien de temps, car laitier est déjà passée à [letje] : létié ? Remarquons que dans l'édition de 1991, les était déjà lé mais on pouvait encore choisir entre [letje] et [lεtje] ! Qui a décidé que la deuxième prononciation était caduque, alors même que "d'une manière générale, la prononciation considérée comme la plus correcte et la plus soignée a été retenue" et que "nous avons pris comme norme la conversation soignée du Parisien cultivé" (Principes généraux de la transcription phonétique, p.XXII, édition 1991). En fait, c'est probablement logique, puisque les dernières remarques ont été supprimées dans l'édition de 2002... Le TILF indique pour sa part en 2008 les deux prononciations [le] et [lε] pour notre article. On peut se demander aussi pour combien de temps ?


Fus tu féru du tofu ?

 Dans le film "The island" (2005), la personne qui double en français Ewan MacGregor (BRUNO CHOEL) ne semble pas démesurément familière avec la culture japonaise puisqu'il prononce les voyelles de "tofu" comme celles de "cornu". Evidemment, là, il ne s'agit pas d'un test sur sa connaissance en français traditionnel, mais cela nous permet de voir que les doublages sont très peu réécoutés...


Réalisme scientifique des liaisons dangereuses

Dans leur article "Réalisme psychologique des segments latents : intuition phonologique ou effet de fréquence ?"
S o p h i e W a u q u i e r - G r a v e l i n e s  & N oë l N g u y e n, des chercheurs du Département des S c i e n c e s d u l a n g a g e , U n i v . N a n t e s , F r a n c e et du L a b o r a t o i r e P a r o l e & L a n g a g e  du C N R S donnent comme exemple de liaison impossible : "un soldat anglais" à côté de "des héros". En réalité, il faudrait distinguer une liaison effectivement impossible, par absence de consonne latente, dans le premier cas d'une liaison POSSIBLE mais interdite (à cause du h aspiré), deux cas très différents qu'on s'étonne de voir ainsi amalgamés.


Aux sources du langage mal articulé

Dans son ouvrage "Aux sources du langage articulé", le professeur honoraire au Muséum d'Histoire Naturelle Roger SABAN, qui veut brosser une ambitieuse fresque de l'origine de la langue depuis la préhistoire, montre (p. 22) sa méconnaissance de sa propre langue en opposant phonologiquement les mots "mes" et "mais" auxquels il attribue respectivement les notations[me] et [mε] ! Bien entendu, ces deux mots ont - en français standard - exactement la même phonologie :  [mε(s)], la parenthèse notant la consonne latente. Un exemple parmi d'autre de scientifique qui néglige de vérifier des faits simples pour lesquels il prend sa version érronée pour une vérité universelle...

 Un gai gay guère à gué

Dans un documentaire ou une émission dont j'ai malheureusement perdu les références, l'animateur a prononcé le mot "gué" : gai, genre : "il a traversé un gay"... Il est probable
1 que ce présentateur ne connaissait pas très bien le mot "gué", faute de l'employer souvent.
2 qu'il prononce déjà, si on peut dire, le mot "gai" et "gay" avec un é fermé.
d'où cet hypercorrectisme : soucieux de ne pas prononcer pareil ce mot exotique de "gué", il a choisi de le prononcer en è ouvert d'où une inversion phonologique complète pour cette opposition. Dans le cadre de notre enquête nous avons observé plusieurs narrateur qui prononçaient le mot "crée" comme craie, c'est à dire avec un è ouvert. Il est probable qu'il s'agit du même phénomène et que ces personnes prononcent  la craie avec un é...

 Ni trop zirréfléchie, d'ailleurs !

Dans le  film "Dommage Collatéral" avec Arnold Schwarzenegger, quand celui-ci se retrouve à l'hôpital après l'attentat du début du film, il regarde une femme qui annonce à la télé : "...nous ne devons pas prendre des décisions trop-patives...".

Après vous...je n'en ferai rien...sans façon...je vous en prie 

Dans le James Bond "Tuer n'est pas jouer", après avoir fait le coup de feu en face de l'opéra de Prague, son collègue lui dit : 

" Faut-ty aller !". On voit qu'on a beau être agent secret, on en est pas moins adepte des liaisons pompeuses...

 Le castingue qui neu fé pas vrément du midi, peuchère ...

 Dans le feuilleton "Terre de Lumière" qui se passe dans le midi, sur tous les personnages, il n'y en a qu'un qui a l'accent : le maire du village (au moment du mariage, premier épisode). On se demande où ils l'ont trouvé celui là ? Peut-être un vrai habitant du village ? Sûrement pas chez les boites de castingues en tout cas (personne ne semble avoir d'accent chez eux, comme en témoignent tous les autres personnages).


Un cheval dans le vent...

Dans le film "L'étalon noir" de Carroll Ballard (1979), produit par Francis Ford Coppola, un des doubleurs en français ne connaît apparemment pas la prononciation du mot "van" (camionnette en américain, qui se prononce : vanne)  : on l'entend dire, à propos du cheval : "je l'ai remis dans le vent" (peu après la course sous la pluie)... au delà de l'erreur de cet interprète, on peut se demander pourquoi personne n'a pu, dans la chaine de validation de ce film, s'en apercevoir ????

Les mutinétes du bountyte... 


Dans le documentaire "L'utopie de la Bounty" d'Alain Tixier, le narrateur parle (à chaque fois) du "capitaine Blighttt" (il prononce apparemment un t qui ne se trouve pourtant pas dans le nom de ce personnage : William Bligh).


Un GPS parlant, de marque non identifiée dit : "tenez la droite, tenez la droite" (au lieu de "tenez votre droite"). Commentaire : la traduction et l'enregistrement des consignes pour un tel matériel n'est sûrement pas au centre des préoccupations du constructeur, axé sur l'électronique. Ce travail de bout de chaine doit être sous-traité à la fin chez des prestataires dont le nom ne doit même pas se retrouver dans le manuel...


Le narrateur Patrick FLOERSHEIM semble un grand spécialiste des liaisons "maltapropos" : "les toits sont thérissés", "ont toujours zété"... Commentaire : bien sûr, cela peut arriver à tout le monde, mais n'oublions pas qu'ils s'agit de prestations professionnelles REMUNEREES.

Ecran d'attente dans les avions... 

Sur les vols Air New Zealand, les mots anglais "time to destination" sont traduits  en français par : "temps à parcourir". Commentaire : les français qui volent doivent apprendre l'anglais, mais apparemment les anglais qui volent n'ont pas besoin d'apprendre le français...