Babylone la grande


Babylone, c'est notre système intérieur, qui structure notre territoire intérieur. C'est l'image taillée, statique, que nous nous faisons de Dieu, qui Lui est dynamique et Vie.

Ce système humain créé par l'homme irrégénéré entend ériger Dieu et tout ce qui est du domaine spirituel, en système dogmatique, fixe et figé.

Le comble de ce système, c'est le déni : non seulement la Vie est figée comme la pierre, mais ce système statique est présenté comme le but suprême de l'homme, et la religion comme le moyen d'y parvenir.

Et le comble du comble de ce système, c'est le déni du déni : tout est organisé pour que ceux qui s'enferment dans ce système, non seulement le justifient par des raisonnements humains, mais font passer ces raisonnements comme le sommet du génie de l'homme...


Le piège à éviter : combattre le système avec un anti-système : cet anti-système est lui aussi un système...

Enseigner que la vérité consiste à lutter contre le système, ou exhorter à vivre à l'opposé du système, rend dépendant du système, et enferme dans un méta-système, Babylone la grande.

A vouloir justifier ce méta-système, cette grande Babylone, on en arrive fatalement à la conclusion que le mal est nécessaire au bien, que le bien reste indéfinissable sans le mal, que le bon n'a pas de sens sans le mauvais, que le beau ne peut se révéler si le laid n'existe pas, que le vrai et le juste ne peuvent se concevoir sans le faux et le sans-norme.

On reste dans le même référentiel, celui du système fermé sur lui-même, dans lequel aucun problème ne peut être résolu.


Cet enfermement dans un (méta-)système dérégule le système immunitaire spirituel : ce dernier adhère à la religion - la mort - et s'attaque à la Vie véritable. Babylone la grande, c'est le sida spirituel résultant de la prostitution spirituelle.

La Croix perd son symbolisme originel de Vie, contre laquelle devrait mourir notre vieil homme pour que notre être ressuscite en Homme Nouveau.

La Croix perd son symbolisme originel de Vie et devient symbole de mort.

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