Bernard Darbefeuille

 

C'est dans la matière que s'élabore ma peinture. Je la conçois comme une sculpture en deux dimensions. L'orchestration des pleins et des vides participe de l'apparition de l'image par une stimulation plastique du regard que l'on y porte. L'abstraction apparente élargit le champ de signification d'une représentation qui ne se donne pas à voir, mais à interpréter, dans une perpétuelle mouvance qui relève de la psychologie du regardeur à un moment et dans un lieu donné.



Pour moi, la peinture comme la sculpture au sens large et contemporain de ces mots n'est pas un objet qui flatte l'oeil, mais l'objet du pouvoir de l'oeil à construire son propre champ esthétique et sémantique; et donc, la subjectivité de la liberté de pouvoir décider où, quand, comment et pourquoi se définit le mot art.