Nous vous avions quittés il y a trois mois déjà en ce début d’année 2018 et bien des événements se sont déroulés...


Alors que nous prenions l’avion à Paris en ce début de janvier pour la Martinique, notre fille Léa mettait au monde un petit garçon, Sandro à Chambéry. 

Nous passons un mois sur Belissima en compagnie de notre amie Béa, et projetons de revenir en métropole en même temps qu’elle début février, pour venir voir notre nouveau petit fils.


 


C’est l’occasion de descendre vers le sud pour faire découvrir à Béa quelques joyaux des Antilles.

Nous lui faisons goûter langoustes, poulpes et poissons lions, entre autres !


Début février nous rentrons donc en métropole pour voir Sandro, Léa et Quentin près de Chambéry.

  

 

                                                                   

Et c’est pendant ce séjour que notre dernière fille Alice décide d’accoucher en Guadeloupe d’un garçon, Maël, pendant notre absence. Décidément ces derniers petit-fils sont des farceurs !



Dès notre retour nous faisons connaissance avec Maël et restons en Guadeloupe pour profiter également d’Alice et Thomas.


 

 

Thomas travaille à la construction de leur maison, qui surplombe la baie de Malendure et les ilets Pigeon au sein de la réserve Cousteau.

 

 
 

Vue de la terrasse


Nous retrouvons des amis près de Pointe à Pitre et profitons de belles journées et de belles pêches de langoustes.


Notre ami Gilles qui participe à la transquadra, arrive en Martinique en février. Nous regrettons de ne pas être présents pour l’accueillir. Chaque chose en son temps : pour le moment place aux enfants petits et grands en Guadeloupe.


Nous préparons la venue de nos trois filles aînées et de leurs familles en Guadeloupe pendant les fêtes de Pâques. Nous redécouvrons ainsi des mouillages et particulièrement l’île de Marie-Galante qui est un vrai joyaux des Antilles si le temps ensoleillé est de la partie.


Nous passons des moments très agréables sur cette île et dans les mouillages de la côte sous le vent : un vrai dépaysement et des sensations de bout du monde ou bien du temps « lontan » (le temps lointain des Antilles d’antan).

Aujourd’hui, c’est cette île que nous souhaitons vous faire découvrir ou redécouvrir…


Marie-Galante


Marie-Galante : le nom de cette île nous a fait rêver il y a 7 ans lors de notre arrivée aux Antilles. Notre fille Alice, amoureuse de Marie-Galante, avait voulu nous la faire découvrir avec Belissima. La météo n’étant pas clémente, nous avions gardé le souvenir du mouillage de Saint Louis très rouleur, donc peu confortable. Nous étions pratiquement seuls au mouillage et n’avions pas osé laisser Belissima pour parcourir l’île avec une météo défavorable.


7 ans après Marie-Galante s’est offerte à nous sous ses plus beaux atours : nous y avons trouvé une île qui a su rester authentique malgré sa proximité de Pointe à Pitre et le passage quotidien de ferries arrivant à Grand Bourg et St Louis.

 


Le mouillage de St Louis est superbe par vent d’Est : calme et de bonne tenue sur fond de sable, c’est, avec les Saintes, la destination phare des charters et autres navigateurs basés à Pointe à Pitre. Nous sommes une cinquantaine de bateaux à en profiter et retrouvons nos amis Eva et Jean-Luc de Rêve de Lune, arrivés déjà depuis une semaine.

 

 


Nous louons une voiture cette fois-ci pour découvrir Marie-Galante.

Ses plages n’ont rien à envier à bon nombre de celles du Pacifique.


Cette île que l’on imaginait plate est en réalité coupée en deux d’Est en Ouest par la Barre de L’île (faille de 200m) ; deux régions distinctes avec les Hauts au sud et les Bas au Nord.

Ravines, champs de canne, forêts et nombreuses mares se succèdent.

Sylvie ne rêve que d’une chose : croiser une charrette ancienne à roues en bois tractée par des « bœufs tirants » (un cabrouet), représentation iconographique de Marie Galante.




Le premier jour nous voyons beaucoup  de bœufs, mais dans les prés à l’attache, et un cabrouet multicolore en déco devant une une maison. Il faudra attendre la fin de la deuxième journée pour voir un marie-galantais sur la route, menant ses bœufs-tirants et son cabrouet…

https://sites.google.com/site/belissimatourdumonde/home/2018-jan-mars/201803%2013%2042%20boeuf%20tirant%20Marie%20Galante%20Gwada.jpeg?attredirects=0 

les taureaux ne sont pas mal non plus


Nous en verrons bien d’autres mais les roues en bois ont été remplacées par des roues à pneus... moins pittoresque, moins romantique !

 

 

Nous n’hésitons pas à nous perdre sur les chemins blancs de corail pour aller découvrir au nord de l’île les falaises abruptes et vertigineuses de « Gueule Grand Gouffre », son arche, ainsi que « Caye Plate » qui domine l’océan atlantique.

 

 


Marie-Galante, l’île aux cent moulins, a conservé sa tradition sucrière et de distillation de rhum agricole.

Au détour des chemins où des routes bien entretenues, nous découvrons des anciens moulins à vent. Certains sont encore entretenus plus ou moins, comme celui de Bézard ou celui de Bellevue. Pour la plupart il ne reste que des ruines souvent phagocytées par des « figuiers maudits » ou autres arbres envahissants.

 

  


Chaque moulin est caractérisé par le cartouche sculpté au dessus de la porte principale.

                                                         

 

 




Nous sommes en pleine période de récolte de la canne et c’est une vraie 

surprise de rencontrer au détour de chemins des coupeurs de canne qui 

travaillent encore à la main !






Les trois distilleries de rhum encore en fonctionnement sur l’île sont restées à taille humaine et ont souhaité conserver les techniques ancestrales tout en préservant leur environnement. La canne broyée (bagasse) permet de produire de la vapeur qui fait tourner encore des machines à vapeur.

La distillerie Bellevue traite également tous ses effluents et utilise un lagunage sur plusieurs bassins.



                       

On est loin des multitudes de grandes remorques (« Cachalots ») remplies de canne coupées mécaniquement que nous avions pu voir à la Réunion. À Marie-Galante les distilleries s’arrêtent à 13h et les arrivages de canne ne se bousculent pas au pesage.

La distillerie de Marie-Galante  la plus connue hors des Antilles, le Père Labat, a un aspect un peu désuet et surprend par rapport à ses sœurs. Elle continue à vivre sur sa renommée.

On n’a pas fini de boire des Ti’punch à bord !

Rien à voir avec les distilleries martiniquaises gérées par de grand groupes et superbement modernisées.


En rejoignant la côte sud-est à Capesterre et en longeant la côte jusque Grand-Bourg, un lagon aux couleurs pastel nous remémore des images : celles, du lagon de Rodrigues dans l’océan Indien ou bien de Raiatea dans le Pacifique : mêmes dégradés de bleus, plages de sable blanc, cocotiers en bordure des plages…

 


Les restaurants de bord de plage sont les bienvenus pour prendre le temps de se poser. Comme à Rodrigues, les Marie-galantais ont su se préserver des structures « bling-bling ». On se sent accueillis, loin du tourisme de masse ou de luxe.


 



Au nord-ouest de l’île nous sommes émerveillés par les plages de sable blanc sur fond d’eau turquoise : Anse Moustique, Anse Canot, Anse Vieux-Fort, Anse de Mays.


Le mouillage de l’anse Canot par beau soleil fait partie de notre « top ten » de Tour du Monde.



 



Au nord de Capesterre à l’est de l’île nous nous arrêtons aux lieux-dits « les Galeries » et « les Galets ». Partie très sèche de l’île, le littoral est un platier de calcaire corallien surmontée par une Barre de Mornes (hautes collines) de plus de 150m. Une ferme éolienne a été installée sur cette barre face à l’océan balayé par les alizés. Les galeries sont d’anciennes grottes sous-marines, remontées là par les mouvements tectoniques. Marie-Galante a connu encore dans le passé des tremblements de terre : celui de 1843 fut le plus dévastateur.


C’est sur ce platier calcaire que ce sont installés aux 17 et 18ème siècle des indigoteries.

L’indigo peu gourmande en eau fut cultivée sur toute cette zone.

 

 


Au détour de nos promenades encore de belles surprises :

 

Les habitants de l’île savent préserver leur capital et ont mis en valeur deux beaux domaines, 

 - L’habitation MURAT ancien domaine avec de beaux bâtiments et les ruines d’une distillerie. 

   Régulièrement des manifestations ont lieu sur ce superbe domaine notamment le festival de musique caribéenne et du monde « Terre de Blues ».

 

 


- L’habitation Trianon-Roussel malheureusement a subi de plein fouet le tremblement de terre de 1843 qui a laissé des ruines, aujourd'hui bien mises en valeur.    

  Marie-Galante a en projet de rebâtir l’habitation pour lui rendre sa beauté originelle.

 

 


Nous qui assurons un va et vient entre Belissima et le ponton de St Louis, ne pouvons pas occulter la présence d’un bar-resto « Chez Henri » qui accueille ses clients pour admirer les couchers de soleil et organise régulièrement des soirées musicales qui sont très renommées.

Nous avons loupé la soirée jazz des 20 ans anniversaire de Chez Henri, à notre grand regret.

Mais vous qui irez à Marie-Galante, ne ratez pas "Chez Henri" pour une soirée musicale.

 



Nous quittons Marie-Galante en nous rappelant les paroles de Romain un marie-galantais retraité et pêcheur rencontré un soir à Caye Plate :

 « Mon île c’est le paradis, pas un seul feu rouge, seulement deux rond-points, aucun stress. Ce qui n’est pas fait aujourd’hui sera fait demain ! »


                                                                                                                                                                            A méditer...

 

 


Nous nous préparons à accueillir nos enfants et petits enfants, et vous donnons rendez-vous bientôt...