Il faut remonter à début mai 2017 pour renouer avec nos dernières informations nautiques !


Depuis nous avons parcouru du chemin et les projets ont été chamboulés mais sans difficultés.


Notre longue route nous a conduits le 16 mai jusque Ste Anne de Martinique en arrivant du Brésil, cinq ans et cinq mois après y être passés une première fois.


 
                        
La baie de Ste Anne et le rocher du Diamant                                                                                    La plage de Ste Anne

Nous nous reposons après 11 jours de traversée depuis Jacaré au Brésil : la traversée de l’équateur s’est faite sans trop de mal mais avec beaucoup de grains, des pluies discontinues pendant près de 3 jours, du vent et un courant très favorable. Nous avons battu notre record journalier : 205 milles grâce aux 2,5nds de courant. 


     
                                         

Au radar : un grain sous une formation nuageuse de 24 milles (45km) de diamètre                                                             Retour aux Antilles       



Nous avons goûté le calme du mouillage de Ste Anne de Martinique, pour réfléchir et nous interroger sur notre tour du monde.

Nous sommes fiers de nous mais aussi de Belissima, qui nous a permis de naviguer en toute sérénité tout au long de nos  64 000 milles (depuis le 1/08/2009), 

ainsi que du chantier AMEL pour la  réalisation de cette belle unité très fiable et facile d’entretien.








Un clin d’oeil en arrivant à la marina du Marin près de Ste Anne de Martinique : nous y retrouvons de nombreux voiliers, de nombreux AMEL et un Super Maramu tout particulier, Maskali, appartenant à Luc Brumauld en retraite de chez AMEL La Rochelle et parti naviguer comme nous sur les océans !






Très vite nous décidons de continuer vers la côte ouest de Guadeloupe, à Malendure près des ilets Pigeon, pour retrouver notre fille Alice et notre gendre Thomas. Ils construisent leur future maison, et de chez eux, nous pouvons avoir un oeil sur Belissima au mouillage !

 


Nous fêtons avec eux et leur amie Valérie, la fin de notre tour du monde. 

Il y a 5 ans nous fêtions avec les mêmes personnes notre arrivée de la transat.




C’est là aussi que Léa et Quentin nous annoncent l’arrivée de notre 9ème petit enfant pour la mi janvier 2018.  

  Quentin et Léa avec Sophie, Roxane et Célia 

C’est l’occasion bien sûr de retrouvailles y compris avec les amis d’Alice et Thomas qui nous connaissent.

Nous faisons quelques sorties de week-end qui nous conduisent notamment aux Saintes un lieu que nous affectionnons tout particulièrement. 

Qu’en est il aujourd’hui de ces îles après le passage du cyclone Maria ?  


  

Une semaine après l’annonce de Léa et Quentin, voilà Alice et Thomas qui nous font la joie de nous annoncer la venue de notre 10ème petit enfant pour la fin février 2018.Il était grand temps pour nous de revenir aux Antilles


Le mois de juin passe ainsi très vite.

Nous décidons de ne pas descendre vers les Antilles Néerlandaises ou îles ABC (Aruba Bonnaire Curaçao) situées à l’écart de la zone cyclonique mais d’accueillir deux de nos petits enfants en Martinique.


Nous rejoignons la Martinique début juillet avec Alice à bord : c'est l’occasion pour Alice de vivre ses premières nausées de grossesse, mais aussi de prendre le temps de se relaxer dans les eaux calmes de St Pierre, au nord de la Martinique.

 



Nous accueillons Timothé, 14 ans, premier de nos petit fils, pour une dizaine de jours, début juillet.

Nous l’avons pour nous seuls et c’est bien agréable, car nous n’avons pas souvent l’occasion de parler en tête à tête avec nos petits enfants sans pression du temps qui courre.


Nous allons de baies en anses au sud-ouest de la Martinique pour profiter au maximum des plages, des eaux limpides, des snorkelings…

  
  

Timothé nous quitte et c’est Amélie sa soeur, 11 ans, qui nous rejoint : là encore de belles surprises entre nous trois au cours de discussions et d’échanges.  

  













Juillet se termine et nous décidons de suivre la fameuse Course des Yoles de Martinique, temps fort pour les Martiniquais. Après la « carnavalite » du mois de février, c’est la « yolite » qui touche tous les ans, pendant une semaine à partir du dernier week end de juillet, tous les Martiniquais. Le tour des yoles autour de la Martinique se fait en six étapes avec un prologue dans la baie de Fort de France


Nous suivons avec Belissima le prologue ainsi que la première étape qui part de Fort de France. C’est une vraie folie sur l’eau !

  
La folie sur l'eau à plus de 7 noeuds                                                            14 équipiers dont 3 à la barre 1 à l'écoute 9 sur leurs bâtons dressés et 1 à l'écope !


Ensuite nous prenons le temps de prendre le temps…

Pour la première fois depuis que nous naviguons avec Belissima nous nous laissons vivre dans la baie de Ste Anne et nous nous préparons à passer notre première saison cyclonique en plein coeur du risque.

Et pour une première, c’est une première… 

Nous allons effectivement devoir anticiper plusieurs situations qui vont décimer les Antilles cette année : la tempête tropicale HARVEY d’abord puis les ouragans IRMA et MARIA.

https://sites.google.com/site/belissimatourdumonde/2017-retour-aux-antilles/Antilles.jpg




Pour cela, nous quittons la Martinique pour rejoindre les Grenadines de St Vincent puis Grenade au sud de l’arc antillais, en principe moins touché par les cyclones.


Nous faisons notre entrée à Bequia au sud de St Vincent, dans une baie très bien protégée et retrouvons les souvenirs de notre passage cinq ans auparavant avec nos amis Marion et François ainsi que Sophie et Marc le frère de Sylvie. 






Nous profitons de belles journées et admirons les langoustes sous leurs rochers tout autour de la baie. La pêche n’est pas encore officiellement ouverte, ce sera dans quelques jours au 1er septembre.

 


De là nous descendons vers Canouan, Mayreau à Salt Whistle Bay puis Union-Clifton pour faire notre sortie de St Vincent



Un arrêt à Frigate Bay au sud d'Union, nous permet de retrouver Valhalla une goélette de 24m, vieux plan schooner américain construit par Pascal et Bernadette : ils font du charter et ont passé dix années dans le grand sud à Ushuaia près du Cap Horn. La soeur de Sylvie, Brigitte et son ami Paul, ont fait plusieurs croisières sur ce bateau accompagnés de leurs enfants Olivier, Lise et Juliette. C'est l’occasion d’évoquer des souvenirs et de les saluer.  

Nous faisons nos formalités administratives d’entrée aux Grenadines de Grenade à Carriacou-Hillsborough, un vendredi pour éviter les surtaxes du week-end, passons devant Sandy Island et descendons dans la baie suivante : Tyrell Bay.   


 

Nous connaissons bien cette baie car nous y avions fait réparer notre échelle en aluminium il y a cinq ans par Dominique, un français installé là depuis les années 1980 !


Nous retrouvons d’autres français, Axel et Martine sur un Maramu de 1987 « Matavai », Isabelle et Eric sur un bateau en alu construit par Eric il y a dix ans « 3 Epices », et Patrice qui fait du charter aux Antilles depuis 17 ans sur son catamaran un FJ41 « Imany ».


Patrice est un plongeur chevronné. Il nous emmène en plongée dans des lieux bien connus.

Dans Tyrell bay nous trouvons des poulpes et poissons-lions que nous préparons sur le bateau et nous dégustons toutes nos prises avec beaucoup de plaisir.   

  
                                Lambis                                                                                    Poulpes                                                        Poisson-lion : Rascasse


Le catamaran de Patrice nous offre la place pour nous retrouver tous les sept autour d’une belle table bien approvisionnée !     


Belissima continue sa descente vers  White Island et Ronde island


  

                            White Island                                                                                        Ronde island                                                Langouste de 2.1kg


La venue du cyclone " Maria " suivi de " Lee " nous incite à descendre au sud de Grenade sous la fatidique latitude 12°N ! (limite sud théorique de passage des cyclones en Atlantique Nord).

Nous savons que là où nous sommes les risques sont moindres, mais cette fois ci, Maria ne va pas épargner la Dominique, au sud de la Guadeloupe, les Saintes ainsi que la côte sud et ouest de Basse Terre en Guadeloupe, là où habitent nos enfants, Alice et Thomas. 

Alice communiquera par Whatsapp jusqu’à tard dans la nuit, ce fameux mardi 19 septembre. Puis plus rien. Le mercredi 20, elle arrive à nous faire passer un bref message disant qu’ils sont sains et saufs, que seul leur jardin est sens dessus-dessous. Les communications étant coupées, nous n’avons pû la joindre par tel portable que jeudi en fin de matinée et enfin être totalement rassurés. A ce jour, nous n’en savons pas plus sur les dégâts occasionnés par Maria en Guadeloupe.

Et dire qu’Alice nous incitait à passer la saison cyclonique en Guadeloupe : « Cela fait 6 ans que nous habitons là et nous n’avons jamais rien eu ! » nous a-t-elle dit en juin… 


 voilà comment nous suivons la météo 2x/jour

                                                                                                             

Fin septembre arrive, et nous devons encore être vigilants plus d’un mois encore !

Mouillage dans la baie de Woburn au sud de Grenade où nous attendons le passage de " Maria "



la suite à la fin de l’automne…