Depuis notre passage en Nouvelle Calédonie, nos Amis Christiane et Xavier nous ont fait rêver de la Namibie.

Depuis trois ans nous lisons sur internet les infos des navigateurs qui s'y sont arrêtés.

Nous avons longtemps hésité entre faire un voyage à terre ou bien nous arrêter dans les deux ports namibiens accessibles : Lüderitz au sud et plus au nord Walvis Bay. 




À Richards Bay nous pensions encore y aller avec Belissima.

La rencontre de François, circumnavigateur comme nous, en a décidé autrement.

En effet un de ses amis il y a deux ans a failli perdre son voilier laissé sur une bouée à Walvis Bay pendant qu'il était parti en excursion.


Souhaitant partir l'esprit tranquille, nous laissons Belissima confortablement installé dans la marina Waterfront de CapeTown pour nous évader quinze jours faire un " safari " en Namibie. Damien voyagiste français spécialisé dans ce pays, nous permet de mettre  sur pied en à peine dix jours notre voyage.







Notre but est de profiter pleinement de la nature, des animaux, des paysages grandioses, en restant le plus autonomes possible.

À deux heures et demi de vol depuis Cape Town nous aurions eu tort de ne pas en profiter. 


  
      


Nous échangeons Belissima contre un Ford Ranger 4x4 double cabine avec tente sur le toit et mini réfrigérateur dans le coffre, plus tout le matériel nécessaire au camping : ça c'était une idée de Sylvie ! Rémi aurait préféré un peu plus de confort, mais…


Heureusement Damien a su nous intercaler quelques nuits en lodge fort agréables pour couper le rythme feu de camp, montage  et démontage de la tente... tout compte fait, les nuits furent toutefois beaucoup mieux ventilées sous la tente que dans les chambres des lodges ! 



Ce fut un voyage particulier réalisé après une période très pluvieuse qui ne se produit que rarement.  


 


Les habitués de la Namibie ne l'ont jamais vue aussi verte.

Nous avons fait ce périple à l'envers des circuits traditionnels en commençant par monter vers le nord et les parcs animaliers du Waterberg et d'Etosha plutôt que de se dépayser tout de suite dans les déserts de sable du sud-ouest. Encore une idée lumineuse de Sylvie... 

Du coup, nous étions souvent seuls sur les pistes évitant le désagrément des nuages de  poussière des autres voitures. 




Les points forts de notre voyage :


- 1) : la grande diversité des paysages : massifs volcaniques émergeants sur de vastes plaines désertiques ou verdoyantes, regs et ergs aux couleurs changeantes depuis le lever jusqu’au coucher du soleil.   


                            (Cliquez ici pour accéder au blog photo paysages de Namibie)


  • Le Plateau du Waterberg :

 

  • Le massif du Brandberg : le soleil couchant vient embraser le versant ouest de ce massif de granit dont le nom signifie «  montagne de feu » ; plus haut sommet de Namibie 2573m. 

 

  • Le massif du Spitzkoppe et des Pondoks : 
Cliquez sur la photo pour accéder au blog photo «  Spitzkoppe  » 

  • Le désert pierreux du Namib : 


  • Les dunes de sable du sud-ouest Namib ;  
http://belissimavoyages.canalblog.com/albums/107_mar2017_dunes_de_sesriem/index.html



  • Les étendues verdoyantes au nord de Windhoek et dans les plaines désertiques. 

                                                        troupeau d’Oryx ou Gemsboks



- 2) : la rencontre avec les animaux dans leurs étendues de grande liberté relative : les parcs sont immenses. On a plutôt le sentiment que ce sont les propriétés privées qui clôturent leur espace pour se garder des animaux.

 

  • Les animaux du plateau du Waterberg

http://belissimavoyages.canalblog.com/albums/101_mar2017_waterberg/index.html
Cliquez sur la photo pour accéder au blog photo " Waterberg "  
  • Le Pan (zone plane et aride couverte d’herbe et/ou de sel : lit d’un grand lac saisonnier) et l’immense parc national animalier d’Etosha. 
http://belissimavoyages.canalblog.com/albums/106_mar2017_etosha/index.html



  • La vie intime dans le désert et sa chaîne alimentaire particulière qui rassemble de petits animaux aussi étranges que les grands " Big 5 « . 

Nous avons eu la chance de pouvoir  voir les " Little 5 " lors d'une sortie en 4x4 dans les dunes de sable proches de la mer, à Swakopmund.

Cliquez sur la photo pour accéder au blog photo «  Little 5 »  

http://belissimavoyages.canalblog.com/albums/103_mar2017_little_5___swakopmund/index.html

  • ainsi que tous les animaux rencontrés en totale liberté.

Nous avons eu la chance de partir en safari à la recherche des éléphants du désert : nous les avons trouvés non sans mal, après plus de deux heures de 4x4 très chaotique puis à pied en suivant les traces de plus en plus fraîches… quel bonheur !

Cliquez sur la photo pour accéder au blog photo « animaux en totale liberté »




sans oublier pour faire plaisir à l’agronome les plantes endémiques de Namibie dont l’extraordinaire Welwitschia (endémique du nord Namib vivant plus de mille ans) et les cactus aux curieuses inflorescences.


 


   

- 3) : la population Herero avec ses tribus aux coutumes ancestrales : les Himbas, les Hereros, les  Zembas. 


  • L'approche de villages Himbas, petite ethnie qui n'a pas complètement succombé à la civilisation actuelle,  ne peut laisser indifférents nos esprits modernes. 

Les femmes et les enfants sont toujours habillés de cuir. Les femmes enduisent leurs corps de la tête au pied d'ocre rouge et varient leurs coiffures selon l'âge et leur statut marital. Les femmes se parent de coquillages, et tous, hommes, femmes,  enfants même en très bas âge portent de lourdes spirales de cuivre et de métal autour du cou, des bracelets autour des  bras, des jambes, chaque bijou ayant une signification précise.

Femmes et enfants vivent torse nu.


     http://belissimavoyages.canalblog.com/albums/104_mar2017_himbas_et_hereros/index.html    
 



Les hommes sont des bergers veillant sur leurs troupeaux de chèvres et de vaches.

Leurs coiffes varient : soit un petit bonnet posé sur le sommet du crâne soit une savante coiffure qui  est propre aux hommes Himbas. Ils portent tous, du plus jeune au plus vieux et même en ville, leur bâton de berger. Ils se déplacent à pied, à cheval ou à dos d’âne.


 

  

  • Les Hereros, sont des Himbas originaires d'Afrique centrale  qui ont migré vers le sud et sont arrivés au milieu du XVI ème siècle en Namibie.  Au XIXème, les femmes  ont servi chez les missionnaires allemands de l'époque victorienne . Il était alors impensable que les femmes travaillent les seins nus. Cela explique leur tenue, inspirée des femmes allemandes : une énorme crinoline portée sur des jupons superposés et une coiffe ou un chapeau en forme de cornes.   
            
  • Les Zembas sont des Himbas qui viennent d'Angola : nous les avons vu en ville à Opuwo. Elles sont reconnaissables par leur tenues aux couleurs vives, leur foulard sur la tête, et leur soutien-gorge bien visible. 

Ciquez sur une photo pour accéder au blog photo « Himbas et Hereros » 


  • 4) : une certaine approche de l'Afrique, celle qui nous est attachante et celle qui nous l'est moins : d'une part les grands espaces et les rencontres individuelles dans un espace temps particulier, d'autre part, les agglomérations qui regroupent tout ce qui nous agace et nous déplaît.( Tsumeb, Opuwo, Walvis Bay... )

  

 
  nos sauveurs d'un jour !


 

Nous devons accepter d'être des touristes, même individuellement et non en groupe, mais notre comportement est dérangeant, on s'en rend compte. 


Difficile de voyager en n'étant seulement que spectateurs laissant peu d'empreintes derrière nous et dans les esprits des gens qui nous accueillent.


Ce qui est réellement un bonheur pour nous à la fin d'un beau voyage comme nous venons d'en faire un, c'est de se retrouver sur Belissima.
Quelle chance, plutôt que de rentrer chez soi à la maison, avec les journaux amateurs de sensationnel à un sou, la radio et ses raccourcis tapageurs, la télé des réalités débiles, le stress de la société moderne qui s'impose... 

Nous avons cette chance de choisir nos modernités, d'aller rencontrer les gens à notre façon, et de vivre chaque moment à deux avec nos contraintes choisies et non subies.
Le manque vient de l'éloignement de tous nos Amis et de notre Famille, mais la possibilité d'échanger via internet comble une partie de ce revers.


Donc à bientôt depuis le Brésil...