2017 automne caraïbe

Déjà bientôt Noël,


C’est la fin de l’automne,

Le moment de vous donner des nouvelles comme nous l’annoncions à la fin de notre dernier journal de septembre.


L’été et l’automne ont été particulièrement marquants cette année pour la région tropicale, surtout aux Antilles. Les cyclones destructeurs ont laissé leurs empreintes sur un grand nombre d’îles de l’archipel antillais, depuis la Dominique au sud jusqu’aux Turcs et Caïcos au nord.

La liste des îles meurtries est impressionnante


Fichiers météo reçus deux fois par jour sur Belissima



         


                                                                                                                                                            Ketch drossé sur la plage de Ste Anne de Martinique après MARIA


Après notre étape d’attente au sud de Grenade, en septembre, nous décidons avec deux bateaux amis, « IMANY » et « 3 EPICES » de descendre sur l’île de Tobago au sud-est de Grenade.

  
                                                                                                                             Rémi, Martine et Axel de Matavai, Patrice, Isabelle et Eric     


MATAVAI, le troisième bateau reste à Grenade et descendra à Tobago plus tard après son carénage.


L'île de Tobago est rattachée à Trinidad mais se trouve loin des circuits touristiques classiques.



Profitant d'une accalmie météo après l'ouragan Maria et pour faciliter la traversée ( + occasion  pour nous d'acheter une nouvelle carte SIM de téléphone-internet) nous décidons avec Sylvie de remonter en Martinique

Ce n’est pas le plus court chemin (?) mais ainsi nous ferons une belle traversée vers Tobago avec un bon angle au vent et nous disposerons d’un téléphone en illimité sur toutes les Antilles et la Métropole ! Fini la galère d'aller acheter une carte SIM à chaque nouvelle destination...


    
  

                                                                                                                                Sylvie, Rémi, Patrice, Eric et Isabelle


Début octobre nous découvrons ainsi une île des Antilles restée comme il y a « lontan lontan » !

Le nord de l’île nous accueille au sein d’une très belle baie devant Charlotteville.




Nous devons faire nos formalités dès notre arrivée : la douanière est disponible mais l’officier d’immigration est joint par téléphone pour un rendez-vous le lendemain, car lui habite à Scarborough dans le sud à 1h de voiture.





L’île est découpée en deux régions administratives indépendantes, le nord et le sud. Nous devons demander un permis de croisière pour nous arrêter dans différents mouillages. Il est obligatoire de faire les démarches administratives de sortie avant de se diriger vers la région sud et refaire une entrée à Scarborough pour naviguer dans les mouillages sud.



Nous avons du beau temps, la crainte des cyclones est derrière nous et nous profitons de belles plongées en apnée ou même en bouteilles, car Patrice qui fait du charter sur Imany dispose de tout l’équipement pour quatre personnes en plus de lui.


  


Les langoustes, et poissons sont toujours présents au menu ! Et Rémi se spécialise également dans la pêche au poulpe.


  
Langoustes Brésilienne et Royale

      

Dean, guide local, nous fait découvrir la forêt tropicale (ou rainforest) : nous découvrons le fameux "Mot-Mot " (prononcez Mote-Mote) oiseau reconnaissable par son chant et sa queue remarquable. C'est l'emblème de l'île de Tobago. 


   
                                     Mot-Mot                                                                                                                                    Cabosses de Cacao

La végétation est dense et luxuriante : nous ramenons bananes, avocats, et feuilles de coriandre sauvages. Partout poussent les cacaoyers avec leurs cabosses de toutes les couleurs, jaune, vert, rouge, brun...

Les vues sur les baies environnantes sont superbes.


   



Nous profitons d’une accalmie de vent pour nous diriger vers les îles de la côte nord Est qui sont au vent des alizés.


Nous nous arrêtons à l’anse Bateau après avoir longé de très beaux îlots, refuges de colonies d’oiseaux : Fous de bassan, Frégates et Sternes entre autres.


   






                            London Bridge côte NE Tobago


Certains disent que l’auteur des James Bond-OSS117, Ian Fleming, s’était fait construire une superbe demeure au milieu de la baie sur Goat island. Aujoud’hui, c’est une ruine où les locaux ont plaisir à venir camper et pêcher à la ligne le week-end.   

  
     

 



Nous revenons vers la côte protégée à l’Ouest devant Charlotteville pour faire notre sortie de région avant de rejoindre le sud.
Nous longeons la côte et faisons un stop dans Englishman Bay, superbe et calme.





Pour respecter les consignes administratives nous allons le jour même en taxi (également pêcheur restaurateur installé sur la plage) à Scarborough. Bien nous en a pris car nous apprenons que si les douaniers n’ont pas de bateau de patrouille le « neighbour watching » à l’anglaise fonctionne bien et les délations vont bon train (surveillance active des mouvements de bateaux par la population côtière).


Pendant notre séjour nous apprenons la disparition d’un ami de jeunesse, témoin de mariage,Didier,que nous n’avions pas revu depuis très longtemps. Son frère aîné nous apprend la nouvelle. Ils étaient tous les deux, fans de dériveur (5O5), moniteurs de voile dans le même centre de voile que nous. 



Nous allons mouiller dans le sud, une première fois en plein milieu du grand Reef de Buccoo (mais nous apprenons que ce n’est plus permis) puis à Store Bay au sud de Pigeon Point.


   





Le sud de l’île est plus développé touristiquement et manque (pour nous) de charme.Si la couleur de l'eau est lagonesque sous le soleil, les fonds sont extrêmement décevants.



Le temps passe et nous devons penser à remonter vers le nord  de l’Arc Antillais :  nous mouillons à 

Union,



   

                                                                                                       Valhalla la goélette de Bernadette et Pascal qui ont réalisé 10 ans de charter à Ushuaia

   
   


aux Tobago Cayes,







Bequia : célèbre pour ses voiliers traditionnels. Nous y fêtons dignement, nos 45 ans de mariage.

     

   




St Pierre au nord : spectacle rare, la Montagne Pelée se montrera entièrement, sans nuage.




les Saintes au sud de la Guadeloupe : nous sommes heureusement surpris de retrouver cet archipel fortement touché par Maria, tout vert. Les fortes pluies des 2 dernières semaines ont permis à ces superbes îles de retrouver toute leur beauté. Seuls le ferry « Miss Guadeloupe » échoué près du Pain de Sucre, quelques voiliers drossés sur la côte, la célèbre maison du médecin dont la toiture a été scalpée et la plage dévastée de Pompierre, joyaux de Terre de Haut, nous rappelle la violence des éléments du mois de septembre.

  


  Miss Guadeloupe échouée au "Pain de Sucre"                                          la maison bateau du médecin                            la baie de Pompierre dévastée            

…remontée à l’ouest de la Guadeloupe, accompagnés par une dizaine de dauphins...



puis Malendure, la baie au pied de la future maison d’Alice et Thomas.


   
                          Réserve Cousteau                                                                avancement des travaux de la future maison d'Alice et Thomas

Nous profitons du calme exceptionnel de la baie de  la réserve Cousteau et bien sûr de nos enfants, une dizaine de jours.

 


Nous redescendons mi novembre vers le Marin en Martinique ; la mini-transat  La Rochelle - Le Marin, course en solitaire en voiliers de 6m50 arrive pendant notre séjour. Nous voyons arriver tous ces bateaux venant des Canaries soit en prototype soit en série. Jolie ambiance ! Le retour se fera sur cargo…


 

 

   



Il est temps de préparer Belissima pour le laisser seul 1 mois dans la marina du Marin : nous rentrons début décembre en métropole pour voir nos enfants et petits enfants.
Ce sera un voyage de quelques semaines passées entre le Nord, l’Auvergne, la Charente et la Savoie qui nous accueille pour Noël : toute la famille sera là, à l’exception des Guadeloupéens. 

Dix huit en tout… pour l’instant, car Léa attend un bébé pour Janvier et Alice un autre en février.


Nos cadeaux sont donc somptueux pour cette fin-début d’année.



Le Marin en Martinique :  vue sur le Club Med des Boucaniers


Mais avant de vous quitter, nous voulons vous faire part d'une belle rencontre que nous avons faite de retour en métropole à Chambéry :
alors que nous faisions monter des pneus neige sur notre voiture dans le garage de notre gendre Quentin, nous avons fait la rencontre de Teuira dit "Tam" un polynésien de l'île de Huahiné. C'est le neveu d'une restauratrice de l'île où nous avions dégusté un four tahitien !


C'est drôle de retrouver la corpulence, l'accent, le sourire, la gentillesse polynésienne sous les cieux enneigés de métropole. Ancien cha
sseur alpin, Tam est aujourd'hui chargé du déneigement des routes à la DDE.
La vie réserve de belles surprises et la terre n'est pas si grande que cela après tout...

On vous souhaite de bonnes fêtes et vous disons 

« A l’année prochaine »

BONNE et HEUREUSE ANNEE 2018